LISTE DES PERSONNES MORTES AUX MAINS DES FORCES DE L’ORDRE
À PARTIR DE 2010
VOIR ICI POUR LE RECENSEMENT DE 1961 À 2009
Dans “personnes mortes aux mains des forces de l’ordre” nous incluons toute personne étant décédée au cours ou à la suite d’une opération de police, sans préjuger du caractère intentionnel de l’acte mais nous appuyant sur les seules conséquences de cet acte, à savoir le décès brutal d’une personne qui ne serait pas morte s’il n’y avait pas eu d’intervention de police.
Nous avons fait le choix de ne pas inclure les policiers tués par d’autres policiers. Ni des personnes tuées au cours d’un affrontement armé avec les forces de l’ordre dans lequel on pourrait estimer qu’il y a un usage symétrique de la force ou une situation difficilement contestable de « légitime défense ». Pour autant, nous ne considérons pas le port d’un couteau, de ciseaux ou la conduite d’un véhicule comme une attaque armée. Dans cette liste peuvent apparaître des faits au cours desquels la victime était en possession d’une arme à feu, mais pour lesquels les circonstances ne sont pas formellement établies. Nous considérons que la victime bénéficie également de la présomption d’innocence, d’autant plus qu’elle n’est plus présente pour témoigner.
En revanche, depuis 2024 nous avons décidé d’inclure les exactions de policiers « hors service », puisque la loi les autorise désormais à porter leur arme à feu en dehors de leurs horaires de travail (art. 53 de la LSG de 2021, décret n° 2023-984 du 25 octobre 2023).
Les causes de la mort sont généralement : l’utilisation de techniques d’immobilisation telles que la clé d’étranglement, le plaquage ventral ou le pliage (decubitus ventral), l’utilisation d’armes à feu (pistolets de type Sig Sauer ou fusils automatiques), de pistolets à impulsions électriques de type Taser, de lanceurs de balles de gommes (Flashball ou LBD) ou de grenades pour le maintien de l’ordre (lacrymogènes ou à effet de souffle), l’accident routier ou ferroviaire provoqué par une course poursuite ou un « pare-chocage« , ou encore la noyade provoquée par une chute suite à une course poursuite ou une intervention de police.
Nous avons fait le choix de ne lister les victimes que depuis l’année de création de notre collectif (2012), étant donné que le recensement des victimes depuis les années 1970 est un travail ardu et déjà réalisé par d’autres collectifs ou médias, notamment :
- Journal en ligne Basta! qui publie régulièrement un bilan détaillé et une infographie : « Refus d’obtempérer », « malaises » en détention… 52 décès liés à une intervention policière en 2024 (juin 2025) – Entre 1977 et 2022, 861 morts suite à l’action des forces de l’ordre, dont 27 lors d’opérations anti-terroristes, et 80 du fait d’un agent en dehors de son service (juillet 2023) –
- Collectif CASES REBELLES – Livre « 100 Portraits contre l’État policier » (Syllepse, 2017)
- Collectif de « LA GENDARMERIT » (Forcalquier, 04) – Recensement des crimes policiers en France de 1971 à 2012… [PDF] – ou ici en copie locale
- Maurice RASJFUS – La police et la peine de mort – 1977-2001, 196 morts (L’esprit frappeur , 2002), et tout son travail recensé dans le bulletin « Que fait la police »? (1994-2014)
- Anonyme, Ratonnades : Chronologie
Depuis octobre 2022, Désarmons-les participe au site ANTI.MEDIA qui propose une chronique de la répression quotidienne sous forme de revue de presse. Chaque affaire mentionnée ci-dessous (à partir de 2023) possède une ou plusieurs sources dans la rubrique « la police tue ».
Toute personne qui souhaite obtenir la rectification de cette liste peut nous écrire par mail à l’adresse suivante : desarmons-les(@)riseup.net (N.B. : nous ne supprimerons personne de la liste, mais nous pouvons retirer le nom de famille des personnes qui le souhaitent).
Décès en Centres de rétention administrative (CRA)
Les personnes exilées placées en CRA, sous la surveillance de la Police aux frontières, sont victimes d’humiliations, de violences physiques mais aussi de non assistance médicale ou de refus de soins. Des collectifs comme À bas les CRA et le journal L’Envolée en font état régulièrement.
Décès en prison
Les décès survenus en détention sont les mieux dissimulés. L’Administration pénitentiaire a les moyens de protéger les surveillants en dissimulant des preuves ou en faisant pression sur les témoins détenus. Parfois des « morts suspectes » en prison sont présentées comme des « suicides ». Cela ne doit pas masquer la réalité de la détresse des detenu-es qui mettent fin à leurs jours. L’association Ban public publie sur sa page d’accueil une liste des mort-es en prison rapportées par la presse. En 2023, l’Observatoire international des prisons (OIP) a recensé 149 suicides dans les prisons en France (125 en 2022), dont 4 mineurs, soit l’un des pires bilans de l’Union européenne. Le taux de suicide est ainsi dix fois plus important en prison qu’à l’extérieur.
2026
- Le 11/01/2026, Paul Pouette, 21 ans, meurt des suites de ses blessures à Antibes (Alpes-Maritimes) après avoir été pris en chasse, en voiture, par des agents de la police nationale. Le véhicule pourchassé, justifié par un « refus d’obtempérer », s’est arrêté, ses passagers ont pris la fuite à pied, et le jeune homme aurait été mortellement blessé en tentant d’enjamber la grille d’un portail équipé de pointes en métal qui a causé une hémorragie massive à l’artère fémorale. (source1)
- Le 13/01/2026, X., 19 ans, est tué dans un accident (voiture) après une course-poursuite à Augny (Moselle) engagée par des policiers de la BAC sur l’autoroute A31. Il ne s’était pas arrêté quand un policier a voulu le contrôler. Ce « refus d’obtempérer » a alors justifié une prise en chasse par la police sur une quinzaine de kilomètres. Le véhicule de la victime a fait une sortie de route et a heurté un muret. Il est mort sur place. (source1)
- Le 15/11/2026, El Hacen Diarra, 35 ans, meurt en cellule de garde à vue après avoir été battu par des policiers à Paris (20ème). La version officielle du parquet raconte que le décès est du à un «malaise cardiaque en garde à vue» dans les locaux du commissariat place Gambetta. Interpellation justifiée pour «usage de stupéfiants», alors que ce délit se réprime par une contravention qui ne nécessite aucune interpellation. La victime a d’abord subi des décharges de pistolet électrocutant. Des images prises par des témoins montrent clairement les coups portés par les policiers alors que El Hacen était déjà plaqué au sol, qui leur a crié distinctement plusieurs fois «Vous m’étranglez…». (source1)
- Le 11/01/2026, Ivan « Ivanhoé » Delwick, environ 20 ans, meurt après avoir été placé la veille en cellule de dégrisement dans la brigade de gendarmerie de Revel (Haute-Garonne). Les gendarmes l’avaient interpellé pour ivresse sur la voie publique. Il était sans domicile. Il aurait mis le feu à son matelas avec un briquet qu’il aurait réussi à dissimuler lors de la fouille. Il est mort à l’hôpital des suites de ses blessures dues à l’incendie. (source1 – source2)
Mise à jour : 18/01/2026
Bilan provisoire : 4 morts
Parmi ces cas :
- 1 mort suite à une interpellation violente
- 2 morts suite à un accident provoqué par une course poursuite policière et un « refus d’obtempérer »
- 1 mort en cellule de garde à vue
2025 : 51 morts
- Le 22/01/2025, X., environ 40 ans, est abattu par balle dans l’enceinte d’une église de Brive (Corrèze) par une équipe de la police nationale. Selon la procureure, qui s’adresse à la presse quelques heures après, un homme « armé d’un couteau et intégralement nu », est entré dans l’église où des témoins l’ont vu s’automutiler. Une fois sur place, les policiers ont alors tiré plusieurs décharges de taser, sans effet selon eux, avant de le tuer avec leur arme à feu. La victime était sans aucun doute en détresse psychologique. Aucune équipe médicale spécialisée n’a été appelée pour tenter d’apaiser la situation. (suivi Anti.media, source1, source2)
- Le 24/01/2025, Thibault Weniger dit « Bilal », 34 ans, est tué dans un accident (scooter) à Toulouse, dans le quartier de Faourette. Le lendemain, la presse locale (source1) excluait le moindre refus d’obtempérer et expliquait l’accident par la collision entre Thomas et un agent de police municipal qui était stationné à pied sur un rond-point. D’autres témoins (cf source 2) parlent d’un choc entre le scooter et un véhicule de police. La chute lui a faire perdre son casque et l’a blessé mortellement. Le parquet a ouvert une enquête pour « accident mortel ». (suivi Anti.media, source1, source2)
- Le 08/02/2025, X., âge incertain, est abattu par balle sur une aire d’autoroute à Selongey (Côte-d’Or), au nord de Dijon, par une unité du RAID. Le procureur de Dijon a indiqué le même jour qu’une voiture était suivie par le RAID dans le cadre d’une enquête pour « aide au séjour en bande organisée ». Deux hommes sont sortis de la voiture et auraient tiré sur les policiers avec des « armes automatiques ». Les agents du RAID ont riposté, tuant l’un des deux hommes. Un agent du RAID « a été touché à la jambe » sans que « son pronostic vital soit engagé ». (Suivi Antimedia – source1 – source 2)
- Le 21/02/2025, X., environ 30 ans, est abattu par balle à Noyal-sur-Vilaine (Ille-et-Vilaine) par un gendarme. A la suite « d’un différend familial », la victime, en présence de ses trois enfants âgés de 2 à 6 ans, décrit par le procureur de Rennes comme « très agité et armé d’un couteau », s’est trouvée face aux aux gendarmes qui ont effectué « trois tirs de tasers », avant qu’un des gendarmes ne tire sur lui en voulant « défendre son collègue tombé à terre ». Le procureur affirme que la victime « présentait des signes de troubles psychiatriques qui n’avaient pas fait l’objet de prise en charge médicale » et « paraissait souffrir d’hallucinations ». (Suivi Antimedia – source1)
- Le 26/02/2025, Nicolas Larue., 55 ans, est abattu par balle à Dugny (Seine-Saint-Denis) par un agent de la police nationale. La victime, présentée comme sans domicile fixe, aurait été vue en début de matinée à un arrêt de bus, « armée d’un couteau dans chaque main ». Appelés sur place, les policiers ont affirmé que la victime de serait « jeté sur eux », ont alors fait usage de pistolet électrocutant à deux reprises, puis de leur arme de service. Touché au thorax, l’homme décède quelques instants plus tard. Plusieurs témoins disent que l’usage d’une arme à feu n’était pas justifié. Sa famille indiquera plus tard que Nicolas était atteint de schizophrénie. (Suivi Antimedia – source1 – source2 – source3)
- Le 11/03/2025, X., 54 ans, est abattu par balle par des agents de la police nationale à Bidart (Pyrénées-Atlantiques). Cet homme, ancien militaire, était soigné pour un syndrome post-traumatique. Armé d’un sabre et d’une arme de poing, il aurait pris en otage une vendeuse d’un magasin et lui aurait demandé d’appeler la police. Douze policiers sont alors arrivés. Il a relâché son otage et aurait dit qu’il était prêt à mourir. Puis il aurait tiré deux coups vers les policiers. Sept d’entre eux ont alors tiré entre 15 et 20 balles au total. On s’est alors aperçu que l’arme de poing de cet homme était factice. (Suivi Antimedia – source1)
- Le 09/04/2025, X., 35 ans, meurt des suites de ses blessures après son interpellation par la police à Paris (XIe). Décrit par des témoins « en état de démence », cet homme errait pieds nus, agité, se jetant devant des voitures. Il portait le bracelet d’un hôpital. Une équipe du SAMU Social l’a repéré et a appelé la police, décrivant l’homme comme « agressif ». Vingt minutes plus tard, une patrouille intervient et se déchaîne sur cet homme : prise d’étranglement, 3 coups de taser (dont un alors qu’il était déjà au sol), nombreux coups de poing, notamment à la tête. Il n’avait aucune arme. Transporté en réanimation, il est décédé. Avant d’intervenir, l’un des policiers a déclaré : « Ce soir, moi aussi je suis agressif ». (Suivi Antimedia – source1)
- Le 12/04/2025, Samuel Khaouane, 37 ans, meurt dans la cellule d’un poste de police à Roubaix (Nord). Placé en cellule de dégrisement, il est découvert mort quelques heures après. (Suivi Antimedia – source1)
- Le 23/04/2025, Adrian X., 41 ans, meurt dans la cellule d’un poste de police à Paris (XVIIIe). Décrit comme « très alcoolisé » par la police, il est Interpellé pour être d’abord emmené à l’hôpital Bichat, qui lui adresse un certificat de compatibilité avec une mesure de garde à vue. Placé en cellule de dégrisement au commissariat à 20h, il y est retrouvé mort deux heures plus tard. (Suivi Antimedia – source1 – source2)
- Le 01/05/2025, X., une femme de 22 ans, est tué dans un accident (voiture) a Martigues (Bouches-du-Rhône), après avoir été prise en chasse par un véhicule de la police municipale. Les agents municipaux, selon le récit publié dans la presse le 2 mai, ont voulu contrôler une voiture dont la conductrice aurait refusé d’obtempérer. Les agents municipaux ont alors entamé une course poursuite en actionnant leur sirène et leur gyrophare. La voiture aurait brusquement accéléré et se serait accidenté quelques instants plus tard. La jeune femme qui était au volant, éjectée dans l’accident, est décédée. Il y avait un passager, qui n’a pas été retrouvé après l’accident. Selon la police qui l’a dit a la presse le 3 mai, la victime n’avait pas le permis et la voiture n’était pas assurée. Selon les règles en vigueur, un policier municipal ne peut pas engager la poursuite d’un véhicule dans ces conditions, il doit seulement en faire état a un OPJ (gendarme ou policier national). (Suivi Antimedia – source1 – source2)
- Le 21/05/2025, Gabriel Bée, 33 ans, est abattu par balle à Augé (Deux-Sèvres) par un gendarme. Trois agents de la gendarmerie sont intervenus chez lui pour un tapage nocturne. Il aurait menacé, sans le frapper, l’un d’entre eux avec une matraque télescopique. Celui-ci a tiré deux balles. Touché à l’abdomen, Gabriel meurt peu après. (Suivi Antimédia – source1 – source2).
- Le 16/06/2025, X., un homme de 56 ans, est abattu par balle à Metz (Moselle) par un agent de la police nationale. Il aurait d’abord menacé un passant depuis sa fenêtre, exhibant une arme à feu. Il aurait ensuite d’ouvrir sa porte aux agents s’étant présenté à son domicile. Enfin, cinq heures plus tard, il serait sorti dans le couloir de son appartement « un revolver dans chaque main ». Une fusillade a alors éclaté et un policier lui a tiré 3 balles, dans l’abdomen et le bras. Un autre policier a été blessé à la main. (Source1)
- Le 26/06/2025, Jonathan Quicy, 40 ans, est abattu par balle à Morcenx-la-Nouvelle (Landes) par un gendarme. Cet homme, décrit comme un «marginal instable», aurait poursuivi sa compagne dans la rue avec un couteau. Un gendarme présent sur place («en permission», donc hors-service mais toujours en possession de son arme de service) est intervenu lorsque la victime se serait approché de lui avec le couteau. Le gendarme dit avoir d’abord effectué «deux tirs de sommation» puis tiré 4 balles sur l’homme, le touchant mortellement. (source1 – source2)
- Le 28/06/2025, Jacky X., 31 ans, est abattu par balles par une unité du RAID au Lamentin (Martinique). Le récit des autorités a évoqué un «homme retranché», «forcené», qui aurait «pris en otage» des membres de sa famille. Il aurait lui-même fait usage d’une arme avant que le RAID n’intervienne. Or l’homme souffrait de schizophrénie et était en souffrance psychologique. On apprendra dix jours plus tard que la «prise d’otage» n’était qu’une fable. Sa compagne : «Il ne m’a jamais séquestrée. Il me gardait avec lui parce qu’il avait peur. Il disait : « je veux qu’on m’aide »». Sa cousine : «Il faut qu’on arrête de le traiter comme un chien sur les réseaux, de dire qu’un homme a séquestré sa femme, ses enfants. Mon cousin a toujours demandé des soins, il a supplié pour qu’on lui donne des soins et, résultat, il a pris deux balles, uniquement». (source1 – source2)
- Le 03/07/2025, Nolan X., 13 ans, est tué dans un accident (voiture) à Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire) alors que le véhicule où il se trouvait, avec quatre autres adolescents de 13 à 15 ans, était poursuivi par un équipage de la police nationale. Selon le parquet de Chalon-sur-Saône, la voiture (celle du père de Nolan) faisait des tours de rond-point et la police a entamé une course-poursuite, gyrophare allumé. La voiture a alors fait une sortie de route et percuté un arbre, ce qui a tué le jeune homme sur le coup (il était situé sur le siège avant passager) et blessé gravement les quatre autres enfants, qui ont été hospitalisés. Contrairement aux précédents instructions, le ministre de l’intérieur, dans une circulaire du 19 mai 2025, a indiqué aux policiers et gendarmes d’engager «par principe» la prise en chasse des véhicules «refusant d’obtempérer aux injonctions de s’arrêter», et ce sur tout le territoire. (source1 – source2)
- Le 08/07/2025, X., 27 ans, meurt dans une cellule de garde à vue du commissariat de police de Poitiers (Vienne). Le parquet de Poitiers présente cet homme comme « marginal », « consommateur habituel de stupéfiants et d’alcool », mais ce jour là il n’était pas en état d’ébriété. Il avait été interpellé quelques heures plus tôt, pour des violences sur un agent privé de sécurité, cette arrestation s’étant soi-disant déroulée « sans encombre ». (source1 – source2)
- Le 15/07/2025, 2 personnes meurent par noyade (1 femme, 1 personne âgée) et 5 sont portées disparues au large de Mayotte, leur embarcation de fortune, comprenant 26 passagers, ayant été percutée par une vedette de la Police aux frontières (PAF). Des témoins rescapés interrogés par des journalistes d’investigation (Le Monde / Lighthouse Reports, 16/09/2025) affirment avoir subi un abordage en pleine nuit causé par La Murène, l’une des huit vedettes rapides utilisées par la PAF et la gendarmerie pour surveiller nuit et jour les eaux territoriales, appelées des «intercepteurs» selon le jargon policier. Faire chavirer des embarcations en pareil cas est totalement proscrit. L’enquête indique qu’en 2024, 493 embarcations, transportant 6 764 personnes, ont ainsi été interceptées en mer (chiffres de la préfecture, qui ne donne portant aucun bilan mortel officiel). Les journalistes affirment qu’entre 2007 et 2025, au moins 24 personnes auraient péri noyé après avoir été percutées en mer par policiers ou gendarmes. (NB : il convient donc d’ajouter 6 morts au décompte ci-dessous*. La presse se fait rarement l’écho d’agressions mortelles de la police au large de Mayotte, d’autres cas ont donc pu nous échapper.) (source1 – source2).
- Le 21/07/2025, X., 20 ans, meurt dans un accident (moto) à Saint Martinien (Allier). Le jeune motard aurait grillé un feu rouge, aurait refusé de s’arrêter devant un véhicule de la police nationale de Montluçon qui l’a pris en chasse. La course-poursuite s’est déroulée sur au moins 5 km, jusqu’à ce que la moto grille un stop et percute un véhicule utilitaire, tuant le motard sur le coup. (source1)
- Le 22/07/2025, X., 61 ans, meurt des suites de ses blessures après des tirs par balle de gendarmes à Pons (Charente). Selon le récit du parquet de Saintes, trois jours plus tôt il s’était rendu chez son ex-compagne avec un fusil. Prévenue, elle s’était réfugiée chez des voisins. Quand les gendarmes sont arrivés, il les aurait menacés, un gendarme lui aurait tiré d’abord un coup de taser, l’homme aurait riposté par balle sur un autre gendarme, et un troisième agent l’aurait alors touché à la cuisse. A ce moment, son pronostic vital n’était pas engagé, mais trois jours plus tard à l’hôpital il meurt lors de l’intervention chirurgicale. (source1)
- Le 27/07/2025, X., 37 ans, meurt dans une cellule de garde à vue du commissariat de police de Metz (Moselle). Interpellé la veille pour un vol avec violence, les policiers disent l’avoir retrouvé mort au petit matin. Le parquet, dès le 29 juillet, a donné aux médias des éléments pour disculper toute intervention des agents : la victime était « connue de la justice », le médecin aurait jugé son état « compatible » avec une garde à vue, et le médecin-légiste, avant l’autopsie, a exclu « tout geste malveillant d’un tiers » ; enfin, les policiers ne l’ont pas auditionné dans la nuit « car il s’était endormi ». (source1 – source2)
- Le 09/08/2025, Franck Ollivo, 38 ans, est abattu par balles par un gendarme à Taden (Côtes d’Armor) après avoir lui-même tué son ex-compagne avec un couteau dans l’Ille-et-Vilaine. Selon les éléments fournis par le parquet de Saint-Malo, les gendarmes l’ont trouvé quelques heures plus tard chez lui, à Taden, où il les aurait menacés avec une arme blanche. Les gendarmes ont tiré un coup de taser puis l’un d’entre eux a tiré trois balles qui l’ont touché mortellement. (source1)
- Le 09/08/2024, X., 17 ans, meurt percuté par un véhicule de la BAC à Bièvres (Essonne) alors qu’il tentait de traverser à pied une route nationale. Selon le récit des policiers, peu de temps auparavant le mineur, avec une autre personne, aurait été vu en train de s’emparer d’une moto qu’ils emmènent dans une camionnette. Ils sont alors pris en chasse par des voitures de police des Hauts-de-Seine, jusque dans les rues de Clamart. Les deux hommes finissent par abandonner leur véhicule et continuent à pied. C’est en voulant traverser la N118 que l’un des deux est tué sur le coup, percuté par une autre voiture de police qui arrivait en renfort à très vive allure, selon un commissaire de police. (source1 – source2)
- Le 27/08/2025, X., 21 ans, meurt dans un accident (scooter) à Marseille (10e) alors qu’il était pris en chasse, en pleine nuit, par un véhicule de la police nationale. D’après des « sources policières » qui ont informé la presse quelques heures après les faits, le 27 au matin, le conducteur n’aurait pas voulu obtempérer à un contrôle et il aurait perdu le contrôle du scooter à l’entrée d’un parking. Il est décédé lors de son transport à l’hôpital. (source1 – source2)
- Le 02/09/2025, Abdelkader Dibi, 35 ans, est abattu par balles dans le quartier Belsunce à Marseille (13001) par des agents de la police nationale. Le procureur a donné à la presse un récit précis moins d’une heure après les faits présumés. Abdelkader, un Tunisien en situation régulière, vivait dans un hôtel et suite à un différent sur le paiement de son loyer, il aurait blessé 3 personnes de cet établissement avec un couteau, dont une gravement. Puis il serait parti dans la rue, frappé 2 personnes avec une matraque, avant l’arrivée d’au moins quatre policiers. Il se serait retourné vers eux et les aurait menacés. Les policiers lui ont alors fait usage de leur pistolet électrique puis lui ont tiré 7 balles dont 5 l’ont atteint. Il est mort sur place. Le procureur a déclaré qu’Abdelkader aurait nécessité un suivi psychiatrique. (source1 – source )
- Le 5/09/2025, Dylan Itoua, 25 ans, meurt des suites d’un plaquage au sol à Pontoise (Val d’Oise). Le jour même, la presse parle d’un braquage à main armée qui a eu lieu dans une bijouterie du centre-ville impliquant trois personnes. A leur sortie, ils auraient été «maîtrisés par des passants, dont un policier qui n’était pas en service». Dylan aurait alors «fait un malaise fatal». Le 17 septembre, sa mère, qui a porté plainte pour connaître la vérité, déclare que la police lui a affirmé qu’il s’agirait d’une «mort naturelle» alors que des témoins affirment que Dylan a été plaqué au sol «avant que mort s’en suive». (source1 – source2).
- Le 18/09/2025, X., environ 30 ans, est abattu par balles dans la cité Berthe de La Seyne-Sur Mer (Var). Selon le récit policier relayé par le parquet de Toulon, cet homme, sans abri, qui avait l’interdiction de porter une arme depuis une précédente interpellation, a brandi une «machette», menaçant des enfants à la sortie de l’école. Des agents de la police nationale lui ont demandé de lâcher son arme, il aurait refusé, et après deux tirs de pistolet électrocutant restés «sans effet», les policiers lui ont tiré 6 balles et l’homme est mort sur place. D’après des témoins cités dans la presse, cet homme dormait dehors dans le quartier depuis plusieurs semaines et n’avait jamais été menaçant auparavant. Le jour même, selon une habitante, des collégiens lui auraient lancé des pierres: «il était allongé sur un banc et tout un coup une trentaine d’élèves l’ont entouré l’insultait et lui ont envoyé des projectiles». (source1 – source2)
- Le 19/09/2025, X., 58 ans, est abattu par balles par un policier de la BAC à Souppes-sur-Loing (Seine-et-Marne). Le parquet de Fontainebleau, dès le lendemain, fait le récit d’un «forcené » qui se serait «retranché chez lui» et qui aurait menacé les forces de l’ordre, appelés par des voisins, «vociférant torse nu» avec «un hachoir à la main». Il aurait reçu trois décharges de taser, «sans effets », puis un agent de la BAC a fait feu sur lui avec son fusil d’assaut «pour protéger ses collègues». Touché à la tête, l’homme est décédé sur place. Les voisins auraient appelé la police parce que cet homme aurait proféré des menaces envers une personne supposée présente chez lui. Mais finalement, après l’avoir abattu, la police s’est rendue compte qu’il était seul. Le tireur et un collègue ont été conduit à l’hôpital de Nemours «pour des douleurs aux tympans à la suite de la détonation». (source1 – source2)
- Le 20/09/2025, Fara Tournier, 32 ans, meurt à l’hôpital après avoir été touché par balles en pleine tête par un gendarme, jeudi 18 au soir, à Plum (commune de Mont-Dore), en Kanaky Nouvelle Calédonie. A l’origine, une patrouille est intervenue pour mettre fin à une dispute entre deux participants à une soirée. L’un des deux a alors pris le volant de son pick-up et se serait montré menaçant, entraînant des coups de feu tirés par les gendarmes. Faara ne participait pas à cette scène, il était sorti avec d’autres personnes sur le trottoir. Le procureur parle de seulement deux coups de feux. Les témoins en ont entendu trois. L’un a touché Faara en pleine tête. Conduit à l’hôpital, il décédera deux jours plus tard. L’auteur des tirs a été placé sous le statut de «témoin assisté». (source1 – source2)
- Le 22/09/2025, X., 27 ans, meurt dans une cellule de garde à vue du commissariat de police Auvare, à Nice. Le parquet déclare que la victime, interpellé le matin pour usages de stupéfiants, aurait été «retrouvé inanimé dans sa cellule» vers 20h. La presse reprend le discours policier comme quoi «il se serait suicidé en en roulant sa couverture autour du cou». (source1)
- Le 26/09/2025, X., 15 ans, meurt noyé à M’tsapéré (commune de Mamoudzou, Mayotte) alors qu’il était pris en chasse par des unités de la police nationale. Les autorités parlent de trois jeunes « en train de commencer à caillasser des voitures » sur une rocade, ce qui déclenche l’arrivée de la police. Pris en chasse, les trois hommes se seraient alors jetés à l’eau au niveau d’un pont au dessus de l’estuaire d’un fleuve. Un a été interpellé, un autre s’est rendu à la police quelques heures plus tard, et le dernier a été retrouvé mort noyé dans la nuit. (source1)
- Le 01/10/2025, X., 25 ans, meurt dans une cellule de garde à vue du commissariat de police de Bordeaux. Selon le parquet, cet homme, sans domicile fixe, avait été interpellé la veille dans le cadre d’une enquête le visant survenu un an plus tôt à Béziers. Le parquet a tenu à donner la version du médecin légiste qui n’aurait constaté «aucune trace de violence sur le corps» et que la victime «était connue pour sa consommation de stupéfiants». (source1 – source2)
- Le 23/10/2025, Chokri Abidi, âge incertain, meurt lors de son interpellation à Savigny-le-Temple (Seine-et-Marne) par quatre policiers de la BAC. Selon le parquet de Melun, les policiers interviennent pour une tentative de vol de câbles en cuivre impliquant plusieurs hommes. L’un d’eux se serait enfui à pied et il aurait alors chuté, sa tête ayant heurté un panneau de signalisation. Il se serait rebellé quand les policiers tentaient de le maîtriser. Il est mort 2 heures plus tard environ. (source1 – source2)
- Le 28/10/2025, Pierre Horvath, 47 ans, meurt en chutant du 6ème étage de son domicile à Mulhouse (Haut-Rhin). Selon le procureur, la victime se serait défenestré quand des policiers, venus l’interpeller, ont pénétré chez lui. Il avait refusé d’ouvrir la porte et demandé à voir un médecin car il se sentait mal. Le parquet insiste sur le fait que la victime «souffrait vraisemblablement de troubles psychologiques». (source1 – source2)
- Le 01/11/2025, Mathis Polart, 19 ans, meurt à Lille en étant percuté par une voiture qui était poursuivie par une unité de la police nationale. Selon le récit policier, un refus d’obtempérer est constaté sur un automobiliste qui aurait inhalé du protoxyde d’azote, ce dernier prends la fuite et les policiers engagent une course-poursuite. L’automobiliste qui roulait à très grande vitesse a alors percuté Mathis qui traversait la rue alors que le feu était vert pour les piétons. (source1 – source2)
- Le 05/11/2025, Jean F. (dit TiFred), 68 ans, est abattu par balle lors d’une intervention de la gendarmerie à son domicile de Sainte Rose (La Réunion). Selon la procureure, Jean était victime «d’importants problèmes psychiatriques anciens», et il aurait subi plusieurs AVC. Ce jour là, après un différent avec des voisins, des ambulanciers viennent le chercher chez lui pour une hospitalisation sous contrainte. Il les aurait fait rebrousser chemin en les menaçant avec un couteau. Vers 23h, alors qu’il est au lit, des gendarmes viennent pour l’emmener. Il aurait refusé d’ouvrir. Les gendarmes ont enfoncé la porte. Il les aurait menacés avec un couteau, une gendarme a tiré une balle. Il est mort peu après. (source1)
- Le 07/11/2025, Thomas Bastide, 20 ans, meurt noyé à Mauzac (Haute-Garonne). Selon le récit du parquet de Toulouse, il était passager d’une voiture qui a refusé de s’arrêter à un contrôle d’une patrouille de gendarmerie, le conducteur a fui à vive allure pour finir par tomber dans un étang de Mauzac, au sud de Toulouse. Les gendarmes qui exerçaient ce contrôle disent qu’ils n’ont pas engagé de course-poursuite. Le parquet a indiqué à la presse que le conducteur du véhicule n’avait pas son permis. Après l’accident, il est parvenu à s’extraire du véhicule et à sortir de l’eau. Il a ensuite été interpellé et incarcéré en détention provisoire. Dans la voiture il y avait deux autres passagers, l’un est également décédé et le troisième hospitalisé en soins intensifs. (source1 – source2)
- Le 07/11/2025, Nino Cerqueira, 24 ans, est mort noyé à Mauzac (Haute-Garonne) dans les mêmes circonstances.
- Le 10/11/2025, Mohamed Hamid Ahmed, 39 ans, est abattu par balle à Lorient (56) par une patrouille de la police nationale. Selon les éléments relayés dans la presse locale par le parquet, cet homme, un Soudanais en situation régulière, «était connu pour avoir des problèmes psychiatriques». Quand un groupe de trois policiers a voulu le contrôler, il les aurait menacés avec un couteau et les policiers lui ont alors tiré 3 balles qui l’ont tué sur le coup. (source1– source2)
- Le 11/11/2025, Siméo Hingrand, 16 ans, meurt dans un accident (scooter) à Tourcoing (Nord) alors qu’il était poursuivi par un véhicule de la police municipale après un supposé «refus d’obtempérer». Siméo conduisait son scooter, avec derrière lui son plus jeune cousin. Tous les deux portaient un casque. Il n’aurait pas respecté une priorité. Des policiers municipaux l’auraient constaté et ont entamé une course-poursuite. Le procureur de Lille affirme que le scooter a «percuté un poteau alors qu’il circulait en sens interdit et qu’il cherchait à éviter un véhicule particulier arrivant dans l’autre sens». L’accident été fatal à Siméo, son cousin a été blessé. (source1 – source2)
- Le 13/11/2025, X., 40 ans, est abattu par balle à son domicile de Blainville-sur-Orne (Calvados) suite à une intervention d’une brigade de gendarmerie. Selon le parquet de Caen, «cet individu qui tenait des propos menaçants s’était retranché dans son appartement». Alors que son état nécessitait «une prise en charge médicale», quand les gendarmes sont arrivés il serait apparu «en brandissant un couteau», et a reçu en retour deux balles à l’abdomen. Il décédera quelques heures plus tard. (source1)
- Le 01/12/2025, Mohamadou Oury Sow, 29 ans, meurt en chutant de son domicile à Lille alors qu’une unité de la police nationale venait l’interpeller pour des soupçons de «séquestration et violence dans le cercle intrafamilial». Il est mort sur le coup. (source1 – source2)
- Le 02/12/2025, Abdulaï Jau, 20 ans, meurt des suites de ses blessures après une collision entre sa moto et un véhicule utilitaire survenue le 21 novembre à Houilles (Yvelines). Ce cas n’a fait l’objet d’aucun article de presse au moment des faits. La famille d’Abdulai a communiqué début janvier 2026 en indiquant qu’un témoin avait «assisté à la course-poursuite d’Abdulaï sur sa moto-cross par une voiture de police qui roulait à très vive allure derrière lui». Le parquet de Versailles a ensuite indiqué à la presse que Abdulai n’était pas casqué et que deux enquêtes préliminaires avaient été ouvertes, l’une pour «homicide involontaire» et l’autre pour «refus d’obtempérer», qui vise donc la victime décédée. (source1)
- Le 6/12/2025, Sylvette Cagnard, femme de 68 ans, meurt dans une accident (voiture) à Pont-Sainte-Maxence (Oise) lors d’une collision entre un véhicule de gendarmerie et une autre voiture où Sylvette était passagère. et un véhicule de gendarmerie «qui partait en intervention». Le choc s’est produit à un carrefour muni de feux tricolores, alors que la presse a insinué que la voiture de la victime avait grillé une priorité à droite. (source 1)
- Le 18/12/2025, X., femme de 83 ans, meurt percutée à Nice par un véhicule de la police municipale. Le procureur a indiqué le 22 décembre que la patrouille municipale était en train d’effectuer une marche arrière lorsque la piétonne a été renversée. Elle décède quelques heures plus tard à l’hôpital. (source 1 – source2)
- Le 20/12/2025, Mouhamed Gueye, 26 ans, est abattu par balle dans le centre-ville d’Ajaccio (Corse du Sud). Cet homme aurait menacé des passants en brandissant un couteau à la main ; des agents de police nationale auraient tenté de le «maîtriser» avec leur pistolet électrocutant, puis l’un d’eux lui a tiré plusieurs balles avec son arme de service, le tuant sur le coup. (source1 – source2)
UPDATE : 18/01/2026
BILAN PROVISOIRE : 51* MORTS
Le bilan définitif ne sera connu qu’après la publication des rapports annuels des inspection IGPN et IGGN (attendus en septembre 2026)
(* En y ajoutant les 6 autres de Mayotte, cf cas du 15/07)
- 19 personnes tuées suite à des tirs de police, les 19 par arme à feu
- 11 personnes tuées lors d’un accident routier ou ferroviaire impliquant les forces de l’ordre
- 5 personnes tuées lors d’une opération de police (interpellation, perquisition)
- 6 personnes tuées en cellule de garde à vue
- 10 personnes tuées par noyade suite à l’action des forces de l’ordre (8 à Mayotte, dont les 7 naufragé-es du 15/07)
Parmi ces cas :
- 4 impliquent directement des agents de police municipale
- 11 victimes semblaient présenter des troubles psychiatriques
- 10 font suite à une course poursuite ou ce que les autorités ont décrit comme un « refus d’obtempérer »
- 7 morts par noyade (au large de Mayotte)
- 1 implique l’intervention d’un policier hors-service
2024 : 71 morts*
- Le 03/01/2024, X., 28 ans, meurt percuté par un véhicule de la police nationale sur la rocade de Rennes à Cesson-Sévigné (Ille-et-Vilaine), alors qu’il s’enfuyait à pied poursuivi par une patrouille de police. L’homme, condamné pour violences sur conjointe, a du faire face à la police après que son ex-compagne ait activée son « téléphone grave danger ». L’homme était sous contrôle judiciaire, avec obligation de se tenir à distance de son ex-compagne, et était donc localisable à tout moment par les services de probation. (source 1 – source 2)
- Le 05/01/2024, Kyllian Samathi, 30 ans, est tué par des rafales de taser à Montfermeil (Seine-Saint-Denis), par plusieurs équipes de la police nationale. Au total, ce sont 6 agents qui ont utilisé à 10 reprises leur pistolet à impulsion électrique. L’homme, employé d’une épicerie, aurait refusé de subir un contrôle d’identité et la patrouille a appelé des renforts (18 agents étaient sur place). Les policiers ont d’abord affirmé que l’homme, « virulent, agressif et menaçant », se serait « retranché dans l’épicerie » et que c’est le gérant qui les aurait appelé. Faux: c’est la police qui a décidé de procéder au contrôle, et l’épicerie, dont Kyllian était donc l’employé, était d’ailleurs fermée au moment des faits. (source 1)
- Le 09/01/2024, Rony Cély, 39 ans, est tué par balles à Goyave (Guadeloupe), abattu par deux gendarmes appelés sur les lieux par des voisins, l’homme ayant été vu agressif en possession d’une arme blanche. Dès leur arrivée sur les lieux, les gendarmes affirment qu’il les aurait attaqué avec cette arme, une version contestée par la sœur et le neveu de la victime. (source 1 ; source 2)
- Le 07/02/2024, X., est tué par balles à Noisy-le-Grand (Seine-Saint-Denis), par deux agents de la BAC, intervenant après que son ex-compagne ait déclenché son téléphone grave danger. Il aurait d’abord tiré sur les policiers, qui ont riposté. (source 1)
- Le 17/02/2024, Haitman X., 40 ans, est tué par balles à Paris (19e), abattu par des policiers nationaux qui ont déclaré s’être sentis menacés par un homme porteur d’une arme blanche. Après plusieurs décharges de taser, quatre policiers ont tiré avec leur arme de service à une vingtaine de reprises. (source1)
- Le 21/02/2024, X. est tué par balles aux Arcs (Var), par un gendarme du PSIG, venu interpeller la victime à son domicile, qui aurait été porteur d’un couteau, suite à une plainte pour outrage déposée auparavant par des policiers municipaux (source 1).
- Le 22/02/2024, Alain Cappuri, 63 ans, est tué par balles à Poggio d’Oletta (Haute-Corse), abattu d’une rafale de fusil d’assaut alors qu’une brigade de recherche de gendarmerie venait l’interpeller a son domicile. Le tireur a plaidé le « geste involontaire » et déclaré « ne pas avoir le souvenir d’avoir appuyé sur la détente ». (source 1, source 2)
- Le 03/03/2024, Jumaa Alhasan, migrant syrien de 27 ans, est porté disparu dans le canal de l’Aa, entre les communes de Gravelines et de Grand-Fort-Philippe (Nord). La victime se serait noyé en essayant de fuir des unités de police qui ont empêcher des exilés de monter dans un bateau pneumatique.
(suivi Anti/média) - Le 13/03/2024, Wanys Rahou, 18 ans, meurt dans un accident (scooter) à Aubervilliers (Seine-St-Denis), percuté de face par une voiture de la BAC du 93 alors que le deux-roues était poursuivi par un autre véhicule de police après un prétendu « refus d’obtempérer », fait contesté par plusieurs témoins. Le passager du scooter, légèrement blessé, a été placé en garde à vue à l’hôpital pour « complicité de refus d’obtempérer », une infraction prétexte qui permet de criminaliser le survivant en minimisant la responsabilité policière. Ibrahim, passager du scooter, affirme que la collision était « volontaire ». L’avocat de la famille du conducteur a riposté en portant plainte pour « violences volontaires aggravées ayant entraîné la mort sans intention de la donner » (source 1; source 2; source 3).
- Le 13/03/2024, Samba Dior Diagne, 30 ans, est tué par balles à Wattignies (Nord). D’après le récit de la police nationale, cette personne était « armée d’un couteau de boucher » et se serait montré menaçant sur ses voisins ou colocataires. Avant de faire feu à plusieurs reprises, les policiers ont fait usage de LBD et de taser (source 1; analyse Anti.média).
- Le 19/03/2024, Kaddour Boutrik, 91 ans, est tué lors d’une opération de police à son domicile de Toulon. L’information n’est sortie qu’un mois plus tard, sa fille ayant annoncé qu’elle portait plainte contre les policiers nationaux. Ces derniers étaient à la recherche de son petit fils dans une affaire de trafic de stupéfiants. Ils ont enfoncé la porte qui est tombé sur Kaddour, atteint de surdité, ce qui l’a blessé mortellement le jour même. (source 1 – source 2)
- Le 10/04/2024, Cédric Desage, 47 ans, est tué par balles à Clermont-L’Hérault (Hérault). Après avoir pénétré, armé d’un fusil, dans une agence bancaire, il a tiré quelques coups de feu sans blesser personne, quand les gendarmes interviennent Cédric aurait alors tiré vers eux et il a été abattu, atteint par au moins une balle dans le thorax. (source 1; notice Anti.média)
- Le 10/04/2024, Saboor Hamraz Ahmad, env. 30 ans, est tué par balles à Bordeaux par la police nationale, après avoir blessé deux personnes avec un couteau, dont une mortellement. Une agression au motif encore mal défini, mais qui semblerait provenir d’une rixe au sujet de l’alcool qui se serait envenimée. (source 1)
- Le 15/04/2024, X., env. 30 ans, est tué noyé après une course poursuite avec la police municipale de Fréjus (Var). Selon ces agents, il était recherché « pour des refus d’obtempérer », a d’abord été pris en chasse en voiture puis à pied et aurait enfin « glissé et chuté dans la mer ». (source1)
- Le 18/04/2024, X., age incertain, est tué par balles par un tir de la gendarmerie sur la commune de Papaïchton (Guyane). Cet homme était suspecté de faire du transport pour des sites d’orpaillage clandestin. (source 1)
- Le 4/05/2024, X., 30 ans, est tué par balles à Louviers (Eure). Les agents de la police nationale sont intervenus dans le cadre de violences conjugales, l’homme était armé d’un couteau et menaçait sa compagne après avoir blessé son propre frère. (source 1)
- Le 06/05/2024, Jérémy X., 33 ans, est tué par balles au Lamentin (Martinique). Ce trentenaire, qualifié de « forcené » par les autorités, aurait menacé les policiers avec son arme à feu, refusé de la lâcher et les policiers du RAID auraient été « contraints » de lui tirer dessus. (source 1 – source 2)
- Le 17/05/2024, Youcef C., âge incertain, est tué par balles à Rouen par des agents de la police nationale. Selon les autorités, l’homme, armé d’un couteau et d’une barre de fer, s’apprêtait à tenter de mettre le feu dans un lieu de culte. (source 1).
- Le 16/05/2024, James X., environ 20 ans, détenu à la prison de Nouméa (Kanaky), meurt des suites de ses blessures après avoir été battu par des policiers (sans doute du RAID) venus mater une mutinerie qui a éclaté au début du mouvement contre la réforme du code électoral. Sa mort n’avait jamais été évoquée ni par les services de l’État, ni par la justice, et donc la presse, jusqu’au journal Le Monde du 3/09/2025. Les témoignages de 13 codétenus affirment qu’il a été roué de coups et laissé au sol toute une nuit, gravement blessé et sans aucun soin. Trois jours plus tard, il est mort dans cette prison avant d’être transporté à l’hôpital. (source 1) [ajout sept. 2025]
- Le 24/05/2024, Tidjite Dany, 48 ans, est tué par balles à Dumbéa (Province Sud, Kanaky Nouvelle Calédonie), sur un barrage dans le cadre de la lutte des indépendantistes contre le dégel du corps électoral. Un policier aurait tiré en direction des personnes tenant le barrage pour « se sortir d’une altercation physique ». Cette version a ensuite été contredite : le policier cherchait à franchir le barrage dans un véhicule qui a subi des jets de projectiles, c’est à ce moment-là que le policier a sorti son arme et fait feu. (source 1 – source 2)
- Le 07/06/2024, Lionel Païta, 26 ans, meurt des suites de ses blessures après avoir été touché par balles à Païta (Province Sud, Kanaky) le 3 juin par des tirs de gendarmes lors d’un barrage sur la route de l’aéroport de Nouméa, dans le cadre du mouvement social contre le dégel du corps électoral. (source1 – source2)
- Le 09/06/2024, Sullivan Sauvey, 19 ans, est tué par balles à Cherbourg-en-Cotentin (Manche), après un contrôle de la police nationale impliquant un véhicule et ses trois occupants. Ils auraient pris la fuite à pied, une policière — qui dira plus tard avoir cru que le téléphone de Sulivan était une arme — a alors fait feu sur eux et Sullivan est mort sur le coup. Selon la version officielle, un policier aurait d’abord «utilisé un pistolet à impulsion électrique» alors qu’«un autre agent faisait usage de son arme à feu, le touchant mortellement au niveau de la poitrine». (Suivi Antimedia – source 1 – source 2 – source3 en 2025)
- Le 11/06/2024, Joseph Poulawa, 36 ans, meurt des suites de ses blessures après avoir été grièvement blessé par balles le 29 mai à Koutio (Province Sud, Kanaky). Les faits se sont déroulés sur un barrage des indépendentistes. Une unité du GIGN a fait feu alors que l’homme aurait été en possession d’un fusil. (source 1)
- Le 13/06/2024, X., âge incertain, est tué par balles lors d’une intervention du RAID à Marseille (13001). Ce « forcené », dit le procureur, se serait « retranché » chez lui, après avoir agressé des agents de la voirie et en les menaçant avec une arme blanche, puis il aurait visé les policiers arrivés devant chez lui avec des cocktails molotov. (source 1 – suivi Antimedia)
- Le 19/06/2024, Yahia Diakaté, 47 ans, est tué par balles à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), abattu par un policier municipal. Selon le récit formulé le jour même par le parquet du 93, la victime aurait eu une altercation avec un agent municipal et l’aurait blessé avec un tournevis; un agent de la police nationale aurait lui aussi été blessé avec le tournevis; trois autres policiers municipaux de la ville sont alors intervenu, et l’un d’eux a fait feu en tirant deux balles qui touchera la victime au thorax et décédera peu après. Des témoins déclarent à l’AFP que, « au moment où ils le tuent, il n’était pas armé ». (source 1)
- Le 24/06/2024, X., 22 ans, meurt des suites de ses blessures suite à un accident (scooter) survenu la veille à Asnières (Hauts-de-Seine) après un supposé refus d’obtempérer constaté par la police nationale. Le procureur a expliqué à la presse que la victime « avait été repéré, sans casque, en passant devant un équipage de police entre Asnières et Gennevilliers »; refusant de s’arrêter il aurait ensuite « percuté une barrière métallique ». (source 1)
- Le 26/06/2024, X., 27 ans, meurt dans un accident (voiture) en tentant d’échapper à un contrôle de police à Marseille (16e). Dans la nuit du 25 au 26 juin, il a été violemment percuté dans sa fuite par une voiture. Il a été conduit aux urgences avec un bras arraché et un pronostic vital engagé. Il n’a pas survécu. (source 1)
- Le 29/06/2024, Amar Slimani, 32 ans, est tué par balles à Bobigny (Seine-Saint-Denis) par un policier (hors-service) de la DOPC (direction de l’ordre public de la Préfecture de police de Paris). Ce policier est intervenu chez sa grand-mère qui aurait été victime d’un « squatteur », sur qui le policier a tiré 7 balles avec son arme de service. La victime, touché à 6 reprises, décédera peu après. (source 1 – source 2 – source3)
- Le 07/07/2024, X., une femme sans abri de 42 ans, meurt dans une cellule de garde à vue du commissariat de police de Sarreguemines (Moselle). Des policiers l’avaient trouvée alcoolisée dans la rue et amenée à l’hôpital où les soignants ne l’ont pas hospitalisée. Les policiers l’ont alors placée en cellule de dégrisement vers minuit, au commissariat. Vers 16 h, ils la trouvent morte. (source 1)
- Le 10/07/2024, Rock Victorin Wamytan, 38 ans, est tué par balles sur la commune de Mont-Dore (Province Sud, Kanaky), touché par un sniper du GIGN, un « tir de riposte », selon les autorités, lors d’une opération de déblocage d’une route dans la tribu de Saint-Louis, au nord de Nouméa. (source1 – source2)
- Le 18/07/2024, Ibrahima K., est tué par balles à Paris (75008) par un agent de la police nationale, après qu’il ait blessé grièvement un policier à l’arme blanche. (source 1)
- Le 26/07/2024, Maïky L., 28 ans, est tué par balles à Fenouillet près de Toulouse (Haute-Garonne), victime de tirs de gendarmes, la veille au soir, après un supposé « refus d’obtempérer » alors qu’il circulait en voiture avec sa compagne et son enfant. (source 1)
- Le 28/07/2024, X., 30 ans env., est tué dans un accident (voiture) à Perpignan (Pyrénées-Orientales), provoqué par sa fuite suite à un contrôle de la police nationale. La presse, le jour même, indique que la victime n’avait « ni permis ni assurances », qu’il a refusé d’obtempéré et qu’il a ensuite percuté un autre véhicule dans le centre ville, ce qui causera sa mort alors que son passager était sérieusement blessé. (source1)
- Le 09/08/2024, Mathieu D., 44 ans, est tué par balles à Bordeaux par un agent de la BAC. Le parquet décrit la victime comme une personne s’étant « échappé d’un hôpital psychiatrique », ayant « volé un couteau dans une épicerie » et ayant « menacé un policier », qui lui a tiré 5 balles, le touchant mortellement 4 fois. (source1)
- Le 14/08/2024, Fabien X. est tué par balles à Semide (Ardennes), atteint par les tirs d’un gendarme. Cet homme était en pleine crise de décompensation psychique. Il aurait été menaçant avec une fourche. Le gendarme lui a tiré trois balles dont l’une l’a atteint mortellement. (source1)
- Le 15/08/2024, Marco Caco, 43 ans, est tué par balles sur un barrage à Thio (Prov. Sud, Kanaky), touché par des tirs d’une unité de la gendarmerie qui cherchait à débloquer un axe de circulation occupé dans le cadre du mouvement social contre le dégel du corps électoral. (source1)
- Le 16/08/2024, Khalil Koraïchi, 47 ans, meurt dans une cellule de garde à vue du commissariat de police de Wattignies (Nord). La victime, sans domicile fixe, a été arrêtée le matin même, en état d’ébriété, pour un vol de bouteille d’alcool dans un supermarché, puis placée en « dégrisement » au commissariat. En début d’après-midi, les policiers « trouvent » le prévenu « inanimé » dans sa cellule. C’était un majeur protégé, sous tutelle, sa famille était joignable mais n’a été avertie que 4 jours plus tard. (source 1)
- [edit sept. 2025] Le 16/08/2024, X., âge incertain, meurt en cellule de garde à vue de la brigade de gendarmerie de Lanta (31). Il avait été arrêté pour des « dégradations ». Faits non couverts par la presse, ils ont été révélés en septembre 2025 par l’IGGN. En garde à vue, à l’issue de son audition, il a été replacé en cellule. Quelques minutes plus tard, les gendarmes auraient entendu un bruit et auraient trouvé cet homme inanimé dans la cellule. Quand les secours sont arrivés, il était décédé. (source : rapport 2024 IGGN)
- Le 20/08/2024, X., 51 ans, meurt dans une cellule de garde à vue du commissariat de police de Saint-Nazaire (Loire-Atlantiques). Le 27 août, les résultats de l’autopsie ont été communiqués à la presse, concluant n’avoir « révélé aucune lésion traumatique. Le décès est lié à un malaise convulsif « , indique le parquet. (source 1)
- Le 25/08/2024, X., 37 ans, meurt dans une cellule de garde à vue d’un commissariat de police à Nice. Il a été retrouvé inanimé dans sa cellule alors qu’il attendait de consulter un médecin. (sources Anti.média)
- Le 08/09/2024, X., 28 ans, meurt des suites de ses blessures après un accident (voiture) survenu la veille à Mulhouse (Haut-Rhin). Poursuivi par une patrouille de la police municipale après un supposé « refus d’obtempérer », la victime conduisait « à vive allures, phares éteints, (…) au volant d’une voiture volée », se sont justifié les policiers. Le conducteur a percuté une rame de tramway. Il est décédé à l’hôpital le lendemain matin. Le procureur de Mulhouse a confié l’enquête préliminaire au commissariat… de Mulhouse. (source 1 – source 2)
- Le 19/09/2024, Samuel Moeika, 30 ans, est tué par balles au Mont-Dore (Province Sud, Kanaky), abattu par des agents du GIGN.
- Le 19/09/2024, Johan Kaidine, 29 ans, est tué par balles au Mont-Dore (Province Sud, Kanaky), abattu par des agents du GIGN, lors de la même opération. Les autorités ont lancé la veille une opération visant à interpeller une dizaine d’indépendantistes kanaks. Comme lors des précédentes interventions mortelles du GIGN depuis le début du mouvement contre la réforme du corps électoral, les autorités affirment avoir subi des tirs avant d’ouvrir le feu. Samuel Moeika est décédé dans l’ambulance qui l’amenait à l’hôpital, et Johan Kaidine a été retrouvé mort par balles dans une rivière. (source1)
- Le 10/10/2024, X., 45 ans, meurt dans un accident (voiture) à Pernes-les-Fontaines (Vaucluse). Pour un supposé « refus d’obtempérer », il était poursuivi par une patrouille du PSIG (Peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie), sorte de BAC de la GN. Le conducteur a perdu le contrôle de son véhicule et a percuté un hangar agricole. Il est mort sur le coup. La presse tient à préciser qu’un « gendarme de 40 ans, sous le choc, a été pris en charge par les secours mais il n’a pas été hospitalisé ». (source 1 – source 2)
- Le 18/10/2024, A., 27 ans, meurt dans sa cellule du CRA de Mesnil-Amelot (Seine-et-Marne). La victime se plaignait de gros problèmes de santé depuis une semaine mais n’a pas été pris en charge, « faute d’escorte » se sont justifiés les policiers. (source 1).
- Le 19/10/2024, Bernard Tranchant, 72 ans, est tué avoir été touché par balles la veille à Saint-Herblain (Loire-Atlantique). Prévenus par des voisins, une équipe de la BAC est intervenue face à « un homme armé d’un fusil » qui « a tiré à plusieurs reprises sur les forces de l’ordre qui ont riposté ». Il s’avèrera plus tard que l’arme en question était une carabine à plombs. La victime est restée deux heures dans sa caravane touchée par deux balles dans le corps, sans qu’il ne soit secouru. (source 1 – suivi Anti.média)
- [edit sept. 2025] Le 30/1/2024, X., âge incertain, meurt dans une cellule de la gendarmerie d’Ouvéa (Îles Loyauté – Kanaky). Faits non couverts par la presse. L’IGGN indique, dans son rapport publié un an plus tard, que cet homme aurait « incendié son matelas » et qu’il a ensuite été « retrouvé décédé par intoxication de fumées ». (source : rapport 2024 IGGN)
- Le 17/11/2024, X., env. 30 ans, est tué par balles à Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne) par une équipe de la police nationale. Appelés par un voisin inquiet par l’attitude d’un « homme armé » dans son immeuble, les policiers ont prétendu avoir fait face à une « menace directe » pour faire feu. L’arme que l’homme portait était une arme factice de type airsoft. Le parquet a aussitôt fait fuiter des informations comme quoi il aurait crié « Allah Akhbar » face aux policiers, et que « l’individu était connu pour apologie du terrorisme ». (source 1 – source 2)
- Le 17/11/2024, X., 38 ans, meurt dans une cellule de garde à vue du commissariat de police de Rouen (Seine-Maritime). Le procureur a indiqué le lendemain que « l’interpellation s’est révélée très compliquée en raison d’une probable consommation de stupéfiants ». Au poste de police, « l’individu a refusé de s’asseoir et s’est allongé sur le sol. Quelques minutes plus tard, les policiers ont constaté qu’il ne respirait plus ». « L’hypothèse d’un décès par excès de toxiques est privilégiée », ajoute le parquet de Rouen alors qu’aucune expertise n’a encore été réalisée. (source 1)
- Le 23/11/2024, X., 15 ans, meurt dans un accident (moto) à Ploubezre (Cote d’Armor), après une course poursuite avec la gendarmerie, qui l’avait pris en chasse parce que la plaque d’immatriculation de sa moto n’était pas « complètement visible ». La victime a percuté un mur, le tuant sur le coup. Le parquet parle de refus d’obtempérer. (source 1)
- Le 25/11/2024, J. , 27 ans, de nationalité argentine, meurt dans une cellule du CRA de Vincennes, après avoir tenté plusieurs fois de se suicider quand il était détenu quelques jours auparavant. (source)
- Le 26/11/2024, X. 31 ans, est tué par balles à Saint-Étienne par un agent de police municipale. Le parquet précise que la victime « souffrait certainement de troubles psychiatriques », qu’elle aurait « pris une femme âgée en otage » en la menaçant avec un couteau. (source 1)
- Le 03/12/2024, X., 39 ans, meurt dans un accident (voiture) à Besançon. La victime aurait « violemment percuté une barrière de protection pour piétons » après avoir été poursuivie en pleine nuit par la police nationale, qui justifiera la course par un (voire un « double ») refus d’obtempérer. (source 1)
- Le 07/12/2024, X., 33 ans, meurt dans une cellule du dépôt du tribunal de Bobigny (93). Selon le récit du parquet, cet homme, retenu avant son jugement, a eu une malaise en cellule mais le médecin qui l’a examiné a jugé son état compatible avec la détention. (source 1)
- Le 10/12/2024, X., 34 ans meurt dans une cellule du commissariat de police de Bagneux (92). Placé en garde à vue la veille, le parquet reconnaît qu’il souffrait d’une « pathologie psychiatrique lourde », ses avocates en avaient informé les policiers. Après un premier malaise, envoyé à l’hôpital, lui aussi a été jugé apte à retourner en cellule. Cet homme était sous curatelle renforcée, reconnu pénalement irresponsable dans un autre dossier. (source 1)
- [edit sept. 2025] Le 17/12/2024, X., âge incertain, meurt dans une cellule de la gendarmerie d’Arleux (Hauts-de-France). Placé en cellule suite à des accusations de viols le concernant, il aurait été retrouvé le matin « étranglé par un vêtement », selon un article de presse locale, accréditant la thèse d’un suicide. L’IGGN, dans son rapport annuel publié en septembre 2025, note qu’il a été découvert « décédé dans sa cellule » sans mentionner la thèse de l’étranglement. (source1 – source IGGN)
- Le 21/12/2024, X., 30 ans, meurt dans un accident (moto) à Saint-Aunès près de Montpellier (Hérault), après avoir été percuté par une voiture Alpine de gendarmerie, qui les poursuivait pour excès de vitesse. Sa passagère, 17 ans, a également été tuée dans ce pare-chocage. Cette course-poursuite a, par ailleurs, provoqué un carambolage de 5 voitures au cours duquel plusieurs personnes ont été blessées. (suivi Anti.média)
- Le 21/12/2024, Maëlys Mimil, 17 ans, meurt dans le même accident, elle était la passagère de la moto poursuivie par la gendarmerie.
- [edit sept. 2025] Le 28/12/2024, X., âge incertain, meurt dans une cellule de la gendarmerie de Saint-Aubin-sur-Gaillon (Eure). Ces faits, faits non couverts par la presse, ont été révélés dans le rapport 2024 de L’IGGN, selon lequel cet homme aurait été «placé en garde à vue pour récidive alcoolémie, après avoir passé une visite de compatibilité auprès d’un médecin. Les rondes de contrôle ne détectent rien d’anormal. A 07h35, l’individu est découvert décédé» dans sa cellule. (source : rapport 2024 IGGN)
- Le 30/12/2024, X., 28 ans, meurt dans un accident (scooter) à Avignon (Vaucluse), poursuivi par une équipe de police nationale qui dit avoir constaté un excès de vitesse et un refus d’obtempérer. (source 1)
update 06/11/25
carte interactive et suivi Anti.Média
BILAN : 71* morts
* Fin 2024 le décompte était de 55 morts, déjà hors norme (lire notre article récap sur 25 ans). Nous avons du rectifier ce chiffre en 2025 avec 16 nouvelles victimes. 5 ont été comptabilisés dans le listing :
- 1 mort en prison à Nouméa (cas n°19, 16/05).
- 4 morts en garde à vue dans une gendarmerie (cas n°38, 47, 56 et 59), cas non couverts par la presse et révélés dans le rapport annuel de l’IGGN publié en septembre 2025 (document sauvegardé sur notre serveur).
Mais il faut y ajouter 11 nouvelles victimes entre les mains de la police nationale, qui n’ont fait l’objet d’aucun article de presse, révélés dans le rapport 2024 de l’IGPN :
- 1 homme abattu par balle (cas n°4 dans le rapport IGPN)
- 6 hommes meurent en cellule de rétention, de garde à vue ou de dégrisement (dont 1 en zone d’attente à l’aéroport de Marseille avant une expulsion), le « suicide » étant motivé dans 3 cas sur 6; (pour les fact-checkers : cas n°17 – 18 – 22 – 30 – 31 et 35 du rapport IGPN, sauvegardé ici)
- 4 meurent dans un accident suite à des courses poursuite et des refus d’obtempérer engagés par la police (sur ces victimes, deux étaient des « tiers », conducteurs de véhicules ou de scooters percutés dans l’accident; (cas n°37 – 39 – 43 – 44 du rapport)
Sur ces 71 morts, le plus grave bilan depuis 1967 :
- 32 personnes mortes suite à des tirs de police, dont 1 par pistolet à impulsion électrique, les 31 autres par armes à feu; parmi ces cas, 7 sont morts lors des révoltes en Kanaky
- 16 personnes mortes lors d’un accident routier ou ferroviaire impliquant les forces de l’ordre
- 2 personnes morte lors d’une opération de police (dont le cas de James, mort en prison à Nouméa le 16/05, et 8ème mort issu des révoltes de 2024)
- 2 personnes mortes noyées après une course poursuite avec la police
- 17 personnes mortes en cellule de garde à vue ou lors de leur interpellation – dont les 4 (gendarmerie) et les 6 (police) révélés en 2025 (rapports IGGN et IGPN).
- 2 personnes mortes en CRA, après des violences ou refus de soins
Parmi ces cas :
- 5 impliquent directement des agents de police municipale
- 1 agent « hors service »
- 17 après de supposés « refus d’obtempérer » – 5 par balles et 12 après un accident provoqué par une course poursuite
2023 : 43 morts
- Le 04/01/2023, X., 30 ans, est tué par balle à Taravao (Polynésie Française), par la gendarmerie. Il aurait jeté une pierre, avant de brandir une machette et de menacer les gendarmes.
- Le 14/01/2023, X., est tué par balle à Saint-Romain-de-Colbosc (Seine Maritime), par la gendarmerie. Il aurait brandi un objet en métal et se serait montré menaçant.
- Le 22/01/2023, X., 49 ans, est tué par balles à Paris (11e) par des policiers qui décriront ensuite la victime, sans abri, de personne menaçante avec une arme de poing, « arme » qui s’avérera factice.
- Le 25/01/2023, X., 21 ans, meurt dans un accident (voiture) à Nantes (Loire-Atlantique), en tentant d’échapper à un contrôle de police.
- Le 25/01/2023, X., 21 ans, meurt dans un accident (voiture) à Nantes (Loire-Atlantique), en tentant d’échapper à un contrôle de police.
- Le 30/01/2023, X., 45 ans, est tué par balles à Saint-Denis (La Réunion), abattu par un policier qui intervenait à son domicile. La victime, armée d’un couteau, avait menacé sa compagne et blessé grièvement une autre personne qui tentait de calmer la situation.
- Le 02/04/2023, Enzo, 17 ans, meurt noyé à Strasbourg (Bas-Rhin), en tentant d’échapper à un contrôle de la BAC.
- Le 06/04/2023, X., 30 ans, est tué par balle à Vougy (Haute-Savoie), lors d’une intervention des gendarmes à son domicile. La victime, souffrante de schizophrénie, est suspectée d’avoir aspergé les gendarmes d’eau de javel et de les avoir menacés avec un couteau avant de mettre le feu à son domicile.
- Le 11/05/2023, X., 26 ans, est tué par balle à Baie-Mahault (Guadeloupe), lors d’un contrôle routier, suspecté d’avoir commis un « refus d’obtempérer ».
- Le 14/05/2023, X., 82 ans, est tué par balle à Fontoy (Moselle), lors d’une intervention des gendarmes à son domicile. Suicidaire, il aurait tiré en l’air à plusieurs reprises avant de viser les gendarmes.
- Le 24/05/2023, X., est tué par balle à Saint-Laurent du Maroni (Guyane), suspecté d’avoir menacé les gendarmes avec un « objet pointu ».
- Le 26/05/2023, M., 59 ans, meurt dans sa cellule du CRA de Vincennes (Val de Marne), suite à des suspicions de violences commises par les policiers de la PAF.
- Le 04/06/2023, Monzamba Diarra, 28 ans, meurt dans un accident (moto) à Garges-les-Gonesse (Seine Saint Denis), en tentant d’échapper à un contrôle de police.
- Le 10/06/2023, X., 19 ans, meurt dans un accident (voiture) à Fleury-les-Aubrais (Loiret), en tentant d’échapper à un contrôle de police.
- Le 10/06/2023, X., 17 ans, meurt dans un accident (voiture) à Fleury-les-Aubrais (Loiret), en tentant d’échapper à un contrôle de police.
- Le 10/06/2023, X., 17 ans, meurt dans un accident (voiture) à Fleury-les-Aubrais (Loiret), en tentant d’échapper à un contrôle de police.
- Le 14/06/2023, Alhoussein Camara, 19 ans, est tué par balle à Saint-Yrieix-de-Charente (Charente), lors d’un contrôle routier, suspecté d’avoir commis un « refus d’obtempérer » et d’avoir blessé à la jambe le policier auteur du tir.
- Le 27/06/2023, Nahel Merzouk, 17 ans, est tué par balle à Nanterre (Hauts-de-Seine), lors d’un contrôle routier, suspecté d’avoir tenté de redémarrer le véhicule alors que les policiers se tenaient à sa fenêtre et le menaçaient de leurs armes.
- Le 02/07/2023, Mohammed B, 28 ans, est tué par un tir de LBD à Marseille (Bouches du Rhône), alors qu’il filme la police lors de la répression de la révolte suivant la mort de Nahel M.
- Le 10 juillet 2023, Cheikh Camara, 18 ans, est découvert mort noyé à Dijon. Trois jours plus tôt, il avait tenté de fuir, à pied, un contrôle de police.
- Le 31/07/2023, Pascal Martel, 66 ans, est tué par balle à Isbergues (Nord), abattu par un gendarme alors que l’homme l’aurait menacé avec un sabre. Les agents auraient d’abord utilisé leur taser et leur tonfa pour le maîtriser, mais se sentant toujours menacé l’un des gendarmes a tiré deux balles, dont la dernière, qui a atteint la victime à l’abdomen, lui a été fatale.
- Le 05/08/2023, X, 17 ans, meurt dans un accident (scooter) à Limoges (Haute-Vienne), en tentant d’échapper à un contrôle de police.
- Le 05/08/2023, X, 23 ans, meurt dans un accident (scooter) à Limoges (Haute-Vienne), en tentant d’échapper à un contrôle de police. La patrouille de la BAC a déclaré avoir constaté un refus d’obtempérer, mais aurait « renoncé » à poursuivre le scooter, qui aurait alors grillé un feu rouge et percuté un véhicule tiers. La voiture de police se trouvait à « au moins 150 mètres » de là au moment du choc. Cinq jours après les faits, le procureur s’est basé sur cette seule déclaration pour n’engager aucun poursuite contre les policiers.
- Le 6/09/2023, Sefa X, 16 ans, meurt dans un accident (moto) à Élancourt (78) en tentant d’échapper à un contrôle de police. Le motif invoqué pour le mettre en chasse : non port du casque. Selon plusieurs témoins, peu après la poursuite un deuxième véhicule de police s’est mis sur son chemin et l’a percuté.
- Le 24/08/2023, Tamer Miskir, 47 ans, meurt des suites de ses blessures après été battu à Paris (10e), une semaine plus tôt, par un agent de la police nationale. Une patrouille de police est appelée par des agents de sécurité de la RATP pour une bagarre impliquant trois personnes. Tamer est interpellé et en se rendant au commissariat dans la voiture, il sera tabassé au point de tomber dans le coma. Il succombera de ses blessures a l’hopital. (Faits connus en janvier 2025, au moment où le parquet indique avoir mis en examen le policier pour « coups mortels » – source)
- Le 25/09/2023, X, 22 ans, meurt noyé à Poitiers (Vienne), en tentant d’échapper à un contrôle de la BAC, suite à une course poursuite en voiture.
- Le 28/09/2023, X., 92 ans, meurt dans un accident (piéton) à Versailles, percuté par un véhicule de police en mission, alors qu’il traversait au passage piéton.
- Le 5/10/2023, X., env. 70 ans, meurt dans un accident (vélo) à Saint Nazaire (Loire-Atlantique), percuté par une voiture de gendarmerie alors qu’il circulait à vélo.
- Le 07/10/2023, X., 23 ans, meurt dans un accident (scooter) à Saint-Priest (Rhône), après avoir été coursé par une brigade de la police municipale. Le parquet a ouvert le jour même une enquête de flagrance pour «refus d’obtempérer et recherche des causes de la mort».
- Le 15/10/2023, Thomas Manna, 28 ans, meurt dans un accident (deux-roues) à Roquebrune-Cap-Martin (Alpes-Maritimes), après une collision avec un véhicule de la police aux frontières.
- Le 14/11/2023, X., 26 ans, meurt dans un accident (voiture) Porte de Bagnolet à Paris (20e), en tentant d’échapper à un contrôle de police (BAC du 93). Trois autres passagers sont blessés, dont deux graves.
- Le 9/12/2023, X., 17 ans, meurt dans un accident (scooter) à Chelles (Seine-et-Marne), en tentant d’échapper à un contrôle de police (une équipe de la BAC de Neuilly-sur-Marne). Le scooter aurait grillé un feu rouge et aurait « glissé sur la chaussée » pour s’encastrer dans un véhicule en stationnement, selon un communiqué du procureur de Créteil publié dès le lendemain, dans lequel il affirme également qu’«il semblerait qu’il n’y ait eu aucun contact entre le scooter et le véhicule de la BAC».
- Le 9/12/2023, X., 17 ans, meurt dans un accident (scooter) à Chelles (Seine-et-Marne), dans les mêmes circonstances que le cas précédent.
- Le 13/12/2023, X., 84 ans, meurt suite à un accident (piéton) à Paris (19eme), percuté la veille par une moto de la BRAV-M alors qu’il traversait la rue au passage piéton (feu vert). Le motard circulait avec son unité qui venait juste de quitter sa caserne située porte de la Villette.
- Le 13/12/2023, X., 22 ans, meurt d’une chute à Nantes, après qu’il ai tenté, d’abord en vélo puis à pied, d’échapper à un contrôle de police.
- Le 16/12/2023, X., 22 ans, meurt dans un accident (scooter) à Marseille (9ème), en tentant d’échapper à un contrôle de police (BAC Sud). Pendant la course poursuite le conducteur aurait alors chuté et succombé à ses blessures moins d’une heure après les faits. Le parquet de Marseille a indiqué à la presse que le conducteur « aurait eu sur lui un couteau et de la résine de cannabis ».
- Le 18/12/2023, X., 82 ans, meurt dans un accident (piéton) à Senlis (Oise), percuté par un véhicule de la gendarmerie alors qu’il traversait une rue en face d’une station service.
- Le 23/12/2023, X., 19 ans, meurt dans un accident (piéton) à Saint-Pierre-des-Corps (Indre-et-Loire), renversé par un véhicule de police secours. Le procureur a indiqué que le jeune homme aurait été atteint de « troubles psychiatriques » et qu’il se serait « jeté sur la voiture ».
- +5 victimes : sur l’ensemble de l’année, le collectif « A bas les CRA » a dénombré 5 cas de morts survenus en Centre de rétention administrative (CRA) : 2 à Vincennes, 2 à Lyon et 1 à Marseille. En sachant que d’autres cas peuvent passer complètement sous les radars. (source)
BILAN : 43 morts
- 12 personnes mortes suite à des tirs de police : 11 à balles réelles, 1 suite à un tir de LBD
- 20 personnes mortes lors d’un accident routier ou ferroviaire impliquant les forces de l’ordre (renversées par la police ou au cours d’une course poursuite), dont 4 en tant que piéton traversant une rue.
- 2 personnes morte en cellule ou lors d’une interpellation suite à des suspicions de coups ou dans des circonstances troubles (“malaise”).
- 4 personnes mortes noyées, électrocutées ou en raison d’une chute mortelle.
- 5 personnes retenues en CRA
NB : le “refus d’obtempérer” a été motivé à 20 reprises pour intervenir, entraînant chutes mortelles (2), tirs par balles (3) ou d’accidents provoqués par un véhicule de police ou de gendarmerie (15).
bilan mis a jour en février 2024 – edit janv. 25 pour le cas n°25
2022 : 42 morts
- Le 19/01/2022, Tomy T., 23 ans, est tué par balle à Nice (Alpes Maritimes), lors de son interpellation par la BRI dans le cadre d’une enquête pour homicide.
- Le 24/01/2022, X., 34 ans, chute du balcon de son domicile à Agen (Lot-et-Garonne), après avoir tenté de fuir des policiers venus l’interroger sur des soupçons de violences conjugales.
- Le 14/02/2022, X., 31 ans, est tué par balle à Paris 10 (Gare du Nord), accusé d’avoir menacé des policiers avec un couteau.
- Le 12/03/2022, Taha Kifah, 58 ans, est tué par balle à Marseille (Bouches-du-Rhône), alors qu’il aurait attaqué des policiers municipaux au couteau.
- Le 26/03/2022, Jean-Paul Benjamin, 33 ans, est tué par balle à Sevran (Seine-Saint-Denis), pour un « refus d’obtempérer ». (mise a jour oct. 2024: procès requis contre le tireur)
- Le 02/04/2022, David Sabot, 49 ans, est tué par balles à Pierre-Châtel (Isère), alors qu’il aurait menacé les gendarmes avec un cutter et après qu’il aie menacé de mort sa famille.
- Le 06/04/2022, X., 40 ans est mort en cellule au commissariat de Narbonne (Aude), après avoir été arrêté en état d’ivresse.
- Le 12/04/2022, X., 21 ans, est tué par balles à Berre-l’Etang (Bouches du Rhône), lors d’une opération anti-drogues au cours de laquelle il aurait tenté de percuter les policiers au volant de sa voiture.
- Le 21/04/2022, Zakaria Mennouni, 26 ans, est tué par balle à Blois (Loir-et-Cher), accusé d’avoir menacé un policier avec un couteau.
- Le 22/04/2022, X., 49 ans, meurt des suites de ses blessures lors d’un accident (voiture) survenu le 4 février à Pontarlier (Doubs). Vers 21h, une voiture de police grille un feu rouge et percute une citroen Xzara dans le carrefour. Un seul des trois agents de police du véhicule est légèrement blessé. Le conducteur de la citroen est gravement atteint. Il décèdera deux mois plus tard à l’hopital, comme l’a annoncé la soeur du défunt dans un article publié sur Dijoncter.info (07/02/2022 mis à jour le 02/01/2023).
- Le 24/04/2022, Fadjigui, 25 ans, est tué par balle à Paris 01 (Pont Neuf), pour un « refus d’obtempérer ».
- Le 24/04/2022, Boubacar, 31 ans, est tué par balle à Paris 01 (Pont Neuf), pour un « refus d’obtempérer ».
- Le 11/05/2022, X., 59 ans, est tué par balle à Marseille, alors qu’il aurait menacé les clients d’une galerie commerciale, puis les policiers, avec un couteau.
- Le 18/05/2022, X., 41 ans, meurt d’un « malaise cardiaque » à Bron (Rhône), lors de son interpellation après avoir été accusé de dégrader des biens privés. Un témoin évoque l’utilisation de techniques d’immobilisation.
- Le 25/05/2022, X., 51 ans, meurt noyé à Fercé-sur-Sarthe (Sarthe), après avoir été poursuivi en voiture par les gendarmes, avant de continuer à pieds et de sauter dans le fleuve pour leur échapper.
- Le 27/05/2022, Gérard Salle, 63 ans, est tué par balle à Seyssinet-Pariset (Isère), lors d’une intervention des gendarmes suivant le braquage d’une station service. A leur arrivée, la victime est assise et immobile sur le parking de la station, mais les gendarmes lui tirent dessus à 5 reprises.
- Le 04/06/2022, Rayanna, 21 ans, est tuée par balle à Paris, pour un « refus d’obtempérer », alors qu’elle est passagère du véhicule.
- Le 14/06/2022, Omar Elkhouli, 35 ans est tué par balle à Sospel, pour un « refus d’obtempérer », alors qu’il est passager d’un véhicule qui l’aide à traverser la frontière entre l’Italie et la France (l’homme est une personne exilée depuis l’Egypte) alors qu’il aurait été porteur d’une arme blanche.
- Le 07/07/2022, Deniz Karatas, 24 ans est tué par balle à Grenoble, par la BAC alors qu’il conduit un scooter dont le passager arrière aurait été muni d’une arme automatique.
- Le 09/07/2022, Yoann B., 27 ans, meurt noyé à Chalonne-sur-Loire (Maine-et-Loire), après avoir sauté dans la Loire poru échapper au gendarme suite à une suspiscion de vol dans une patinoire.
- Le 13/07/2022, X., 37 ans, est tué par balle à Tsarano (Mayotte), par la BAC alors qu’il se serait mis des coups de couteau dans le ventre avant de menacer les policiers.
- Le 16/07/2022, X., 50 ans, est tué par balle à Dreux (Eure-et-Loir), alors qu’il aurait menacé les policiers à l’aide d’un sabre suite à des violences domestiques.
- Le 20/07/2022, Matthieu Darbon, 22 ans, est tué par balle à son domicile à Douvre (Ain), par le GIGN, alors qu’il aurait menacé les policiers à l’aide d’un sabre japonais et d’un fusil après avoir tué 5 membres de sa famille.
- Le 23/07/2022, X., meurt électrocuté sur les rails du métro à Paris, après avoir tenté d’échapper à un contrôle de police.
- Le 24/07/2022, X., 25 ans, meurt d’une chute à Besançon, en tentant d’échapper à la police suite à une altercation à la sortie d’une boîte de nuit.
- Le 27/07/2022, X., 16 ans, meurt dans un accident (voiture) à Wattrelos (Nord), lors d’une course poursuite engagée par la police.
- Le 10/08/2022, Garry Régis-Luce, 32 ans, est tué par balle à l’aéroport de Roissy-en-France (Val D’Oise), accusé d’avoir « brandi vers les policiers un objet qui ressemblait à un couteau ».
- Le 19/08/2022, Adam B., 20 ans, est tué par balle à Vénissieux (Rhône), pour un « refus d’obtempérer », suspecté de s’être trouvé à bord d’un véhicule volé.
- Le 19/08/2022, Raihane S., 26 ans, est tué par balle à Vénissieux (Rhône), pour un « refus d’obtempérer », suspecté de s’être trouvé à bord d’un véhicule volé.
- Le 23/08/2022, X., 20 ans, meurt dans un accident (scooter) à Engomer (Ariège), lors d’une course poursuite engagée par la gendarmerie.
- Le 30/08/2022, Amine Leknoune, 23 ans, est tué par balle à Neuville en Ferrain (Nord), pour un « refus d’obtempérer », suspecté de s’être trouvé à bord d’un véhicule volé.
- Le 07/09/2022, Zied Bensaïd, 24 ans, est tué par balle à Nice (Alpes-Maritimes), pour un « refus d’obtempérer ».
- Le 07/09/2022, X. (femme), 22 ans, est tuée par balle à Rennes (Ille et Villaine), pour un « refus d’obtempérer », alors qu’elle est passagère d’un véhicule contrôlé dans le cadre d’une opération de recherche de stupéfiants.
- Le 10/09/2022, X., 35 ans, meurt noyé à Tours (Cher), à la suite d’un « refus d’obtempérer » et après avoir percuté un arbre en tentant d’échapper aux policiers.
- Le 14/09/2022, X., 52 ans, meurt en cellule au commissariat de Nantes (Loire Atlantique), après avoir été arrêté en état d’ébriété dans la rue de son domicile, où un vol avec effraction avait été signalé.
- Le 05/10/2022, X. (femme), 18 ans, est tuée par balle à Grenoble (Isère), pour un « refus d’obtempérer », alors qu’elle est passagère d’un véhicule dont le conducteur aurait ouvert le feu sur les policiers.
- Le 14/10/2022, Amine Belmiloud, 32 ans, est tué par balle à Paris 12, pour un « refus d’obtempérer », à l’occasion d’un contrôle pour défaut d’assurance.
- Le 28/10/2022, Chamseddine Aouini, 25 ans meurt dans un accident (scooter) à Beauvais (Picardie), lors d’une course poursuite engagée par la police.
- Le 27/11/2022, X., 50 ans, est tué par balle à Nancy (Meurthe-et-Moselle), accusé d’avoir menacé les policiers avec un couteau, après avoir jeté le mobilier de son appartement par la fenêtre et tenté de se suicider.
- Le 04/12/2022, Julien, 16 ans, meurt renversé en scooter par un véhicule de gendarmes à Limours (Esssones), alors qu’il se rendait chez un ami pour regarder un match de football.
- Le 27/12/2022, X., 25 ans, meurt dans un accident (scooter) à Marseille (Bouches-du-Rhône), lors d’une course poursuite engagée par la police.
- Le 29/12/2022, X., 42 ans, meurt dans sa cellule au commissariat de Montpellier (Hérault), suite à son interpellation pour tapage nocturne devant son domicile. Sa compagne avait appelé la police.
BILAN : 42 morts
- 26 personnes mortes suite à des tirs à balles réelles, dont 13 dans un véhicule suite à un « refus d’obtempérer » et 9 en raison de la présence d’une arme blanche.
- 6 personnes mortes lors d’un accident routier ou ferroviaire impliquant les forces de l’ordre (renversées par la police ou au cours d’une course poursuite)
- 4 personnes mortes en cellule ou lors de leur interpellation suite à des suspicions de coups ou dans des circonstances troubles (« malaise »).
- 6 personnes mortes noyées, électrocutées ou en raison d’une chute mortelle.
2021 : 52 morts
- Le 10/01/2021, Maïcol Goncalves-Furtado, 20 ans, meurt dans un accident (voiture) à Nice, après une course poursuite avec la BAC.
- Le 11/01/2021, Nathalie Florès, 37 ans, est tuée par balle à Bayonne (Pyrénées Atlantiques), au volant de sa voiture suite à un « refus d’obtempérer ».
- Le 12/01/2021, Merter Keskin, 35 ans, meurt des suites d’un plaquage ventral au commissariat de Sélestat (Bas-Rhin). La police évoque la prise de cocaïne, mais des images de vidéosurveillance montrent les policiers en train de pratiquer sur lui un plaquage ventral.
- Le 14/01/2021, Samir H., 32 ans, meurt dans un accident (voiture) à Etampes (Essone), en tentant d’échapper à un contrôle de gendarmerie.
- Le 14/01/2021, Nordine H., 39 ans, meurt dans un accident (voiture) à Etampes (Essone), en tentant d’échapper à un contrôle de gendarmerie.
- Le 25/01/2021, X, 44 ans, est tué par balle à Saint-François-de-Salle (Savoie), lors d’une intervention du GIGN à son domicile suite à des menaces à main armée envers une personne du voisinage. Il aurait ouvert le feu sur les gendarmes, tuant leur chien.
- Le 09/02/2021, François-Xavier Salini-Ricci, 31 ans, est tué par balle à Grosseto-Prugna (Corse du Sud), lors d’une intervention de la BRI à son domicile. Il aurait ouvert le feu sur la BRI, mais il n’est pas exclu qu’il n’aie pas identifié les forces de l’ordre, ayant fait l’objet d’une tentative d’assassinat par le passé.
- Le 20/02/2021, X, 45 ans, meurt en chutant de la fenêtre de son domicile à Hyères (Var), lors d’une intervention de la police nationale suite à des violences conjugales.
- Le 20/02/2021, X, 27 ans, meurt dans un accident (moto) à Rennes (Ile-et-Villaine), après une course poursuite avec la BAC, la victime ayant été soupçonnée d’avoir grillé un feu rouge. Il aurait percuté la bordure d’un trottoir.
- Le 20/02/2021, X, meurt dans un accident (voiture) à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne), après une course poursuite avec la BAC, la victime ayant été soupçonnée d’avoir grillé un feu rouge. Il aurait perdu le contrôle de son véhicule au niveau d’un rond-point et heurté une rambarde de sécurité.
- Le 10/03/2021, Jérôme Vasseur, 45 ans, meurt en cellule au commissariat de Abbevile (Some). Il avait été arrêté en état d’ébriété et blessé à la tempe. Retrouvé en arrêt cardio-respiratoire, il est transporté au CHU d’Amiens, avant de décéder deux jours plus tard d’une hémorragie cérébrale.
- Le 14/03/2021, X, est tué par balle à Paris, après avoir menacé un policier avec un couteau.
- Le 16/03/2021, X, 47 ans, meurt suite à un « malaise » au commissariat de Juvisy-sur-Orge (Essone). La victime était sur le point d’être placé en garde-à-vue suite à une infraction au code de la route.
- Le 18/03/2021, Yanis, 16 ans, meurt après un accident (voiture) à Blois, après une course poursuite avec la BAC. Les faits se déroulent le 16 mars. Il y avait trois personnes dans le véhicule, le conducteur aurait refusé un contrôle de police puis grillé un feu rouge pendant sa fuite, l’amenant à heurter deux autres véhicules, causant quatre blessé-es au total. Déclaré en état de mort cérébrale le 17 mars, Yanis est décédé le lendemain au CHRU Trousseau de Tours.
- Le 25/03/2021, X, 27 ans, meurt suite à un « malaise » au CRA de Bordeaux (Gironde). La victime aurait été retrouvée morte dans sa « chambre », l’autopsie concluant à « un décès en lien avec une défaillance cardio -respiratoire secondaire à une asphyxie ». Son décès entraîne une révolte des autres personnes retenues au Centre de Rétention.
- Le 12/04/2021, X, 21 ans, meurt dans un accident (scooter) à Nanterre, percuté par une voiture de police vers 22h50. La version policière affirme que l’équipage de police secours (trois policiers) se rendait sur une intervention, lorsque la victime aurait surgit en scooter sur l’intersection, ne respectant pas la priorité à droite. L’enquête a été confiée au commissariat d’Asnières-sur-Seine.
- Le 16/04/2021, Benoît, 56 ans, est tué par balle à Frouard (Meurthe et Moselle), lors d’une intervention du GIGN à son domicile. Le GIGN serait intervenu pour une suspicion de détention d’arme et aurait ouvert le feu sur le fils de Benoît, avant que ce dernier n’ouvre le feu en réaction.
- Le 01/05/2021, X, 36 ans, meurt dans sa cellule au commissariat de Nouméa (Nouvelle-Calédonie). Arrêté en état d’ébriété, il aurait été retrouvé inanimé dans sa cellule, avant de décéder à l’hôpital.
- Le 01/05/2021, X, 43 ans, meurt dans sa cellule au commissariat de Périgueux (Dordogne). Arrêté en état d’ébriété, il aurait été retrouvé mort dans sa cellule, pendu avec une couverture. L’enquête en conclue à un suicide.
- Le 10/05/2021, X (femme), 33 ans, est tuée par balle à Pessac (Gironde), lors d’une intervention de la BAC à son domicile. Souffrante de schizophrénie, la victime aurait menacé son mari, qui a appelé les secours. Elle aurait ensuite blessé un agent au mollet avec son couteau, avant qu’un autre agent ne lui tire dans la tête.
- Le 13/05/2021, X, 46 ans, meurt suite à un « malaise » à Lille (Nord), lors de son interpellation. Souffrant de schizophrénie, la victime aurait tenté de résister à son hospitalisation sous contrainte, avant de vomir et de décéder lors de son interpellation.
- Le 28/05/2021, Ndiaga Dieye, 39 ans, est tué par balle à La Chapelle-sur-Erdre (Loire Atlantique), lors d’une intervention du GIGN. Souffrant de schizophrénie, il aurait blessé une policière au couteau, avant de prendre la fuite et de séquestrer une femme dans un appartement. Il aurait ensuite ouvert le feu sur les gendarmes, avant d’être abattu.
- Le 02/06/2021, Nicolas Chastan, 48 ans, est tué par balle à Saint-Étienne le Laus (Hautes Alpes), lors d’une intervention du GIGN à son domicile. Souffrant de troubles psychiatriques, il aurait fait preuve de violences envers sa mère, avant de se retrancher chez lui à l’arrivée du GIGN. Après de longues heures de négociation, il aurait brandi un fusil de chasse en direction des gendarmes, qui l’ont abbatu.
- Le 03/06/2021, Yanis, 20 ans, meurt des suites d’un accident (scooter) survenu le 14 mars à Saint-Denis (Seine Saint Denis), en tentant d’échapper à la BAC.Tentant d’échapper à un contrôle de la BAC vers 23h30, Yanis s’est dirigé sur l’avenue du Président-Wilson avant de s’engager sur l’autoroute A1 en direction de Paris. Il aurait ensuite tenté un demi-tour et se serait engagé à contresens sur l’autoroute. Environ 600 mètres plus loin, Yanis a percuté une voiture qui arrivait face à lui. Il est décédé le 3 juin suivant après 49 jours dans le coma.
- Le 12/06/2021, X, 38 ans, meurt dans sa cellule au commissariat de Meylan (Isère). Les circonstances sont inconnues.
- Le 22/06/2021, X (femme), 29 ans, meurt en chutant d’un immeuble à Saint-Étienne (Loire), lors d’une intervention de la police à son domicile. Appelé suite à des violences conjugales, la victime aurait tenté de fuir en se jetant par la fenêtre. Un policier aurait tenté de la retenir par la main mais elle aurait chuté malgré tout.
- Le 23/06/2021, Bilal Maize, 34 ans, est tué par balle à Pierrelaye (Val-d’Oise), lors d’une intervention de la police à son domicile. Appelés par le bailleur en vue de son expulsion, la victime aurait d’abord été trouvée endormi sur son canapé. Il se serait alors soudainement saisi d’un couteau pour menacer les policier, avant que ceux-ci n’ouvrent le feu à l’aide d’un taser et d’une arme à feu.
- Le 30/06/2021, X, 36 ans, est tué par balles à Ermont-Eaubonne (Val-d’Oise), lors d’une intervention de la police ferroviaire. La victime aurait menacé des voyageurs et un groupe d’enfants à l’aide d’un couteau à la gare d’Ermont-Eaubonne, avant de prendre la fuit à l’arrivée de la police ferroviaire, qui ouvre le feu sur elle à cinq reprises.
- Le 05/07/2021, Aziz, 27 ans, est tué par balle à Bossey (Haute-Savoie), lors d’une intervention des gendarmes. Deux gendarmes, prévenus par une société de sécurité privée de la présence de deux hommes suspectés de vols de moto, ouvrent le feu lorsque l’un d’eux tente de prendre la fuite au volant d’un camion. Les gendarmes ouvrent le feu à neuf reprises et abattent le conducteur, Aziz, d’une balle dans le torse.
- Le 06/07/2021, X, 28 ans, meurt dans sa cellule au commissariat de Poitiers (Vienne).
- Le 10/07/2021, X, 21 ans, meurt noyé à Ponts-de-Cé (Maine et Loire).
- Le 10/07/2021, X, 37 ans, meurt dans un accident (voiture) à Jardres (Vienne), après avoir tenté d’échapper à un contrôle de gendarmerie.
- Le 19/07/2021, X, 32 ans, est tué par balle à Arles (Bouches-du-Rhône).
- Le 19/07/2021, X, 42 ans, meurt dans sa cellule au commissariat de Nouméa (Nouvelle Calédonie).
- Le 24/07/2021, Jimmy Girod, 39 ans, est tué par balle à Guillon-les-Bains (Doubs), lors d’une intervention de la gendarmerie à son domicile.
- Le 04/08/2021, Souheil El Khalfaoui, 19 ans, est tué par balle à Marseille (Bouches-du-Rhône), à l’occasion d’un contrôle routier. La version policière affirme que Souheil aurait refusé de se soumettre à un contrôle et aurait heurté l’un des agents intervenants en manœuvrant son véhicule pour s’y soustraire, provoquant le tir mortel. La police avance l’argument de la légitime défense.
- Le 09/08/2021, Lassisse, 35 ans, est tué par balle à La Talaudière (Loire), lors d’une intervention de la BAC à son domicile.
- Le 12/08/2021, X, 29 ans, meurt dans un accident (scooter) à Marseille (Bouches-du-Rhône), en tentant d’éviter un contrôle de police.
- Le 22/08/2021, X, 14 ans, meurt dans un accident (voiture) à Orchies (Nord), en tentant d’éviter un contrôle de police.
- Le 29/08/2021, X, 17 ans, meurt dans un accident (camionnette) à Montchanin (Saône-et-Loire), en tentant d’éviter un contrôle de gendarmerie.
- Le 06/09/2021, X, 43 ans, meurt dans sa cellule à Toulouse (Haute-Garonne).
- Le 17/09/2021, X, 44 ans, meurt dans sa cellule à Saint-Brieuc (Côtes d’ Armor).
- Le 23/09/2021, Amza B., 19 ans, meurt dans un accident (moto) à Montceau-les-Mines (Saone-et-Loire). La presse de préfecture reprend la parole policière comme quoi le jeune motard a eu un banal accident de circulation quand il a percuté un autre véhicule. Mais dans un documentaire de France Culture (17/11/21), des témoins proches du jeune homme affirment que, ce soir-là, les forces de police étaient bien à ses trousses et cherchaient à l’interpeller.
- Le 06/10/2021, X, 46 ans, meurt dans sa cellule au commissariat de Dax (Landes).
- Le 13/10/2021, X, 37 ans, est tué par balle à Danjoutin (Territoire de Belfort).
- Le 17/10/2021, Ismaël Berrabah, 30 ans, meurt noyé à Nancy (Meurthe et Moselle), en tentant de fuir un contrôle de la BAC.
- Le 22/10/2021, X, 41 ans, est tué par balle à Colombes (Haute Seine).
- Le 06/11/2021, X, 44 ans, meurt dans sa cellule au commissariat de Lens (Pas de Calais).
- Le 07/11/2021, X, 46 ans, meurt dans sa cellule au commissariat de Lille (Nord).
- Le 12/11/2021, X, meurt dans un accident (moto) à Paris, en tentant de fuir un contrôle de police.
- Le 15/12/2021, Fitim Uka, 41 ans, meurt dans sa cellule du tribunal de Bordeaux (Gironde).
- Le 27/12/2021, X, 64 ans, meurt d’un arrêt cardiaque à Pornichet (Loire Atlantique), lors de son interpellation par la police à son domicile.
BILAN : 52 morts
- 17 personne(s) morte(s) suite à des tirs à balles réelles.
- 1 personnes mortes suite à l’utilisation d’une technique d’immobilisation (pliage / plaquage / clé d’étranglement)
- 16 personnes mortes en cellule ou lors de leur interpellation suite à des suspicions de coups ou dans des circonstances troubles (« malaise »).
- 14 personnes mortes lors d’un accident routier ou ferroviaire impliquant la police (renversées par la police ou au cours d’une course poursuite)
- 4 personnes mortes noyées ou en raison d’une chute mortelle.
2020 : 33 morts
- Le 03/01/2020, Cédric CHOUVIAT, 42 ans, est tué par plaquage ventral et clé d’étranglement à Paris – la police aurait procédé à un contrôle alors qu’il roulait à scooter (Cédric était livreur) sous prétexte qu’il était au téléphone. Filmant lors du contrôle, la police affirme avoir voulu l’arrêter pour outrage. Plaqué au sol par trois policiers, puis étranglé par l’un d’eux, il meurt entre les mains des policiers et devant témoins, sans que les policiers n’aient prêté attention aux signes d’affaiblissement de la victime. L’autopsie confirme qu’il est mort d’une asphyxie et d’une rupture du larynx causées par le plaquage ventral et la clé d’étranglement.
- Le 09/01/2020, Maëva COLDEBOEUF, 21 ans, meurt renversée par un véhicule de police à Rennes. Vers 00h30, une voiture banalisée emprunte une voie de bus, alors qu’un bus marque un arrêt. Deux piétons s’engagent pour traverser la rue. La voiture de police les percute. Maëva Coldeboeuf succombe à ses blessures à l’hôpital. L’IGPN est saisie. Les policiers n’avaient pas enclenché la sirène de police. Le parquet met en examen les policiers pour « homicide involontaire ». En octobre 2020, les deux policiers sont condamnés à douze mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Rennes. Ils font appel de la décision.
- Le 16/01/2020, Miguel KAMENI, 18 ans, meurt des suites d’un accident de moto survenu le 10 janvier au niveau des rampes de Saint-François à La Réunion, lors d’une course poursuite avec une patrouille de la BAC. La voiture de police se serait mise sur la ligne médiane et non en travers de la route pour signaler un contrôle de police. Le motard aurait alors percuté la voiture à vive allure. Blessé, Miguel K. est pris en charge par les secours. Il décède à l’hôpital le lendemain de l’accident. L’enquête met hors de cause les policiers « ayant respecté la procédure », s’appuyant vidéo d’un témoin. Le procureur affirme que le jeune a percuté la voiture et non l’inverse. La mère de la victime conteste cette version et porte plainte contre les policiers pour « connaître la vérité ». La mort de Miguel déclenche la révolte des habitants du quartier des Camélias qui veulent des preuves.
- X, env. 35 ans, chauffeur-routier, a été tué par balles par la gendarmerie de Montauban. Arrêté dans son véhicule, contrôlé positif aux stupéfiants, il a ensuite tenté de prendre la fuite, a été poursuivi par les gendarmes qui ont fait feu à quatre reprises pour le toucher mortellement.
- Le 11/08/2020, X, 82 ans, meurt suite à des violences lors de son placement en cellule à Créteil.
- Le 12/08/2020, X, 22 ans, est tué par balle à Paris 13ème.
- Le 23/08/2020, Toufik S., 23 ans, meurt pendant sa garde à vue au commissariat de Lille-Sud. Dix jours plus tard, le parquet exclut « toute hypothèse de mort suspecte ou violente » et viole le secret de l’instruction en donnant à la presse des extraits de son dossier médical (faisant passer la victime pour un toxicomane).
- Le 14/09/2020, Mahamadou FOFANA, 35 ans, originaire de Noisy-le-Grand, est mort noyé dans la Seine à Bougival (78). Il était poursuivi par la police. D’emblée, la presse évoque un « soupçon de vol de moto » et que Mahamadou se serait jeté seul dans le fleuve…
- Le 26/09/2020, X, 61 ans, meurt des suites des ses brûlures, après qu’un policier l’aie tasé alors qu’il menaçait de s’immoler à Clamart (92). Menaçant de se suicider en s’immolant par le feu, l’un des policiers pense le maîtriser en faisant usage de son pistolet à impulsion électrique, mais le tir de taser met à feu l’essence.
- Le 17/10/2020, Olivio GOMES, 28 ans, est tué par balle par la BAC à Poissy (Yvelines), à l’occasion d’un contrôle routier. La police déclare avoir suivi son véhicule depuis le périphérique, où il aurait fait plusieurs embardées, avant de s’immobiliser sur un parking. Là, le conducteur aurait redémarré le véhicule, « mettant en danger » un policier, occasionnant l’ouverture du feu de l’un de ses collègues (trois balles dans l’épaule et l’omoplate). Les passagers affirment qu’il voulait avancer pour ouvrir la portière bloquée par le véhicule de la BAC.
- Le 18/11/2020, X, 25 ans, meurt noyé dans le bassin de la Villette à Paris, lors d’une opération de police.
- Le 20/11/2020, X, 61 ans, est retrouvé mort dans sa cellule de dégrisement à Montluçon.
- Le 03/12/2020, Claude JEAN-PIERRE, 67 ans, meurt des suites d’une interpellation violente survenue le 21 novembre à Deshaie (Guadeloupe), lors d’un contrôle routier effectué par des gendarmes.
- Le 23/12/2020, X, 33 ans, meurt tué par balle dans sa cellule à l’aéroport d’Orly, alors qu’une policière de la PAF lui apporte son repas. La police déclare que l’homme se serait saisi de l’arme de la policière pour se suicider.
BILAN : 33 morts
- 8 personnes mortes suite à des tirs à balles réelles.
- 2 personnes mortes suite à l’utilisation d’une technique d’immobilisation (pliage / plaquage / clé d’étranglement)
- 12 personnes mortes en cellule ou lors de leur interpellation suite à des suspicions de coups ou dans des circonstances troubles (« malaise »).
- 6 personnes mortes lors d’un accident routier ou ferroviaire impliquant la police (renversées par la police ou au cours d’une course poursuite)
- 4 personnes mortes noyées ou en raison d’une chute mortelle.
- 1 personne meurt suite à un tir de taser.
- Dont 12 décès durant les 8 semaines de confinement obligatoire (16 mars – 10 mai)
2019 : 24 morts
- Le 01/01/2019, Brahim MOUSSA, 24 ans, est tué par balle à Lille (Nord), par des policiers après avoir forcé un barrage de police.
- Le 09/01/2019, José M, 29 ans, meurt en cellule à la Maison d’Arrêt d’Angers (Maine et Loire). José est retrouvé mort dans sa cellule de la maison d’arrêt d’Angers. Placé en garde à vue la veille au commissariat de Saumur pour un motif inconnu, l’homme s’était plaint d’avoir reçu des coups de la part des forces de l’ordre. Une plainte avait été enregistrée par le procureur. Selon un témoin, son corps portait des traces de coups à son arrivée en prison. L’IGPN est saisie.
- Le 07/02/2019, José LE PELLEC, 47 ans, est tué par balle à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), par un gendarme. Vers 12h30, José entre dans une agence bancaire, un couteau à la main. Il prend en otage huit personnes. Alertée, la gendarmerie intervient et ouvre le feu contre José qui menace, couteau sous la gorge, une employée. La banque se situe à quelques centaines mètres d’un centre psychiatrique et des médicaments sont retrouvés sur José. L’IGGN mène une enquête sur l’utilisation des armes par les agents.
- Le 09/02/2019, Allan LAMBIN, 20 ans, meurt en cellule à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine). La voiture d’un père et de son fils, alcoolisés, glisse dans un fossé suite à une mauvaise manoeuvre. La police et les pompiers arrivent. Allan, le fils, ouvre une bière et la boit devant eux, selon des témoins. La police l’interpelle et le plaque au sol. Le jeune homme est emmené au commissariat de Saint-Malo. Il est retrouvé inanimé dans sa cellule de dégrisement, le Samu constate son décès sans déceler de « trace de coups ». L’IGPN est saisie. Le père de la victime, placé également en cellule, conteste la version policière et évoque des violences lors de l’interpellation.
- Le 19/02/2019, Karim LECHEHEB, 36 ans, est tué par balle à Marseille (Bouches-du-Rhône), par des policiers. Karim, armé d’un couteau, agresse et blesse trois personnes dans la rue. La police intervient et tente de renverser le suspect. Karim aurait alors sorti une arme de poing avant que les policiers ouvrent le feu. Il décède peu après malgré les tentatives de réanimation. Un tierce personne est blessée au cou par la balle d’un policier. Le parquet exclut la piste terroriste. L’agresseur, déjà condamné à quinze ans de prison pour le meurtre de son père en 2005, est considéré comme « psychiquement fragile ».
- Le 21/02/2019, Zakaria TOURE, 21 ans, est tué par des tirs de Taser à la Maison d’Arrêt de Troyes (Aube). Zakaria, détenu de la maison d’arrêt de Troyes, pris de convulsions, est emmené aux urgences hospitalières. Menotté, alors qu’il convulse, le jeune homme se serait débattu et aurait donné un coup à un médecin. Des calmants et des neuroleptiques lui sont administrés. Alertée, la police intervient et tire deux coups de taser. Zakaria décède le lendemain. Selon des témoins, policiers et médecins auraient cru à un simulation. Selon l’autopsie, la toxicité des substances retrouvées dans le corps pourrait être en cause. Une instruction judiciaire est ouverte.
- Le 02/03/2019, Adam SOLI, 17 ans, meurt dans un accident à Grenoble, poursuivi par la BAC. En soirée, une patrouille de la BAC poursuit deux jeunes adolescents circulant sans casque sur un scooter volé. Le scoiter s’engage sur l’autoroute A480. Sur une bretelle de sortie, le deux-roues aurait tenté de doubler un car par la droite. Les deux jeunes hommes, dont dont Adam, qui est lycéen, seraient morts coincés entre le bus et le parapet du pont. Le procureur de la République écarte toute faute de la police. Des témoins évoquent cependant un parechocage par la voiture de la BAC. Une information judiciaire est ouverte. Le drame déclenche une révolte dans le quartier des deux défunts.
- Le 02/03/2019, Fatih KARAKUSS, 19 ans, meurt dans un accident à Grenoble, poursuivi par la BAC. En soirée, une patrouille de la BAC poursuit deux jeunes adolescents circulant sans casque sur un scooter volé. Le scoiter s’engage sur l’autoroute A480. Sur une bretelle de sortie, le deux-roues aurait tenté de doubler un car par la droite. Les deux jeunes hommes, dont Fatih, qui est lycéen, seraient morts coincés entre le bus et le parapet du pont. Le procureur de la République écarte toute faute de la police. Des témoins évoquent cependant un parechocage par la voiture de la BAC. Une information judiciaire est ouverte. Le drame déclenche une révolte dans le quartier des deux défunts.
- Le 05/03/2019, Hanane ABOULHANA est tué par balle au Centre Pénitentiaire d’Alençon, tué par le RAID alors qu’il se retranchait avec sa compagne dans l’unité de vie familiale de la prison pour un motif non élucidé.
- Le 27/03/2019, Ange DIBENESHA, 31 ans, meurt en cellule à Paris, suite à son arrestation violente à l’occasion d’un contrôle de police.
- Le 18/04/2019, Patrick YEM, 48 ans, est tué par un tir de Taser et par balle à Versailles (Yvelines), par des policiers. Victime de violence conjugale, une femme alerte la police vers 23h55 alors que son mari l’a agressé avec un couteau de cuisine. Arrivées rue Montbauron, sur le pallier du domicile, les policiers sont menacé par Patrick, muni du couteau. Les policiers font usage de leur pistolet électrique. Patrick aurait continué à les menacer. Un policier ouvre le feu à deux reprises et le blesse à l’abdomen et au thorax. Il meurt malgré les tentatives de réanimation. L’auteur des coups de feu est placé en garde à vue. L’IGPN mène une enquête pour déterminer les circonstances de l’ouverture de feu du fonctionnaire.
- Le 21/04/2019, Roland S, 30 ans, meurt à la sortie de sa garde-à-vue à Paris. Roland est interpellé pour avoir touché sans son consentement la poitrine d’une femme, qui prévient la police. Roland, qui dit être sans domicile fixe et né à Kinshasa, est placé en garde à vue a commissariat du 13ème arrondissement. A l’issue de sa détention, il est victime d’un malaise selon les policiers. Secouru par les pompiers vers 17h30, il décède aux alentours de 19h. Les circonstances du décès sont troubles. L’IGPN est saisie pour « rechercher les causes de la mort ».
- Le 24/05/2019, Philippe FERRIERES, 36 ans, meurt asphyxié (clé d’étranglement) à Drancy (Seine-Saint-Denis), par la police. Dans la nuit, une femme alerte la police que son ex-compagnon tente de s’introduire à son domicile. Arrivée sur place, la police interpelle Philippe. Celui-ci refuse d’être menotté et bouscule les agents, qui font usage de matraques télescopiques. Menotté au sol, il subit un étranglement de la part d’un policier. Inconscient, il décède 1h plus tard malgré les tentatives de réanimation. L’IGPN mène une enquête pour déterminer les circonstances du décès. L’autopsie révèle un décès par asphyxie.
- Le 21/06/2019, Steve MAIA CANICO, 24 ans, meurt noyé dans la Loire à Nantes (Loire Atlantique). La nuit de la fête de la musique, les forces de l’ordre interviennent sur un quai le long de la Loire pour disperser des dizaines de personnes qui font la fête au-delà de l’horaire autorisé. Les agents tirent des gaz lacrymogène pour, selon eux, riposter aux tirs de projectile. Quatorze personnes tombent dans la Loire. Le lendemain, un jeune homme, Steve Maïa Caniço, est porté disparu. Son corps est retrouvé dans le fleuve trois semaines plus tard, le 29 juillet. Une information judiciaire pour « homicide involontaire » est ouverte. L’enquête de l’IGPN, contredite par la police judiciaire sur certains aspects, exclut un lien entre la charge policière et la noyade de Steve. Le commissaire en charge du commandement ce soir-là est muté. 89 participants à la soirée portent plainte « pour mise en danger de la vie d’autrui ».
- Le 03/07/2019, Lakhdar BEY, 50 ans, meurt d’un arrêt cardiaque à Chambéry (Savoie). Des policiers assistent un huissier pour expulser de leur appartement HLM une famille avec quatre enfants qui ne paie plus son loyer. Le père, Lakhdar Bey, un artisan au chômage, s’oppose aux fonctionnaires. Il est menotté et traîné de force dans l’escalier. Selon des voisins, il aurait alors fait un premier malaise. Dans le véhicule de police, Lakhdar Bey, qui porte un peacemaker, est pris de convulsions. L’homme succombe malgré l’arrivée de secours. L’IGPN est saisie pour déterminer les circonstances de la mort. Une autopsie ne relève « aucune trace de violences », selon le parquet. En septembre 2019, la famille porte plainte pour « coups et blessure volontaire ». Un an après les faits, la famille n’a toujours pas récupéré le corps.
- Le 05/08/2019, X, 21 ans, meurt dans un accident de scooter à Grenoble. Au moment de franchir un feu, un jeune homme circulant sur un scooter croise une voiture de police. Selon le parquet, refusant de s’arrêter, il aurait perdu le contrôle de son véhicule avant de percuter le trottoir. Blessé au visage, il est transporté à l’hôpital. L’homme décède le lendemain. L’autopsie confirme que son décès est lié à ses blessures. L’IGPN met les policiers hors de cause car « il n’y a eu aucun contact entre le véhicule de police et le scooter ».
- Le 06/08/2019, Manuel ETILE est tué par balle à Fort-de-France (Martinique) par des policiers suite à une course-poursuite, alors qu’il aurait été muni d’une arme à feu.
- Le 11/08/2019, X, 53 ans, est tué par balle à Menton (Alpes Maritimes) par des policiers. Un homme sans domicile fixe, armé d’un couteau, tente de se suicider. Des policiers interviennent. L’homme, de nationalité belge, se serait montré menaçant. Un policier aurait alors ouvert le feu le tuant d’une balle au thorax. Le parquet confie une enquête à l’IGPN et une autre à la police judiciaire de Nice.
- Le 04/09/2019, X, 38 ans, est tué par des tirs de Taser à Tarascon (Bouches-du-Rhône), par des policiers. Des agents de la police municipale et nationale interviennent pour appréhender un homme nu en crise de démence devant une école élémentaire. D’après des témoins, il aurait dégradé le logement du concierge. Selon la version officielle, les policiers tirent deux coups de pistolet à impulsion électrique Taser. 2h plus tard, l’homme, menotté, décède d’un arrêt cardiaque malgré les tentatives de réanimation des pompiers. L’autopsie exclut que les deux lésions, liées aux tirs de taser, soit la cause du décès. Une ecchymose est relevée sur le crâne. Une enquête pour rechercher les causes de la mort est ouverte par l’IGPN.
- Le 13/09/2019, Adam GUINAEVE, 17 ans, meurt dans un accident de voiture à Auch (Gers). La police municipale d’Auch tente de contrôler un véhicule signalé comme volé depuis la veille. La voiture, occupée par trois jeunes passagers prend la fuite puis tente de forcer un barrage. Un policier sort son arme et ouvre le feu. Le conducteur se serait alors engagé à vive allure sur le bord de la chaussée. La voiture devenue « incontrôlable » fait plusieurs tonneaux. L’un des passagers, Adam, étudiant en BTS d’origine tchétchène, reste coincé dans l’habitacle et décède. Selon l’autopsie, il serait mort suite à un traumatisme cervical. L’IGPN ouvre une enquête. Le conducteur est mis en examen pour tentative d’homicide. L’enquête devra déterminer si la balle tirée a provoqué la « sortie de route ». Le drame déclenche la révolte de jeunes habitants dans le quartier du Garros à Auch.
- Le 06/10/2019, Ibrahima BAH, 22 ans, meurt dans un accident de moto à Villiers-le-Bel (Val d’Oise). Des agents de la police nationale sont en train de contrôler un véhicule sur la chaussée quand Ibrahima arrive en moto et freine. L’arrière de sa moto chasse, Ibrahima Bah percute un poteau et meurt sur le coup. Selon le préfet, le défunt aurait perdu le contrôle de sa moto après avoir refusé de s’arrêter. Des témoins contestent cette version. Selon eux, le fourgon de police aurait percuté volontairement « au niveau de l’aile avant droite » la moto entrainant l’accident mortel. Ni les bandes de vidéosurveillance, ni le rapport d’autopsie ne sont transmis à la famille. La famille porte plainte, l’IGPN est saisie. Une information judiciaire est ouverte pour « homicide involontaire ».
- Le 03/11/2019, Daniel X, 17 ans, meurt noyé à Muret (Haute Garonne), en tentant d’échapper à la gendarmerie. Surpris en train de cambrioler une boutique de téléphonie de Muret par des gendarmes, trois jeunes gens s’enfuient dans une voiture, en direction de Toulouse. Arrivés dans le quartier d’Empalot, les passagers fuient à pied. Deux sautent dans la Garonne, l’un d’eux est repêché par un gendarme. Un autre jeune homme, Daniel, ne réapparaît pas. Pendant près d’un mois, la famille du disparu entreprend elle-même des recherches du corps, abandonnées par les autorités. Elle lance un appel à l’aide. Deux mois après les faits, le corps de Daniel est retrouvé, au niveau d’Aiguillon dans le Lot-et-Garonne. Le parquet d’Agen ouvre une enquête pour déterminer les circonstances exactes de la son décès. L’affaire est en cours.
- Le 12/12/2019, Moussef A., 36 ans, est tué par des tirs de Taser aux Lilas, par des policiers. Des agents de la police nationale tentent d’appréhender Moussef, «visiblement déséquilibré», se frappant la tête avec un brique et menaçant de «tuer tout le monde» (source policière). Retranché dans une boulangerie, l’homme se serait saisi d’un couteau et d’un pulvérisateur de produits à vitres. Les policiers font usage de leur pistolet à impulsion électrique Taser. Transporté à l’hôpital, l’homme est décédé d’un arrêt cardio-respiratoire.
- Le 13/12/2019, Rachid X, 42 ans, est tué par des tirs de Taser et par balle à Paris – La Défense, par la BTC. Trois agents de la brigades territoriales de contact (BTC) patrouillent sur l’esplanade de La Défense quand un homme sans-abri, souffrant de troubles psychiatriques, les aurait menacé avec une scie à placo-plâtre. Les policiers auraient d’abord utilisé un pistolet à impulsion électrique, en vain, avant d’ouvrir le feu, d’après la version policière. Sept balles sont tirées par les agents. Aucun policier n’a été blessé. La sœur du défunt porte plainte et se constitue partie civile. Le parquet de Nanterre ouvre une information judiciaire pour « meurtre » contre les deux fonctionnaires. L’IGPN est saisie.
BILAN 2019 : 24 morts
- 8 personnes mortes suite à des tirs à balles réelles.
- 1 personne morte suite à l’utilisation d’une technique d’immobilisation (pliage / plaquage / clé d’étranglement)
- 5 personnes mortes en cellule ou lors de leur interpellation suite à des suspicions de coups ou dans des circonstances troubles (« malaise »).
- 5 personnes mortes lors d’un accident routier ou ferroviaire impliquant la police (renversées par la police ou au cours d’une course poursuite)
- 2 personnes mortes noyées ou en raison d’une chute mortelle.
- 3 personnes mortes suite à un tir de taser.
2018 : 23 morts
- Le 17/01/2018, Gaye CAMARA, 26 ans, est tué par balle à Epinay sur Seine par la BAC. Vers minuit, une patrouille de la BAC surveille un véhicule Mercedes signalé comme volé. Une autre voiture Volkswagen, occupée par trois personnes, arrive à leur niveau. Une personne en descend et s’installe dans le véhicule sous surveillance. Les policiers interviennent et l’autre véhicule tente de prendre la fuite. Les policiers ouvrent le feu à huit reprises. A son bord, Gaye est touché à la tête. Emmené à l’hôpital, il décède deux jours plus tard. Une enquête de l’IGPN est ouverte. La famille porte plainte contre X pour « homicide volontaire ». En octobre 2019, un non-lieu est prononcé par le juge d’instruction au nom de la légitime défense, non-lieu confirmé en appel.
- Le 24/01/2018, Stéphane FRUTEAU, 19 ans, meurt dans un accident de scooter à Saint-Denis-Malartic (La Réunion), suite à une course-poursuite avec la police. Stéphane et son passager sont éjectés au-dessus de la glissière de sécurité en béton du pont Vinh San et percutés par un autre véhicule.
- Le 11/03/2018, Yannick LOCATELLI, 35 ans, est tué par balle par la gendarmerie à Baie-Mahau (Guadeloupe). Des gendarmes repèrent une voiture ayant une fausse plaque d’immatriculation, au niveau d’une station-service. Ils la suspectent d’être liée à des cambriolages récents. Ils tentent de contrôler le conducteur qui tente de s’enfuir. Un des gendarmes ouvre le feu à sept reprises. Trois balles touchent Yannick L. et le tuent. Le gendarme est inculpé d' »homicide volontaire » et incarcéré. Il est suspendu de ses fonctions.
- Le 12/03/2018, X, est tué d’une balle dans le coeur par la police dans le XVème arrondissement de Paris. Dans l’après-midi, les employés de la clinique Blomet préviennent la police qu’un homme sème le trouble et menace sa compagne avec qui il est en instance de rupture. Devant le bâtiment, l’homme sort un pistolet à grenaille en voyant les policiers arriver sur lui pour le contrôler. L’un des agents ouvre le feu à deux reprises et le touche au cœur. Transféré à l’hôpital, l’homme succombe à ses blessures dans la soirée.
- Le 18/03/2018, Matthis LEPILLER, 17 ans, meurt dans un accident au Havre (Seine-Maritime). Vers 07h30 du matin, une patrouille de police remarque un homme à bord d’un véhicule roulant à vive allure. Les policiers décident de le contrôler. Le conducteur démarre pour se soustraire au contrôle. Il est pris en poursuite par la patrouille. Au niveau du rond-point de la Brèque, le jeune conducteur aurait perdu le contrôle de sa Clio Renault pour éviter un autre véhicule. Il aurait alors percuté un mur et se serait fait éjecter par le choc.
- Le 30/04/2018, Ismaël DEH, 58 ans, meurt renversé par un véhicule de police à Versaille (Yvelines). Ismaël Deh, en situation irrégulière, est contrôlé par une patrouille de police près du château de Versailles. Selon la version policière, ce Sénégalais en France depuis 18 ans, se serait enfuit. Poursuivi par deux policiers à pied, il aurait percuté le fourgon de police qui arrivait devant lui, au croisement de la rue Carnot. Le conducteur n’aurait pas réussi à l’éviter. Ismaël Deh succombe à un traumatisme crânien après avoir heurté le capot du véhicule. Il décède le lendemain à l’hôpital. Des témoins de la scène donnent une autre version. Selon eux, Ismaël aurait été rattrapé rapidement par les policiers à pied qui l’auraient alors roué de coups et passé à tabac. Ces derniers auraient appelé les secours après avoir constaté que l’homme était inanimé.
- Le 07/05/2018, Blessing MATTHEW, 21 ans, meurt noyée à Val-des-Prés suite à un contrôle de police. Vers 5 heures du matin au hameau de la Vachette, des policiers auraient contrôlé plusieurs migrants qui viennent de passer la frontière franco-italienne. Blessing, Nigériane, s’enfuit. Son corps est retrouvé sans vie dans la Durance deux jours plus tard. L’autopsie parle de décès à la suite d’une noyade. Les circonstances sont troubles. La sœur de la victime a porte plainte « contre X pouvant être les représentants de l’autorité publique» pour «mise en danger délibérée de la vie d’autrui et homicide involontaire ». Le parquet ouvre une enquête pour « recherche des causes de la mort ».
- Le 23/06/2018, Thierry BARDIN, 49 ans, est tué par balle par les gendarmes à Chinon (Indre-et-Loire). Suite au signalement par des voisins pour tapage nocturne, des gendarmes se rendent au domicile d’un homme aux propos « décousus ». L’homme « manifestement sous l’emprise de l’alcool » selon les gendarmes, se saisit d’une arme qui s’avérera factice. Un des agents ouvre le feu. La deuxième balle atteint l’homme qui s’écroule.
- Le 03/07/2018, Aboubakar FOFANA, 22 ans, est tué par balle (carotyde) à Nantes, tirée par un CRS lors du contrôle de son véhicule. Vers 20h15, des CRS contrôlent un conducteur qui n’a pas sa ceinture de sécurité dans le quartier du Breil. Les policiers tentent de l’emmener au commissariat pour vérifier son identité. Aboubakar aurait alors démarré et tenté de fuir en reculant. Un des CRS sort son arme et tire une balle dans le cou à bout portant. Aboubakar décède deux heures plus tard à l’hôpital. Le CRS affirme avoir agi en état de légitime défense pour protéger des enfants jouant derrière le véhicule. Plusieurs témoins et vidéos infirment cette version. On ne voit ni enfant ni la voiture « zigzaguer entre les immeubles » comme l’ont affirmé les policiers. Placé en garde à vue, l’auteur du tir mortel change sa version des faits. Le CRS dit avoir ouvert le feu « par accident » sur Aboubakar en tentant de lui prendre le volant. Il est mis en examen pour « coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner ». Le drame déclenche des affrontements entre les habitants du quartier et les forces de l’ordre.
- Le 09/07/2018, Madhi BOUHALOUAN, est tué par taser par les gendarmes à Vic-sur-Aisne (Aisne). Vers 11h, un homme « déambule bizarrement » dans la rue selon des témoins. Muni d’une tige d’antenne parabolique, il l’aurait lancé vers des gendarmes qui tentent de l’interpeller, criant « Allah Akbar ». Ces derniers tentent de le maîtriser à main nues, avec leur bâton télescopique puis en tirant un coup de pistolet à impulsion électrique. Ils le maintiennent ensuite au sol pendant que l’homme fait un malaise. Inconscient, il décède sur place quelques minutes plus tard.
- Le 14/08/2018, Romain CHENEVAT, 26 ans, est tué par balle (thorax) à Paris alors qu’il est au volant de son véhicule, suite à une course-poursuite après s’être soustrait à un contrôle routier. Vers 22h, un policier tente de contrôler dans le quartier des Halles une voiture dont le feu de circuation est défectueux. Le conducteur, Romain, ne s’arrête pas. Le fonctionnaire le poursuit à bord d’un scooter qu’il perquisitionne. Au niveau de la rue Condorcet (IXème), la voiture en fuite se retrouve bloquée. Romain tente alors de reculer, en direction du policier. Ce dernier ouvre le feu. Touché au thorax, Romain décède. L’agent est placé en garde à vue. L’auteur du coup de feu est mis en examen pour « violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner ». Une marche blanche est organisée à Draveil en Essonne, d’où était originaire Romain.
- Le 21/08/2018, Clayton X, 15 ans, meurt dans un accident de moto à Orly (Val-de-Marne), après avoir été poursuivi par la police. Alors qu’il est en train de faire des « roues-arrières » en scooter, Clayton prend la fuite à la vue de policiers qui tentent de le contrôler. Poursuivi par les policiers, Clayton perd le contrôle de son deux-roues en percutant un trottoir dans un virage. Touché à la tête, il succombe à sa chute.
- Le 23/08/2018, Kamel S., 35 ans, est tué par balle à Trappes (Yvelines). La police intervient au domicile de Kamel, rue Camille Claudel, qui s’est retranché après avoir agressé au couteau sa sœur. Connu pour des antécédants psychiatriques et « apologie publique de terrorisme », Kamel S. refuse de sortir à l’arrivée des policiers, criant « Allah Akhbar ». En sortant de son pavillon, l’homme aurait continué d’avancer en direction des policiers qui l’abattent. Le corps de la mère du défunt est découvert sans vie à son domicile. L’acte est revendiqué par l’organisation l’Etat Islamique, mais les enquêteurs ne retiennent pas l’acte terroriste mais plutôt celui d’un « déséquilibré ».
- Le 28/08/2018, X, 38 ans, meurt dans un accident à Paris, poursuivi par la police. Vers 22h, des policiers tentent de contrôler un couple qui sort en sccoter d’un lieu connu pour trafic de drogue. Le motard prend la fuite, les policiers le poursuivent. Ces derniers affirment avoir stoppé leur course avant de recroiser le scooter qui aurait blessé à la main une policière en passant le barrage. Le couple percute une BMW qui vient de griller un feu rouge à l’angle de rue Ordener et Duhesme (XVIIème). L’homme meurt sur le coup malgré la tentative de secours d’un médecin. La passagère, grièvement blessée, est transportée à l’hôpital.
- Le 30/08/2018, A.N., 42 ans, est tué par balle par les gendarmes à Gallargues-le-Montueux (Gard). Vers 20h, un homme recherché pour avoir causé un accident de la route refuse de s’arrêter à un contrôle routier sur l’autoroute A9. Une des gendarmes ouvre le feu et blesse gravement le conducteur. Ce dernier est retrouvé mort une heure plus tard. La gendarme est mise en examen pour « violences volontaires avec arme ayant entraîné la mort sans intention de la donner ». La maréchale des logis est mise en examen pour « coups mortels ». La cour d’appel de Nîmes l’autorise à exercer ses fonctions sans arme, durant l’instruction.
- Le 09/09/2018, Bakary S, 26 ans, meurt noyé à Boulogne (Hauts-de-Seine) en fuyant la police. Des policiers prennent en chasse un homme fuyant en voiture qu’ils soupçonnent d’avoir commis une infraction. Bakary S. stoppe son véhicule et continue à pied sa course. Rattrapé, il aurait sauté dans l’étang du bois de Boulogne. Il est retrouvé mort dans des circonstances troubles. La famille se constitue partie civile et porte plainte pour « violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner » et « non-assistance à personne en péril ». Elle s’interroge sur les traces de sang retrouvées sur son corps.
- Le 28/09/2018, Henri LENFANT, 22 ans, est tué par balle (tête) à Fouquières-les-Lens, tirée par un gendarme du GIGN. Vers 3h30 du matin, des gendarmes de l’antenne GIGN de Reims « planquent » près d’un camp de gens du voyage. Selon la version officielle, ils tentent d’interpeller Henri Lenfant, soupçonné de vol dans un camion. Celui-ci arrive en voiture avec deux autre personnes. Un membre du GIGN entre alors dans le véhicule à l’arrêt et ouvre le feu sur Henri Lenfant, désarmé. Ce père de deux enfants est tué d’une balle dans la nuque quasiment à bout portant, selon l’autopsie. Le gendarme a été mis en examen pour « violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner ». Il est placé sous contrôle judiciaire.
- Le 18/10/2018, X, 16 ans, meurt dans un accident à Toulouse (Haute-Garonne) alors qu’il est poursuivi par des policiers. Vers 22h45, des policiers tentent de contrôler une Twingo, signalée volée, occupée par trois personnes. Le conducteur s’enfuit. Après vingt minutes de poursuite, la voiture percute un arbre et finit sa course sur le toit, rue Federico Garcia-Lorca. Le conducteur succombe à ses blessures à l’hôpital le lendemain. Les autres passagers sont également blessés. Le syndicat SGP-FO salue le « sang froid des policiers ».
- Le 24/10/2018, Nenad NIKOLIC, 46 ans, meurt en chutant d’un immeuble à Villemomble (Seine Saint Denis), au cours d’un opération de la BRI. A 6h00 du matin, des policiers de la BRI interviennent au domicile de Nenad Nikolic, 83 rue du Gros Buisson, dans le cadre d’une affaire d’escroquerie en bande organisée. Le père de famille prend alors la fuite et saute du 1er étage. Transporté à l’hôpital, il succombe à ses blessures et décède d’une « hémorragie interne ». Le fils de la victime affirme que son père a été frappé par des policiers, lorsqu’il était à terre. L’IGPN n’aurait pas été saisie car « la BRI n’avait pas encore pénétré dans le pavillon quand l’homme s’est jeté du premier étage ».
- Le 25/11/2018, X, 23 ans, meurt dans un accident à Villemomble (Saine-Saint-Denis) alors qu’il tente d’esquiver un contrôle de police. Un jeune homme circulant en moto prend la fuite pour échapper à un contrôle de la BAC, rue de la Fosse aux Bergers. Il est retrouvé inanimé sur la bretelle d’autoroute A 103. L’homme décède malgré les tentative de réanimation des secours. Peu d’information sur ce drame. La suite n’est pas connue.
- Le 02/12/2018, Zineb REDOUANE, 80 ans, meurt suite à un tir de grenade lacrymogène (visage) à Marseille, effectué par un CRS lors d’une manifestation contre l’habitat sordide et décède à l’hôpital le lendemain des suites de ses blessures.
- Le 02/12/2018, X, 20 ans, meurt noyé à Périgueux (Dordogne), alors qu’il tente d’échapper à la police. En début de soirée, un jeune homme en « crise de folie » agresse deux de ses copines avec qui il dîne rue de Sully. Il sort dans la rue armé d’un couteau de cuisine en criant. Après une première interpellation, l’homme s’enfuit désarmé avant d’être retrouvé par une patrouille de la BAC au niveau du pont Saint-Georges. L’un des agents pointe son pistolet à impulsion électrique quand le fuyard se jette à l’eau. Un témoin de la scène plonge pour lui porter secours. Vers 22h45, les pompiers retrouvent le corps inanimé du jeune homme. Le procureur ouvre une enquête. L’autopsie conclut à une mort par « submersion » et exclue l’intervention d’un tiers.
- Le 31/12/2018, Brahim MOUSSA, 23 ans, blessé par balle par la BAC le 1er décembre à Lille (Nord), meurt des suites de ses blessures. Vers 6h30 le 1er décembre, une patrouille de la BAC repère une voiture volée, stationnée rue de Solférino. Une deuxième voiture, occupée par deux personnes, s’approche pour « récupérer le véhicule volé », d’après la police. Le passager qui en descend est interpellé. Le conducteur, Brahim Moussa, aurait alors « foncé délibérément sur le fonctionnaire de police » qui fait usage de son arme. Blessé, le jeune homme est hospitalisé. Après un mois dans le coma, il décède le 1er janvier suivant. La famille porte plainte pour « violences volontaires avec arme ayant entraîné la mort sans intention de la donner par agent dépositaire de l’autorité publique ». En octobre 2019, les avocats de la famille déposent une nouvelle plainte déplorant le « caractère figé » de l’information judiciaire.
BILAN 2018 : 23 morts
- 10 personnes mortes suite à des tirs à balles réelles.
- 7 personnes mortes lors d’un accident routier ou ferroviaire impliquant la police (renversées par la police ou au cours d’une course poursuite)
- 4 personnes mortes noyées ou en raison d’une chute mortelle.
- 1 personne morte suite à un tir de taser.
- 1 personne morte suite à un tir de grenade destinée au maintien de l’ordre (lacrymogène, à effet de souffle, de décencerclement…)
2017 : 24 morts
- Le 04/01/2017, X, 30 ans, est tué par balle à Neuilly-sur-Seine (Seine Saint Denis) par la police. Un compagnon de nationalité algérienne d’un centre Emmaüs a une « crise » et devient très agité. Il menace ses collègues avec un couteau. La police est prévenue. L’homme se calme mais panique et s’enfuit à l’arrivée de la police. Les agents ouvrent le feu à quatre reprises. Une balle se loge dans la cinquième vertèbre. Hospitalisé, il reste plusieurs jours entre la vie et la mort, puis décède quelques jours après les faits.
- Le 06/01/2017, Cyrille FAUSSADIER, 30 ans, est tué par un tir de Flashball à Auxerre (Yonne) par la police. Vers 23h30, des policiers interviennent au domicile de Cyrille, visiblement en crise de démence suite au signalement de voisin. Les policiers tirent au flash-ball pour le neutraliser, affirmant qu’il aurait fait preuve de violence. Ils le plaquent ensuite au sol et constatent que l’homme est en train de faire un arrêt cardiaque mortel. La victime souffrait de troubles psychiatriques. L’autopsie évoque « des contusions pulmonaires et cardiaques liées à l’onde de choc du projectile » ainsi qu’un « syndrome asphyxique vraisemblablement en lien avec sa maîtrise au sol ». Une information judiciaire pour « homicide involontaire » est ouverte par le Parquet d’Auxerre.
- Le 26/03/2017, Shaoyao LIU, 56 ans, est tué par balle à Paris par la BAC. Les policiers de la BAC interviennent au domicile de Shaoyao Liu suite au signalement d’un voisin. Ce dernier, policier à la retraite, se plaint de nuisances sonores et s’inquiète de voir un homme déambuler avec un couteau. Les policiers forcent la porte, M. Liu tentant de la retenir. La version policière affirme que Shaoyao aurait tenté de porter un coup de ciseau de cuisine au cou d’un policier. Pour le défendre, son collègue sort son arme et tire dans le ventricule gauche de Shaoyao. Les secours arrivent sur place mais n’arrivent pas à le ranimer. Le policier obtient trois jours d’ITT. La police invoque la légitime défense. La famille conteste cette version policière. Elle affirme que M. Liu n’a « blessé personne » et que les policiers ne se sont pas annoncés comme tels. S’il détenait des ciseaux c’est parce qu’il était en train de cuisiner. D’après l’autopsie, le défunt n’était pas sous l’emprise de drogue ou médicament et avait un faible taux d’alcoolémie. De nombreux rassemblements ont lieu en hommage à la victime pour réclamer vérité et justice sur ce drame. Une information judiciaire est ouverte pour « violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, par une personne dépositaire de l’autorité publique ». En juin suivant les faits, le Défenseur des droits se saisit du dossier et mène sa propre enquête.
- Le 30/03/2017, Angelo GARAND, 37 ans, est tué par balle à Seur (Loir-et-Cher) par le GIGN. Les gendarmes de l’antenne de Tours du GIGN interviennent au domicile de la famille d’un détenu, Angelo Garand, qui n’est pas rentré de permission. Ils fouillent les caravanes et attachent les personnes présentes avec des liens en plastique. Dans une remise, ils ouvrent le feu sur Angelo Garand qui s’y cachait. Les gendarmes plaident la légitime défense arguant qu’ils ont été attaqué au couteau. La famille parle d’exécution pure et simple. Une information judiciaire est ouverte pour « violences avec armes ayant entraîné la mort sans intention de la donner ». La soeur du défunt se constitue partie civile. En octobre 2018, un non-lieu est prononcé en faveur des gendarmes par le juge d’instruction qui retient la légitime défense. Le non-lieu est confirmé en février 2019. En juin 2020, le pourvoi des parties civiles est « non admis » par le Cours de cassation. La famille saisit la CEDH.
- Le 27/04/2017, Vetearii RUPEA, 37 ans, est tué par balle à Paéa (Polynésie) par les gendarmes. Appelé pour mettre fin à une bagarre entre deux personnes, un gendarme ouvre le feu sur Vetearii Rupea, jardinier. Ce dernier meurt malgré des tentatives de réanimation. Selon l’avocate du gendarme, celui-ci aurait souhaité sortir son pistolet à impulsion électrique (poids : 204g) mais l’aurait confondu avec son arme à feu (poids : 987g). L’auteur du coup de feu est mis en examen pour « homicide involontaire ».
- Le 05/05/2017, Curtis ROBERTIN, 37 ans, meurt dans un accident de quad à Antony (Hauts-de-Seine), alors qu’il est poursuivi par la BAC. Vers 17h40, une patrouille de la BAC tente de contrôler Curtis R. (17
ans) qui roule en quad sans casque. Le jeune homme prend la fuite et percute un bus municipal. Transféré à l’hôpital, il décède la nuit suivante. Selon la version officielle, Curtis aurait perdu le contrôle du quad alors que la BAC ne le poursuivait pas. Des témoins affirment au contraire que les policiers ont pris en chasse le quad. Le parquet de Nanterre ouvre une enquête. L’affaire est classée sans suite. Elle est réouverte et transférée au parquet de Versailles, après qu’il a été établi une connivence entre le parquet de Nanterre et la BAC d’Antony. La famille porte plainte contre X pour « homicide involontaire ». Des révoltes éclatent dans le quartier dont le jeune homme est originaire à Massy. Le drame provoque la révolte des habitants du quartier de la victime. L’affaire est en cours. - Le 20/05/2017, Jérôme LARONZE, 37 ans, est tué par balle à Sailly (Saône-et-Loire) par les gendarmes. Jérôme Laronze, un agriculteur de 37 ans, est abattu par des gendarmes alors qu’il tente de fuir un contrôle vétérinaire. Neuf jours plus tôt, cet éleveur a reçu dans sa ferme la visite d’inspecteurs des services vétérinaires, accompagnés de gendarmes.Le trentenaire doit alors prendre la fuite pour échapper à une menace d’hospitalisation. Repéré par les gendarmes, un des deux agents ouvre le feu sur cet élveur qui tentait de s’échapper. Cinq balles sont tirées en sept secondes. Touché de trois balles, dont deux dans le dos au niveau des poumons et une de côté, Jérôme Laronze décède. Les gendarmes plaident la légitime défense. Une information judiciaire est ouverte pour « violences avec arme ayant entraîné la mort sans intention de la donner, non-assistance à personne en danger et modification d’une scène de crime ». La famille se constitue partie civile. Un gendarme est mis en examen pour « violence avec arme ayant entraîné la mort, sans intention de la donner ». Trois ans après les faits, l’instruction pénale suit son cours. En février 2020, le tribunal administratif de Dijon juge les précédents contrôles vétérinaires, dont avait fait l’objet l’éleveur, étaient irréguliers.
- Le 30/05/2017, Mickaël SIMON, 27 ans, est tué par balle à Toulouse (Haute-Garonne) par la police. Un jeune homme originaire de Pau tente de fuir un contrôle à bord d’une voiture volée, roulant feux éteints. Il aurait alors foncé sur les policiers qui tirent douze balles et le touchent à la tête et au thorax. La police plaide la légitime défense. Une enquête est confiée au SRPJ et à l’IGPN. La famille se constitue partie civile. Des échauffourées éclatent dans le quartier originaire de la victime à Pau.
- Le 14/06/2017, Patrick LAROSE, 54 ans, meurt dans un accident avec un véhicule de police à Créteil (Val-de-Marne). Un véhicule appartenant au service de renseignement parisien (DRPP) part en intervention quand il percute le scooter d’un homme qui rentrait à son domicile en Seine-et-Marne. Les policiers assurent avoir actionné leur gyrophare avant la collision. Des témoins affirment le contraire. Une enquête est confiée au service du traitement judiciaire des accidents. La famille porte plainte et déplore le manque d’information sur le drame.
- Le 03/07/2017, Lucas M., 34 ans, meurt dans sa cellule de garde-à-vue à Arpajon (Essonne). Placé en garde à vue pour excès de vitesse, un motard est laissé pendant une quinzaine de minutes sans surveillance dans sa cellule, selon les policiers. Ceux-ci retrouvent ensuite l’homme inanimé pendu à la bouche d’aération. Transféré à l’hôpital, il tombe dans le coma avant de succomber. Les policiers présents évoquent un suicide par pendaison avec les chaussettes. La famille conteste cette version. Une instruction est ouverte par le parquet d’Evry pour « recherche des causes de la mort », une autre est confiée à l’IGPN. La famille porte plainte via son avocat pour « homicide involontaire par manquement à une obligation ».
- Le 28/07/2017, Mohamed X., 35 ans, meurt dans un accident de scooter à Aulnay-sous-Bois (Seine Saint Denis) alors qu’il est poursuivi par la police. Vers 21h30, des policiers tentent de contrôler un homme en scooter qui vient de griller un feu rouge dans une cité de Sevran. Celui s’enfuit et une course-poursuite s’engage. Le conducteur aurait alors percuté un poteau. Il succombe à ses blessures malgré les tentatives de réanimation des secours. Le parquet de Bobigny confie l’enquête à la Sûreté territoriale. Le drame déclenche des révoltes dans plusieurs quartiers de Seine-Saint-Denis.
- Le 28/07/2017, Steven X., 26 ans, meurt noyé à Villeneuve-Saint-George (Val-de-Marne) alors qu’il tente d’échapper à la police. Interpellé pour cambriolage, Steven est placé en garde à vue et demande à passer une visite médicale. Au retour de l’hôpital, il se serait enfuit, menotté, de la voiture de police. Il aurait sauté pieds nus dans la Seine et les policiers l’aperçoivent couler au loin. Son corps est retrouvé sans vie le lendemain. Une enquête est confiée à l’IGPN. La mère de la victime porte plainte contre X pour « non-assistance à personne en danger ».
- Le 14/06/2017, Baptiste X., 36 ans, est tué par balle à Rennes (Ille-et-Vilaine). Suite au signalement de riverains se plaignant d’un homme agressif, la police aux frontières intervient. L’homme est alors à bord d’une voiture, dont le chauffeur fonce sur les forces de l’ordre et renverse un agent. Ses collègues ouvrent le feu et tuent Baptiste, membre de la communauté des « gens du voyages », d’une balle dans le cœur. Une enquête de l’IGPN est ouverte. Le drame déclenche la révolte des habitants du quartier de Blosne, d’où est originaire la victime.
- Le 19/08/2017, Luis BICO, 48 ans, est tué par balle à Chalette-sur-Loing (Loiret). Vers 17h30, la police est prévenue qu’un homme au « comportement menaçant » a « exhibé un couteau devant un passant ». Cinq agents entourent l’homme en question, au volant de son véhicule stationné, et tentent de l’immobiliser avec du gaz lacrymogène. L’homme aurait alors menacé de « poser des bombes dans la ville ». Il démarre et réussit après plusieurs tentatives à s’échapper. Les policiers tirent quinze balles et tuent le conducteur. Le procureur de la République de Montargis ouvre une enquête pour « violence volontaire avec arme ayant entraîné la mort sans intention de la donner ». L’IGPN mène aussi une enquête. La personne décédée étant franco-portugaise, le Portugal demande des éclaircissements à la France.
- Le 13/10/2017, X., 36 ans, meurt en cellule de garde-à-vue à Roumazieres-Loubert (Charente). Placé en garde à vue dans le cadre d’une affaire de stupéfiants, l’homme est retrouvé inanimé dans sa cellule. La victime, issue de la communauté dite des « gens du voyage », avait à plusieurs reprises consulté un médecin qui avait jugé son état compatible avec sa détention. L’autopsie évoque une mort naturelle par asphyxie majeure due à un œdème au poumon. Le parquet ouvre une enquête.
- Le 21/11/2017, Nicolas MANIKAKIS, 21 ans, est tué par balle à Thonon-les-Bains (Haute-Savoie). Des policiers de la BAC interviennent suite au signalement de coups de feu. Arrivés sur place, ils tentent de contrôler une voiture déjà repérée la veille. Le conducteur aurait alors foncé sur les policiers. Un des agents de la BAC ouvre le feu en direction du véhicule et tue Nicolas. L’auteur du coup de feu est placé en garde à vue. Le médecin constate une plaie par balle transfilante : un orifice à la base du cou et un autre à la base de l’omoplate droite. Une enquête pour « recherches de causes de la mort »est ouverte. Celle de l’IGPN conclut à la légitime défense en février 2018. Une marche silencieuse est organisée en mémoire de Nicolas. En mai 2020, son frère, passager de la voiture, est condamné à deux ans de prison ferme pour association de malfaiteurs, port d’armes. Son avocat dénonce alors le « mensonge organisé autour de la légitime défense des policiers ».
- Le 22/11/2017, Massar X., 24 ans, meurt par asphyxie à Paris suite à son interpellation violente par la police ferroviaire. Massar, un jeune Espagnol d’origine sénégalaise est contrôlé en train de vendre de la drogue par une patrouille de la brigade ferroviaire (SUGE). A la vue des policiers, Massar aurait « avalé des pochons de crack » et se serait enfui avant d’être rattrapé puis maintenu au sol. Massar, asphyxié, fait un arrêt cardiaque et tombe dans le coma en état de « mort cérébrale ». Transféré à l’hôpital, il meurt 13 jours après son interpellation. Aucune trace de drogue n’est retrouvée dans son sang. Des expertises supplémentaires doivent déterminer si l’asphyxie est liée au maintien au sol par les policiers. Une enquête est confiée à l’IGPN. La famille porte plainte.
- Le 22/11/2017, Joail ZERROUKHI, 19 ans, meurt percuté par un train à Vienne (Isère), alors qu’il était poursuivi par la police. Alors qu’il roule à vive allure sur un quad non immatriculé, Joail échappe à un contrôle de la police municipale, puis prend la fuite à pied. Traversant des voies ferrées, il meurt percuté par un train. La mère de Joail porte plainte pour « homicide involontaire » et « non-assistance à personne en danger ». Selon son avocat, les policiers ont créé les « conditions du danger » en le prenant en « tenaille » entre plusieurs équipes. Les agents municipaux ne sont pas habilités à pratiquer une interpellation ou une course-poursuite. Le parquet ouvre une information judiciaire pour éclaircir les circonstances de la mort. Le drame déclenche des révoltes dans le quartier de Joail.
- Le 25/11/2017, Aboubakar ABDOU, 31 ans, meurt par asphyxie à Nantes (Loire-Atlantique), suite à son interpellation par la police. Suite au signalement de voisins, des policiers interviennent au domicile d’un homme en train de « péter les plombs ». L’homme est menotté aux chevilles et aux poignets par trois policiers qui le maintiennent plaqués au sol. Aboubacar Abdou fait alors un arrêt cardiaque. Les secours réussissent à le réanimer et le transportent à l’hôpital. L’ancien militaire a une côté sassé et un poumon perforé. Il décède quelques jours plus tard. Une enquête de l’IGPN est menée pour déterminer les conformité des gestes d’intervention des policiers. Sa compagne porte plainte contre X pour « coups mortels ou atteintes volontaires à la personne ayant entraîné la mort ». Sa plainte est classéee sans suite en par le procureur de la République de Nantes pour « absence d’infraction pénale ».
- Le 17/12/2017, M., 33 ans, meurt dans un accident à Toulouse (Haute-Garonne). Un véhicule ayant failli provoquer plusieurs accidents est pris en chasse par une patrouille de la BAC, puis par des gendarmes à proximité de Toulouse. La voiture fait alors demi-tour sur l’A68 en direction du périphérique toulousain puis percute les rails de sécurité de la voie rapide et se renverse. Le conducteur et le passager sont tués. Une enquête est ouverte pour déterminer les circonstances exactes de la mort.
- Le 17/12/2017, F., 36 ans, meurt dans un accident à Toulouse (Haute-Garonne). Un véhicule ayant failli provoquer plusieurs accidents est pris en chasse par une patrouille de la BAC, puis par des gendarmes à proximité de Toulouse. La voiture fait alors demi-tour sur l’A68 en direction du périphérique toulousain puis percute les rails de sécurité de la voie rapide et se renverse. Le conducteur et le passager sont tués. Une enquête est ouverte pour déterminer les circonstances exactes de la mort.
- Le 15/12/2017, Selom TONATO, 20 ans, meurt renversé par un train à Lille (Nord). Apercevant des policiers se diriger vers eux, matraques en main selon des témoignages, quatre jeunes s’enfuient. Ils franchissent un mur donnant sur la voie de chemin de fer. Un Train express régional passe et happe deux d’entre eux, Matisse (18 ans) et Selom (20 ans). Une information judiciaire est ouverte.
- Le 15/12/2017, Matisse, 18 ans, meurt renversé par un train à Lille (Nord). Apercevant des policiers se diriger vers eux, matraques en main selon des témoignages, quatre jeunes s’enfuient. Ils franchissent un mur donnant sur la voie de chemin de fer. Un Train express régional passe et happe deux d’entre eux, Matisse (18 ans) et Selom (20 ans). Une information judiciaire est ouverte.
- Le 23/12/2017, X., 65 ans, meurt d’un arrêt cardiaque à Cannes (Alpes-Maritimes), alors qu’il est escorté dans un ascenseur par la police. Un homme de 65 ans est contrôlé par des gendarmes alors qu’il roule sans casque sur un scooter. Il est escorté chez lui pour qu’il présente ses papiers. Dans l’ascenseur qui le mène à son appartement, l’homme aurait été pris d’un malaise. Il décède malgré les premiers secours dispensés par les gendarmes. La suite n’est pas connue.
BILAN 2017 : 24 morts
- 9 personnes mortes suite à des tirs à balles réelles.
- 2 personnes mortes suite à l’utilisation d’une technique d’immobilisation (pliage / plaquage / clé d’étranglement)
- 3 personnes mortes en cellule ou lors de leur interpellation suite à des suspicions de coups ou dans des circonstances troubles (« malaise »).
- 8 personnes mortes lors d’un accident routier ou ferroviaire impliquant la police (renversées par la police ou au cours d’une course poursuite)
- 1 personne morte noyée ou en raison d’une chute mortelle.
- 1 personne morte suite à un tir de lanceur de balles de gomme (Flashball, LBD…).
2016 : 16 morts
- Le 07/01/2016, Mehdi G, 32 ans, est tué par balle à Cergy (Val d’Oise), par la BAC. Vers 14h30 Mehdi, atteint de troubles paranoïaques, alerte la police, persuadé que des personnes veulent le tuer. Retranché dans un appartement, il refuse de leur ouvrir. Armé d’un couteau, il aurait ensuite rejoint un autre appartement dont le locataire aurait réussi à le désarmer. Des policiers de la BAC arrivés en renfort le trouvent « silencieux et sans revendication » dans un autre appartement, vide. Mais les policiers affirment qu’il aurait alors agressé l’un d’eux. Ses collègues ouvrent le feu à neuf reprises et l’abattent. Le parquet évoque la légitime défense. Une enquête est ouverte pour « tentative d’homicide volontaire sur personne dépositaire de l’autorité publique » et l’IGPN pour « violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner ».
- Le 07/03/2016, Emmanuel VENA, 32 ans, est tué par balle à Menton (Alpes Maritimes), par la BAC. Suspecté d’avoir renversé un piéton, Emmanuel est contrôlé par des policiers. Il prend la fuite, poursuivi par des agents de la BAC . Bloqué par la circulation, il aurait alors tenté de renverser l’un des trois policiers qui s’approchent à pied. Il aurait ensuite sorti une faucille et visé la gorge de l’agent. Ce dernier fait feu et tue le conducteur. Une première plainte de la famille est classée sans suite. Une deuxième avec constitution de partie civile ouvre une instruction.
- Le 01/05/2016, X, 32 ans, est tué par balle à Aix-les-Bains (Savoie), par la police. Vers 12h30, deux policiers interviennent dans un appartement pour régler un différend conjugal. Après avoir forcé la porte d’entrée, ils surprennent un homme en train d’attaquer au couteau sa femme. Les agents tentent de le désarmer. Celui-ci aurait alors « de nouveau frappé sa femme ». La policière ouvre le feu et tue l’agresseur. Selon le Procureur, la fonctionnaire de police a agi en état de « légitime défense pour autrui » pour « éviter qu’il ne frappe à nouveau ». Frappée à plusieurs reprises, cette dernière est hospitalisée. Une enquête est ouverte auprès de l’IGPN. Les proches ne portent pas plainte.
- Le 26/05/2016, Wouafik BOUAKAR, 25 ans, est tué par balle à Lille (Nord), par la BAC. Vers 1h30, alertés par des voisins qui ont entendu des coups de feu, des policiers de la BAC interviennent devant un pavillon. Selon le Procureur, les agents aperçoivent deux hommes faisant rentrer de force une tierce personne dans une voiture. Ce véhicule aurait alors « foncé sur les policiers. » Ces derniers ouvrent le feu et tuent la personne qui occupe le siège passager. Le conducteur est blessé à l’épaule. Les coups de feu à l’origine de l’intervention de la police seraient dus à un règlement de comptes lié au trafic de stupéfiants. Deux enquêtes, de l’IGPN et de la police judiciaire, sont ouvertes.
- Le 26/05/2016, X, 25 ans, est tué par balle à Lesmenils (Meurthe-et-Moselle), par la police. Dans le cadre d’une enquête sur un trafic de stupéfiants, l’homme est arrêté au volant d’une voiture sur l’autoroute A 31, au niveau d’une bretelle de sortie. Il aurait alors forcé le barrage. Pris en chasse, son véhicule se retrouve bloqué par un rail de sécurité. Les policiers auraient alors ouvert le feu à deux reprises sur le suspect. Une balle atteint la tête. La suite de cette affaire n’est pas connue.
- Le 09/07/2016, X, 47 ans, meurt en cellule au commissariat de Bagnols-sur-Cèze (Gard). Arrêté en état d’ivresse sur la voie publique, l’homme est emmené à l’hôpital par la police. Son état de santé est déclaré compatible avec un placement en cellule de dégrisement. Conduit au commissariat, l’homme est retrouvé inanimé dans sa cellule. Une information judiciaire est ouverte pour déterminer les causes de la mort. L’autopsie révèle la présence d’un traumatisme crânien possiblement antérieur à l’arrestation. La suite judiciaire n’est pas connue.
- Le 19/07/2016, Adama TRAORE, 24 ans, meurt asphyxié (plaquage ventral) à Beaumont-sur-Oise (Val d’Oise). Vers 17h, une patrouille du peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie (PSIG) contrôle deux hommes, dont l’un correspond au signalement d’un suspect dans une affaire d’extorsion. Le frère du suspect, Adama Traoré, qui n’est pas recherché, prend la fuite. Une deuxième patrouille le repère dans un domicile privé et l’immobilise par « compression thoracique ». Adama Traoré se plaint de difficultés respiratoires et tombe inconscient. Malgré l’intervention du Samu, son décès est constaté à 19h15. Deux autopsies concluent à un « syndrome asphyxique », excluant des violences ayant entraîné la mort. Le procureur évoque une anomalie cardiaque. L’affaire provoque plusieurs nuits d’affrontements dans le quartier de la victime. Une information judiciaire est ouverte par le parquet de Pontoise. Deux ans après les faits un troisième rapport exonère les gendarmes mettant en cause un « trait drépanocytaire » et l’effort physique produit durant sa fuite. Les proches et l’avocat de la famille pointent l’incohérence de cette analyse.
- Le 08/08/2016, X, meurt en cellule à Toulouse (Haute-Garonne). L’homme est retrouvé mort dans la nuit après avoir été placé en cellule de dégrisement. L’autopsie évoque un décès suite à une « fracture du crâne » et ne relève aucune trace de violence sur le corps. Une enquête est confiée à l’IGPN pour déterminer les causes exactes de la mort. Ce sexagénaire avait été interpellé suite au signalement par des voisins. Ivre, il aurait été trouvé quasi inerte sur la voie publique.
- Le 17/08/2016, Mickaël BAGOT, 27 ans, meurt noyé à Bordeaux (Gironde), poursuivi par la BAC. Mickaël aurait été appréhendé en raison de son comportement violent. Il se serait débattu et aurait pris la fuite le long de la Garonne. Après avoir sauté la rambarde de protection, il aurait plongé dans le fleuve. Le jeune homme disparaît malgré les recherches des pompiers. Son corps est retrouvé deux jours plus tard, en aval. Une enquête pour éclaircir le rôle des policiers est ouverte.
- Le 29/08/2016, X, 27 ans, meurt dans un accident à Sauveterre (Gard), poursuivi par la police municipale. Vers 16 heures, un scooter et un véhicule de la police municipale entrent en collision. Les policiers, circulant derrière un poids lourd, n’auraient pas vu arriver le deux-roues au moment de tourner à gauche. Le pilote du scooter est très gravement blessé. Transféré à l’hôpital d’Avignon, il décède le lendemain. La gendarmerie, chargée de l’enquête pour déterminer les causes de l’accident, lance un appel à témoin. A notre connaissance aucune enquête préliminaire sur la responsabilité des policiers n’est ouverte.
- Le 02/09/2016, Maxime L., 29 ans, est tué par balle à Vincennes (Val-de-Marne), par la police. Deux infirmiers sont appelés pour soigner un patient atteint de troubles psychiatrique à son domicile. Maxime est armé d’un couteau. Les infirmiers s’enfuient et donnent l’alerte. La police intervient et l’homme se serait alors jeté sur un des fonctionnaires de police, la blessant légèrement à la gorge. Les policiers tirent. « La policière, par réflexe, a tiré deux fois sur l’homme et son collègue une fois », témoigne une source dans la presse. Une enquête est menée par l’IGPN et par la PJ du Val-de-Marne.
- Le 22/09/2016, Godefroy DJINEKOU, 46 ans, meurt asphyxié (plaquage ventral) à Vincennes (Val-de-Marne), par la police. Alertée par des voisins pour tapage nocturne, une équipe de la BAC tente d’interpeller un homme qui dégrade des véhicules dans la rue. L’homme marche pieds nus et en caleçon. Il serait en état d’ébriété suite à une dispute conjugale. Les sept agents de la BAC et de la police municipale aurait tenté de maîtriser Godefroy en le plaquant au sol et en lui passant les menottes. Il présente des difficultés respiratoires. Les policiers le mettent en position latérale de sécurité et opèrent un bouche à bouche en attendant l’arrivée des secours. Malgré les tentatives de réanimation, l’homme décède. L’autopsie évoque une mort naturelle. Une enquête est menée par l’IGPN. La famille porte plainte et se constitue partie civile. En septembre 2020, le parquet classe l’enquête sans suite. La famille réclame la réouverture du dossier.
- Le 28/10/2016, Jean-Pierre FERRARA, 52 ans, est tué par balle à Echirolles (Isère), tirée par cinq policiers de la BAC et des Compagnies d’Intervention, intervenant suite à l’appel d’un voisin se disant menacé et décrivant Jean-Pierre comme un « forcené îvre et armé ». Les policiers pénètrent dans la jardin où Jean-Pierre Ferrara prépare un barbecue. Aveuglé par leurs lampes et atteint de surdité, il n’aurait pas compris ce qu’il se passait. La version policière invoque la légitime défense, affirmant que Jean-Pierre s’apprêtait à sortir une arme de derrière son dos (pistolet d’alarme) après avoir déposé au sol un couteau à viande. L’affaire est classée sans suite en janvier 2017.
- Le 29/10/2016, William DECOIRE, 23 ans, est tué par balle à Nouméa (Nouvelle Calédonie), par la gendarmerie. Un fourgon transportant une dizaine de personnes s’arrête à un contrôle routier. Tentant une marche arrière à vive allure, William, le conducteur, manque de percuter l’un des quatre gendarmes. Son collègue ouvre le feu et le tue. Le véhicule termine sa course dans le fossé. Le parquet assure que le policier a agi en état de légitime défense. L’enquête judiciaire est confiée à la section de recherches de la gendarmerie nationale. Des heurts éclatent entre habitants du quartier de la victime et les forces de l’ordre. En janvier 2017, le parquet de Nouméa conclut à la légitime défense du gendarme. La famille porte plainte pour meurtre. Une information judiciaire est ouverte. En, 2018, un gendarme est mise en examer pour « violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner ». En 2019, un non-lieu est prononcé.
- Le 05/11/2016, X, 36 ans, est tué par balle à Briis-sous-Forges (Essonne), par la gendarmerie. Dans la nuit, des gendarmes surprennent un groupe de personnes qui tentent de s’attaquer un distributeur de billets. Les suspects prennent la fuite dans une voiture. L’un des gendarmes tente de s’agripper au véhicule et est trainé sur quelques mètres. Les forces de l’ordre ouvrent le feu à quatre reprises. La voiture est retrouvée un quart d’heure plus tard, dans un fossé. Le conducteur, atteint d’une balle, est mort. L’IGGN mène une enquête.
- Le 11/12/2016, Mehdi X, 28 ans, meurt dans un accident à Vénissieux (Rhône), poursuivi par la police. Une patrouille de la police tente de contrôler trois jeunes sur un scooter, sans casques, roulant à 35 km/h. Le scooter aurait alors accéléré et heurté un muret. Mehdi, le conducteur, meurt sur le coup et les deux autres passagers sont blessés. La police assure qu’il n’y a pas eu de poursuite. Plusieurs témoins, dont un des jeunes, affirment que la voiture de police collait le scooter selon la technique dite du « parechocage ». Après une enquête, confiée à la SRPJ, le Procureur de la République classe l’affaire. La soeur de la victime se constitue partie civile. Une instruction est menée sans que le scooter ou la voiture de police ne soient placés sous scellés. Un non-lieu est prononcé en décembre 2019. La famille fait appel.
BILAN 2016 : 16 morts
- 9 personnes mortes suite à des tirs à balles réelles.
- 2 personnes mortes suite à l’utilisation d’une technique d’immobilisation (pliage / plaquage / clé d’étranglement)
- 2 personnes mortes suite à des suspicions de coups ou dans des circonstances troubles (arrêt cardiaque, mort en cellule).
- 2 personnes mortes lors d’un accident routier ou ferroviaire impliquant la police (renversées par la police ou au cours d’une course poursuite)
- 1 personne morte noyée ou en raison d’une chute mortelle.
2015 : 17 morts
- Le 07/01/2015, X, 50 ans, meurt en cellule à Nice (Alpes Martimes). Arrêté vers 13h par la police suite à l’agression d’une personne âgée, l’homme est placé en garde à vue dans un commissariat de Nice. Il est retrouvé inanimé vers 1h30 du matin dans sa cellule puis décède. Il aurait été victime d’un malaise cardiaque. Une enquête est confiée à l’IGPN.
- Le 13/01/2015, Franky ALFRED, 35 ans, meurt lors d’une chute à Schoelcher (Martinique), en tentant d’échapper à la PAF. Vers 8h00, Francky Alfred tente de se soustraire à un contrôle d’identité de la police aux frontières. Sous le coup d’une obligation de quitter le territoire (OQTF), l’homme d’origine haïtienne est emmené par cinq agents dans leur véhicule. D’abord calme, il se serait enfui et se serait jeté dans le vide depuis la falaise. Il succombe à ses blessures. L’IGPN mène une enquête et l’affaire est classée. La famille souhaite porter plainte en se constituant partie civile afin de désigner un juge d’instruction.
- Le 15/02/2015, Elyès X, 14 ans, meurt dans un accident à Romans-sur-Isère (Drôme), en tentant d’échapper à la police. Vers 09h00, une patrouille de police repère deux jeunes adolescents à bord d’une voiture signalée comme volée. Elyès, le conducteur, aurait alors accéléré pour échapper à la police, grillé un stop avant de percuter un platane. Transporté à l’hôpital, il succombe à ses blessures. Le passager âgé de 14 ans est également hospitalisé. Une enquête pour déterminer les circonstances de l’accident est confiée à la sûreté départementale de Valence.
- Le 06/03/2015, Amadou KOUME, 33 ans, meurt asphyxié (clé d’étranglement) à Paris, au cours de son interpellation par la police. Amadou est interpellé dans un bar alors qu’il tient des « propos incohérents ». L’homme aurait résisté à son interpellation et un agent de la BAC procède à une clef d’étranglement. Des témoins voient Amadou suffoquer et s’affaisser. Emmené au commissariat, il est découvert inanimé dans sa cellule. Son décès est constaté à 2h30 du matin. D’après l’autopsie, il est mort d’un « œdème pulmonaire survenu dans un contexte d’asphyxie et de traumatismes facial et cervical ». Les parents sont informés trois jours plus tard. La famille porte plainte contre X pour « violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner » et se constitue partie civile. Une enquête est confiée à l’IGPN. L’enquête débute un an après les faits suite à la nomination d’un juge d’instruction. En avril 2017, un des policiers de la BAC est mis en examen. En octobre 2019, deux policiers sont également mis en examen pour « homicide involontaire ».
- Le 10/03/2015, X, 55 ans, meurt lors d’une chute à Gennevilliers (Hauts-de-Seine), en essayant d’échapper à la police. Vers 23h30, suite à l’appel de voisins, la police intervient dans l’appartement d’un homme en état de crise. Celui-ci tente de s’enfuir par le balcon en descendant du 15ème étage par les gouttières. Il tombe et meurt sur le coup. Au domicile, une femme est retrouvée blessée. Une enquête est confiée au commissariat de Gennevilliers. Selon les premiers éléments, l’homme aurait pénétré par surprise dans l’appartement de son ex-compagne.
- Le 11/03/2015, X, meurt noyé à Bondy (Seine-Saint-Denis), en essayant d’échapper à la police. Vers 5h00 du matin, des policiers tentent d’interpeller un homme soupçonné de vol dans une voiture. Ce dernier prend la fuite à pied, poursuivi par la police. Alors que les forces de l’ordre sont à quelques mètres, il plonge dans le canal de l’Ourcq. Il est repêché par les secours une dizaine de minutes plus tard. Inconscient, il décède peu après.
- Le 20/03/2015, Dominique BURGER, 46 ans, est tué par un décharge de Taser à Fort-de-France (Martinique), lors de son interpellation par la gendarmerie. Lors d’une promenade, Dominique, médecin, a une altercation avec un couple qui le prend pour un « clochard ». Les gendarmes interviennent. Au moment de lui passer les menottes, il serait devenu « hystérique ». Selon l’expertise, cinq décharges de pistolet à impulsion électrique Taser sont tirés. L’homme tombe dans le coma et décède quelques semaines plus tard. La famille met en doute la version officielle et porte plainte en se constituant partie civile. Début 2016, cinq personnes dont les trois gendarmes sont mises en examen.
- Le 26/03/2015, X, meurt dans un accident à Lyon (Rhône), en tentant d’échapper à la police. Vers 3h du matin, un homme s’enfuit au volant de sa voiture alors qu’il a été surpris par une patrouille de police en tentant de cambrioler une roulotte. Il aurait perdu le contrôle de son véhicule percutant un banc et un poteau. L’homme décède dans l’accident. Les policiers assurent l’avoir perdu de vue bien avant l’accident. La mort déclenche la révolte d’habitants dans le quartier de la Duchère d’où est originaire la victime.
- Le 22/04/2015, Karim TAGHBALOUT, 26 ans, meurt percuté par un train au Havre (Seine-Maritime), en tentant d’échapper à la police. Deux hommes sont contrôlés en début de soirée en raison d’un chien tenu en laisse sans muselière. Le propriétaire de l’animal fournit tous les papiers en règle. Son ami Karim fait l’objet d’une fiche de recherche. Quand les trois policiers tentent de l’emmener au commissariat pour vérification, Karim s’enfuit. Il est poursuivi à pied par deux policiers et un troisième en voiture. Il aurait alors escaladé un muret puis traversé les voies ferrées. Il décède, fauché par un train. Le Procureur ouvre une enquête. La famille dénonce un acharnement et des menaces des forces de l’ordre avant sa mort.
- Le 26/04/2015, Pierre CAYET, 54 ans, meurt d’une chute au commissariat du Havre (Seine-Maritime). Pierre se rend au commissariat de Saint-Denis (93) pour récupérer ses papiers. La veille, il a dû abandonner son véhicule suite à une verbalisation effectuée par des CRS pour conduite en état d’ivresse. Face au refus des policiers de lui rendre ses documents, l’homme se serait « passablement énervé ». Un des policiers l’aurait repoussé. L’individu aurait alors chuté, sa tête heurtant le sol. Hospitalisé, il décède des suites de ses blessures. Une enquête est menée par l’IGPN. La famille porte plainte, accusant les policiers d’avoir gazé Pierre Cayet. L’affaire est en cours.
- Le 01/06/2015, Pierre-Eliott ZIGHEM, 18 ans, meurt dans un accident à Tourcoing (Nord), en tentant d’échapper à la police.Vers 2h du matin, une voiture occupée par trois jeunes gens grille un feu et se soustrait à un contrôle de police. Le conducteur, âgé de 16 ans, aurait accéléré et perdu le contrôle de sa voiture avant de heurter un arbre. Le passager avant décède, un autre est grièvement blessé et le pronostic vital du conducteur est engagé. Selon la police, il n’y aurait pas eu de course-poursuite. La patrouille n’aurait retrouvé la voiture qu’après l’accident. Des témoins évoquent au contraire un « parechocage » avec le véhicule de police. Une enquête administrative est ouverte. Le père de Pierre-Eliott dépose plainte. L’enquête met hors de cause la police et conduit à l’inculpation pour homicide involontaire du conducteur, condamné à une peine de trois ans de prison en novembre 2016.
- Le 16/06/2015, X, meurt dans un accident à Pierre-Levée (Seine-et-Marne), en tentant d’échapper à la gendarmerie. Vers 10h du matin, quatre hommes armés braquent une bijouterie près de Meaux. Ils sont surpris par deux policiers municipaux qui ouvrent le feu sur les cambrioleurs. Une voiture de gendarmes les prend en chasse. A l’entrée d’un village, le véhicule des braqueurs présumés s’encastre dans un semi-remorque. L’un des passagers meurt sur le coup. Les autres sont blessés et placés en garde à vue.
- Le 03/09/2015, Mehdi BOUHOUTA, 28 ans, est tué par balle à Sainte-Foy-les-Lyon (Rhône), par la police. Vers 14h30, la police intervient dans le quartier de Sainte-Foy-les Lyon pour une « rixe au couteau ». Elle repère un véhicule avec trois passagers. Mehdi, le conducteur, aurait tenté de se soustraire au contrôle de police et de renverser un agent. Un policier tire alors deux balles à travers la vitre, dont l’une atteint Mehdi à la tête, qui décède à l’hôpital. Le Parquet retient la légitime défense mais ouvre une instruction est ouverte pour « coups et blessures ayant entraîné la mort ». La famille porte plainte et mène sa propre contre enquête. Un non-lieu est prononcé en 2018 par le juge d’instruction qui retient « l’état de légitime défense ». En octobre 2019, la cour d’appel de Lyon réouvre le dossier demandant une reconstitution du drame, en présence d’un médecin légiste et d’un expert en balistique.
- Le 18/09/2015, X, 35 ans, est tué par balle à Saint-Gein (Landes), par la gendarmerie. Souffrant de troubles psychiatriques, un homme se serait « retranché » dans la maison familiale après avoir menacé d’égorger sa mère. Des gendarmes du PSIG encerclent la maison. L’homme en sort, muni d’armes blanches, et blesse un gendarme avec une machette. Les gendarmes ouvrent le feu. Atteint au cœur, l’homme est tué. Le parquet ouvre une enquête pour éclaircir les circonstances de la mort.
- Le 20/10/2015, X, 30 ans, est tué par balle à Corbeil-Essonne (Essonne), par la police. Entre 12h00 et 14h00, la police intervient à l’hôpital psychiatrique où un homme, atteint de troubles psychiques et armé d’un couteau, a blessé une aide-soignante. Les policiers tentent de le maîtriser en usant notamment de bombes lacrymogènes. L’individu se serait alors jeté sur une policière en exhibant son « couteau ensanglanté ». La policière ouvre le feu, l’atteignant mortellement à l’abdomen. Une enquête est menée par l’IGPN, puis l’affaire est classée. La famille décide ne pas porter plainte.
- Le 24/11/2015, X, est tué par balle à Roubaix (Nord), par la police. Vers 22h00, des braqueurs prennent en otage le directeur du Crédit municipal de Roubaix, à son domicile, afin de l’emmener de force à la banque. Alertée, la BAC intervient et tente de contrôler un homme au volant de la voiture des braqueurs, signalée comme volée. Un des complices surgit, armé d’une Kalachnikov. Les policiers procèdent à des « tirs de barrage ». L’homme au volant tente de s’enfuir. Il est tué d’une balle dans le dos par les policiers. Le Raid intervient dans la maison pour libérer la famille prise en otage. Le Parquet s’oriente vers la légitime défense en faveur des policiers.
- Le 03/12/2015, Babacar GUEYE, 27 ans, est tué par balle à Rennes (Ille-et-Vilaine), par la BAC. Vers 4h du matin, des agents de la BAC interviennent dans un appartement où Babacar serait armé d’un couteau. La police ouvre le feu une première fois. Blessé, il se serait relevé et aurait à nouveau menacé les agents. Ceux-ci tirent à trois reprises, le touchant au cœur. Selon le Procureur, la police serait intervenue en raison d’une altercation. Selon ses proches, Babacar aurait été pris d’une crise d’angoisse, se serait auto-mutilé avec un couteau, son ami aurait été blessé en tentant de l’en empêcher. Une enquête est ouverte par l’IGPN. En août 2016, l’affaire est classée sans suite par le parquet de Rennes qui conclut à la légitime défense des policiers. La famille dépose une nouvelle plainte et une instruction est ouverte. Un rapport d’expertises balistique et médico-légale remet en cause la thèse de légitime défense du policier. Quatre scellés dont celui contenant l’arme ont été détruits « par erreur ».
BILAN 2015 : 17 morts
- 5 personnes mortes suite à des tirs à balles réelles.
- 1 personne morte suite à l’utilisation d’une technique d’immobilisation (pliage / plaquage / clé d’étranglement)
- 2 personnes mortes suite à des suspicions de coups ou dans des circonstances troubles (arrêt cardiaque, mort en cellule).
- 5 personnes mortes lors d’un accident routier ou ferroviaire impliquant la police (renversées par la police ou au cours d’une course poursuite)
- 3 personnes mortes noyées ou en raison d’une chute mortelle.
- 1 personne morte suite à un tir de taser.
2014 : 21 morts
- Le 12/01/2014, Cyril COZIC, 45 ans, meurt en cellule à La-Queue-Les-Yvelines (Yvelines). Arrêté pour avoir provoqué un accident, en état d’ébriété, suivi d’un délit de fuite, Cyril est interpellé et placé en garde à vue pour un dégrisement par les gendarmes. Après une nuit en cellule, il aurait été découvert sans vie au petit matin par les gendarmes. L’autopsie confirme que l’arrêt cardiaque était dû à un malaise hépatique. Selon la procédure, les gendarmes étaient censés l’amener à l’hôpital et le garder sous surveillance. La famille aurait pourtant prévenu les forces de l’ordre que le défunt était cardiaque. Une enquête est ouverte par le procureur de Versailles sur les circonstances de la mort.
- Le 09/02/2014, X, 30 ans, meurt en cellule à Valence (Drôme). Arrêté pour état d’ivresse sur la voie publique, un homme originaire d’Ardèche est placé en cellule de dégrisement. Il est retrouvé mort le lendemain. L’autopsie ne relève aucune trace de violence sur le corps et conclut que l’homme se serait étouffé dans son vomi. Une enquête administrative est confiée à l’IGPN. La suite n’est pas connue.
- Le 01/04/2014, Morad TOUAT, 16 ans, meurt lors d’une chute à Marseille (Bouches-du-Rhône), en essayant d’échapper à la BAC. Des agents de la BAC se font passer pour des acheteurs de shit. Un jeune adolescent, Morad (16 ans), s’enfuit et se réfugie au 2ème étage d’un bâtiment. Il enjambe la rambarde du balcon pour rejoindre un logement voisin et chute. Dans le coma, il décède le 5 avril. L’un des policiers lancé à sa poursuite déclare d’abord ne pas être entré dans l’appartement, puis affirme ensuite avoir tenté d’empêcher l’adolescent de tomber. Le policier au bas de l’immeuble assure l’avoir tourné en position latérale de sécurité, ce que contestent des témoins qui affirment que Morad aurait été frappé puis laissé sans secours. L’IGPN, saisie par le parquet de Marseille, conclut à une chute accidentelle. Le 10 juillet, le dossier est clos pour « absence d’infraction ». La famille porte plainte en se constituant partie civile. Une information judiciaire est rouverte.
- Le 27/04/2014, Thierry DEYRAIL, 45 ans, est tué par balle à Lançon-de-Provence (Bouches-du-Rhône), par la douane. Un homme conduisant à vive allure sur l’autoroute A7, aurait ouvert la voie à un convoyage de drogue à grande vitesse, un go fast. Il arrive au niveau d’un péage où l’attend un barrage douanier. Il ne s’arrête pas. Les douaniers ouvrent le feu et tuent Thierry d’une balle dans le poumon. Les douaniers sont placés en garde à vue puis relâchés. Une enquête sur les circonstances de la mort retient la légitime défense.
- Le 02/06/2014, Karim X, 22 ans, meurt dans un accident à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), par la BAC. Suspectés de vol de voiture, deux jeunes hommes au volant d’une Fiat Punto se soustraient à un contrôle d’identité à 00h40. Ils sont alors pris en chasse par la BAC. Selon la version policière, les agents auraient perdu leur trace avant de les retrouver aux abords d’une zone pavillonnaire. La voiture se serait retournée en passant un dos d’âne et heurté un arbre. Les automobilistes grièvement blessés succombent. Karim, originaire de Tremblay-en-France et âgé de 22 ans serait mort d’un arrêt cardiaque. L’autre homme est éjecté de la Fiat. Compte tenu de « l’absence de traces de choc », le parquet de Bobigny décide de ne pas saisir l’IGPN. La famille souhaite se constituer partie civile. L’affaire est en cours.
- Le 02/06/2014, X, meurt dans un accident à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), par la BAC. Suspectés de vol de voiture, deux jeunes hommes au volant d’une Fiat Punto se soustraient à un contrôle d’identité à 00h40. Ils sont alors pris en chasse par la BAC. Selon la version policière, les agents auraient perdu leur trace avant de les retrouver aux abords d’une zone pavillonnaire. La voiture se serait retournée en passant un dos d’âne et heurté un arbre. Les automobilistes grièvement blessés succombent. Compte tenu de « l’absence de traces de choc », le parquet de Bobigny décide de ne pas saisir l’IGPN. La famille souhaite se constituer partie civile. L’affaire est en cours.
- Le 29/07/2014, X, 26 ans, meurt dans un accident à Breuillet (Charente-Maritime), poursuivi par la police. Vers 3h du matin, une patrouille de police prend en chasse une voiture roulant à grande vitesse dans la ville de Royan. Originaires de la région parisienne, les quatre occupants, présentés comme des « gens du voyage », ont semble-t-il refusé d’obtempérer. Une course-poursuite débute mais le véhicule sème les policiers. Il aurait été retrouvé, renversé sur le toit, par une deuxième patrouille de police dans un village voisin. Selon la gendarmerie, le conducteur aurait perdu le contrôle avant de percuter une habitation. A l’arrivée des secours, le chauffeur est déjà décédé. Les trois passagers âgés de 20, 26 et 33 ans sont grièvement blessés. Une enquête est ouverte pour éclaircir les circonstances de la mort.
- Le 29/07/2014, Dorel Iosif FLOREA, 42 ans, est tué par balle à Montgeron (Essonne), par la BAC. Des policiers municipaux interviennent aux environs de 20h et signifient à Dorel Iosif, son frère et son ami, en état d’ivresse, l’interdiction de boire. Quatre policiers de la BAC les rejoignent. Dorel Iosif proteste contre le contrôle d’identité. L’un des policiers aurait trébuché sur un bloc de béton, tirant une balle qui l’atteint au thorax. Un second policier tire au flashball. Le frère et l’ami de la victime sont gazés puis placés en garde à vue. Dorel Iosif Floarea meurt une heure plus tard. La police invoque la légitime défense assurant que le policier s’est senti agressé par la victime ivre qui l’aurait menacé avec un tesson de bouteille. Ce que contredisent des témoins. Le policier est placé en garde à vue. La famille porte plainte et se constitue partie civile. Une enquête est confiée à l’IGPN. Une information judiciaire pour « violences volontaires avec arme ayant entraîné la mort sans intention de la donner » est ouverte.
- Le 07/08/2014, Mohamed RAJHI, 42 ans, meurt en cellule au Havre (Seine-Maritime). Arrêté dans un magasin de jouet d’un centre commercial alors qu’il cause des troubles, un homme est placé en garde à vue. Il est retrouvé mort dans sa cellule. Le procureur évoque une « mort naturelle », ce que confirme l’examen médical. Une enquête est confiée au SRPJ de Rouen. Six mois après les faits, la famille ne connaissait toujours pas la cause du décès.
- Le 21/08/2014, Abdelhak GORADIA, 51 ans, meurt asphyxié (clé d’étranglement) à Roissy-en-France (Seine-Saint-Denis). Abdelhak, sans-papier algérien, meurt à l’aéroport Charles-de-Gaulle lors de son expulsion vers l’Algérie par la Police de l’air et des frontière et la compagnie de transferts, d’escortes et de protection de la police (Cotep). La police explique dans un premier temps qu’il serait décédé d’une « crise cardiaque » lors de son transfert dans un fourgon de police. L’autopsie pointe une « asphyxie par régurgitation gastrique ». Les proches de la victime affirment avoir décelé des traces d’hématomes sur le nez et le visage. A. Goradia s’était déjà opposé à une tentative de reconduite à la frontière le 16 août. Une enquête est confiée à l’IGPN. Une information est ouverte par le parquet de Bobigny pour « homicide involontaire ».
- Le 26/08/2014, Hocine BOURAS, 23 ans, est tué par balle à Colmar (Haut-Rhin), par des gendarmes. Alors qu’il est transféré au tribunal de Colmar, Hocine, un détenu de la prison d’Elsau à Strasbourg, se serait soudainement agité dans l’habitacle du véhicule de gendarmerie. Il aurait tenté de subtiliser l’arme de service de la gendarme assise à l’arrière. Le conducteur, gendarme adjoint volontaire, aurait arrêté le véhicule sur la bande d’arrêt d’urgence de l’autoroute pendant que Hocine et la gendarme se débattaient. Le conducteur aurait alors ouvert le feu. Atteint à l’arcade sourcilière, le détenu décède. Cette version est remise en cause par l’avocat de la famille : « Avec des menottes, prendre une arme de service, enlever la sécurité, charger l’arme, cela me semble complètement impossible ». Le procureur réfute la thèse de la légitime défense, ouvre une information judiciaire et requiert une mise en examen du gendarme. Ce dernier est finalement placé sous le statut de « témoin assisté ». Un non-lieu est prononcé en septembre 2016. Le pourvoi en Cour de cassation de la famille est rejeté en janvier 2018. Le non-lieu est confirmé.
- Le 06/09/2014, X, 34 ans, est tué par une décharge de Taser à Paris, par la police. Le 5 septembre vers 20h, la police est appelée dans un hôtel pour maîtriser un client qui, en « pleine crise de démence aigüe, » aurait tenté de se défenestrer. Selon leur version, les policiers tentent de le raisonner mais l’homme se montre « violent » à leur approche. Les policiers tirent deux décharges électriques avec leur Taser au motif que l’homme présentait un danger pour autrui et pour lui-même. L’homme aurait ensuite été victime d’un malaise au moment où les policiers lui passent les menottes. Il décède le lendemain matin. Une enquête est confiée à l’IGPN.
- Le 12/09/2014, X, 33 ans, meurt dans un accident à Paris, poursuivi par la police. A Montrouge, avant 2h du matin, un motard refuse de se soumettre à un contrôle de police. Il est alors pris en chasse par deux policiers en moto sur le périphérique parisien. Arrivé au niveau de la porte de Châtillon, le fuyard aurait tenté de doubler une voiture mais aurait perdu le contrôle de sa moto. Il percute alors un lampadaire. Dans l’accident, un policier est blessé par un débris. Le service de traitement judiciaire des accidents (STJA) de la préfecture et l’IGPN sont saisis pour enquêter sur les circonstances de la mort.
- Le 18/09/2014, X, 41 ans, meurt en cellule à Strasbourg (Bas-Rhin). Gisant sur la voie publique au centre-ville de Strasbourg vers 22h, un homme est hospitalisé pour ivresse publique. Il est ensuite placé en cellule de dégrisement au commissariat central. À 6h30, les policiers constatent lors d’une ronde que l’homme est décédé. Une enquête est ouverte par le parquet de Strasbourg. La suite n’est pas connue.
- Le 02/10/2014, X, 10 ans, meurt dans un accident à Haguenau (Bas-Rhin), poursuivi par la police. Vers 20h, quatre jeunes gens tchétchènes tentent de se soustraire à un contrôle de police et prennent la fuite à bord d’une voiture en direction de la forêt de Hagueneau. Ils croisent un bus vide et le percutent. La voiture termine son embardée dans un fossé. Deux des passagers assis à l’arrière, âgés de 10 et 13 ans, décèdent. Les deux autres, grièvement blessés, sont hospitalisés. Alors que certains évoquent une course-poursuite, d’autres témoins confient que la voiture n’était pas poursuivie par la police. Une enquête est confiée à l’IGPN. La suite n’est pas connue.
- Le 02/10/2014, X, 13 ans, meurt dans un accident à Haguenau (Bas-Rhin), poursuivi par la police. Vers 20h, quatre jeunes gens tchétchènes tentent de se soustraire à un contrôle de police et prennent la fuite à bord d’une voiture en direction de la forêt de Hagueneau. Ils croisent un bus vide et le percutent. La voiture termine son embardée dans un fossé. Deux des passagers assis à l’arrière, âgés de 10 et 13 ans, décèdent. Les deux autres, grièvement blessés, sont hospitalisés. Alors que certains évoquent une course-poursuite, d’autres témoins confient que la voiture n’était pas poursuivie par la police. Une enquête est confiée à l’IGPN. La suite n’est pas connue.
- Le 11/10/2014, X, 41 ans, est tué par balle à Lyon (Rhône), par la police. Alertée par des voisins qui entendent des cris, une patrouille du groupement de sécurité publique (GSP) intervient au domicile d’une femme de 71 ans. Son fils est en train de la frapper. La police aurait pénétré dans l’appartement en forçant la baie vitrée du rez-de-chaussée. L’un des policier tente de neutraliser l’homme, atteint de troubles psychiatriques, à l’aide d’un pistolet à impulsion électrique Taser. Celui-ci n’aurait pas fonctionné. Un des agents de l’ordre ouvre alors le feu à quatre reprises et atteint l’homme jugé menaçant. Sa mère est hospitalisée. Une enquête est ouverte à l’encontre de la victime pour tentative d’homicide. Une autre enquête pour homicide volontaire est menée par l’IGPN à l’encontre du policier qui est laissé en liberté. Un non-lieu est prononcé en septembre 2015.
- Le 17/10/2014, Timothée LAKE, 20 ans, est tué par balle à Toulouse (Haute-Garonne), par la BAC. A 6 h du matin, Thimotée entre dans une supérette Carrefour City et braque les deux employés ainsi qu’un fournisseur avec son pistolet d’alarme. Il les enferme dans un local et l’un d’eux prévient la police avec son téléphone portable. Quatre policiers de la BAC interviennent. Selon la police, le braqueur aurait mis en joue un des agents. Ce dernier ouvre le feu et l’atteint au cœur. Il décède à l’hôpital. Le policier auteur du coup de feu est placé en garde à vue puis relâché. Les syndicats de police invoquent la légitime défense. Une enquête pour « homicide volontaire » est confiée à l’IGPN de Bordeaux.
- Le 26/10/2014, Rémi FRAISSE, 21 ans, est tué par une grenade à Lisle-sur-Tarn (Tarn), par la Gendarmerie. Des affrontements éclatent entre forces de l’ordre et manifestants s’opposant à la construction d’un barrage. Une grenade lancée par un gendarme explose dans la capuche de Rémi Fraisse (21 ans), étudiant et militant écologiste, tué sur le coup. Ses proches sont prévenus le lendemain. Le flou est entretenu pendant plusieurs jours sur les causes du décès. La famille dépose deux plaintes, pour « homicide volontaire » et pour « violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner ». Selon l’enquête administrative, « aucune faute professionnelle » n’a été commise par le gendarme, placé en garde à vue puis libéré. Suite au drame, l’usage de ces grenades offensives est suspendu. En janvier 2018, la justice ordonne un non-lieu. Cette décision est confirmée en janvier 2020. La famille se pourvoit en Cour de cassation.
- Le 16/12/2014, Abdoulaye CAMARA, 30 ans, est tué par balle à Le Havre (Seine-Maritime), par la police. En « état de démence », Abdoulaye se serait jeté sur un passant lui assénant vingt coups de couteau avant de se diriger vers deux fonctionnaires de la brigade canine, alertés par des voisins. Ces derniers ouvrent le feu et tirent vingt-trois balles, dont dix atteignent Abdoulaye. Les jours du passant, hospitalisé, ne sont pas en danger. Le Procureur de la République invoque la légitime défense. La famille porte plainte et se constitue partie civile. Elle remet en cause la version policière et pointe des incohérences, en se demandant comment Abdoulaye a pu donner vingt coups de couteau sans que la police n’intervienne. En mars 2015, l’IGPN est finalement saisie pour éclaircir les circonstances de la mort. Fin 2016, son rapport conclut à la légitime défense. En septembre 2018, le tribunal du Havre retient la légitime défense et rend une ordonnance de non-lieu en faveur des policiers. En juin 2020, le non-lieu est confirmé en appel.
- Le 20/12/2014, Bertrand NZOHABONAYO, 20 ans, est tué par balle à Joué-lès-Tours (Indre-et-Loire), par la police. Armé d’un couteau, Bertrand Nzohabonayo pénètre dans le commissariat et blesse au visage le policier qui lui ouvre la porte avant que deux collègues ne lui portent secours. D’autres policiers ouvrent le feu et l’abattent. Les policiers assurent que Bertrand, converti à l’Islam, avait crié « Allah Akbar » (« Dieu est grand », en arabe). Le ministre de l’Intérieur salue « le sang-froid et le professionnalisme des policiers présents ». Le parquet ouvre une enquête préliminaire et lance un appel à témoins. Certains témoins contredisent la version policière. D’autre part, les policiers nient l’existence de caméras qui auraient pu enregistrer la scène alors que plusieurs journalistes assurent qu’elles sont bien installées. En parallèle, une enquête est menée par la section antiterroriste du parquet de Paris qui s’oriente vers un attentat « motivé par l’islamisme radical ». En juillet 2015, le procureur classe l’affaire sans suite. La famille entend porter plainte en se constituant partie civile.
BILAN 2014 : 21 morts
- 7 personnes mortes suite à des tirs à balles réelles.
- 1 personne morte suite à l’utilisation d’une technique d’immobilisation (pliage / plaquage / clé d’étranglement)
- 4 personnes mortes suite à des suspicions de coups ou dans des circonstances troubles (arrêt cardiaque, mort en cellule).
- 6 personnes mortes lors d’un accident routier ou ferroviaire impliquant la police (renversées par la police ou au cours d’une course poursuite)
- 1 personne morte noyée ou en raison d’une chute mortelle.
- 1 personne morte suite à un tir de taser.
- 1 personne morte suite à un tir de grenade destinée au maintien de l’ordre (lacrymogène, à effet de soufle, de décencerclement…)
2013 : 14 morts
- Le 13/02/2013, X, 24 ans, meurt dans un accident à Grigny (Essonne), en tentant d’échapper à la BAC. Contrôlé par une équipe de la BAC qui trouve sur lui de la drogue, le jeune homme s’enfuit à pied avant d’être fauché par deux voitures alors qu’il traverse la route. Les policiers lui prodiguent les premiers soins. Il meurt malgré l’arrivée des secours.
- Le 28/03/2013, Lahoucine Aït Omghar, 26 ans, est tué par balle à Montigny-en-Gohelle (Pas-de-Calais), par la police. Au sortir de l’hôtel où il a passé la nuit, Lahoucine est mécontent de sa chambre. Le jeune mécanicien réclame qu’on lui rembourse le prix de cette chambre. Face au refus de la réceptionniste, il dérobe une paire de ciseaux sur le comptoir de la réception ». La gérante prévient la police. Lors de son interpellation devant chez lui, Lahoucine aurait tenté de frapper l’un des policiers, d’après la version de ces derniers. L’agent, qui se blesse en tombant, tire alors trois balles dont l’une dans la poitrine. Les deux autres policiers ouvrent le feu sur Lahoucine qui meurt. Une enquête est menée par la PJ et l’IGPN. Une instruction est ouverte. La famille porte plainte et se constitue partie civile. La juge d’instruction refuse la reconstitution des faits avant que la chambre d’appel de Douai invalide en mars 2015 ne l’autorise suite à une mobilisation de la famille. En mai 2016, un non-lieu est prononcé au motif de la légitime défense des policiers. Il est confirmé en février 2017 par la cour d’appel de Douai.
- Le 05/04/2013, X, 45 ans, est tué par des tirs de Taser à Crozon (Finistère), par la gendarmerie. Un homme armé d’un couteau enferme ses enfants et son ex-compagne au domicile de celle-ci. Les gendarmes interviennent et libèrent la famille après négociations. Ils font ensuite usage de leur pistolet électrique contre l’homme qui tient « des propos menaçants pour lui-même ». La victime est transportée à l’hôpital et y décède dans la nuit. L’homme, par ailleurs accusé de violence conjugale, avait l’interdiction de se rendre au domicile de son ex-femme. Le parquet de Quimper ouvre une enquête. Une première autopsie assure que « le cœur de l’homme décédé était normal ». D’autres expertises médico-légales concluent à une mort par crise cardiaque liée à un niveau anormal de présence de médicaments dans le sang. En février 2014, l’affaire est classée.
- Le 09/06/2013, X, meurt dans un accident à Montereau-Fault-Yonne (Seine-et-Marne), en tentant d’échapper à la gendarmerie. Dans le cadre d’une enquête de vol de métaux, deux patrouilles de gendarmerie prennent en filature deux véhicules occupés par des « gens du voyage ». Au moment de l’interpellation vers 22h00, l’un des véhicule prend la fuite tandis que la camionnette reste bloquée. Selon la version des forces de l’ordres, ses deux occupants tentent de sauter de l’estafette alors qu’ils roulent dans une pente. L’un d’eux se serait alors coincé sous les roues du véhicule qui est venu percuter une voiture de gendarmerie, blessant un gendarme. L’homme décède tandis que les quatre personnes qui l’accompagnent sont finalement arrêtés. Une enquête est menée par la section recherches de la gendarmerie.
- Le 20/06/2013, Antonio DE SANTILA LIMA, 37 ans, est tué par balle à Camopi (Guyane), par la gendarmerie. A 00h30, une pirogue de trois gendarmes pilotée par un civil prend en chasse sur la rivière de Camopi une embarcation d’orpaillages clandestin. A son bord deux hommes : un pilote et Antonio De Santila Lima, Brésilien. Leur pirogue aurait opéré un « violent demi-tour », qui aurait fait chavirer les gendarmes. Le pilote plonge et gagne la rive laissant seul l’autre homme sur le bateau. Il aurait ensuite mis en joue le militaire qui tente de monter à bord. Un de ses collègues tire une première fois sans l’atteindre. Un autre gendarme tire à son tour. Touché à la tête, Antonio meurt sur le coup. Une enquête est ouverte par la section de recherches de la gendarmerie, basée à Cayenne. Le décès déclenche des affrontements entre Brésiliens et Français durant plusieurs jours. L’auteur du coup de feu est placé en garde à vue puis relâché. En novembre, l’affaire est classée sans suite par le procureur, considérant l’état de légitime défense.
- Le 15/07/2013, X, 25 ans, meurt dans un accident à Port-Marly (Yvelines), poursuivi par la police. Vers 17h00, une voiture, occupée par trois personnes, double une voiture de police et grille un feu tricolore sur la RN 13 dans la commune de Pecq. Une course-poursuite débute avec les policiers qui actionnent leur gyrophare. Le conducteur poursuivi grille un deuxième feu et se faufile entre deux files de véhicules avant de perdre le contrôle de sa voiture. Celle-ci fait une embardée. Le conducteur meurt sur le coup. Les deux autres passagers sont blessés. Selon la version de la police, il n’y a pas de « contact » entre les deux véhicules. Le parquet de Versailles confie une enquête à la Sûreté départementale pour déterminer les circonstances exactes de l’accident. Une seconde enquête est confiée à l’IGPN.
- Le 16/07/2013, X, 18 ans, meurt dans un accident à Méé-sur-Seine (Seine et Marne), tentant d’échapper à la police. Vers 10h30, un jeune homme au volant d’une voiture fait demi-tour à la vue d’une patrouille de police. Il aurait accéléré pour distancer les policiers. Le jeune homme aurait alors perdu le contrôle de son véhicule jusqu’à heurter le muret d’un pavillon. Blessé, il est transporté à l’hôpital où il succombe vers midi. L’IGPN est saisie pour éclaircir les conditions de l’intervention de la police.
- Le 23/07/2013, X, 36 ans, est tué par balle à Chevilly-Larue (Val-de-Marne), par la police. Un homme se rend au commissariat de Chevilly-Larue en brandissant une hache. « Très agité » et « très menaçant » selon la police, il commence à casser du matériel et se serait rué sur un agent. Celui-ci tire trois coups de feu et atteint l’homme au thorax. Transporté à l’hôpital, il succombe à ses blessures dans la nuit. Une enquête est confiée à l’IGS pour éclaircir les circonstances.
- Le 31/07/2013, X, est tué par balle à Biscarosse (Landes), par la gendarmerie. Au volant d’un scooter déclaré volé, un homme est pris en chasse par deux gendarmes à moto. La course-poursuite entraîne la chute des trois protagonistes. L’homme sort un tournevis et blesse l’un des gendarmes au cou. Son collègue tire un premier coup de feu qui touche « légèrement » l’individu puis un second atteignant l’aine. Transporté à l’hôpital de Bordeaux, l’homme décède dans l’après-midi. Le gendarme est placé en garde à vue. Une enquête est confiée à la section de recherches de la gendarmerie de Pau et à l’IGS.
- Le 13/09/2013, X, 19 ans, meurt dans un accident à Brest (Finistère), tentant d’échapper à la police. Alors qu’elle se dirige vers un arrêt de bus en traversant l’avenue longeant le campus universitaire de Brest, une étudiante en médecine de 19 ans est renversée par une voiture de police banalisée. Sans sirène, sans gyrophare, le véhicule, occupé par trois policiers, rejoint le commissariat. La victime est secourue par le Samu mais succombe deux jours plus tard à l’hôpital. Une enquête administrative est ouverte. En mai 2016, le policier est condamné pour homicide involontaire à huit mois de prison avec sursis.
- Le 12/10/2013, X, 55 ans, meurt en cellule à Bordeaux (Gironde). Alors qu’il était allongé sur la voie publique en état d’ivresse, un homme est arrêté par la Sécurité Publique de Bordeaux. Il est emmené à l’hôpital puis placé en cellule de dégrisement. A 5 h du matin, il est retrouvé inconscient. Transféré à l’hôpital, l’homme décède au matin. Il se serait réveillé puis aurait chuté. Le procureur écarte toute « intervention extérieure à l’origine du malaise ». Une enquête administrative est confiée à l’IGPN. La suite judiciaire n’est pas connue.
- Le 14/10/2013, Christian O., 18 ans, meurt dans un accident à Montreuil (Seine-Saint-Denis), en tentant d’échapper à la BAC. Vers 23h30, des policiers de la BAC de Paris prennent en chasse un scooter, signalé comme volé et roulant à vive allure sur le périphérique parisien. Refusant de s’arrêter au barrage de police, son conducteur, un adolescent, aurait pris la fuite en direction de la porte de Montreuil (20ème). Il aurait alors percuté un 4×4 qui le précédait. Les pompiers le retrouvent en état d’arrêt cardiaque. La police de Seine-Saint-Denis et l’IGS sont saisies pour mener une enquête. Une source policière déclare qu’aucun choc n’a eu lieu entre le véhicule de police et le scooter et que les tests d’alcoolémie effectués sur les policiers et le conducteur du 4X4 sont négatifs.
- Le 03/11/2013, Loïc LOUISE, 21 ans, est tué par une décharge de Taser à La Ferté-Saint-Aubin (Loiret), par la gendarmerie. Deux cousins en viennent aux mains lors d’une soirée chez des amis. Un gendarme du peloton de surveillance et d’intervention d’Orléans intervient et utilise son taser pour maîtriser l’un des deux hommes, Loïc, qui décède ensuite. Une enquête est menée par l’IGGN. Leur rapport conclut à un tir ayant duré 17 secondes sans usage anormal du pistolet électrique. En août 2014, le procureur d’Orléans ouvre une information judiciaire contre X pour homicide involontaire. En janvier 2016, des expertises sont ordonnées. En 2019, le gendarme est placé sous statut de « témoin assisté ». L’affaire est en cours.
- Le 16/12/2013, Gerlan Carlos BATISTA DA SILVA, 32 ans, est tué par balle à Cayenne (Guyane), par la police. Aux environs de 2h30 du matin, le vigile d’un bar clandestin signale à la police qu’un homme armé vient de se faire expulser de l’établissement. Deux policières et un adjoint de sécurité tentent de le contrôler, mais il aurait brandi une arme de poing et menacé les agents qui ouvrent le feu. Onze cartouches sont tirées dont cinq atteignent la victime. Celle-ci succombe à ses blessures. Les premiers éléments de l’enquête montrent que l’arme n’était pas chargée. Deux policiers sont placés en garde à vue puis relâchés. Une information judiciaire pour homicide par agents de la force publique est ouverte par le procureur de la République de Cayenne.
BILAN 2013 : 14 morts
- 5 personnes mortes suite à des tirs à balles réelles.
- 1 personne morte suite à des suspicions de coups ou dans des circonstances troubles (arrêt cardiaque, mort en cellule).
- 6 personnes mortes lors d’un accident routier ou ferroviaire impliquant la police (renversées par la police ou au cours d’une course poursuite)
- 2 personnes mortes suite à un tir de taser.
2012 : 17 morts
- Le 09/01/2012, Wissam EL YAMNI, 30 ans, meurt dans le coma après avoir été tabassé dans la nuit du 01/01/2012 à Clermont Ferrand par la police – La nuit du Nouvel An, plusieurs jeunes font la fêtent sur un parking dans le quartier de la Gauthière. Des agents de la BAC se rendent sur place, suite à un appel téléphonique qui aurait été passé du téléphone de Wissam. Une pierre est jetée sur le véhicule. Les agents sur place identifient Wissam comme l’auteur. Ils l’interpellent et le passent à tabac après une course-poursuite. Menotté, le jeune homme est transporté au commissariat où il est laissé inerte dans un couloir. Après être tombé dans le coma plusieurs jours, Wissam meurt à l’hôpital le 09 janvier suivant. La famille constate des traces de coups, de fractures et des lésions sur le corps du défunt. Un pré-rapport médical exclut une mort liée à la prise d’alcool ou de stupéfiants. Une contre-autopsie parle de mort liée à un « cocktail toxique » sans réels éléments de preuve. En 2012, l’IGPN conclut à une mort liée à la technique du « pliage ». Ce que conteste la famille pour qui Wissam est mort à cause des coups portés par les policiers. De nombreux éléments sont troubles, dissimulés et contradictoires. Le 24 février 2014, l’un des policiers est mis en examen pour « violence volontaire ayant entraîné la mort sans intention de la donner ». Un deuxième policier est également mis en examen puis placé sous statut de témoin assisté. En 2016, une nouvelle expertise de la Société française de toxicologie analytique démontre que la mort du jeune homme n’est pas liée à la prise de stupéfiants. Sept ans après les faits, l’affaire est toujours en cours.
- Le 11/01/2012, Abdelilah EL JABRI, 25 ans, meurt d’une rupture de l’aorte consécutive à un placage ventral à Aulnay-sous-Bois – Menotté et plaqué au sol par quatre policiers lors d’un contrôle, Abdel fait une crise cardiaque. Les agents auraient prodigué un massage cardiaque avant que les pompiers n’arrivent et le transportent à l’hôpital, où il décède. Pour le parquet, la mort d’Abdel est due à une « rupture de l’aorte, déjà fragile, liée à une maladie génétique ». Ce que mettent en doute des témoins qui évoquent des brutalités policières. Une enquête est menée par la police judiciaire de Seine-Saint-Denis. L’affaire est en cours.
- Le 12/02/2012, X, 36 ans, meurt noyé après avoir tenté d’échapper à un contrôle de gendarmes à Magland (Haute Savoie) – Esquivant un contrôle routier, l’homme se gare sur le bas-côté et s’enfuit à pied dans une zone boisée. Il est retrouvé mort noyé dans un torrent quelques heures plus tard. Les premiers éléments de l’enquête ne mettent pas en cause la gendarmerie. La suite n’est pas connue.
- Le 11/03/2012, Ahamadou MAREGA, 17 ans, meurt dans un accident après avoir tenté d’échapper à un contrôle de police à Ivry-sur-Seine (Val de Marne) – Roulant sans casque sur la moto qu’il vient d’acheter, il rentre chez lui. Il est repéré par une patrouille qui le prend en chasse. La moto aurait percuté un automobiliste. L’adolescent décède vingt-quatre heures après. Des témoins affirment avoir vu un policier tirer au flash-ball.
- Le 27/03/2012, X, 39 ans, meurt en chutant d’un véhicule de police lors d’un transfert à Vaulx-en-Velin (Rhône) – Placé en garde à vue pour délit routier, l’homme serait tombé d’un véhicule de police en tentant de s’enfuir lors de son transfert au palais de justice. Il meurt des suites de ses blessures. Deux enquêtes sont menées pour déterminer les circonstances de la mort par la Sûreté départementale et à la brigade accident des CRS autoroutiers. La suite judiciaire n’est pas connue.
- Le 21/04/2012, Amine BENTOUNSI, 28 ans, est tué par balle (dans le dos) à Noisy-le-Sec (Seine Saint Denis) – Censé regagner la maison d’arrêt de Châteaudun où il bénéficie d’une permission de sortie, Amine Bentounsi tente d’échapper à un contrôle d’identité. Un policier tire sans sommation à quatre reprises et le tue d’une balle dans le dos. Armé, Amine n’a tiré aucun coup de feu et n’a pas brandi son arme vers le policier, selon les témoins. Une enquête est menée par l’IGS. Le policier est mis en examen pour homicide volontaire, ce qui déclenche une manifestation des syndicats de police qui réclament une « présomption de légitime défense ». A la fin de l’instruction par la tribunal de Bobigny en 2014, le vice-président décide de re-qualifier les faits en « violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner par personne dépositaire de l’autorité publique ». Le policier est renvoyé devant la cour d’Assises et acquitté. Le parquet fait appel. Le policier est condamné en mars 2017 à cinq ans de prison avec sursis.
- Le 14/05/2012, Christian PANCRATE, 44 ans, meurt noyé à Nantes (Loire Atlantique) – A bord d’une voiture volée et après avoir forcé un barrage de police dans le centre-ville et blessé des policiers, il s’enfuit en direction de la Loire alors que ses cinq camarades sont arrêtés. Les policiers de la BAC affirment l’avoir vu au milieu du fleuve avant qu’il ne disparaisse. Il est retrouvé mort dix jours après. L’autopsie conclut à une noyade sans traces de violences. La suite judiciaire n’est pas connue.
- Le 17/05/2012, X, 17 ans, meurt en cellule de garde-à-vue à Cayenne (Guyane) – Soupçonné de l’agression d’un SDF avec trois autres personnes, cet adolescent est arrêté par des policiers de la BAC puis placé en garde à vue. Il aurait fait un malaise et meurt malgré le massage cardiaque prodigué par les policiers et les secours. L’examen du corps révèle une trace de blessure au cœur. La suite judiciaire n’est pas connue.
- Le 05/06/2012, Youssef MAHDI, 24 ans, meurt noyé à Melun (Seine et Marne) – Se rendant avec des amis sur l’île de Melun, Youssef est contrôlé en possession de stupéfiants. Ce manutentionnaire se jette dans la Seine pour échapper aux policiers. Son frère et un brigadier sautent à leur tour pour tenter de le secourir. Le brigadier revient sur la berge voyant Youssef disparaître au milieu du fleuve. La mère affirme que les policiers se sont moqués de Youssef dans l’eau et que le brigadier aurait été incité par les jeunes à tenter de le secourir. Ce sont les pompiers qui constatent la mort de Youssef. L’autopsie conclut à une « asphyxie » par noyade. Une enquête est menée par la police judiciaire de Versailles. L’affaire est classée sans suite. La mère de la victime porte plainte contre X.
- Le 12/06/2012, X, 62 ans, meurt d’une crise cardiaque lors de la perquisition de son domicile à Bondy (Seine Saint Denis) – Suspectant une personne dans le cadre d’une enquête sur un trafic de drogue, des gendarmes de Senlis perquisitionnent le domicile de sa mère. Celle-ci décède alors d’un malaise cardiaque. Le procureur indique qu’aucune violence n’a été pratiquée par les forces de l’ordre et que l’autopsie conclut à une « mort naturelle ».
- Le 25/06/2012, Nabil MATBOUL, 26 ans, est tué par balle à Millau (Aveyron) – Refusant de s’arrêter à un contrôle de police, la voiture de Nabil est poursuivie par la BAC qui le soupçonne d’être en possession de drogue. Selon la police, la voiture de Nabil tente un demi-tour brutal et s’immobilise. Deux policiers s’approchent à pied l’arme à la main. La voiture démarre, l’un des policiers tire « par réflexe » selon le procureur. L’autre policier s’agrippe à la portière du conducteur d’une main et tire de l’autre main. L’autopsie révèle que la balle logée dans le thorax a été mortelle. Une enquête est menée par l’IGPN. L’auteur du coup de feu est mis en examen pour mis en examen pour « coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner par personne dépositaire de l’autorité publique ». En mai 2014, le premier non-lieu, prononcé en janvier, est confirmé en appel.
- Le 07/07/2012, Nourredin MOHAMED, 28 ans, meurt noyé à Calais (Pas de Calais) – Alors qu’il sort avec des amis, Nourredin, un réfugié soudanais, est interpellé par des CRS dans le cadre des contrôles réguliers d’identité qui ont lieu à Calais. Le groupe se sépare et Nourredin se retrouve seul. Son corps est retrouvé quelques heures plus tard dans le canal. Selon la police, Nourredin était soupçonné d’avoir volé le téléphone portable d’une femme. Les amis de celle-ci auraient pourchassé Nourredin. Les proches de la victimes mettent en cause ce scénario. Aucune autopsie du corps n’est réalisée. Les proches de la victime ne sont pas entendus par les autorité. L’affaire est classée en « mort accidentelle ». Ses proches demandent qu’une enquête soit menée sur les circonstances exactes du décès. L’oncle de Nourredin porte plainte contre X.
- Le 18/07/2012, X, 35 ans, meurt noyé à Perreux-sur-Marne (Val de Marne) – Des policiers de la BAC soupçonnent un homme de voler une voiture sur un parking. Celui-ci et ses deux amis s’enfuient. Lui se jette dans la Marne et est emporté par le courant avant qu’un policier tente de le secourir. Les pompiers le retrouvent noyé deux heures après les faits. Une enquête sur les circonstances de sa mort est menée par l’IGS. Le parquet écarte toute faute des forces de l’ordre durant leur intervention.
- Le 09/08/2012, X, 36 ans, meurt en cellule de garde-à-vue à Douai (Nord) – Interpellé en état d’ébriété, un SDF est conduit à l’hôpital puis placé au commissariat en cellule de dégrisement. Le lendemain, il est retrouvé inanimé, à genoux contre le mur. Le Smur constate son décès malgré une tentative de réanimation. L’autopsie conclut à une « mort naturelle » liée à un « pneumothorax » suivi d’une crise cardiaque, sans « trace d’élément traumatique » selon le parquet. Une information judiciaire sur les circonstances de la mort est ouverte. La suite judiciaire n’est pas connue.
- Le 18/08/2012, Abdelghani O., 17 ans, meurt dans un accident à Clermont Ferrand (Puy de Dôme) – La voiture, dont il était passager, roulant à vive allure aurait perdu sa trajectoire avant de s’encastrer contre un arbre. L’adolescent est transporté à l’hôpital où il succombe à ses blessures. Des témoins affirment que l’accident est survenu lors d’une course-poursuite avec une patrouille de la BAC. Celle-ci, qui avait repéré le véhicule, dément et affirme être arrivée sur les lieux après les faits. La suite n’est pas connue.
- Le 06/09/2012, Pacolo X., 25 ans, meurt dans un accident à Lyon (Rhône) – A 3h50 du matin, des policiers tentent de contrôler un motard, Pacolo, étudiant, arrêté à un feu. Celui-ci s’enfuit. Une course-poursuite s’entame à vive allure. La moto percute une voiture conduite par un homme en état d’ébriété. Transporté à l’hôpital, Pacolo succombe le lendemain. L’IGPN conclut que la procédure policière est régulière bien que le contrôle de Pacolo ne s’mposait pas. Le conducteur en état d’ébriété est condamné pour délit de fuite.
- Le 07/12/2012, Denis IVANOV, 30 ans, est tué par balle à Clouange (Moselle) – Alors que son fils, atteint de « troubles psychiatriques », vient de l’agresser dans son appartement, une femme alerte la police. A l’arrivée de trois agents, l’homme armé d’un couteau se serait jeté sur eux. Un brigadier tire six balles et touche mortellement Denis Ivanov. La famille porte plainte pour « homicide » un an après les faits. En janvier 2018, un non-lieu est prononcé.
BILAN 2012 : 17 morts
- 3 personnes mortes suite à des tirs à balles réelles.
- 1 personnes mortes suite à l’utilisation d’une technique d’immobilisation (pliage / plaquage / clé d’étranglement)
- 4 personnes mortes suite à des suspicions de coups ou dans des circonstances troubles (arrêt cardiaque, mort en cellule).
- 3 personnes mortes lors d’un accident routier ou ferroviaire impliquant la police (renversées par la police ou au cours d’une course poursuite)
- 6 personnes mortes noyées ou en raison d’une chute mortelle.
2011 : 13 morts
- Le 01/01/2011, Steve B, 21 ans, est tué par balle à Courtry (Seine et Marne) par la police – Suite à un différent familial, Steve, atteint de schizophrénie, part en voiture muni d’un fusil de chasse. La police tente de l’interpeller après un appel de la famille. Il prend la fuite à pied dans une zone boisée où a lieu un échange de tirs au cours duquel il blesse un policier au tibia. Les policiers ripostent et tuent Steve d’une balle dans l’abdomen.
- Le 11/02/2011, Nabil MADI, 38 ans, meurt en cellule à Annemasse (Haute Savoie) – Placé en garde à vue pour vol à l’étalage, Nabil est trouvé inanimé dans sa cellule au fin de matinée. Transféré à l’hôpital, il décède d’un arrêt cardiaque le soir même. L’IGPN qui mène l’enquête sur les causes de la mort évoque une « surdose de méthadone ». Un médecin lui a effectivement prescrit deux doses de ce médicament. Un traitement jugé inapproprié et dangereux selon le psychiatre et le docteur de Nabil. La famille porte plainte et se constitue partie civile.
- Le 13/02/2011, X, 23 ans, meurt en cellule à Cenon (Gironde) – Secouru par les pompiers alors qu’il se promène en état d’ivresse avec un ami, un jeune homme est emmené au commissariat pour être placé en cellule de dégrisement. Le chef de poste constate qu’il vomit puis fait un « malaise ». Les secours ne réussissent pas à le ranimer. Un étouffement du jeune homme par vomissement est une des hypothèses avancées pour expliquer sa mort.
- Le 23/02/2011, X, 62 ans, est tué par balle à Fabrègues (Hérault) par les gendarmes – Vers 1h30, des gendarmes effectuent un contrôle routier au niveau d’un rond-point. Une voiture, avec à son bord trois passagers, force le barrage. Les gendarmes entament une course-poursuite avec les fuyards qui se stoppent dans une impasse. Ils prennent la fuite à pieds. L’un d’eux, recherché pour vol aggravé, est armé d’un revolver. Il tire à six reprises en direction des gendarmes qui ripostent en tirant huit balles. Touché à la main, la clavicule et au thorax, le fuyard meurt. L’inspection générale de la gendarmerie est saisie par le procureur de la République à Montpellier pour éclaircir les circonstances de la mort. Les deux militaires sont placés en garde à vue puis relâché. Le parquet estime que les gendarmes étaient en état de légitime défense. L’autopsie révèle que la victime avait le bras tendu au moment de sa mort.
- Le 23/02/2011, Kévin, 19 ans, est tué par balle à Saint-Laurent-de-Mure (Rhône) par les gendarmes – Des gendarmes prennent en chasse une voiture sur l’autoroute dont le passager, Kevin, tient une arme à travers la fenêtre. Des unités de CRS et un hélicoptère se joignent à la poursuite. Après avoir forcé un péage, la voiture conduite par une femme de 53 ans s’engage sur la RN6. Elle percute un car de CRS et repart en sens inverse. Les policiers immobilisent le véhicule en tirant dans les pneus. Ils essaient de sortir le passager, mais celui-ci se montrerait menaçant. Ils tirent dans le thorax de Kevin et le tuent. Au total, quatorze balles sont tirées par les forces de l’ordre. Le procureur invoque la légitime défense. L’arme de Kevin était un pistolet à billes. Une enquête est ouverte.
- Le 13/04/2011, X, 43 ans, meurt lors de son interpellation à Angers (Maine-et-Loire) – En état d’ébriété, un homme brutalise sa compagne à son domicile. Quatre policiers interviennent et trouvent l’homme « prostré dans un coin ». Alors qu’il menace d’aller chercher une hache, l’homme est immobilisé par les policiers, plaqué au sol et menotté. Quand ils le relèvent, il est inconscient. Il meurt dans la nuit qui suit. Une autopsie est pratiquée le lendemain.
- Le 05/06/2011, Mohammed BEN AMMAR, 20 ans, meurt dans un accident de moto à Vésinet (Yvelines) – Alors qu’il ouvre en moto le cortège d’un mariage, Mohamed est poursuivi par une voiture banalisée de la BAC appelée par un voisin se plaignant du bruit. Après quelques minutes, Mohamed chute de sa moto et meurt. Le parquet affirme que la chute mortelle est due à une collision avec une camionnette. Ce que conteste un témoin de la scène qui n’a vu aucune camionnette. Celle-ci n’a pas été identifiée. Une enquête est menée par l’IGPN. La famille porte plainte.
- Le 29/08/2011, X, 30 ans, meurt dans un accident de scooter à Neuilly-sur-Seine (Hauts de Seine) – La police se met à la poursuite d’un homme en scooter fuyant un contrôle. Il brûle un feu rouge, percute un véhicule qui, selon ses poursuivants, passait au vert. Il chute et meurt. Une enquête est ouverte.
- Le 27/09/2011, X, 30 ans, meurt asphyxié à la suite d’un placage ventral à Marseille (Bouches du Rhône) – Alors qu’il se promène devant chez lui, Serge, atteint d’autisme, est interpellé par trois policiers appelés par une voisine qui le trouve menaçant. Quand les policiers l’emmènent, il est en état de mort clinique. Le père affirme avoir vu son fils menotté au dos, le visage en sang, plaqué au sol avec un policier à genoux sur son dos. Une enquête est menée par l’IGPN. En septembre 2014, les trois policiers sont jugés pour « homicide involontaire ». Le procureur requiert des « peines d’avertissement » de six à dix mois de prison avec sursis. En novembre 2014, le tribunal correctionnel de Marseille condamne les policiers à six mois de prison avec sursis.
- Le 11/10/2011, EL MAJHOUB GMILI, 37 ans, meurt en chutant d’un immeuble à Bourg-en-Bresse (Ain) – Dans le cadre d’une enquête sur un trafic de stupéfiants, une quinzaine de policiers du GIPN et gendarmes font irruption à l’aube « par la force » dans l’appartement de El Mahjoub Gmili. Selon la police, le suspect se serait défenestré en tentant de s’enfuir. L’autopsie ne relève « aucune trace de violence sur le corps ». La famille doute de la version officielle et remarque plusieurs incohérences dans le témoignage des forces de l’ordre, au vu de l’agencement de l’appartement et des déclarations des voisins. Des témoins affirment que des policiers auraient mis une arme sur la tempe et frappé au ventre la victime après sa chute alors qu’elle était menottée au sol. En 2012, la famille demande une reconstitution. Elle est refusée. Une enquête est menée par l’IGPN pour éclaircir les circonstances de la mort. La famille porte plainte pour « homicide volontaire » ainsi que « non assistance à personne à danger ». Elle demande une reconstitution des faits.
- Le 05/11/2011, X, 25 ans, meurt suite à des coups à Paris (17ème) – Un usager du RER E actionne une borne d’urgence en raison d’un passager « agressif ». Les policiers interpellent l’homme, lui donne deux coups de matraques. L’homme se serait évanoui. Transporté à l’hôpital, il y décède. L’autopsie conclut à une mort suite à un infarctus. L’IGS a entendu les policiers et les témoins de la scène. Elle estime qu’il n’y a pas eu d’usage disproportionné de la force.
- Le 27/12/2011, X, 18 ans, meurt dans un accident de voiture à Cournon d’Auvergne (Auvergne) – Lors d’une ronde de nuit, une patrouille de la BAC tente de contrôler les quatre occupants d’une voiture Renault Clio alors qu’ils font un « rodéo ». Les quatre jeunes originaires de Clermont-Ferrand prennent la fuite à bord du véhicule. Roulant à vive allure, le conducteur perd le contrôle de la « Clio » dans un virage et fait une embardée. Propulsée par le terre-plein central, la voiture percute un pylône électrique qui, sectionné en deux, s’abat sur l’habitacle. Le conducteur âgé de 19 ans est tué sur le coup. Âgé de 18 ans, le passager avant, inanimé, est ramené à la vie par les pompiers avant d’être transporté à l’hôpital. Il y décède le lendemain. Les deux passagers, grièvement blessés sont emmenés à l’hôpital par les pompiers. Une enquête est ouverte pour déterminer les circonstances exactes de la mort. Selon le vice-procureur, la responsabilité de la BAC n’est pas engagée.
- Le 27/12/2011, X, 19 ans, meurt dans un accident de voiture à Cournon d’Auvergne (Auvergne) – Lors d’une ronde de nuit, une patrouille de la BAC tente de contrôler les quatre occupants d’une voiture Renault Clio alors qu’ils font un « rodéo ». Les quatre jeunes originaires de Clermont-Ferrand prennent la fuite à bord du véhicule. Roulant à vive allure, le conducteur perd le contrôle de la « Clio » dans un virage et fait une embardée. Propulsée par le terre-plein central, la voiture percute un pylône électrique qui, sectionné en deux, s’abat sur l’habitacle. Le conducteur âgé de 19 ans est tué sur le coup. Âgé de 18 ans, le passager avant, inanimé, est ramené à la vie par les pompiers avant d’être transporté à l’hôpital. Il y décède le lendemain. Les deux passagers, grièvement blessés sont emmenés à l’hôpital par les pompiers. Une enquête est ouverte pour déterminer les circonstances exactes de la mort. Selon le vice-procureur, la responsabilité de la BAC n’est pas engagée.
BILAN 2011 : 13 morts
- 3 personnes mortes suite à des tirs à balles réelles.
- 1 personne morte suite à l’utilisation d’une technique d’immobilisation (pliage / plaquage / clé d’étranglement)
- 4 personnes mortes suite à des suspicions de coups ou dans des circonstances troubles (arrêt cardiaque, mort en cellule).
- 4 personnes mortes lors d’un accident routier ou ferroviaire impliquant la police (renversées par la police ou au cours d’une course poursuite)
- 1 personne morte noyée ou en raison d’une chute mortelle.
2010 : 9 morts
- Le 20/01/2010, Malek SAOUCHI, 19 ans, meurt dans un accident de scooter à Woippy (Moselle) – Trois jeunes gens circulent sans casque ni lumière sur un scooter volé. Ils sont pris en chasse par des policiers. Le deux roues fait une embardée dans un virage. Malek Saouchi, 19 ans, meurt sur le coup. Les deux autres sont grièvement blessés. Après son hospitalisation, l’un d’eux accuse les policiers de les avoir fait tomber et de les avoir frappés. Les premiers éléments de l’enquête assurent qu’aucun choc entre le véhicule d police et le scooter n’a été constaté. Le maire de Woippy, François Grosdidier (UMP, sénateur depuis 2011) porte plainte contre le père du défunt pour dénonciation calomnieuse. Trois policiers sont placés en garde à vue puis laissés en liberté. Une information judiciaire est alors été ouverte contre X pour « homicide et blessures involontaires ». Un non-lieu est rendu en septembre 2011. La famille fait appel. Le non-lieu est confirmé en juin 2012.
- Le 17/04/2010, X, 45 ans, meurt en cellule à Boulogne-Billancourt (Hauts de Seine) – Interpellé dans un square en état d’ébriété et blessé à la tête, un sans domicile fixe est secouru par des pompiers qui le laissent entre les mains de la police. Emmené au commissariat, il est retrouvé inanimé en cellule le lendemain. Transféré à l’hôpital, il y décède deux jours plus tard suite à un coma. Un enquête est menée par l’IGS.
- Le 22/06/2010, Joseph PETITHUGUENIN, 77 ans, meurt en cellule à Amancey (Doubs) – Dans le cadre d’une enquête sur des daims empoisonnés menée par la gendarmerie, un ancien ouvrier de Peugeot, malade, décède pendant sa garde à vue. La famille pense qu’il a succombé à cause de son état de stress lié aux conditions de sa détention. Un gendarme est mis en examen pour homicide involontaire. En janvier 2012, il est condamné à trois mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Besançon. Il est relaxé par la cour d’appel de Besançon en octobre 2012. La famille décide de se pourvoir en cassation.
- Le 16/07/2010, Karim BOUDOUDA, 27 ans, est tué par balle à Grenoble (Isère) – Braqueur du casino d’Uriage, à Grenoble, Karim est pris en chasse par la BAC. Après des échanges de tirs, Karim meurt d’une balle dans la tête dans son quartier de La Villeneuve. Une enquête est menée par l’IGPN. Selon une « source judiciaire », la légitime défense est établie. La famille porte plainte contre X pour « meurtre ».
- Le 16/07/2010, Luigi DUQUENET, 22 ans, est tué par balle à Thésée-la-Romaine (Loir-et-Cher) – Après un « vol en réunion » de 20 euros, Luigi et son cousin Miguel sont poursuivis par des véhicules de gendarmerie. Alors que la voiture tente de forcer un barrage, un des gendarmes tire deux coups de feu et tue Luigi d’une balle dans le thorax. En janvier 2012, un non-lieu est prononcé en faveur du gendarme inculpé de « coups mortels ». Le non-lieu est confirmé en cour d’appel d’Orléans, puis en cour de cassation en mars 2013 au motif de la légitime défense. Miguel, le conducteur de la voiture, est condamné à deux ans de prison pour refus d’obtempérer aggravé.
- Le 08/08/2010, Ahmed, 15 ans, meurt noyé à Mantes-la-Jolie (Yvelines) – Au volant de la voiture de sa mère avec trois amis, l’adolescent évite un contrôle routier et est poursuivi par des policiers. Ne maîtrisant plus la voiture, il percute un arbre puis un poteau. Ahmed s’enfuit à pied, saute d’un pont dans la Seine et meurt emporté par le courant. L’autopsie confirme la mort par noyade. Une enquête est menée par l’IGS.
- Le 27/10/2010, Louis KLINGER, 55 ans, meurt lors de son transfert au commissariat à Dijon (Côte d’Or) – Interpellé lors d’un vol de cuivre, Louis est menotté pour être emmené dans le véhicule de police. Selon le procureur, il se serait soudainement effondré et blessé à la tête. Les policiers tentent un massage cardiaque. L’homme meurt malgré la réanimation du Samu. L’autopsie conclut à une « calcification au coeur ».
- Le 01/12/2010, Mahamadou MAREGA, 38 ans, est tué par des décharges de Taser à Colombes (Hauts-de-Seine) – Interpellé dans son appartement par dix-sept policiers, Mahamadou est plaqué au sol dans un ascenseur, menotté aux pieds et aux mains, frappé, aspergé de gaz lacrymogène et électrocuté au taser à seize reprises. L’autopsie conclut à une mort par « asphyxie due à l’absorption de gaz lacrymogène ». Du sang est retrouvé dans ses poumons. Une information judiciaire contre X pour « homicide involontaire » est ouverte. Le défenseur des droits préconise des sanctions disciplinaires à l’encontre des policiers mis en cause, proposition qui n’est pas suivie d’effet. Un non-lieu, prononcé octobre 2012 par un juge d’instruction de Nanterre, est confirmé en février 2013 par la cour d’appel de Versailles.
- Le 12/12/2010, Mostefa ZIANI, 43 ans, est tué par un tir de Flash Ball à Marseille (Bouches-du-Rhône) – Suite à une altercation, dans son foyer de travailleurs, avec un colocataire que Mostefa aurait blessé au couteau, trois policiers interviennent. Mostefa lance une tasse et blesse l’un des agents au crâne. Un des policiers tire au flash-ball et l’atteint au thorax. Mostefa, alors maîtrisé, fait un arrêt cardio-respiratoire. Ranimé par les pompiers, il meurt après deux jours dans le coma. L’autopsie conclut à une mort par « oedème pulmonaire » lié « indiscutablement » au tir de flash-ball. Une enquête est menée par l’IGPN. Après une information judiciaire contre X, le parquet de Marseille renvoi en octobre 2011, le policier auteur du tir au tribunal correctionnel. En novembre 2014, ce dernier se déclare incompétent pour juger l’affaire car il estime qu’il s’agit d’un « homicide volontaire » et renvoi donc l’affaire en cour d’assises. En octobre 2015, la cour d’appel d’Aix-en-Provence décide finalement de renvoyer l’affaire au tribunal correctionnel sous le chef d’accusation « d’homicide involontaire ».
BILAN 2010 : 9 morts
- 2 personnes mortes suite à des tirs à balles réelles.
- 3 personnes mortes suite à des suspicions de coups ou dans des circonstances troubles (arrêt cardiaque, mort en cellule).
- 1 personne morte lors d’un accident routier ou ferroviaire impliquant la police (renversées par la police ou au cours d’une course poursuite)
- 1 personne morte noyée ou en raison d’une chute mortelle.
- 1 personne morte suite à un tir de taser.
- 1 personne morte suite à un tir de lanceur de balles de gomme (Flashball, LBD…).