LISTE DES PERSONNES MORTES AUX MAINS DES FORCES DE L’ORDRE

suite du recensement de 1961 à 2009

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2009

Entre 2002 et 2009, reprise du recensement du site La Gendarmerit effectué entre 1972 et 2012 (reproduite ici) – prenant en compte les morts connus en détention

  • Septembre 2009, Hakim Djellassi, 31 ans, est mort deux jours après son interpellation par la police à Lille à son hôtel.
  • 7 mars 2009, un homme de 29 ans est tué par un policier au péage de Courtevroult lors d’une course poursuite à Bussy Saint-Georges (Seine-et-Marne).
  • 28 mai 2009, Oussama Mouhtarim, 21 ans, plongé dans le coma après une interpellation en gare de Massy (92).
  • 9 juin 2009, Ali Ziri, 69 ans, mort à la suite d’un contrôle policier après avoir tenté de s’opposer aux violences subis par son ami Arezki K., 61 ans, à Argenteuil (92).
  • 19 mars 2009, Joan Celsis un étudiant de 25 ans à été touché par un tir de flash ball à Toulouse et a perdu son œil.
  • 1er mai 2009, Samir Aït-Amara, perd également son œil à la suite d’un tir de flash ball à Neuilly-sur-Marne.
  • 8 juillet 2009 : Joachim Gatti est touché au visage par un tir de flash ball à Montreuil, il perd un œil.
  • 8 juillet 2009, Mohammed Bemouna selon la justice mort par pendaison en garde à vue malgré qu’aucune trace de pendaison ne soit visible sur le corps du jeune homme à Firminy dans la Loire (42).
  • 9 août 2009, Yakou Sanogo, 18 ans mort lors d’une course poursuite par la police à Bagnolet (93).
  • 12 novembre 2009, Mohamed Boukourou, 41 ans mort dans un fourgon de police où il avait été conduit de force, à Valentigney (25).

BILAN : 6 morts, et au moins 5 blessés graves

2008

  • Janvier 2008, Lu Semedo Da Veiga, 28 ans, mort à la prison de Fresnes (94) suite à un refus de soins.
  • Janvier 2008, Reda Semmoudi, 30 ans, defenestré par la police lors d’une perquisition à Noisy-le-Sec (93).
  • Avril 2008, Baba Traoré, 29 ans, mort noyé dans la Marne (94) suite à une poursuite par la police.
  • Mai 2008, Abdelakim Ajimi, 22 ans, mort étouffé par plusieurs policiers à Grasse (06).
  • Mai 2008, Joseph Guerdner, 27 ans, tué de 7 balles dans le dos en fuyant menotté dans le Var (83).
  • 8 mai 2008, Lamba Soukouna, 28 ans, frappé à coup de crosse et de flash ball à la tête par un brigadier en présence de 3 autres « collègues » à Villepinte. Lamba souffre de la drépanocytose, il a porté plainte.
  • 19 juin 2008, Mohamed, 39 ans, père de famille, tué par balles à Corbeil-Essonnes (91).
  • Juin 2008, Salem Essouli, mort par manque de soins au centre de rétention administrative de Vincennes (75).
  • 8 août 2008, Fakraddine Zarai, 30 ans, mort par pendaison au radiateur de sa cellule dans la prison de Saint Quentin Fallavier à Lyon (69) à deux semaines de sa libération. 29 septembre 2008, Ilies, 16 ans mort lors d’une poursuite par des policiers de la BAC de Romans-sur-Isère (26).
  • 1er octobre 2008, Elvis Akpa, 47 ans, mort suite à une chute du septième étage en tentant d’échapper à la police à Paris.
  • 8 octobre 2008, un homme de 22 ans et un adolescent de 14 ans matraqués et blessés par un projectile de Taser par deux policiers pendant un contrôle d’identité à Montfermeil (93). Les deux frères bénéficieront de six jours d’ITT.
  • 14 octobre 2008, Abdoulaye Fofana, 20 ans, tabassé dans le hall de son immeuble par 2 policiers à coups de matraque, tonfa et crosse de flash-ball, à Montfermeil (93).
  • 28 novembre 2008, Naguib Toubache, 20 ans, tué par la balle d’un gendarme à Montataire dans l’Oise (60).

BILAN : 11 morts et au moins 7 blessés

2007

  • Janvier 2007, Jonathan, 24 ans, mort en tombant d’un toit en voulant échapper à la police à Montpellier (34).
  • Février 2007, Raouf Taïtaï & Tina Sebaa 15 et 17 ans, morts lors d’une poursuite par des policiers à Saint-Fons, près de Lyon (69). Une rescapée de 16 ans, Myriam Bahmed, 17 ans tombe dans le coma.
  • 3 mai 2007, Louis Mendy, 34 ans père de famille, tué d’une balle dans la tête par un policier à Toulon (83).
  • Mai 2007, Hakim F., 17 ans blessé par balle par un policier à Grigny (91)
  • Juin 2007, un homme de 58 ans, mort dans la cellule de dégrisement du commissariat à Bordeaux (33).
  • 17 juin 2007, Lamine Dieng, 25 ans, meurt dans un fourgon de police à Paris (75).
  • Juin 2007, Nelson, 14 ans mort après avoir été fauché par une voiture de police sur un passage clouté à Marseille (13).
  • Juin 2007, Elmi Mohammed, 23 ans, mort noyé dans la Saône après avoir été poursuivi par la police (69).
  • 27 juillet 2007, un homme de 40 ans, tué par balle par des policiers du Service régional des transports de la gare du Nord à Paris.
  • Ait Brahim Moulay Mohamed 27 ans, mort par pendaison dans les douches du centre de rétention administrative de Bordeaux (33).
  • Un homme de 37 ans, mort lors de sa garde-à-vue à Rouen (76).
  • Septembre 2007, un homme de 48 ans, mort dans une cellule de dégrisement au commissariat de Dieppe (76).
  • 25 septembre 2007, Chulan Liu, une femme de 51 ans « sans papiers » est morte après un saut par la fenêtre à l’arrivée de la police, Paris (75).
  • 8 septembre 2007, Joseph Randolph, 42 ans, mort suite à son interpellation à Paris.
  • 25 novembre 2007, Larami Soumaré et Mushin, 16 et 15 ans morts suite à une collision avec une voiture de police à Villiers-le-Bel (95). Cela provoquera deux jours d’émeutes et d’affrontements avec les forces de l’ordre.
  • 27 novembre 2007, Pierre Douillard visé à la tête et frappé par un flash-ball dans une manifestation lycéenne, il a perdu son œil droit.

BILAN : 19 morts, 2 blessés 

2006

  • Janvier 2006, Éric Mourier, 28 ans, mort au mitard de la prison Saint-Joseph (69).
  • Mars 2006 : 2 frères insultés et battus par des policiers chez eux devant leur mère à Cergy (95).
  • Mai 2006, Fethi Traoré, 31 ans, poursuivi par la police, il se noie dans la Marne (94).
  • 29 mai 2006, Komotine mère de famille, insultée, gazée, menottée et traînée par 4 policiers devant ses enfants et ses voisins à Montfermeil ( 93).
  • Juin 2006, Vilhelm Covaci, 20 ans, noyé dans le canal de Saint Denis (93) lors d’une poursuite. Daniel Moldovan a également sauté dans l’eau avant d’être interpellé et tabassé jusqu’à en perdre connaissance.
  • Juin 2006, deux réfugiés poursuivis, écrasés sur une autoroute à Calais (52).
  • Octobre 2006, Clichy-sous-Bois un jeune de 16 ans touché au flash ball perd un œil.
  • Novembre 2006, Taoufik El-Amri noyé par hydrocution dans un canal de Nantes (44) après un contrôle de police.
  • Décembre 2006, Guillaume Perrot retrouvé noyé à Corbeil-Essonnes après avoir été laissé seul sur la berge de la Seine par des policiers.
  • Août 2006, Albertine Sow enceinte au moment des faits a été frappée au ventre et gazée par des policiers alors qu’elle était témoin de violences policières à Paris.

BILAN : 10 morts, 7 blessés 

2005

  • Janvier 2005, Abou Bakari Tandia meurt des suites de sa garde-à-vue au commissariat de Courbevoie (92).
  • 7 mars 2005, Balé Traoré grièvement blessé à bout pourtant par un policier dans le quartier de la Goutte d’Or (Paris 18e) alors qu’il n’avait lui même pas d’arme.
  • Avril 2005, un jeune de 17 ans, tué lors d’une poursuite par des policiers à Aubervilliers (93).
  • Juillet 2005, un adolescent de 14 ans touché par un tir de flash ball perd un œil aux Mureaux (78).
  • Octobre 2005, Samir Abbache, 26 ans, tué à la prison de Mulhouse (68)
  • Octobre 2005, Zyad Benna & Bouna Traoré, 17 et 15 ans, poursuivis par la police et morts électrocutés dans un transformateur à Clichy-sous-Bois (93).
  • Novembre 2005, Éric Blaise retrouvé mort dans des circonstances suspectes au mitard à Fleury-Mérogis (91).

BILAN : 6 morts, 3 blessés graves

2004

  • Février 2004, Abdelkarim Aouad, 30 ans, mort dans un commissariat de Marignane (13).
  • Mars 2004, un jeune de 20 ans, mort dans la maison d’arrêt d’Elsau (67).
  • Mars 2004, Hassan Jabiri, 33 ans, tué d’une balle dans la tête tirée par un gendarme suite à un contrôle, à Strasbourg (67). En janvier 2009, la cour d’appel de Colmar condamne le gendarme à une peine de huit mois de prison avec sursis.
  • Avril 2004, Mickaël Cohen, grapheur de 19 ans, noyé par cinq mètres de fond dans la Marne sous les yeux de la police qui le poursuivait pour un tag sur un mur antibruit.
  • Juin 2004, Ibrahim Diakite, 7 ans, mort d’une balle dans la tête à son domicile, tirée par un voisin policier à Paris 19e (75).
  • Juin 2004, Brice Petit brutalisé et accusé de violences et d’outrage par des policiers pour s’être interposé lors d’une interpellation violente à Montpellier.
  • Octobre 2004, Abdelhafid Rouag, 45 ans, mort après un passage dans le commissariat de Paris 17e (75). Suite inconnue…
  • 2004, Abdelmadjid Madi torturé par des policiers en Seine-Saint-Denis (93).
  • 2004, Giovanni Rivas, 17 ans, victime de violences policières à Nouméa en Nouvelle-Calédonie.
  • 2004, Jérémy Taillandier tué par un gendarme.

BILAN : 8 morts, 2 blessés

2003 

  • Janvier 2003, Getu Hagos, 24 ans, étouffé dans un avion lors de son expulsion à Roissy (95). Le chef de cabine de l’avion témoignera de la violence des policiers : l’un d’entre eux s’est « assis sur la taille et les cuisses » du jeune Somalien, le second « sur le thorax », et le troisième a appliqué un coussin sur sa tête pour étouffer ses cris. Les trois fonctionnaires sont suspendus, et une enquête est ouverte.
  • Février 2003, Manikkavasakar Kanavathipphillai, mort lors d’une garde-à-vue à Saint-Aybert (59).
  • Mars 2003, Mourad Belmokhtar, 17 ans, tué d’une balle dans la nuque par un policier à Nîmes (30)
  • Mars 2003, Aurélien Joux, 24 ans, tué par balle à Feurs (32).
  • Mars 2003, Nicolas Billotet, 23 ans, tué par balle, à Lyon (69).
  • 17 mai 2003, Jamel B. opéré pour une ablation de la rate et une partie du pancréas suite à « un coup direct violent et très localisé », à Champigny (94).
  • Juillet 2003, Léon, 50 ans, mort pendant qu’il est « maîtrisé » sur le trottoir (75).
  • Août 2003, R. L. / M.-J. D, deux restaurateurs victimes de violences policières à Paris…
  • Décembre 2003, Sofian, 18 ans, mort dans la prison du Pontet (84).

BILAN : 7 morts, 3 blessés

2002

  • 2 janvier 2002, Moussa, 16 ans, tué d’une balle dans la tempe par un policier lors d’une course-poursuite en voiture. Aucune suite judiciaire connue.
  • 22 février 2002, Karim Latifi, consultant informatique est frappé et insulté par des policiers à Paris (75)
  • Mai 2002, Xavier Dem, tué d’une balle dans la tête lors d’une interpellation au domicile de son grand-père à Dammarie-les-Lys (77). Aucune suite judiciaire connue.
  • Mai 2002, Mohamed Berrichi, mort d’une chute de moto pendant une course-poursuite à Dammarie-les-Lys (77) Les policiers avaient pris en chasse le jeune homme parce qu’il ne portait pas de casque. Aucune instruction n’est ouverte.
  • Septembre 2002, Georges Mondésir, 42 ans, mort étouffé par « la clé au cou » d’un policier à Châtenay-Malabry (92). Selon les témoins, contrairement à ce qui s’est dit, il est bel et bien mort entre les mains des policiers, sur la pelouse en bas de chez lui, sous les yeux des mômes avec qui il jouait quelques instants auparavant.
  • Décembre 2002, Ricardo Barrientos, 52 ans, mort d’un malaise cardiaque à Roissy (95) lors de son expulsion forcée en avion.

BILAN : 5 morts, 1 blessé

2001

    • Le 10 février, à Saint-Martin-d’Uriage (38), vers 1 heure du matin, un gendarme tue un jeune homme qui le menaçait avec un cutter.

    • Le 3 avril, près de Blois (41), un lieutenant de police, qui circule à bord de son véhicule, fait feu à trois reprises sur une femme médecin, qui décède deux jours plus tard, après avoir reçu une balle dans la tête.

    • Le 30 mars à Toulon, un policier tue son ancienne compagne de trois coups de feu tirés avec son arme de service.

    • Le 10 mai à Pointe-à-Pitre (Guadeloupe) lors d’une opération visant des dealers de crack, un policier fait feu « malencontreusement » et tue un « collègue ».

    • Dans la nuit du 4 au 5 juin, à Paris, dans le quartier de La Goutte-d ’Or, un jeune homme de 22 ans, originaire d’Afrique noire, tombe d’un toit et se tue en voulant échapper à la police. Version allégée car le visage du garçon était inondé de gaz lacrymogène, selon des témoins.

    • Le 19 juin, à Montigny-lès-Cormeilles, deux jeunes d’origine maghrébine, qui circulent à scooter sans casque, sont poursuivis par des policiers. Le fourgon de police heurte le deux-roues qui s’écrase contre un mur. Un mort.

    • Le 11 juillet, à Toulouse, un policier tue son épouse avec son arme de service, puis son fils avec un outil de jardin.

    • Le 15 août, deux policiers parisiens, qui courtisent la même jeune femme, règlent leurs comptes, en duel, avec leur arme de service, dans le sous-sol d’un restaurant. Le plus rapide tue son rival.

    • Dans la nuit du 12 au 13 octobre, sur les hauteurs de Thonon-les-Bains (74), quatre jeunes hommes qui circulent à bord d’une 205 prennent la fuite à la vue des policiers. La course-poursuite provoque l’inévitable accident, il y a quatre morts.

    • Le 29 octobre, à Paris, au poste de police du IXe arrondissement, un Congolais est lourdement tabassé avant d’être conduit à l’hôpital où il décède.

    • A Antibes (06), le 5 novembre, des policiers procèdent à un contrôle d’identité, sur un groupe de jeunes garçons. L’un d’eux pris de malaise, s’écroule mais les policiers interdisent à ses camarades de lui faire un massage cardiaque. Le jeune homme, d’origine maghrébine, meurt sur le trottoir.

    • Le 13 novembre, à Paris, des policiers frappent à la porte de l’appartement d’un Sénégalais sans-papiers, simplement assigné à résidence, le jeune homme enjambe la fenêtre pour essayer de fuir, mais lâche prise et se tue en arrivant au sol. Oui, décidément, la police fait peur !

     

    BILAN : 15 morts 

     

    2000 

    1. Dans la nuit du 23 au 24 mars, à Mayenne (53), un homme interpellé en état d’ébriété meurt au commissariat de police de la ville. On évoque un suicide par étouffement mais, quelques jours plus tard, l’autopsie révèle des « ecchymoses inexpliquées » et des hématomes autour du cou.
    2. Dans la nuit du 15 au 16 avril, à Lille-Sud, deux policiers se préparent à interpeller un jeune homme d’origine algérienne assis dans une voiture à l’arrêt, côté passager. L’un d’eux tire une balle dans la nuque, à bout portant, sur ce garçon de 23 ans.
    3. Le 18 avril, à Marseille, des policiers du SRPJ surveillent des casseurs qui viennent de s’attaquer à une banque. L’un d’eux est abattu sans hésitation.
    4. Le 20 juillet, à Strasbourg, un jeune homme décède au commissariat central durant une garde à vue. Selon le procureur, la police n’a commis aucune faute.
    5. Le 17 septembre, à Combs-la-Ville (77), quatre jeunes voleurs circulent en fourgonnette. Deux policiers ouvrent le feu et tuent l’un des voleurs.
    6. Le 20 décembre, au cours d’une tentative d’interpellation, à Roquemaure (30), les policiers se trompent de cible et l’un d’eux abat l’un de ses collègues.

     

    BILAN : 6 morts

     

     

    1999 

    • Le 22 janvier, à Nanteuil-lès-Meaux (77), des policiers prennent en chasse deux jeunes qui circulent à bord d’une voiture volée. En bord de Marne, les deux garçons se jettent à l’eau et l’un d’eux meurt noyé.
    • Le 30 janvier à Caen (14), un cambrioleur âgé de 27 ans est tué par un gendarme. La balle est « parite accidentellement » mais arrive en pleine tête.
    • Le 26 mai à Marseille (13), un Tunisien, interné au centre de rétention d’Arenc, meurt d’une crise cardiaque peu après son transfert à l’hôpital. Les policiers croyaient avoir affaire à un simulateur.
    • Le 1e septembre, à Cormeilles-en-Parisis, (95) un homme de 28 ans reçoit une balle dans la tête tirée par un policier qui prétend avoir tiré en l’air lors d’un simple contrôle d’identité. Il est vrai que la victime se prénomme Farid.
    • Le 1e novembre, à Paris, deux employés d’un sauna gay sont assassinés par un policier qui profite de l’occasion pour s’emparer de la recette du jour.
    • Dans la nuit du 13 au 14 novembre, près de Tarare, un véhicule conduit par des CRS percute une voiture. Cinq jeunes gens sont tués dans cet accident.
    • Le 17 novembre, à Tours, on retrouve le corps d’une jeune femme dans le congélateur d’un fonctionnaire de police.
    • Le 21 novembre 1999, un gendarme qui circule à 135 km/h sur une route départementale écrase une jeune femme de 21 ans.

     

    BILAN : 13 morts

     

    1998 

        • Le 31 août, à Tarbes, un policier en civil tue un SDF de trois balles de revolver. L’homme lui avait demandé une cigarette.

        • Le 6 novembre, à Tourcoing (59), un jeune Zaïrois, âgé de 25 ans, qui circule en rollers, est interpellé par des policiers. Jeté à terre et menotté, le jeune homme meurt d’une « compression thoracique ».

        • Dans la nuit du 14 au 15 novembre, à Riom (63), des gendarmes ouvrent le feu sur des cambrioleurs. Il y a deux morts. Il s’agissait de « gens du voyage ».

        • Le 20 novembre, à Toulon, un homme d’origine tunisienne est tué chez lui lors d’une intervention policière. Le jeune homme était soigné pour dépression nerveuse.

        • Dans la nuit du 12 au 13 décembre, à Toulouse, un policier tire de sang-froid sur un jeune d’origine maghrébine – Habib – âgé de 17 ans.

      BILAN : 6 morts

       

       

      1997 

            • Dans la nuit du 19 au 20 février, un Parisien, âgé d’une trentaine d’années, meurt victime d’un « malaise cardiaque », peu après son interpellation par des policiers.

            • Dans la nuit du 11 au 12 mars, à Machecoul (44), une patrouille de gendarmes abat deux Tziganes qui cambriolent un magasin

            • Le 26 avril, à Epernay (51), un militaire du contingent, d’origine maghrébine, est refoulé par les videurs d’une boîte de nuit. A l’arrivée de la police, appelée en renfort, le militaire prend peur et, après une course folle, se jette dans la Marne et se noie.

            • Dans la nuit du 18 au 19 mai, à Roissy (91), un motard qui a pris la fuite à la vue d’une patrouille de police se tue en manquant un virage.

            • Dans la nuit du 1e au 2 juin, un policier de Nantes qui se sent menacé abat d’une balle en pleine poitrine un jeune homme de 25 ans.

             

            • Le 18 juillet, à Tarbes, un lieutenant des RG tue une femme de ménage dans les locaux de la préfecture puis se suicide.

            • Le 31 juillet, à Montpellier, un policier tue sa maîtresse, âgée de 25 ans, avant de se suicider.

            • Le 5 août, dans le Gard, des gendarmes ouvrent le feu sur deux jeunes hommes qui ont pris la fuite à bord d’ne voiture volée. L’un d’eux reçoit une balle dans la tête et meurt.

            • Le 25 juin, à Paris, au cours d’une opération de police contre le travail clandestin, un jeune Chinois saute du 2e étage d’un immeuble et meurt de ses blessures. Décidément, la police fait peur.

            • Dans lla nuit du 17 au 18 décembre, en forêt de Fontainebleau, les policiers établissent un barrage et tuent un garçon de 16 ans, Abdel Kader, d’une balle dans la nuque.

            • Le 19 décembre, à Lyon, un jeune homme de 24 ans, père de famille, est tué à coups de fusil à pompe au commissariat de La Duchère. Tir instinctif…

        BILAN : 12 morts

         

         

        1996 

            • Le 6 janvier, à Saint-Ouen (93), un policier tue un chauffeur de taxi âgé de 22 ans, lequel avait pris la fuite lors d’un contrôle d’identité. Une balle dans la tête.
            • Le 25 janvier à Amiens (80), une femme policière se suicide après avoir tué ses trois enfants avec son arme de service.
            • Dans la nuit du 3 au 4 juin, un policier havrais tue ses parents, et ses deux jeunes sœurs avec son arme de service.
            • Le 10 juin, à Choisy-le-Roi (94), un enfant de 8 ans, qui descend de l’autobus, qui circule en site propre est fauché par un véhicule conduit par un gendarme. Il meurt sur le coup.
            • Le 24 juin, à Sotteville-lès-Rouen (76), un lycéen âge de 18 ans, d’origine marocaine, est poursuivi par un car de police. Le jeune homme circule sans casque sur sa mobylette ; Affol2, il accroche un véhicule, puis est heurté par le fourgon de police et meurt de ses blessures.
            • Le 30 juin, en Seine-et-Marne, un gendarme qui s’estime menacé par un bûcheron sort son arme et le tue sans sommation.
            • Le 08/07/1996, Sada, 20 ans, meurt noyé dans la Seine à Mantes-la-Jolie (78) – Les gendarmes prennent en chasse le jeune Sada (originaire de Mantes) qu’ils soupçonnent d’être l’auteur d’un vol de moto. Ce dernier prend peur et plonge dans la Seine. Il se noie et meurt. Des témoignages accréditent le fait que le garçon portait des traces de blessures au visage. Immédiatement, la nouvelle se répand au Val Fourré et un climat de tension s’installe sur le quartier entre les jeunes et la police Contrôles d’identité systématiques, présence d’escadrons de CRS. Le lendemain en soirée, des affrontements finissent par éclater entre jeunes et policiers.
            • Le 18 juillet, à Mantes-la-Jolie, des policiers transportent, de l’hôpital au commissariat, un homme en état d’ébriété. Le « délinquant » y meurt de façon si curieuse que l’IGPN déclenche une enquête.
            • Le 23/07/1996, Jawad Zaouiya, 20 ans, meurt dans une cellule du Bois-d’Arcy (78) – Jawad avait été placé le 12 juillet 1996 en détention provisoire, à la suite d’incidents avec des policiers dans son quartier du Val Fourré à Mantes-la-Jolie (Yvelines). Il partageait une cellule de 9 m2 avec deux autres détenus. Le 23 juillet, en pleine nuit, l’un d’eux a déclenché un incendie. Il était 1 h 20. La porte de la cellule n’est ouverte qu’à 1 h 35. Quand le SAMU arrive à 2 h 05, Jawad et son codétenu incendiaire, asphyxiés, sont morts depuis au moins 25 minutes.
            • Le 29 juillet, dans la Drôme, un jeune homme de 23 ans qui tente de se soustraire à un contrôle est tué d’une balle dans la tête, alors qu’il est ceinturé par deux gendarmes.
            • Le 16 septembre, à Thionville (57), un policier de la PAF tue son rival en amour avec son arme de service.
            • Le 20 décembre, à Bernay (27), un policier intervient lors d’un cambriolage et loge une balle dans la tête d’un petit casseur, âgé de 22 ans.
            • Le 24 décembre, à la gare de Lyon-Perrache, un policier pris de boisson tue un SDF, alors qu’il n’est pas de service.

          BILAN : 10 morts

           

           

          1995

              • Le 3 janvier, à Marseille, le conducteur d’une voiture volée reçoit deux balles mortelles au terme d’une course poursuite.
              • Le 8 février, à Phalempin (59), vers 1h30 du matin, un CRS tire sur un véhicule suspect. L’un des passagers reçoit une balle mortelle dans la tête.
              • En mars, à Bar-le-Duc (55), un sous-brigadier de police tue un cambrioleur d’une balle dans la tête. « Simple maladresse » disent ses supérieurs.
              • Le 8 avril, à Dol-de-Bretagne (22), un automobiliste qui circule sans permis prend peur à la vue des gendarmes. Punition : une balle dans la tête.
              • Le 12 avril, à Saint-Germain-du-Puy (18) un automobiliste ivre qui a provoqué un léger accident matériel est placé en garde à vue. Le lendemain, à 7 heures, l’homme est retrouvé mort dans sa cellule, face contre terre.
              • Dans la nuit du 14 au 15 août, à la sortie de Metz, des policiers prennent en chasse un voleur de voiture. Un garçon de 18 ans est tué d’une balle dans la tête.
              • Dans la nuit du 19 au 20 août, près de Sospel (06), le sous-brigadier de la PAF Karenco tire sur une voiture transportant des réfugiés Yougoslaves qui viennent de franchir la frontière italienne. Un enfant de 7 ans, qui se trouve à l’arrière du véhicule est tué d’une balle dans le dos. Deux jours plus tard, le 22 août 1995, le ministre de la Justice (Jacques Toubon) réagit en déclarant sur RTL :  » C’est un policier qui a fait son travail « . Le 17 décembre 1998, la cour d’assises de Nice acquitte le gendarme qui affirme que la balle est partie accidentellement. Aucune suite judiciaire connue.
              • Le 4 septembre, à Samoëns (74), un gendarme tue un jeune homme qui t ente de forcer un barrage à bord d’une voiture volée.
              • Dans la nuit du 12 au 13 octobre, à Port-Grimaud (83), un gendarme tue un cambrioleur d’une balle dans le dos.
              • Dans la nuit du 14 au 15 octobre, à Marignane (13), des policiers tirent sur une voiture volée. Le conducteur est tué d’une balle dans le dos.
              • Le 29 septembre, Khaled Kelkal est tué près de Lyon, par des gendarmes qui ont utilisé des balles réservées à la chasse au sanglier. On tue le jeune homme plutôt que de le capturer, et l’un des gendarmes crie à son collègue : « Finis-le ! »
              • Le 24 octobre, un jeune homme se jette dans le canal Saint-Denis, après un contrôle de police, pour ne pas être conduit au commissariat de police, et se noie.
              • Le 1e novembre, au commissariat de Laval (53), un jeune d’origine marocaine est tué par un policier, alors qu’il avait été convoqué pour un contrôle de routine.
              • Dans la nuit du 27 au 28 décembre, des policiers de Savigny-sur-Orge (91), qui poursuivent un voleur de voiture, percutent un autre véhicule dont le conducteur est tué.

            BILAN : 14 morts 

            1994 

                • Le 27 janvier, à Val-de-Reuil (76), un gendarme tue un jeune Sénégalais qui tente de voler une voiture.

                • Le 14 avril, à Bron (69), vers 1 heure du matin, des policiers placent une voiture en travers de la route pour stopper une voiture volée qui tente de forcer un barrage. Les policiers ouvrent le feu : deux garçons de 19 ans sont tués, l’un est Turc et l’autre Maghrébin. Deux mineurs sont en état de coma dépassé.

                • Le 18 avril, à Vaulx-en-Velin (69), un jeune homme de 20 ans est pris en chasse par des policiers alors qu’il est au volant d’une voiture volée. Il heurte un autobus et meurt de ses blessures à la tête.

                • Dans la nuit du 26 au 27 avril, à Toulon, un motard, qui ne porte pas de casque, et vient de griller un feu rouge, est pris en chasse par des policiers qui le serrent jusqu’à lui faire perdre le contrôle de sa moto, et heurter un mur de la tête avant de mourir.

                • Le 7 mai, un jeune Italien, interpellé dans le métro, meurt d’une curieuse « crise cardiaque » dans les locaux de la 12e section des RG, à Paris.

                • Le 2 juin, rue Vivienne, à Paris, un policier qui n’est pas en service, intervient contre deux jeunes voleurs qui tentent de dérober la caisse d’un magasin. Il sort son arme et tue les deux hommes.

                • Le 23 août, à Meung-sur-Loire (45), un gendarme tire une balle dans l »la tête d’un homme » qui essaie de se dérober à un contrôle. L’homme décède le lendemain.

                • Le 12 octobre, un jeune homme placé en garde à vue au commissariat de Roanne (45), est retrouvé mort dans sa cellule.

                • Le 12 octobre, à Beauvais, une patrouille de la BAC poursuit des voleurs de voiture. L’un des policiers sort son arme. Un des hommes meurt d’une balle reçue dans la nuque.

                • Le 20 décembre, à Manosque (04), un CRS tue un jeune ouvrier algérien, d’une balle en pleine tête. Simplement pris de boisson, l’homme avait pris la fuite à la vue des policiers.

              BILAN : 12 morts 

              1993

                  1. Le 01/04/1993, X, meurt en cellule à Montpellier – L’homme, ivre, est interpellé à son domicile, puis placé en cellule de dégrisement au commissariat central. Dix minutes plus tard, l’homme est retrouvé pendu avec sa ceinture.
                  2. Le 04/04/1993, X, est tué par balle à Chambéry – Deux policiers surprennent trois jeunes qui « visitent » un parking. L’un d’eux, qui se rebelle lorsqu’on lui passe les menottes, reçoit une balle mortelle dans la nuque.
                  3. Le 06/04/1993, Makomé, 17 ans, est tué par balle au commissariat des Grandes-Carrières à Paris (18ème). L’inspecteur Pascal Compain retient au commissariat trois jeunes dont deux mineurs soupçonnés d’un vol de cigarettes. A midi, le parquet ordonne leur libération. A 15 heures, il décide pourtant d’interroger de nouveau Makomé. L’inspecteur tue le jeune homme d’origine zaïroise d’une balle à bout touchant.
                  4. Le 06/04/1993, X, 17 ans, est tué par balle à Wattrelos (Nord) – Le jeune homme d’origine maghrébine est tué d’une balle dans la tête par un policier qui veut mettre fin à un rodéo en vélo.
                  5. Le 07/04/1993, X, est tué par balle à Tourcoing (59) – Un sous-brigadier de police, ivre, tue d’une balle de revolver un jeune garçon qu’il a déjà maitrisé au sol.
                  6. Le 07/04/1993, Pascal TAÏS, meurt en cellule à Arcachon – Placé dans une cellule de dégrisement du commissariat. Le lendemain, il est retrouvé mort dans la cellule à la suite de violences visibles. Tout est alors fait pour dégager la responsabilité des policiers… Deux non-lieux suivront avec la négation des faits et des évidences.
                  7. Le 19/04/1993, X, est tué par balle à Saintes Colombes (69) – L’homme, soupçonné d’être un voleur de voiture, est blessé mortellement par un gendarme.
                  8. Le 21/04/1993, X, meurt noyé dans le canal Saint-Martin à Paris – Pris de panique lors d’un contrôle d’identité, un jeune Sénégalais tombe dans le canal et se noie.
                  9. Le 02/01/1993, X, meurt en cellule à Marseille – Le jeune homme est retrouvé mort dans une cellule du commissariat. Il se serait suicidé avec les fils de laine de son pull-over.
                  10. Le 19/03/1993, X, meurt dans l’enceinte du commissariat de Juvisy – Un homme est interpellé par les policiers, soupçonné d’être un toxicomane. A l’hôpital d’Evry, l’homme décède et les médecins constatent une fracture du cartilage du larynx.
                  11. Le 25/07/1993, X, est tué par balle dans la Drôme – L’automobiliste, poursuivi par des gendarmes parce qu’il n’a pas mis sa ceinture, est tué d’une balle mortelle dans la tête.
                  12. Le 16/08/1993, X, meurt noyé dans la Seine à Paris – Un jeune Anglais, qui veut échapper à un contrôle d’identité, se noie dans la Seine.
                  13. Le 06/10/1993, X, est tué par balle à Arles – Le jeune homme, suspecté de se livrer à un cambriolage, reçoit une balle mortelle dans la tête. Les policiers affirment que le coup serait parti « accidentellement ».
                  14. Le 23/10/1993, X, est tué par balle à Givors (69) – Des policiers ouvrent le feu sur une voiture qui cherche à éviter un barrage. Une jeune passagère, d’origine algérienne, est tuée sur le coup.
                  15. Le 31/10/1993, X, 20 ans, meurt noyé à Metz – La victime, d’origine maghrébine, aperçoit deux motards de la police et tente de fuir. Il tombe dans le canal et se noie.
                  16. Le 27/12/1993, X, est tué par balle à Saint-Fons (69) – A l’issue d’une course-poursuite avec une voiture volée, un jeune homme d’origine maghrébine est mortellement blessé alors qu’il s’enfuit à pieds.

                BILAN : 16 morts  

                1992 

                1. Le 27 janvier, vers 2 heures du matin, deux policiers de la BAC interviennent dans un immeuble, à Asnières, suite à la plainte d’un locataire. Ils descendent dans la cave et l’un d’eux ouvre le feu et tue un adolescent âgé de 13 ans.
                2. Le 28 janvier, au commissariat central de Bordeaux, un jeune homme, soupçonné de vol, est retrouvé mort dans une cellule de garde à vue.
                3. Le 30 janvier, toujours à Bordeaux, un SDF est retrouvé mort dans une cellule de dégrisement.
                4. Le 27 février, près de Beauvais, un gendarme tue un chauffeur de taxi, pour le détrousser.
                5. Le 31 mars, à Saint-Denis-de-la Réunion, un sous-brigadier de police, poursuit une voiture, tire et blesse le conducteur dans le dos, mais la même balle tue le passager.
                6. Dans la nuit du 28 au 29 mai, à Paris, le passager d’une voiture volée est mortellement blessé par un policier qui se déclare en situation de légitime défense.
                7. Le 17 décembre, un gendarme qui n’est pas de service assiste à un « casse » dans un magasin. Il retourne chez lui prendre une arme, revient et vide son chargeur sur la voiture des voleurs qui s’enfuient. Un garçon de 20 ans est tué d’une balle dans la tête.
                8. Le 20 décembre, à Besançon, un CRS tue un jeune Marocain, âgé de 17 ans, d’une balle dans la tête.
                9. Le 20/12/1992, Hassen BEN HAMED, 18 ans, est tué par balle à Béziers – Lors de son interpellation à la suite d’une course-poursuite, Hassen est tué à bout portant par l’un des deux CRS procédant à son interpellation, Daniel Marty, et alors qu’il se trouvait plaqué sur le capot de son véhicule. Les CRS affirment que Hassen se serait débattu et que le coup de feu mortel serait parti par accident, ce que réfutent les témoins qui déclarent que Hassen a été abattu de sang-froid.

                BILAN : 9 morts 

                1991 

                  • Le 22 janvier, vers 1 heure du matin, des policiers de Versailles effectuent une descente au foyer des travailleurs immigrés de Gargenville. Deux Africains sont interpellés. Un Sénégalais reçoit une balle dans le ventre et meurt sur le coup. Commentaire de la police : « Cet homme était en situation irrégulière… »

                  • Dans la nuit du 20 au 21 mars, à Liévin (62), des policiers poursuivent une voiture volée par trois mineurs. Un véhicule de police se met en travers de la route, les jeunes font une embardée pour l’éviter et un policier tire. Le conducteur, âgé de 16 ans, meurt d’une balle reçue dans la nuque.

                  • Le 6 avril, vers 6 heures du matin, à Albert (60), un jeune homme, plutôt ivre, sort d’une boîte de nuit. Il enfourche sa mobylette qui n’a pas d’éclairage. Deux policiers le poursuivent et l’un d’eux tire « accidentellement » une balle mortelle.

                  • Le 27 mai, c’est la mort de Aïssa, 19 ans au commissariat de Mantes-la-Jolie.

                  • Le 9 juin, à 2 heures du matin, Youssef, 23 ans, est tué à Mantes-la-Jolie.

                   

                  BILAN : 5 morts 

                  1990 

                  1. Le 05/03/1990, Saad SAOUDI, 35 ans, est tué de cinq balles dans le dos à La Ciotat, par des policiers qui le transportent au tribunal. Souhaitant porter plainte suite à une rixe, il est lui-même placé en garde-à-vue avant d’être emmené le lendemain par deux policiers pour être présenté à un juge. Sur le trajet, il est abbatu par le conducteur alors qu’il est menotté, celui-ci prétendant que Saad aurait tenté de l’étrangler. 
                  2. Le 19/09/1990, Samy, 17 ans, meurt en cellule au commissariat de Créteil, après avoir été arrêté pour s’être enfui devant une patrouille de police.
                  3. Le 20 juin, dans le VIe arrondissement de Paris, au cours d’une interpellation en flagrant délit, un suspect est maîtrisé, face contre terre. Un policier lui passe les menottes, tandis qu’un autre lui tire une balle dans la tête.
                  4. Le 23 juin à Perpignan, un policier tire sur un automobiliste, au cours d’un contrôle de routine. La balle mortelle arrive dans la tête d’un garçon de 19 ans.

                  BILAN : 4 morts

                   

                  1989  

                    • Le 8 mars, à Paris, un employé de la Brinks vient d’être interpellé pour un vol de bijoux. Dans la nuit, il retrouvé mort d’une balle dans la tête dans les locaux de la police judiciaire parisienne. Les policiers affirment que l’homme s’est suicidé.

                  BILAN : 1 mort

                   

                    1988

                     

                     

                      1. Le 24/01/1988, X, est tué par balle près de Grenoble – A 2 heures du matin, un gardien de la paix ordonne au conducteur d’une voiture volée de se ranger. Le policier qui s’estime être en situation de légitime défense fait feu. Le corps sans vie d’un jeune Gitan est retrouvé quelques minutes plus tard.
                      2. Le 02/02/1988, X, 26 ans, est tué par balle à Marseille, un gardien de la paix interpelle un jeune homme sur un parking, le prenant pour un voleur de voiture (ce qui n’est pas le cas. Le policier ouvre le feu et tue sa victime d’une balle dans la tête..
                      3. Le 12/03/1988, X, 21 ans, meurt dans un accident à Lhomme (Nord) – L’homme est tué en tentant d’échapper à un contrôle de police.
                      4. Le 24/06/1988, X, est tué par balle à Port-de-Bouc (13) – Un jeune homme, soupçonné d’être un voleur de voitures, tente d’échapper à un contrôle de police. Un policier, dont la voiture a été heurtée, dégaine, tire et loge une balle dans la tête du jeune homme qui meurt en arrivant à l’hôpital.
                      5. Le 05/07/1988, X, meurt dans un accident à La Courneuve (93) – Des policiers veulent intercepter un group de jeunes circulant sans casque à mobylette. Un véhicule de police se met en travers de la route. Le passager d’une des mobylettes est éjecté et meurt des suites du choc.
                      6. Le 23/07/1988, X, est tué par balle dans un square de Saint-Rémy-de-Provence (13) – Des gendarmes contrôlent quelques jeunes qui y dorment. L’un d’eux s’enfuit. Poursuivi, il reçoit une balle mortelle de 9mm dans la tête.
                      7. Le 02/08/1988, X, est tué par balle à Montigny-le-Bretonneux – Un homme soupçonné d’être un voleur de voiture tente d’échapper à un contrôle. Les policiers ouvrent le feu, et le passager, qui reçoit plusieurs balles meurt quelques minutes plus tard.
                      8. Le 08/10/1988, X, 13 ans, est tuée par balle à Noisy-le-Sec (93) – Un gardien de la paix arrive devant un immeuble, suite à une tentative de vol de mobylette. Ce policier tire en l’air et blesse mortellement une fillette de 13 ans qui se trouve à une fenêtre.
                      9. Le 09/10/1988, X, est tué par balle à Paris – Vers 22 heures, un gardien de la paix poursuit un présumé malfaiteur. L’homme est mortellement blessé.

                      BILAN : 9 morts

                       

                        1987

                         

                          • Le 8 juin, à Montargis, un policier tire à bout portant sur un gamin de 14 ans qui tente de fuir à bord d’une camionnette volée.

                          • Dans la nuit du 12 au 13 septembre, en Guadeloupe, un policier blesse mortellement un homme qui refuse de se soumettre à un contrôle d’identité.

                        BILAN : 2 morts 

                          1986 

                            1. Le 20/06/1986, X, est tué par balle à Paris (13ème) – Dans le métro parisien, à la station Tolbiac, une policière qui «se sent menacée » par un voyageur, sort son arme et tire : il y a deux morts, un Antillais et un Cambodgien.
                            2. Le 20/06/1986, X, est tué par balle à Paris (13ème) – Dans le métro parisien, à la station Tolbiac, une policière qui «se sent menacée » par un voyageur, sort son arme et tire : il y a deux morts, un Antillais et un Cambodgien.
                            3. Le 21/06/1986, X, 17 ans, meurt au commissariat de police de Bondy (Seine Saint Denis) – Un jeune Algérien est déclaré mort d’une « overdose de négligence » par la police alors qu’il se trouve dans l’enceinte d’un commissariat. A l’hôpital, les médecins relèvent des traces de coups sous le menton et à la hauteur de l’estomac de la victime.
                            4. Le 05/07/1986, X, est tué par balle à Paris – Rue de Mogador, un jeune homme est tué de deux balles explosives, dans le dos, tirées par un CRS. La victime était à terre.
                            5. Le 31/07/1986, X, est tué par balle à Fontenay-sous-Bois (Val de Marne). Le jeune homme est abattu alors qu’il est au volant de sa moto. Pour les policiers, le jeune homme était soupçonné d’avior commis un vol à l’arraché.
                            6. Le 21/10/1986, X, est tuée par balle à Grenoble – Un inspecteur de police, qui enquête sur une affaire de trafic de drogue, s’introduit dans l’appartement d’une étudiante et tue d’une balle cette jeune fille qui regardait la télévision.
                            7. Le 05/12/1986, Abdel BENYAHIA, 20 ans, est tué par balle à Pantin (Seine Saint Denis), par un policier hors service et alcoolisé
                            8. Le 06/12/1986, Malik OUSSEKINE, 22 ans, est tabassé à mort à Paris (5ème), par la police – Des voltigeurs à moto (PVM) engagés sur la dispersion d’une manifestation contre la loi Devaquet, poursuivent des passants dans la rue Monsieur-le-Prince et s’engouffrent sous le porche d’un immeuble à la poursuite de Malik, qui sort alors d’un club de jazz. Trois CRS du PVM le frappent à coups de matraques dans le hall de l’immeuble. Malik meurt sous les coups.
                            9. Le 24/12/1986, X, est tué par balle à Toulouse – Au terme d’une course-poursuite dans les rues de la ville, un policier tire sur un jeune voleur de voiture, car il s’est « senti menacé ».

                          BILAN : 9 morts

                          1985 

                            • Le 6 mars, à Vaulx-en-Velin (69), un groupe de jeunes Maghrébins s’adonne à un rodéo à mobylette. Deux policiers, qui sont « frôlés » frappent des jeunes avec un talkie-walkie. Frappé à terre, de nouveau, un garçon, âgé de 16 ans, tombe dans le coma et meurt à l’hôpital.

                            • Le 6 juin, à Louviers (27), des policiers tuent un garçon de 17 ans, d’origine maghrébine, qui se trouve à bord d’une voiture volée. Les balles meurtrières sont arrivées par l’arrière du véhicule.

                          BILAN : 2 morts

                           

                            1984 

                              1. Le 28/01/1984, X, meurt en chutant d’un immeuble après avoir tenté d’échapper à un contrôle de police à Tarbes – Un jeune Algérien qui tente d’échapper à un contrôle de police tombe du 9e étage d’un immeuble et se tue.
                              2. Le 21/04/1984, X, est tué par balle à Gennevilliers (Hauts de Seine) par la police – Vers 2 heures du matin, un gardien de la paix ouvre le feu sur une voiture, il y a deux morts. Le policier invoque la légitime défense.
                              3. Le 21/04/1984, X, est tué par balle à Gennevilliers (Hauts de Seine) par la police – Vers 2 heures du matin, un gardien de la paix ouvre le feu sur une voiture, il y a deux morts. Le policier invoque la légitime défense.
                              4. Le 14/07/1984, X, est tué par balle à Paris par la police. Vers 3h30 du matin, une patrouille de police poursuit une voiture qui aurait enfreint le Code de la route. Un garçon est tué d’une balle dans la tête. Le projectile est entré par la lunette arrière alors que le policier tireur affirme avoir été en situation de légitime défense.
                              5. Le 16/10/1984, Salim BAZARI, 28 ans, est tué par balle à Paris par la police. Après avoir grillé un feu rouge au volant de sa voiture, Salim s’arrêteà une station service. Alors qu’il redémarre, le policier tire, la balle traverse la vitre arrière et vient se loger dans sa poitrine. Le policier prétend que la voiture lui fonçait dessus et invoque la légitime défense.
                              6. Le 23/11/1984, X, est tué par balle à Montreuil (Seine Saint Denis) par la police. Vers 18 heures, deux policiers d’une compagnie d’intervention interpellent les occupants d’une voiture en stationnement. Les policiers, qui disent s’être sentis menacés ouvrent le feu. Un jeune homme est tué.

                            BILAN : 6 morts

                             

                              1983 

                                • Le 14 février, à Châtenay-Malabry, un jeune Tunisien, âgé de 17 ans, qui circule sans casque sur sa mobylette prend peur à la vue des policiers. Il est rejoint et reçoit une balle mortelle dans la tête.

                              BILAN : 1 mort

                               

                                1982 

                                1. Le 14/07/1982, X, est tabassé à mort sur le Vieux Port de Marseille, par des CRS. Courant pour ne pas être au retard au travail, les CRS estiment qu’il a quelque chose à se reprocher et le font monter dans leur car, malgré la désaprobation des badauds. Quand ils le relâchent à quelques mètres de là, il a le visage ensanglanté et porte des traces de coups dans la région lombaire. Il meurt à l’hôpital des suites de ses blessures.
                                2. Le 10 juin, sur le périphérique parisien, à la hauteur de la porte de Bagnolet, un inspecteur ivre, qui n’est pas en service, tue la conductrice d’une voiture qui a percuté la sienne.
                                3. 10 juin 1982. Dans le XVIIe arrondissement de Paris, un garçon de 18 ans, qui circule à scooter, est tué par un policier qui, de son balcon, l’a visé avec sa carabine 22 long rifle.
                                4. Dans la nuit du 8 au 9 septembre, rue Rossini, à Paris, des gardiens de la paix veulent procéder au contrôle d’une voiture qui leur paraît suspecte. Le véhicule ne s’arrête pas et les policiers ouvrent le feu. Une jeune fille est tuée.
                                5. Dans la nuit du 5 au 6 octobre, à Lyon, un ouvrier algérien est tué d’une balle dans le ventre par des policiers, au prétexte que leur victime était armée d’un cutter.

                                  BILAN : 5 morts

                                  1981 

                                    • Le 14 février, à Bellay (01), un gendarme tue un passant d’une balle de pistolet-mitrailleur. Il ne s’agit que d’une « erreur » le signal d’alarme d’une banque s’étant déclenché sans raison.

                                    • Le 24 mars, à Grenoble, des policiers prennent en chasse une voiture qui a grillé un feu rouge. Le conducteur, un jeune Gitan, reçoit une balle mortelle dans la tête.

                                  BILAN : 2 morts

                                   

                                    1980 

                                      • Le 11 janvier, à Paris, un jeune voleur de voiture, âgé de 20 ans, est tué d’une balle dans la tête, dans le XVe arrondissement. Pour les policiers, la balle est partie « accidentellement ».

                                      • Le 13 janvier, à Marseille, un jeune cambrioleur d’origine algérienne, est abattu d’une balle de revolver, tirée dans la tête, par derrière.

                                      • Le 14 janvier, à Strasbourg, un garçon de 22 ans, d’origine marocaine, qui cambriolait un débit de tabac, est poursuivi par un policier qui, « se sentant menacé », lui loge une balle dans la tête.

                                      • Le 1e février à Valenton (94), un jeune Maghrébin, âgé de 16 ans, qui est poursuivi par des policiers, s’engouffre dans la cave d’un immeuble. Il sort un couteau d’électricien pour faire sauter le pêne d’une porte mais un policier surgit, qui tire. Le garçon meurt sur le coup. Il paraît que la balle aurait ricoché sur un mur …

                                      • Le 12 février, à Vallauris (06), un policier de la Brigade du grand banditisme tue un de ses collègues qu’il a pris pour un malfaiteur.

                                      • Le 19 mars, à Muszon (51), un adjudant de gendarmerie tue un cambrioleur présumé, âgé de 25 ans.

                                      • Dans la nuit du 25 au 26 mars, à Saintes (17), des policiers poursuivent un malfaiteur qui s’est réfugié dans un café. Ils ouvrent le feu, et tuent le fuyard, en même temps qu’un paisible consommateur qui reçoit une balle dans la tête car, dit-on au commissariat, la balle qui a tué l’innocent a ricoché sur un mur.

                                      • Dans la nuit du 9 au 10 avril, à Boisement (95), un garçon de 18 ans est abattu par des policiers, après avoir forcé un barrage de police. Nécessairement, la balle est arrivée dans le dos ou dans la tête.

                                      • Le 4 mai, à Lunéville (54), un policier tue un jeune homme qu’il tente maîtriser. Le coup de revolver est parti tout seul.

                                      • Le 14 mai, à la faculté des sciences Jussieu, à Paris, une étudiante meurt le crâne défoncé, après une chute, suite à une charge de police dans les étages.

                                      • Le 7 juin, à Louviers (27), un homme un peu ivre tangue dans les rues de la ville. Des policiers le suivent jusqu’à son domicile, et comme ils le trouvent avec un couteau à la main, ils l’abattent.

                                      • Le 19 juin, à Plombières (88), un bûcheron est tué par un gendarme au prétexte que l’homme, qui se cache dans sa maison, se refuse à ouvrir sa porte.

                                      • Le 30 juin, à Paris, une Gitane de 20 ans est tuée d’une balle dans la tête, alors qu’elle se trouvait à bord d’une voiture volée dont le conducteur avait voulu se soustraire à un contrôle. Les policiers affirment qu’ils « visaient les pneus ».

                                      • Le 12 juillet, à Corraze-Nay (64), un ouvrier portugais qui voyage sans billet dans un train, est attendu sur le quai par des gendarmes qui l’abattent.

                                      • Le 28 juillet, des policiers parisiens poursuivent un véhicule volé et tirent en rafales. C’est le passager, une jeune fille de 20 ans, qui est tuée d’une balle dans la tête. Les policiers expliquent pourtant qu’ils ont tré dans les pneus de la voiture.

                                      • Le 13 septembre, à Bassens (73), un malade mental, que les policiers tentaient de maîtriser, se serait tiré une balle dans la tête. Pourtant, le commissaire de police reconnaît : « Un policier a fait feu, il avait oublié de le dire… »

                                      • Le 18 octobre, dans les quartiers Nord de Marseille, au cours d’un contrôle de routine, un CRS ouvre le feu avec un pistolet-mitrailleur sur une voiture occupée par quatre adolescents. Un jeune Maghrébin, âgé de 17 ans, est tué net.

                                    BILAN : 18 morts

                                      1979 

                                      1. Le 08/04/1979, Gérard BASTIEN, 17 ans, meurt dans un accident à Apremont (Oise). Les gendarmes du peloton de surveillance et d’intervention viennent arrêter à son domicile un de leur collègue, Alain Lamarre. Ce gendarme est soupçonné d’être le « tueur de l’Oise » auteur d’assassinat, de vol et d’agression de militaires. A la sortie, ils l’embarquent dans un véhcule de patrouille luttant contre la foule rassemblée et la nuée de journalistes. Les forces de l’ordre empruntent une petite route à vive allure pour semer ces derniers. Arrive alors en face Gérard Bastien qui circule en mobylette. Celui-ci, percuté, est propulsé. Laissé seul, il meurt de suites de ses blessures. Les secours arrivent trop tard. Les circonstances de la mort sont troubles. Les gendarmes et journalistes affirment de ne pas avoir vu qui avait percuté la victime. La famille ne se contente pas de la thèse d’un banal accident de la route. Elle évoque une mauvaise préparation de l’arrestation de Lamarre et demande pourquoi les traces de l’accident ont été effacées par des travaux le lendemain. En janvier 1988, la mère du défunt formule un recours devant le tribunal administratif pour mettre en cause la gendarmerie. La requête est rejetée. En novembre 1999, le Conseil d’Etat confirme la décision du tribunal. Trente ans après les faits, la famille continue de chercher des faits nouveaux pour ouvrir le dossier.
                                      2. Le 02/11/1979, Jacques MESRINE, 42 ans, est tué par balle à Paris. Jacques Mesrine, recherché par la brigade antigang pour vols, prises d’otages et braquages, est tué lors d’une tentative d’interpellation alors qu’il est au volant d’un véhicule. Les policiers dirigés par Robert Broussard invoquent la légitime défense, étant donné la présence de grenades sous un siège du véhicule. Version contestée par la famille qui dépose une plainte pour « assassinat » avec constitution de partie civile. Après 25 ans de procédure, un non-lieu est confirmé par la cour de cassation.
                                      3. Le 08/11/1979, Abdelkader KERKEBANE, 23 ans, est tué par balle (dos) à Paris (2ème). Quatre personnes soupçonnées de cambriolage sont interpellées devant une voiture en stationnement place de la République. Alors qu’elles tentent de fuir, un des brigadiers tire à bout portant et tue Abdelkader d’une balle dans le dos. Deux autres réussissent à s’enfuir, un troisième est arrêté. Les enquêteurs découvrent dans la voiture des vêtements volés dans un magasin de la rue Faubourg-du-temple. L’auteur du coup de feu déclare que « le coup est parti accidentellement » et qu’il a « glissé sur une feuille morte ».
                                      4. Le 10/11/1979, X, est tué par balle à Etampes (Essonnes). Des policiers interceptent une voiture supposée volée. L’un d’eux sort son arme et la pose sur la tempe du conducteur et le tue. La police affirme que le coup serait parti tout seul.

                                            1978 

                                            1. Le 11/01/1978, Mohammed KADI, 20 ans, est tué par balle à Paris. Mohamed Kadi et deux complices sont appréhendés en train de voler une 2CV. Un inspecteur fait feu avec son pistolet tuant le suspect. Un non-lieu est rendu pour « réaction normale à résistance illégale ». L’avocat se pourvoit en cour de cassation. La suite est inconnue.
                                            2. Le 19/01/1978, X, 18 ans, est tué par balle à Férolles-Attilly (Seine et Marne). Soupçonné d’avoir volé une voiture, un homme est tué d’une balle. La version officielle affirme que « le gendarme, qui tirait en l’air, après sommation d’usage, avait trébuché ou glissé en courant sur un terrain fraîchement labouré. »
                                            3. Le 13/03/1978, Alain CHAUSSIN, 22 ans, est tué par balle à Paris (12ème). Une camionnette, avec à bord les deux frères Alain et Bernard Chaussin, ont un accident avec un chauffeur de taxi. Des agents de la compagnie motocycliste se lancent à leur poursuite. Un policier, croyant les deux frères armés suite au témoignage du chauffeur accidenté, vide son chargeur sur la voiture. Il tue les deux passagers de plusieurs balles dans la tête. Le policier était en état « d’imprégnation éthylique ». Il a été suspendu avec solde. C’était une erreur, dit l’IGS, mais l’auteur de la « méprise » est laissé en liberté. Il est présenté en cour d’assises puis acquitté.
                                            4. Le 13/03/1978, Bernard CHAUSSIN, 34 ans, est tué par balle à Paris (12ème). Une camionnette, avec à bord les deux frères Alain et Bernard Chaussin, ont un accident avec un chauffeur de taxi. Des agents de la compagnie motocycliste se lancent à leur poursuite. Un policier, croyant les deux frères armés suite au témoignage du chauffeur accidenté, vide son chargeur sur la voiture. Il tue les deux passagers de plusieurs balles dans la tête. Le policier était en état « d’imprégnation éthylique ». Il a été suspendu avec solde. C’était une erreur, dit l’IGS, mais l’auteur de la « méprise » est laissé en liberté. Il est présenté en cour d’assises puis acquitté.
                                            5. Le 25/04/1978, X, 26 ans, est tué par balle dans la Creuse. Soupçonné d’avoir volé une voiture, un homme est tué d’une balle par un gendarme lors d’une course poursuite.
                                            6. Le 28/07/1978, X, 18 ans, est tué par balle à Lyon. Soupçonné d’avoir volé une voiture, un homme est tué à bout portant par un gendarme.
                                            7. Le 04/08/1978, X, est tué par balle à Belfort. Un policier poursuit un homme à l’intérieur de l’usine Alstom, où il a pénétré au volant d’un camion. Comme il descend du véhicule, un couteau à la main, l’homme souffrant de troubles psychologiques est abattu de deux coups de feu.
                                            8. Le 25/08/1978, X, meurt en cellule à Lille (Nord). Un jeune homme, soupçonné de vol à la roulotte, est retrouvé « suicidé » dans la cellule où il a été placé après son interpellation. Il se serait pendu à l’aide de ses chaussettes.
                                            9. Le 16/11/1978, Georges CANDELLA, est tué par balle à Marseille (Bouches-du-Rhône). Au cours d’un hold-up, Georges, receveur des postes, est abattu de quatre balles par un CRS, lui-même auteur du hold-up avec des collègues de la CRS 54. Les syndicats de police condamnent « sans réserve » cet acte isolé réclamant une « sanction exemplaire ». L’auteur des coups de feu a été radié de la police et condamné à vingt ans de réclusion criminelle par la cour d’assises des Bouches du Rhône. Le fait qu’il soit policier est retenu par le procureur comme circonstance aggravante.

                                               

                                                1977 

                                                1. Le 06/02/1977, X, meurt en cellule à Chambéry (Savoie) – Arrêté pour tapage nocturne dans un débit de boisson, il est placé en dégrisement. Le lendemain matin, il est retrouvé mort dans sa cellule.
                                                2. Le 11/03/1977, X, est tuée par balle à Abbeville (Somme) – Cette tenancière de bar tuée par balle par un gardien de la paix. Le policier s’est suicidé.
                                                3. Le 16/03/1977, Bernard MAGNY, 47 ans, est tué par balle (abdomen) à Mantes-la-ville (Yvelines) – Menaçant envers sa femme et ses enfants, Bernard tire avec un pistolet d’alarme en direction des policiers qui viennent l’interpeller au domicile familial. Un brigadier riposte et le tue d’une balle dans le foie.
                                                4. Le 23/05/1977, X, est tué par balle à Paris (3ème) – Des policiers prennent en chasse une voiture dont le conducteur prend peur et se sauve à pied. Il reçoit une balle dans la nuque, et meurt à l’hôpital. Menacée par téléphone, la sœur de la victime, qui veut porter plainte, se suicide.
                                                5. Le 31/07/1977, Vital MICHALON, est tué par une grenade offensive à Creys-Malville (Isère) – Le 31 juillet 1977, plusieurs dizaines de milliers d’antinucléaires, de paysans et de riverains manifestent contre le projet de centrale nucléaire de Superphénix. Plusieurs milliers de CRS, gendarmes mobiles, gendarmes parachutistes et membres de la brigade anti-émeute sont mobilisés, aidés d’hélicoptères et de véhicules amphibies. Des affrontements ont lieu avec les forces de l’ordre à proximité du site. Vital Michalon est alors touché d’un éclat de grenade offensive tirée par des gendarmes mobiles. Ses poumons éclatent sous « l’effet du souffle » et déclenche une asphyxie entraînant son décès d’après les conclusions de l’autopsie. Ce que nie dans un premier temps un communiqué du procureur de la République imputant la mort à un arrêt cardiaque et à un « engin de fabrication artisanale ». La famille porte plainte contre X en se constituant partie civile. Une instruction est ouverte mais les enquêtes ne permettent pas d’éclaircir les réelles circonstances de la mort. Seuls certains témoins déclarent avoir vu sortir Vital d’une haie, courbé en deux et mis en joue par les fusils de deux agents de l’ordre avant que ces derniers repartent. Les témoignages révèlent aussi la trace d’un impact circulaire autour du corps.
                                                6. Le 16/08/1977, X, est tué par balle à Cannes (Alpes-Maritimes). Un jeune homme soupçonné de vol se laisse appréhender puis prend la fuite. Un policier l’abat d’une balle qui atteint le foie. Le policier affirme que le revolver est tombé au sol et que la balle est partie toute seule.
                                                7. Le 23/08/1977, Mustapha BOUKHEZZER, 21 ans, est tué par balle à Châtenay-Malabry, par un policier. Suspecté de tentative de hold-up dans un bureau de poste et poursuivi par un policier, Mustapha est rattrapé par un brigadier de police dans les bois de Verrières, qui le met en joue et tire à plusieur reprises, le touchant à la main, à la cheville et à l’abdomen.Le policier s’approche finalement du garçon et lui vide le contenu du chargeur dans le corps, dont une balle à bout portant et une autre à bout touchant. Le même policier avait déjà tué un voleur à la roulotte le 3 septembre 1974, puis un autre le 6 septembre suivant. Le policier est suspendu de ses fonctions puis soumis à dix ans d’interdiction de port d’arme.
                                                8. Le 28/10/1977, Jacques BOURGOIN, 30 ans, est tué par balle à Fontenay-le-Fleury (Yvelines) – En faction depuis 23 heures, une équipe de police, mise en place par un commissaire, attendent d’appréhender deux personnes suspectées de braquer le coffre-fort de la gare. Les deux complices non armés arrivent vers 3h30 du matin. Les policiers tentent de les arrêter. Dans la confusion, le policier Bourgoin tire et blesse son collègue. Un troisième policier risposte alors au pistolet-mitrailleur et tue Jacques Bourgoin. La suite n’est pas connue.
                                                9. Le 10/11/1977, Ottara ASSOUMAN, 27 ans, meurt en cellule au local de rétention de la préfecture de Paris – Ottara, ivoirien en instance d’expulsion, décède dans les locaux de la préfecture. Une enquête est ordonnée par le parquet. L’autopsie évoque une mort naturelle liée à un œdème pulmonaire et un accident vasculaire, dus à une tumeur hépatique.
                                                10. Le 23/11/1977, Abdelmadjid ABDELLAOUI, 40 ans, est tué par balle dans le hall de la gare Saint-Charles à Marseille. Alertés par un buraliste qui signale une personne portant un long couteau à sa ceinture, cinq policiers entourrent Abdelmadjid et le menacent de leurs armes. Sortant alors son couteau, il est abbattu alors qu’il ne présente pas une menace particulière selon les témoins présents, qui attestent que les policiers n’ont pas essayé de le désarmer. Abdelmadjid souffrait de troubles psychologiques attestés par plusieurs incidents publics antérieurs.
                                                11. Le 03/12/1977, X, est tué par balle à Evreux (Eure). Un homme tente d’échapper aux gendarmes. Il est tué d’une balle dans le dos.
                                                12. Le 19/12/1977, X, est tué par balle à Pontoise (Val d’Oise). Un jeune homme tente d’échapper à un contrôle de gendarmes. L’un d’eux assure qu’il s’est senti menacé et tire, à vingt mètres. Le garçon reçoit une balle dans la nuque, qui ressort par le front.

                                                    1976 

                                                    1. Le 09/03/1976, Jean-Pierre MARIN, 30 ans, est tué par balle à Champagne-au-Mont-d’Or (Rhône) – Jean-Pierre est suspecté d’être impliqué dans le meurtre d’un juge d’instruction lyonnais. Au volant d’une voiture, il est abattu d’une rafale de pistolet-mitrailleur lors d’une tentative d’interpellation à son domicile. Les policiers invoquent la légitime défense. Le suspect n’était pas armé.
                                                    2. Le 23/06/1976, Bernard BAPTEDOU, 45 ans, est tué par balle à Fontenay-sous-Bois (Val-de-Marne) – Dans le cadre d’une enquête sur l’enlèvement de Guy Thodorof, deux inspecteurs de police viennent interpeller les suspects principaux à leur domicile. A l’arrivée dans l’immeuble, ils se trompent d’appartement et se présentent chez Bernard Baptedou. Alors que la femme de ce dernier ouvre aux policiers sur le pallier, ils aperçoivent, par un jeu de miroir, Bernard Baptedou dans le salon une arme à la main. Les policiers ouvrent le feu pour prévenir un éventuel tir et tuent cet employé de la banque de France. M. Baptedou est un collectionneur d’armes anciennes. Une information judiciaire est ouverte et les deux inspecteurs de la brigade criminelle sont inculpés de « coups volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner ». Un non-lieu est prononcé en août 1977. NB : l’affaire déclenche la fronde des policiers qui demandaient une « présomption de légitime défense » en faveur de leurs collègues.
                                                    3. Le 10/07/1976, Gilles OLIVIER, est tué par balle à Saint-Denis (Seine Saint Denis) – Vers 1h du matin, des gardiens de la paix de Saint-Denis interviennent pour stopper l’attaque d’un bus RATP par plusieurs jeunes gens. A l’arrivée de la police, ces derniers prennent la fuite. Un des policiers prend en chasse deux jeunes et tire en direction des fuyard. Le corps de Gilles est retrouvé dans l’après-midi par un passant, gisant près d’une école maternelle. La police informe la famille le lendemain que leur fils a été tué dans une bagarre avant d’admettre qu’il est mort par balle. Selon l’autopsie, la balle mortelle aurait atteint Gilles après un ricochet. L’enquête de l’IGS ne permet pas de déterminer les circonstances exactes de la mort. Une information judiciaire pour « homicide involontaire » est ouverte. De leur côté, la famille porte plainte pour « homicide volontaire ». La suite n’est pas connue.

                                                      1975 

                                                      1. Le 28/02/1975, Joseph ELBAZ, est tué par balle à Paris – Les frères Zemmour sont recherchés par la police pour trafic et braquage. Une tentative d’arrestation au bar Le Thélème à Paris vire à la fusillade. Joseph Elbaz, le garde du corps de William Zemmour, l’un des deux gangsters, est tué sur le coup. Les policiers invoquent la légitime défense.
                                                      2. Le 28/02/1975, William ZEMMOUR, est tué par balle à Paris – Les frères Zemmour sont recherchés par la police pour trafic et braquage. Une tentative d’arrestation au bar Le Thélème à Paris vire à la fusillade. William Zemmour est abattu de quatre balles dont une à la tête. Les policiers invoquent la légitime défense. La famille Zemmour porte plainte pour meurtre.
                                                      3. Le 08/04/1975, Lucien BOUVIER, 26 ans, est tué par balle (dos) à Paris – Lucien, représentant de l’entreprise Michelin, est tué au volant de sa voiture de deux balles dans le dos lors d’une intervention policière. Le policier a fait erreur sur la personne en le confondant avec un malfaiteur recherché. L’inspecteur a été condamné à verser à des dommages et intérêts à la famille et a écopé de dix mois de sursis. Deux autres policiers, auteurs de coups de feu non mortels sur la voiture, inculpés de coups avec arme, bénéficient d’un non-lieu.
                                                      4. Le 23/07/1975, Jacques POTTIER, 25 ans, est tué par balle à Charenton (Val de Marne) – Cet inspecteur de police est abattu de sept balles par un inspecteur de la brigade « antigang » lors d’une fusillade visant à arrêter des malfaiteurs. Selon le commissaire Leclerc, « on ne savait plus exactement qui étaient les malfaiteurs et qui étaient les policiers ». Cinq cambrioleurs braquent une boutique et tuent un commerçant. Dans la poursuite « mal coordonée et confuse » de ces derniers, le policier est tué par ses collègues. Le Parquet de Paris ouvre une information pour « coups mortels ayant entraîné la mort sans intention de la donner « . La suite n’est pas connue. 

                                                        1974 

                                                        1. Le 20/02/1974, Daniel VALCARCEL, 30 ans, meurt en cellule (pendaison) à Pont-de-Claix (Isère) – Daniel, travailleur espagnol, est retrouvé pendu dans les locaux de gendarmerie. Le jeune homme écrit dans une lettre avoir été victime de violences graves par les gendarmes avant son « suicide ». Le père de la victime a sollicité le procureur pour l’ouverture d’une « information sur les causes de la mort » de son fils.
                                                        2. Le 04/04/1974, Ghislain GOURDAIN, 27 ans, est tué par balle à Dieppe (Isère) – Lors d’une altercation entre quatre jeunes et un jeune policier sur les quais de Dieppe, ce dernier sort son arme et tire un premier coup en l’air puis à quatre reprises sur les quatre hommes. Ghislain meurt d’une balle dans l’abdomen, deux autres sont blessés. Le policier s’est ensuite suicidé d’une balle dans la tête.
                                                        3. Le 17/04/1974, Vincent RECCO, 23 ans, meurt au commissariat de Marseille (Bouches-du-Rhône) – Vincent, chauffeur aux PTT, est soupçonné de trafic de drogue. Il perd connaissance durant son interrogatoire au commissariat. Secouru, il ne peut être ranimé. Cause du décès selon la première autopsie : « Oedème pulmonaire aiguë ». Ce que conteste la famille qui évoque des traces aux poignets, le nez écrasé et une trace le long du corps. Elle porte plainte en se constituant partie civile.

                                                          1973 

                                                          1. Le 07/02/1973, X, 18 ans, est tué par balle à Levalenet (Ariège) – Quatre jeunes sont suspectés de vol d’équipements automobiles. Les gendarmes les prennent en chasse. L’un d’eux fait feu et tue un des passagers d’une balle dans la tête.
                                                          2. Le 03/03/1973, Mario SANCHEZ, 9 ans, est tué par balle à Marseille (Bouches-du-Rhône) – Mario est tué par une « balle perdue » provenant d’un exercice de tir de deux policiers sur un terrain vague. Leur condamnation – 8 mois d’emprisonnement avec sursis confirmés en appel – est cassée par la Cour de cassation. Civilement responsables au regard du tribunal correctionnel de Nîmes, ils sont finalement condamnés à verser des dommages et intérêts.
                                                          3. Le 16/03/1973, Charles NINIGER, 19 ans, est tué par balle à Aix-les-Bains (Bouches-du-Rhône) – Trois jeunes dans une voiture volée forcent un barrage de police. L’un des policiers tire une rafale de pistolet mitrailleur et atteint à la tête l’un des occupants. Il succombera à ses blessures quatre jours après.
                                                          4. Le 20/03/1973, Dominique COURTIN, 23 ans, est tué par balle à Bruay-en-Artois (Pas-de-Calais) – Dominique ne s’arrête pas à l’un des barrages de police installés entre Béthune et Bruay-en-Artois suite à un hold-up commis à Lens. Poursuivis par les policiers, sa voiture est immobilisée. Sommé de descendre, il est placé contre un mur puis abattu par un policier d’une rafale de pistolet mitrailleur.
                                                          5. Le 09/06/1973, X, 23 ans, meurt dans une chute à Toulouse (Haute-Garonne) – Les mains menottées dans le dos à l’Hôtel de Police, le jeune homme aurait échappé à la surveillance des policiers. Il aurait effectué une chute mortelle du 2ème étage.
                                                          6. Le 24/06/1973, Malika YEZID, 8 ans, meurt après avoir été frappé à Fresnes (Val-de-Marne) par un gendarme lors d’une opération visant à interpeller un adolescent de 14 ans soupçonné de vol. Pénétrant dans l’appartement, un gendarme entraîne la fillette dans une chambre, tandis que ses collègues retiennent son père dans le séjour. Ils reprochent à la fillette d’avoir permis à son frère de leur échapper. Lorsque le gendarme ressort, la fillette tombe au sol inanimée et meurt à l’hôpital après quatre jours dans le coma. 
                                                          7. Le 28/08/1973, Lounès LADJ, 16 ans, est tué par balle à Marseille (Bouches du Rhône) – Ladj Lounès sort prendre l’air et se trouve sur le trottoir, à l’angle du boulevard de Beaumont et du chemin de la Madrague-Ville, non loin de la cité d’urgence de La Calade, où il habite, quand deux voitures s’arrêtent près de lui. D’après le récit fait par les témoins, trois ou quatre hommes sont à bord des véhicules et donnent l’impression de vouloir obtenir un renseignement. Le jeune Algérien s’approche et est abattu par l’un des occupants de plusieurs coups de feu tirés avec un pistolet de calibre 7,65 millimètres. Atteint au dos et à la tête, M. Ladj Lounès succombe quelques heures plus tard, malgré une intervention chirurgicale. L’auteur du tir est le sous-brigadier de police marseillais François Canto.
                                                          8. Le 09/12/1973, X, est tué par balle (coeur) à Montpelier (Hérault) – Les gendarmes arrêtent une voiture sur l’autoroute pour un feu de signalisation défectueux. Un passager, auto-stoppeur, s’enfuit. Les gendarmes tirent et tuent l’homme d’une balle en plein cœur.

                                                          1972 

                                                          1. Le 11/09/1972, Laurent BACHELIER, 13 ans, est tué par balle (cou) à Meudon (Hauts-de-Seine) – Un gardien de la paix montre son arme de service à un groupe d’enfants qui joue dans un hall d’immeuble. Le coup part, Laurent, 13 ans, est blessé à la gorge. Il succombe à ses blessures à l’hôpital quatre jours plus tard.
                                                          2. Le 29/11/1972, Mohammed DIAB, 32 ans, est tué par balle (poitrine et dos) à Paris par un policier lors de son placement en garde-à-vue. Psychologiquement instable, il est accusé de violences et d’outrage public à la pudeur, alors qu’il se rend chez sa mère. Au commissariat, il est d’abord frappé lors de sa fouille, puis abattu alors qu’il tente de résister et de s’enfuir. Sa mère, sa soeur et un ami sont témoins de la scène par la fenêtre.

                                                          1971

                                                          1. Le 22/04/1971, Hadj BEKAR REKALA, est tué par balle à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne) – Interpellé dans la cour de l’usine Copelet et pris de panique, Hadj Bekar Rekala sort son canif. Il est abattu de trois balles dans le ventre par des policiers prévenus par le patron, puis frappé de coups de pelle à la tête.
                                                          2. Le 12/07/1971, Jeannette ATAMIAN, 36 ans, est tuée par balle à Lyon (Rhône) – Courtière en assurance, elle se rend au domicile d’un gendarme pour traiter un contrat. Celui-ci lui montre son pistolet. Le coup part, la femme meurt sur le coup. Le tir serait accidentel. Le gendarme doit verser 82 000 francs de dommages et intérêt à la famille.
                                                          3. Le 03/10/1971, Dominique MAIL, 20 ans, est tué par balle à Evreux (Eure) – Militaire, Dominique est tué par balle par un policier intervenant dans une bagarre lors d’un bal dansant. Le tir serait parti accidentellement.

                                                            1970

                                                            1. Le 01/01/1970, X, est tué par balle à Chaville (Hauts de Seine) – L’homme, soupçonné de cambriolage, est tué d’une balle dans la poitrine par le tir d’un policier, lui-même marié à la concierge de l’immeuble où il s’est introduit. Le policier s’estime en état de légitime défense face à l’homme armé d’un pistolet.
                                                            2. Le 24/01/1970, Vincent LE SCIELLOUR, meurt en cellule à Pontivy (Morbihan) – Interpellé en état d’ivresse, Vincent est emmené au commissariat. Il y est retrouvé inanimé le lendemain.
                                                            3. Le 11/08/1970, X, est tué par balle à Péage-de-Roussillon (Isère) – Trois personnes sont prises en flagrant de délit de siphonage d’essence d’une voiture en stationnement par une patrouille de la brigade de Roussillon. Face à l’interpellation des gendarmes, les trois hommes prennent la fuite. Les gendarmes les poursuivent et après sommation ouvrent le feu. L’un des hommes s’effondre. Il décède lors de son transfert à l’hôpital.
                                                            4. Le 08/09/1970, Ferenc TATAI, 44 ans, meurt lors d’une convocation au commissariat de Longwy (Meurthe-et-Moselle) – Réfugié hongrois et pharmacien, Ferenc Tatai est convoqué au commissariat. Il y est pris d’un « violent malaise ». Il décède après être transféré à l’hôpital de Nancy. La cause n’est pas déterminée. Les résultats provisoires de l’autopsie évoquent l’ingurgitation d’une substance toxique.
                                                            5. Le 21/09/1970, Paul REVERTEGAT, 19 ans, est tué par balle à Nice (Alpes Maritimes) – Abandonnant son véhicule à un péage d’autoroute, Paul monte dans le véhicule d’un autre automobiliste. Des guichetiers du péage alertent les gendarmes de ce « comportement suspect ». Ceux-ci se lancent à sa poursuite. Un des gendarmes fait feu depuis sa voiture. Transféré à l’hôpital, il décède.
                                                            6. Le 29/11/1970, Bernard CESAR, 37 ans, est tué par balle à Saint-Lubin-de-la-Haye (Eure-et-Loir) – Boucher-volailler parisien tué dans sa camionnette par un gendarme d’une balle dans la tête. Le véhicule était signalé aux abords d’une résidence secondaire surveillée par les gendarmes à cause de cambriolages passés. L’agent a été remis en liberté provisoire et gardé en fonction.

                                                            1969 

                                                            1. Le 13/02/1969, Charles MONCOMBLE, 40 ans, meurt en cellule à Lille (Nord) – Accusé d’escroquerie, Charles  artisan couvreur, est interpellé à son domicile le 14 février au matin par des gendarmes. Placé en garde à vue dans les bureaux de la gendarmerie de Lille, il aurait été pris d’un malaise le lendemain selon la version policière. Les gendarmes auraient appelé un médecin avant qu’il soit hospitalisé. Des témoins affirment qu’il était déjà mort en arrivant à l’hôpital. Les résultats de l’autopsie ne sont pas divulgués à la veuve de la victime au motif d’un « secret médical ». Lors de l’identification du corps à la morgue, celle-ci constate que la visage de son époux est tuméfié et qu’un liquide saumâtre sort de sa bouche. Des traces violacées sont également constatée sur le thorax. L’information ouverte par le Parquet de Lille se solde par un non-lieu. Faute de revenus suffisants et écrasée par les dettes, la veuve de Charles Moncomble ne peut se constituer partie civile. L’affaire est classée.
                                                            2. Le 12/04/1969, M. BELLET, meurt des suites d’une asphyxie au gaz lacrymogène à Paris – Lors du mouvement de mai 1968, des affrontements éclatent le 25 mai entre les manifestants et les forces de l’ordre entre la rue de Rennes et le boulevard Saint-Germain. A 3h du matin, un groupe d’étudiant trouve refuge dans un immeuble de la rue Princesse. La déflagration des grenades offensives et lacrymogènes éclatent les vitres des appartements et créent une épaisse fumée empêchant de voir à plus de deux mètre. Une poursuite début dans les escaliers. Lorsque le calme revient, un couple de concierges, les époux Bellet, gît au sol inanimé, asphyxié par le gaz. Ils sont conduit à l’hôpital. Mr. Bellet, plus gravement atteint décède un an plus tard, en avril 1969. Le médecin, nommé par la préfecture de police, précise que son organisme déjà affaibli a été aggravé par les effets d’intoxication des gaz. Ce diagnostic fait suite à une demande d’indemnisation des deux victimes. Après la mort du mari, « la préfecture de police ne discuta d’ailleurs pas sa responsabilité », écrit le journaliste Denis Langlois. Elle offre une indemnisation discrète à la veuve.
                                                            3. Le 27/07/1969, Rezki BEN ALLAI, 31 ans, est tué par balle à Paris – La concubine de Rezki se sentant menacée, avertit Police-Secours. L’un des policiers intervenant ouvre le feu et tue Rezki. Le tir est accidentel selon les enquêteurs.

                                                            1968 

                                                            1. Le 25/05/1968, Philippe MATHERION, 26 ans, est tué par une grenade offensive à Paris – Philippe Mathérion succombe à un éclat de grenade offensive au niveau à l’aorte sur une barricade lors du mouvement de contestation étudiante, suite à une charge de CRS. Les secours arrivent trop tard.
                                                            2. Le 10/06/1968, Gilles TAUTIN, 17 ans, meurt noyé à Flins (Yvelines) – Lycéen, militant maoïste, vient soutenir les grévistes de l’usine Renault. Il se noie en tentant d’échapper à une charge des gardes mobiles. Un témoin affirme que les forces de l’ordre l’auraient empêché de regagner la terre. Une commission d’enquête est ouverte.
                                                            3. Le 11/06/1968, Pierre BEYLOT, 24 ans, est tué par balle à Sochaux (Doubs) – Ouvrier de l’usine Peugeot de Sochaux en grève et syndicaliste de la CGT. Il reçoit trois balles d’un pistolet mitrailleur lors d’affrontements avec les CRS et les gardes mobiles venus « débloquer » l’usine. Le procureur de Montbéliard ouvre une information judiciaire et saisit une juge d’instruction qui ordonne une recherche sur les causes de la mort. La suite n’est pas connue.
                                                            4. Le 11/06/1968, Henri BLANCHET, 49 ans, meurt en chutant d’un muret à cause du blast d’une grenade offensive à Sochaux (Doubs) – Ouvrier de l’usine Peugeot de Sochaux en grève. Il chute d’un muret, déséquilibré par le souffle d’une grenade offensive tirée par des CRS venus « débloquer » l’usine. Son crâne est fracturé. Le procureur de Montbéliard ouvre une information judiciaire et saisit une juge d’instruction qui ordonne une recherche sur les causes de la mort. La suite n’est pas connue.
                                                            5. Le 15/12/1968, Pierre THEVENIN, 24 ans, meurt en chutant d’un muret à cause du blast d’une grenade offensive à Sochaux (Doubs) – Jean-Pierre Thévenin et Pierre Gouin, deux ouvriers qui travaillent sur un chantier, entrent au « Bar de l’Arrivée » à Chambéry a 18h15. Ils y ont une altercation avec la patronne qui appelle la police. Les deux hommes sont interpellés et placés dans deux chambres de sûreté au commissariat à 18h30. Selon la police, tout paraît calme jusqu’à 22h30. C’est lors de la ronde de 23h qu’un brigadier constate que J-P Thévenin est pendu, les jambes dans le vide, avec la tête coincée dans l’aération. Transporté à l’hôpital, il y décède malgré les tentatives de réanimation des médecins. Les parents ne sont prévenus que le lendemain en fin d’après-midi. L’autopsie menée par le gendre d’un brigadier de la police de Chambéry évoque une « hémorragie intra pulmonaire » et conclut à une mort naturelle. En proie à un malaise progressif, J-P Thévenin se serait hissé juqu’à la lucarne (à 2,10m de hauteur) pour y passer la tête. Cependant, les parents constatent des traces violettes sur le corps de leur fils ainsi que des marques noires sur le thorax. Un médecin de l’hôpital leur fait part de son sentiment évoquant l’hypothèse d’un meurtre. En mars 1969, l’instruction pénale du parquet de Chambéry conclut à un non-lieu. Deux mois plus tard, la famille se constitue partie civile et porte plainte pour « coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner ». En février 1972, la chambre d’accusation de la cour d’appel de Lyon prononce un non-lieu, confirné par la Cour de Cassation en janvier 1973.

                                                            1967

                                                            • Entre le 26 et le 28 mai 1967, plus de 87 personnes sont tuées par balle par les gendarmes à Pointe-à-Pitre (Guadeloupe) lors de la répression d’un mouvement de grève en réaction à l’agression raciste de Raphaël Balzinc, vieux cordonnier noir et handicapé, par Vladimir Snarsky, propriétaire d’un grand magasin de chaussures à Basse-Terre. NB : le préfet de Guadeloupe est alors Pierre Bolotte, qui sera en 1971 le premier préfet de Seine Saint Denis et le créateur de la première Brigade anti criminalité (BAC).
                                                            1. Le 23/10/1967, Lucien DELATRE, 34 ans, meurt en cellule (pendaison) à Tarare (Rhône) – Lucien heurte au volant de son camion professionnel une voiture de tourisme. Paraissant en état d’ivresse, il est placé dans la chambre de sûreté du commissariat de Tarare. Il est retrouvé pendu. En janvier 1968, L’information judiciaire menée par le juge d’instruction de Villefranche-sur-Saône conclut au suicide. En mai 1975, la veuve du défunt, Mme Burdeyron dépose plainte contre X pour meurtre. La chambre d’accusation de la cour d’appel de Lyon prononce un non-lieu deux ans plus tard, en février 1977.

                                                            1965 

                                                            1. Le 01/08/1965, André ROSTAN, meurt en cellule à Embrun (Hautes Alpes) – A 11h00, deux gendarmes interpellent André sur le boulevard Pasteur à Embrun au motif qu’il perturbe la circulation. Il est placé dans la chambre de sûreté des bureaux de la gendarmerie où il est « retrouvé inanimé » à 12h30. Transporté à l’hôpital, le médecin constate le décès après des tentatives vaines de réanimation. Les parents constatent des traces de coups au visage, des traces de strangulation et que les doigts sont écrasés. Du sang s’écoule d’une oreille. L’autopsie conclut à une asphyxie par pendaison. Le parquet de Gap ouvre une instruction. En février 1966, la famille se constitue partie civile et porte plainte contre X pour non-assistance à personne à danger ainsi que pour homicide involontaire. Le juge d’instruction prononce un refus d’informer, suivant ainsi les réquisitions du procureur de la République. Il estime que l’enquête précédente a établi des faits ne pouvant justifier une poursuite contre les gendarmes. La famille fait appel. En mai 1966, la cour d’appel de Grenoble confirme l’ordonnance du refus d’informer.
                                                            2. Le 29/10/1965, Mehdi BEN BARKA, disparaît suite à son arrestation à Paris – Mehdi Ben Barka, militant marocain tier-mondiste anti-colonialiste, opposant au roi Hassan, est arrêté par des policiers dans la brasserie Lipp à Paris. Il est conduit à la villa Georges Boucheseiche, truand du « gang des tractions avant », à Fontenay le Vicomte (Essonne). De là, personne le reverra vivant. Il a vraissemblablement été assassiné bien que son corps ne fut jamais retrouvé. Selon plusieurs témoignages, M. Ben Barka aurait été livré aux services de l’Intérieur marocain. Il aurait été torturé à mort. Le mois de janvier suivant, le journal L’Express publie un témoignage d’un des protagonistes, Georges Figon. Il se suicide en 1966 au moment de son arrestation. De septembre 1966 à juin 2007, le procès de l’enlèvement de M. Ben Barka aboutit à la comdamnation de deux policiers à six et huit ans de prison. Cinquante ans après les faits, les circonstances réelles de sa disparition ne sont toujours pas élucidées. En 2001, un agent secret marocain accuse le général marocain Mohammed Oufkir d’avoir poignardé M. Ben Barka. En 2004, le dossier est déclassifié à la demande de la famille de la victime. En octobre 2009, le juge d’instruction signe cinq mandats d’arrêt internationaux à l’encontre des responsables marocains. La procédure est aussitôt annulée par la ministère de la Justice. En octobre 2010, le siège de la DGSE est perquisitionné sur ordre du juge d’instruction. Les dossiers saisis comprennent des documents sur les personnes directement responsables de l’enlèvement et la disparition.

                                                            1962 

                                                            1. Le 08/02/1962, Jean-Pierre BERNARD, 30 ans, meurt sous les coups à Paris – Jean-Pierre, dessinateur, fait partie des neuf personnes syndiquées à la CGT et membres du PCF (pour certains) tuées au cours d’une manifestation contre la guerre d’Algérie et les attentats perpétrés par l’OAS. Une partie de la foule est tassée dans la bouche du métro Charonne à Paris. Les forces de l’ordre répriment la manifestation en jetant notamment sur les participants des grilles d’arbres et d’aération du métro. Certaines personnes sont mortes étouffées, d’autres des suites des coups et blessures. Le PCF et la LDH organise une commission d’enquête. Plusieurs plaintes et différentes actions en justice sont intentées. Une ordonnance de non-lieu est prononcée le 1er octobre 1966. Elle est confirmée en appel le 12 juin 1967. Une enquête admnistrative est abandonnée, l’institution se déclarant incompétente.
                                                            2. Le 08/02/1962, Fanny DEWERPE, 31 ans, meurt sous les coups à Paris – Fanny, secrétaire, fait partie des neuf personnes syndiquées à la CGT et membres du PCF (pour certains) tuées au cours d’une manifestation contre la guerre d’Algérie et les attentats perpétrés par l’OAS.
                                                            3. Le 08/02/1962, Daniel FERY, 16 ans, meurt sous les coups à Paris – Daniel, apprenti, fait partie des neuf personnes syndiquées à la CGT et membres du PCF (pour certains) tuées au cours d’une manifestation contre la guerre d’Algérie et les attentats perpétrés par l’OAS.
                                                            4. Le 08/02/1962, Anne-Claude GODEAU, 24 ans, meurt sous les coups à Paris – Anne-Claude, employée au PTT, fait partie des neuf personnes syndiquées à la CGT et membres du PCF (pour certains) tuées au cours d’une manifestation contre la guerre d’Algérie et les attentats perpétrés par l’OAS.
                                                            5. Le 08/02/1962, Edouard LEMARCHAND, 41 ans, meurt sous les coups à Paris – Édouard, menuisier, fait partie des neuf personnes syndiquées à la CGT et membres du PCF (pour certains) tuées au cours d’une manifestation contre la guerre d’Algérie et les attentats perpétrés par l’OAS.
                                                            6. Le 08/02/1962, Suzanne MARTORELL, 36 ans, meurt sous les coups à Paris – Suzanne, employée au journal L’Humanité, fait partie des neuf personnes syndiquées à la CGT et membres du PCF (pour certains) tuées au cours d’une manifestation contre la guerre d’Algérie et les attentats perpétrés par l’OAS.
                                                            7. Le 08/02/1962, Hyppolyte PINA, 58 ans, meurt sous les coups à Paris – Hippolyte, maçon, fait partie des neuf personnes syndiquées à la CGT et membres du PCF (pour certains) tuées au cours d’une manifestation contre la guerre d’Algérie et les attentats perpétrés par l’OAS.
                                                            8. Le 08/02/1962, Raymond WINTGENS, 44 ans, meurt sous les coups à Paris – Raymond, typographe, fait partie des neuf personnes syndiquées à la CGT et membres du PCF (pour certains) tuées au cours d’une manifestation contre la guerre d’Algérie et les attentats perpétrés par l’OAS.
                                                            9. Le 08/02/1962, Maurice POCHARD, 48 ans, meurt sous les coups à Paris – Maurice fait partie des neuf personnes syndiquées à la CGT et membres du PCF (pour certains) tuées au cours d’une manifestation contre la guerre d’Algérie et les attentats perpétrés par l’OAS.

                                                            1961 

                                                            • Entre septembre et novembre 1961, entre de 200 et 300 personnes, majoritairement Algériennes, sont tuées par la police française dans sa volonté d’éradiquer les réseaux du FLN en métropole. Dans la seule nuit du 17 octobre, la police parisienne, sous les ordres du préfet Maurice Papon et du ministre Roger Frey, réprime une manifestation des ressortissants Algériens contre le couvre-feu qui leur est imposé, tuant entre 140 et 200 personnes, dont une grande partie est jetée dans la Seine.