Personnes tuées entre les mains des forces de l’ordre

DE 2020 À AUJOURD’HUI…

Dans “personnes mortes aux mains des forces de l’ordre”, nous incluons toute personne étant décédée au cours ou à la suite d’une opération de police, sans préjuger du caractère intentionnel de l’acte mais nous appuyant sur les seules conséquences de cet acte, à savoir le décès brutal d’une personne qui ne serait pas morte s’il n’y avait pas eu d’intervention de police.

Nous avons fait le choix de ne pas inclure les policiers tués par d’autres policiers. Ni des personnes tuées au cours d’un affrontement armé avec les forces de l’ordre dans lequel on pourrait estimer qu’il y a un usage symétrique de la force ou une situation difficilement contestable de « légitime défense ». Pour autant, nous ne considérons pas le simple port d’une arme de poing, d’arme blanche (couteau, ciseaux, cutter) ou la conduite d’un véhicule comme une attaque armée. Dans cette liste peuvent apparaître des faits au cours desquels la victime était en possession d’une arme à feu, mais pour lesquels les circonstances ne sont pas formellement établies. Nous considérons que la victime bénéficie également de la présomption d’innocence, d’autant plus qu’elle n’est plus présente pour témoigner. En revanche, depuis 2024 nous avons décidé d’inclure les exactions de policiers « hors service », puisque la loi les autorise désormais à porter leur arme à feu en dehors de leurs horaires de travail (art. 53 de la LSG de 2021, décret n° 2023-984 du 25 octobre 2023).

Les causes de la mort sont généralement : l’utilisation de techniques d’immobilisation telles que la clé d’étranglement, le plaquage ventral ou le pliage (decubitus ventral), l’utilisation d’armes à feu (pistolets de type Sig Sauer ou fusils automatiques), de pistolets à impulsions électriques de type Taser, de lanceurs de balles de gommes (Flashball ou LBD) ou de grenades pour le maintien de l’ordre (lacrymogènes ou à effet de souffle), l’accident routier ou ferroviaire provoqué par une course poursuite ou un « pare-chocage« , ou encore la noyade provoquée par la fuite ou après une chute lors d’une course poursuite ou une intervention de police.

Depuis 2024, nous avons recoupé nos chiffres (collectés depuis l’année de création de notre collectif, 2012) avec les recensements annuels réalisés par le journal Basta ! depuis de nombreuses années. Les chiffres provenant d’avant 2012 proviennent de soiurces diverses, qui seront mentionnés au cours du décompte. Parmi les sources indépendantes sur la question:

Depuis octobre 2022, Désarmons-les participe au site ANTI.MEDIA qui propose une chronique de la répression quotidienne sous forme de revue de presse. Chaque affaire mentionnée ci-dessous (à partir de 2023) possède une ou plusieurs sources dans la rubrique « la police tue ».

Toute personne qui souhaite obtenir la rectification de cette liste peut nous écrire par mail à l’adresse suivante : desarmons-les(@)riseup.net (N.B. : nous ne supprimerons personne de la liste, mais nous pouvons retirer le nom de famille des personnes qui le souhaitent).

Décès en Centres de rétention administrative (CRA)
Les personnes exilées placées en CRA, sous la surveillance de la Police aux frontières, sont victimes d’humiliations, de violences physiques mais aussi de non assistance médicale ou de refus de soins. Des collectifs comme À bas les CRA et le journal L’Envolée en font état régulièrement.

Décès en prison
Les décès survenus en détention sont les mieux dissimulés. L’Administration pénitentiaire a les moyens de protéger les surveillants en dissimulant des preuves ou en faisant pression sur les témoins détenus. Parfois des « morts suspectes » en prison sont présentées comme des « suicides ». Cela ne doit pas masquer la réalité de la détresse des détenu-es qui mettent fin à leurs jours. L’association Ban public publie sur sa page d’accueil une liste des mort-es en prison rapportées par la presse. En 2023, l’Observatoire international des prisons (OIP) a recensé 149 suicides dans les prisons en France (125 en 2022), dont 4 mineurs, soit l’un des pires bilans de l’Union européenne. Le taux de suicide est ainsi dix fois plus important en prison qu’à l’extérieur.


2026

  1. 11/01/2026. Paul Pouette, 21 ans, meurt des suites de ses blessures à Antibes (Alpes-Maritimes) après avoir été pris en chasse, en voiture, par des agents de la police nationale. Le véhicule pourchassé, justifié par un « refus d’obtempérer », s’est arrêté, ses passagers ont pris la fuite à pied, et le jeune homme aurait été mortellement blessé en tentant d’enjamber la grille d’un portail, équipé de pointes en métal qui a causé une hémorragie massive à l’artère fémorale. (source1)
  2. 11/01/2026. Ivan « Ivanhoé » Delwick, environ 20 ans, meurt après avoir été placé la veille en cellule de dégrisement dans la brigade de gendarmerie de Revel (Haute-Garonne). Interpellé pour ivresse sur la voie publique , selon le récit des gendarmes et du procureur, Ivan « aurait incendié sa cellule de dégrisement » en mettant le feu à son matelas avec un briquet qu’il aurait dissimulé lors de la fouille. Il est mort à l’hôpital. (source1 – source2)
  3. 13/01/2026. Un homme de 19 ans est tué dans un accident (voiture) après une course-poursuite à Augny (Moselle) engagée par des policiers de la BAC sur l’autoroute A31. Récit classique : refus d’obtempérer, prise en chasse sur une quinzaine de kilomètres, puis sortie de route et choc sur un muret. Le conducteur est mort sur place. (source1)
  4. 15/01/2026. El Hacen Diarra, 35 ans, est tué après avoir été frappé, alors qu’il était au sol, par des policiers à Paris (20e). La version officielle du parquet raconte que le décès est du à un «malaise cardiaque en garde à vue» dans les locaux du commissariat place Gambetta. Interpellation justifiée pour «usage de stupéfiants», alors que ce délit se réprime par une contravention qui ne nécessite aucune interpellation. La victime a d’abord subi des décharges de pistolet électrocutant. Des images prises par des témoins montrent clairement les coups portés par les policiers alors que El Hacen était déjà plaqué au sol, qui leur a crié distinctement plusieurs fois «Vous m’étranglez…». Le 20 janvier, un juge d’instruction est saisi et les résultats de l’autopsie, révélés par la famille, indiquent qu’ils sont « caractéristiques » d’un étranglement (fracture au niveau de la thyroïde, plaie profonde à la tempe). Ce qui remet en cause la thèse d’un problème cardiaque. Les caméras piétons n’ont pas été conservées, l’avocat parle de destruction de preuves. Neuf mois plus tard, aucune mise en examen. (source1 – source2)
  5. 23/01/2026. Une femme de 20 ans est tuée dans un accident de voiture à Marcq-en-Baroeul (Nord), pourchassée par la police. Motif du contrôle : non port de la ceinture. Ça lui coûtera la vie. La course va durer 20 km environ, elle aurai pris une autoroute à contresens, elle percute de face une voiture et meurt sur le coup. Les autorités ont indiqué qu’elle n’avait pas de permis de conduire. (source1 – source2)
  6. 27/01/2026. Un homme de 22 ans est tué dans un accident (voiture) à Auriac-sur-Vendinelle (Haute-Garonne) alors qu’il était poursuivi par des gendarmes. Selon le parquet il aurait commis un refus d’obtempérer à Revel, distant de plus de 15 km. Sa voiture est sortie de la route et a percuté un arbre. Il n’a pu être réanimé. (source1 – source2)
  7. 13/02/2026, Brahim Bahrir, 48 ans, est abattu de plusieurs balles par un gendarme à Paris (8ème), place de l’Étoile. Auparavant, il se serait jeté, sans le blesser, sur un autre gendarme sous l’Arc de triomphe. Dès le jour même, le parquet dévoile son casier judiciaire. Fiché pour «radicalisation», juste avant les faits il aurait téléphoné à un commissariat pour dire qu’il allait « tuer du flic ». (source1)
  8. 14/02/2026, Helmut Popou, 35 ans, originaire de Guyane, meurt des suites de ses blessures après avoir été visé de trois balles, dont une dans l’abdomen, par un agent de la police nationale à Paris (13ème). La victime aurait menacé une personne avec un couteau et, devant des policiers, se serait « précipité » vers eux avec deux couteaux en main (une vidéo le montre). Les policiers ont ensuite utilisé un taser («sans effet») et l’un d’eux son arme de service. (source1)
  9. 18/02/2026. Un homme de 31 ans est abattu de plusieurs balles dans le dos par un policier municipal à Valenciennes (Nord). Une équipe de police minicipale s’introduit chez un homme en fracturant une porte fenêtre. Il était eb souffrance psychique et avait demandé qu’on appelle la police. Ils le maîtrisent au sol ; il aurait blessé un policier à la main avec un couteau. Un des agents lui tire dans le dos (deux balles dans l’omoplate et une autre dans le bras). Le 21, ce policier est mis en examen pour « homicide volontaire ». Très rare, le procureur écarte donc tout état de légitime défense. Un juge de la détention le place sous contrôle judiciaire et non en détention provisoire comme le réclamait le parquet. (source1 – source2)
  10. 02/03/2026. Un homme de 34 ans, meurt en garde à vue dans la brigade de gendarmerie de Belley (01). Cet homme, alcoolisé, lance des injures à des passants. Garde à vue pour outrage et rébellion. Un médecin jugé son état compatible. Il a été retrouvé mort dans sa cellule. Le parquet prétend que l’autopsie aurait exclu toute intervention d’un tiers. (source1 – source2)
  11. 16/03/2026. Un homme est tué dans un accident de voiture à Villeurbanne (69). La voiture qu’il conduisait (trois occupants) était pourchassée, elle a percuté une rame de tramway. Dés le lendemain le parquet criminalise les victimes, disant qu’ils étaient impliqués dans une « tentative de vol d’un fourgon». La voiture en fuite a emprunté un sens interdit avant de heurter une rame de tramway.
  12. Même jour, l’un des passagers du véhicule est également décédé, le troisième grièvement blessé. (source1 – source2)
  13. 20/03/2026. Un homme est abattu par balle par un gendarme lors d’un contrôle routier à Tsingoni (Mayotte). Le procureur explique aussitôt que la victime aurait blessé l’un des agents avec une arme blanche, qui a riposté avec son arme à feu. (source1 – source2)
  14. 28/03/2026. Hidaya B., une femme d’environ 50 ans, est morte noyée au large de Mayotte, quand le bateau pneumatique où elle se trouvait à été « intercepté » par une vedette de la Police aux frontières. La petite embarcation transportait une vingtaine de migrant-es, dont sept femmes et trois enfants en bas âge. La PAF affirme que ce canot a « volontairement percuté » leur bateau. Mais une vidéo de 30 secondes (Le Monde, 28/4) montre au contraire que c’est le navire de la PAF qui a provoqué délibérément le naufrage. Tombée à l’eau, comme les autres passagers, la victime n’a pu être réanimée. Selon les autorités, sur son corps a été constatée une plaie importante à la tête. (Source1)
  15. 12/04/2026. Jean-Lucien Argellier (dit Libert), 65 ans, est abattu de trois balles par un gendarme dans la commune du Moule (Guadeloupe). Une patrouille de gendarmerie dit l’avoir vu dans la rue, un couteau en main, sans vouloir le lâcher. Il se prend une décharge de taser et des coups de feu. Il était lourdement handicapé selon ses proches. « Grièvement atteint par les tirs et gisait au sol, elle a été menottée par les militaires (et) laissé au sol pendant plusieurs heures… », disent-ils. Le parquet l’a présenté comme « marginalisé » avec un passé psychiatrique. Les habitants de son quartier affirment qu’il n’était pas dangereux. Le parquet a désigné un juge qui a mis en examen le tireur pour « violence mortelle ». Sans suites connues six mois plus tard. (source1 – source2)
  16. 22/04/2026. Mohamed El Bachiri, 81 ans, meurt après avoir été violemment percuté par la voiture d’une BAC sur un passage piétons à Sartrouville (Yvelines). Le pare-choc de la voiture de police a été enfoncé. C’était un véhicule de la BAC d’Argenteuil (95) lancée dans une course-poursuite, qui roulait donc au-delà des 50 km/h. Aucune plainte pour excès de vitesse n’a été ouverte. (source1)
  17. 23/04/2026. Mehdi Hebbache, 26 ans, est abattu de trois balles par un policier municipal à Marseille (13002). La municipale arrête un conducteur « téléphone au volant ». Il serait sorti du véhicule, « couteau en main ». Un agent lui tire 3 balles, deux sont mortelles. Le parquet criminalise la victime en révélant (sans rapport avec le motif du contrôle) que cet homme « faisait l’objet d’un mandat d’arrêt ». En aucun cas des policiers municipaux peuvent intervenir pour ce type d’infraction. (source1 – source2)
  18. 25/04/2026. Un homme d’environ 30 ans est abattu par une patrouille de gendarmerie à Clermont-l’Hérault (Hérault). Cet homme serait entré tranquillement dans une boulangerie, habillé en militaire, cagoulé, un pistolet en main. Il aurait exigé la caisse (mais l’apprenti de la boulangerie dément, il n’a rien demandé). Il aurait ensuite demandé aux employés d’appeler les gendarmes et les a envoyés se mettre à l’abri à l’arrière du magasin. Les gendarmes arrivent 10 mn plus tard et l’homme leur aurait tiré dessus. Riposte immédiate ; des témoins parlent d’une dizaine de balles. (source1)
  19. 29/04/2026. Jean-Marc Sibille, 65 ans, est tué à son domicile de Las Illas (Pyrénées-Orientales), abattu par un gendarme du GIGN. Un homme menace son voisin qui appelle les secours. Le GIGN, envoyé sur place, pénètre chez lui et le trouve « allongé sur son lit ». Il se serait alors « emparé d’un fusil », raconte le parquet de Perpignan. Un des agents surarmé tire et l’atteint au thorax. Décès constaté presque aussitôt. (source1)
  20. 04/05/2026. Abdallah X., 24 ans, meurt percuté par une voiture à Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) alors qu’il tentait, à pied, de traverser une rocade en fuyant un contrôle de police. Aussitôt, le scénario présumé inonde la presse : quatre agents du commissariat de Rosny contrôlent les occupants d’une voiture à l’arrêt et l’un d’eux, Abdallah, aurait été surpris en train de « fumer un joint ». S’en suit une fuite à pied, et alors qu’il tentait de traverser l’A86 il est percuté par une voiture. Il est mort sur le coup. Le parquet de Bobigny évoque des « manquements » dans cette intervention. L’infraction initiale est passible d’amende délictuelle, pas de la peine de mort. (source1)
  21. 09/05/2026. Angéline X. et ses deux filles de 9 et 13 ans sont abattues par balles à leur domicile de Villiers-en-Arthes (Val d’Oise). Le parquet indique que le meurtrier est sans doute l’ex-compagnon et père des enfants, un policier municipal d’une commune des Hauts-de-Seine qui « avait conservé son arme de service » à domicile. Le couple était en instance de séparation. Le meurtrier s’est ensuite suicidé avec la même arme. (source1 – source2)
  22. 12/05/2026. Paul Maingre (dit « Monoï »), 58 ans, meurt des suites de ses blessures au commissariat de police d’Agde (34) après avoir été tabassé par la BAC. Le procureur de Béziers raconte le jour même que dans la nuit, la victime était « en train de casser la vitrine d’un tabac à coups de machette ». Une unité de la BAC intervient, lui assène une décharge de taser, il lâche son arme. Le neveu de Paul est témoin, il dit que les policiers lui ont mis des coups de pied et de matraque, qu’il saignait de la tête et du nez et qu’ensuite, à la morgue, son corps était couvert de traces de coups. Il était reconnu comme personne en situation de handicap et connu pour des troubles psychologiques. (source1 – source2)
  23. 30/05/2026. Puvaneswaren V., 43 ans, est abattu de deux balles dans le ventre par un policier de la BAC à Bobigny (93). En crise psychotique depuis plusieurs heures, la situation est gérée par les résidents du foyer où il habite. Il aurait ensuite blessé deux personnes au couteau. Selon le parquet, trois policiers de la BAC de Pantin débarquent, et Puvaneswaren se serait précipité vers eux, deux couteaux en mains. Selon des témoins, il y avait une personne entre lui et les policiers ; pour eux le tir était disproportionné. (source1 – source2)
  24. 01/06/26. Youssef Shisah, 35 ans, meurt avoir été interpellé par la police à Talence (Gironde – 33). Les circonstances de ce décès n’ont fait l’objet d’aucun article de presse. La famille a lancé quelques jours après un appel à témoins sur les réseaux sociaux, relayé par le Collectif bordelais de lutte contre les agressions policières (source : CLAP 33).
  25. 15/06/2026. Un homme de 24 ans est abattu par une unité du RAID à Saint-Pierre (la Réunion). Le parquet réagit le jour même. Cet homme « menaçait » son ex-compagne avec un couteau. Une patrouille de la BAC aurait « négocié » pendant deux heures, puis c’est le RAID qui « a mené l’assaut ». L’un des agents l’a abattu de plusieurs balles. Cet homme était visiblement psychologiquement instable selon des témoins. (source1 – source2)
  26. 30/06/2026. Un homme d’âge inconnu est abattu par un agent de la police nationale à Fort-de-France (Martinique). Deux hommes auraient voulu voler le scooter sur lequel se trouvait un policier en civil et en service. Ils auraient tiré sur le policier qui aurait riposté tuant l’un des deux hommes. Le policier a été blessé sans que son diagnostic vital ne soit engagé. (source1 – source2)
  27. Le 01/07/2026. Une femme d’environ 40 ans, est abattue par un agent de la police nationale à Paris 12ème. La victime est sortie d’une hospitalisation en psychiatrique le matin même. Accueillie au sous-sol du restaurant de son frère, face à son état décrit par le procureur comme « délirant », la police, et non les urgences psychiatriques, est appelée. « Retranchée dans l’escalier de la cave », elle aurait légèrement blessé une policière avec un couteau. Après un tir de taser, un des agents ouvre le feu, 8 balles sont tirées. (source1)
  28. Le 01/07/2026. Un homme d’age inconnu meurt en garde à vue au commissariat de Paris 20e. Pendant sa garde à vue la veille, un médecin déclare son état compatible avec la détention. En fin de matinée il est retrouvé « inanimé ». Le 3 juillet, le parquet donne le résultat d’une autopsie : « défaillance cardio-pulmonaire ». (source1 – source2)
  29. 03/07/2026. Youssef E., 29 ans, est découvert mort à Carcassonne (11) alors qu’il avait été victime le 21 juin d’une violente agression de la part d’agents de police nationale et municipale. Le parquet le décrit comme « SDF » et « toxicomane » qui voulait s’opposer aux injonctions policières. En fait il vivait chez sa sœur dans la même ville. Les images de l’agression sont parues dans la presse mi-septembre. On voit Youssef jeté au sol, sa tête heurtant violemment le bitume. Le parquet affirme que l’autopsie a exclu « l’intervention d’un tiers ». En découvrant les images de l’agression, le frère de Youssef refuse cette version et porte plainte. (source1 – source2)
  30. 07/07/2026. Olivier Trouillot, 46 ans, meurt renversé à Lens (62) par une voiture poursuivie par un équipage de police municipale. Olivier était sans abri. Le conducteur de la voiture pourchassée a refusé un contrôle pour excès de vitesse, il craignait des retraits de points sur son permis.
  31. 15/07/2026. Cheikh F., 29 ans, est abattu de deux balles à Vedène (Vaucluse) tirés par un policier municipal. Tout débute, selon le parquet d’Avignon, par un contrôle de policiers municipaux sur un homme en voiture « auteur de plusieurs infractions ». Poursuivi par ces policiers sur 12 km, une autre voiture municipale arrive en renfort au péage d’autoroute de Vedène. La voiture aurait alors roulé sur le pied d’un policier. L’un des policiers dégaine et lui tire 2 balles. Une le touche en haut du dos. Les 4 agents municipaux présents avaient chacun une caméra-piéton. Mais aucun ne l’a actionnée. Le parquet a aussitôt ouvert une instruction. Le meurtrier a été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire, mais l’interdiction temporaire d’exercer, demandée par le parquet, n’a pas été prononcée. (source1 – source2 – source3)
  32. 07/08/2026. Anis, 17 ans, est tué dans un accident de scooter à Toulouse (31 – Haute-Garonne) provoqué par des voitures de la police nationale. Le narratif est bien rodé : une patrouille constate une « transaction ressemblant à un échange de stupéfiant ». Anis, au guidon d’un scooter 50 cc, est pris en chasse par plusieurs voitures de police, puis un accident se produit dans une impasse, le scooter chute et Anis percute un poteau. Les témoins décrivent ce qui ressemble à un parechocage délibéré. Il meurt peu après à l’hôpital. Le 12 août, le parquet ne peut pas expliquer pourquoi la vidéosurveillance permet de suivre le trajet d’Anis mais pas les dernières secondes avant l’accident. (source1 – source2 – source3)
  33. 12/08/2026. Un homme de 29 ans est mort noyé, à Saint-Saulve (59), alors qu’il était poursuivi par la police. La course-poursuite a duré 20 minutes, au terme de laquelle il aurait sauté dans la rivière Escaut, où il aurait fini par couler. Il a été repêché par des pompiers, mais il est décédé à l’hôpital. (source1)
  34. 21/08/2026. Margaux Tinel, 25 ans, est décédée dans son logement de la caserne de gendarmerie de Soissons (Aisne) d’une balle provenant de l’arme de service de son compagnon gendarme. Aussitôt, le parquet privilégie l’hypothèse du suicide. Mais la famille de Margaux, une agente de la sûreté ferroviaire, dit qu’elle n’était nullement suicidaire et n’entend pas accepter cette version. (source1)
  35. 22/08/2026, Paul Tancre, dit Lapin, est tué dans un accident (voiture) à Bienville (60 – Oise), provoqué par une équipe de la police municipale d’une commune voisine, Margny-lès-Compiègne. Le parquet de Compiègne récite le narratif de la municipale, qui dit avoir voulu contrôler deux personnes dans un véhicule sortant juste d’une épicerie puis sont pris en chasse. Le parquet décrit ensuite « deux accrochages » entre les deux voitures avant que le véhicule de Paul ne fasse plusieurs tonneaux. Éjecté, Paul en serait mort. C’est la version officielle. Une semaine plus tard, son ami qui était passager décrit clairement un parechocage délibéré. Et une fois éjecté sur la route, son corps a été écrasé par leur véhicule. Les proches ont vu des traces de sang sur la chaussée qui montrent que son corps s’est fait traîner sur plusieurs dizaines de mètres. Le parquet ouvre une instruction pour « homicide routier » et un des agents est mis en examen. (source 1 – source2 – source3)
  36. 13/09/2026. Un homme de 22 ans pourchassé par la BAC meurt d’un accident de voiture à Seilh (31). La course aurait duré plus de dix minutes, et en doublant il a percuté une voiture qui arrivait en face. (source1)
  37. 19/09/2026, Ludovic Lavennette, 35 ans, est tué par balle par la police à Beauvais (Oise). Le parquet prétend que cet homme, né en Guadeloupe, sorti la veille d’un hôpital psychiatrique, était « très menaçant » au guidon de sa moto, tirant « plusieurs coups de feu avec une arme de poing ». Reconnu par la vidéosurveillance, des policiers arrivent chez lui. Après un coup de taser et un « échange de coups de feu », Ludovic est touché et meurt peu après. Une policière a été blessée à la main. (source1 – source2)
  38. 11/10/2026. Un homme de 42 ans est abattu par un gendarme du PSIG à Evron (Mayenne). Les éléments de langage fuitent dans la presse : « forcené et retranché » chez lui, « sous l’emprise de l’alcool », un homme reçoit le PSIG chez lui dans la cage d’escalier « les menaçant un grand couteau à la main ». Une balle suffit, sans sommation. (source)
  39. 17/10/2026. Christophe M., 59 ans, meurt pendant la manifestation unitaire en soutien au mouvement lycéen, à Paris bvd Magenta. Il se serait effondré au sol vers 17h30, au moment où l’air était saturé de lacrymos. La presse et le parquet ont parlé d’un mort « en marge de la manifestation ». Une semaine après, sa famille affirme que « Christophe n’avait pas de problème de santé » et met en cause « le maintien de l’ordre, et particulièrement l’emploi abondant de gaz lacrymogènes d’avoir joué un rôle dans son décès ». (source1 – source2)
  40. 19/10/2026. Un homme d’environ 40 ans meurt dans la nuit à Paris près de Châtelet lors de charges policières à la suite de l’énorme mobilisation du 17 octobre. Une femme témoigne qu’elle a découvert cet homme au sol, avec du sang derrière le crâne, entouré d’agents de sécurité. Un ancien Street Médic était devant le 60 rue St Denis vers 1h20, il vu lui aussi « un homme au sol, torse nu avec couverture de survie, les paumes au ciel, des électrodes sur le buste ». Il a tenté les premiers gestes de réanimation, mais il était déjà mort. Selon lui, la victime a passé une vingtaine de minutes sans massage cardiaque. (source1 – source2 – source3)
  41. 20/10/2026. Un homme de 59 ans meurt en cellule du commissariat de Saint-Omer (Pas de Calais). Il était « retenu depuis deux jours » en garde à vue ; il aurait fait une « crise cardiaque dans sa cellule ». (source)
  42. 30/10/2026. Odine X, 49 ans est décédée, à Chiconi (Mayotte), quand elle a fait une chute, alors qu’elle tentait de fuir face à l’entrée chez elle de la police aux frontières (PAF). Odine n’avait pas les bons papiers. Elle a fui parce que la PAF a franchi le portail de sa maison, à la poursuite d’un homme qui venait d’y entrer. Dans sa fuite, elle est tombée deux mètres en contrebas sur des barres de fer qui lui ont traversé le torse. Une enquête a été confiée à la section de recherche de la gendarmerie. (source)
  43. 27/10/2026 Le 27/10/2026, Mauricio K., 44 ans, est mort en garde à vue au commissariat de Saint-Ouen (93). Arrêté en état d’ébriété, son état aurait été jugé compatible avec la garde à vue. Au commissariat il se serait débattu et aurait insulté les agents lors de sa fouille. Il a alors été frappé à coups de bâton télescopique et amené au sol. Le lendemain, il a été retrouvé inconscient par terre dans sa cellule. L’avocat de la famille de Mauricio dit que l’autopsie montre de multiples blessures. (source)

Mise à jour : 08/11/2026
Décompte établi en coopération avec le média Basta! et le site Anti.media (débranché mais soon back!)

Bilan provisoire : 45 tué-es*

* en tenant compte du triple meurtre du Val d’Oise (cas n°21)

• 19 morts par des tirs de FDO (11 étaient désarmés ; 2 détenaient une arme à feu ; 9 une arme blanche)
• 2 lors du mouvement social d’octobre 2026
• 5 suite à une interpellation ou une agression
• 15 pourchassés par les FDO, 13 après un accident routier, 2 par noyade
• 5 morts en cellule de garde à vue
Parmi ces cas :
• 8 impliquent directement des agents de police municipale
• 7 victimes semblaient être en état de détresse psychologique

 


2025 : 60 morts

Décompte qui comprend des cas décrits par les rapports des inspections IGGN et IGPN publiés en juillet et septembre 2026. 

  1. 22/01/2025. Un homme d’environ 40 ans est abattu par balle dans l’enceinte d’une église de Brive (Corrèze) par une équipe de la police nationale. Selon la procureure, qui s’adresse à la presse quelques heures après, un homme « armé d’un couteau et intégralement nu », est entré dans l’église où des témoins l’ont vu s’automutiler. Une fois sur place, les policiers ont alors tiré plusieurs décharges de taser, sans effet selon eux, avant de le tuer avec leur arme à feu. La victime était sans aucun doute en détresse psychologique. Aucune équipe médicale spécialisée n’a été alertée. (source1, source2)
  2. 24/01/2025. Thibault Weniger dit « Bilal », 34 ans, est tué dans un accident de scooter à Toulouse dans le quartier de Faourette. Le lendemain, la presse locale (source1) excluait le moindre refus d’obtempérer et expliquait l’accident par la collision entre Thomas et un agent de police municipal qui était stationné à pied sur un rond-point. D’autres témoins (source 2) parlent d’un choc entre le scooter et un véhicule de police. La chute lui a faire perdre son casque et l’a blessé mortellement. Le parquet a ouvert une enquête pour « accident mortel ». (source1, source2)
  3. 30/01/2035. Une femme meurt d’une chute mortelle après avoir été électrocutée au taser à Nice (06). Pas de trace dans la presse. Récit de l’IGPN (rapport 2025) : « une femme dépressive menaçant de se défenestrer du 5ème étage passe de son balcon à celui de sa voisine. Un policier entre dans son appartement et fait usage du PIE avant que la personne n’enjambe le garde-corps, sans effet. Celle-ci se jette dans le vide et décède. » [source IGPN – 25/09/26]
  4. 6/02/2025. Un homme meurt en cellule au commissariat de police de Roanne (69). Pas de trace dans la presse. Récit de l’IGPN : un homme interpellé pour violences conjugales et alcoolisé est placé en cellule, deux heures plus tard il est trouvé « allongé face contre terre, immobile ». « L’individu s’était noué autour du cou un cordon après avoir décousu son pantalon en se dissimulant sous une couverture ». Mort constatée malgré la réanimation des pompiers. [source IGPN – 25/09/26]
  5. 10/02/2025. Un homme meurt noyé dans sa voiture après avoir été poursuivi par la police à Ducos (Martinique). Pas de trace dans la presse. Récit de l’IGPN : « un homme impliqué dans un vol à main armée prend la fuite avec un complice dans son véhicule. (…) Le véhicule du mis en cause termine sa course dans l’eau d’un lac. Le complice est interpellé. Le corps sans vie du conducteur sera retrouvé flottant dans l’eau. » [source IGPN – 25/09/26]
  6. 08/02/2025. Un homme est abattu par balle sur une aire d’autoroute à Selongey (Côte-d’Or), au nord de Dijon, par une unité du RAID. Le procureur de Dijon a indiqué le même jour qu’une voiture était suivie par le RAID dans le cadre d’une enquête pour « aide au séjour en bande organisée ». Deux hommes sont sortis de la voiture et auraient tiré sur les policiers avec des « armes automatiques ». Les agents du RAID ont riposté, tuant l’un des deux hommes. Un agent du RAID « a été touché à la jambe » sans que « son pronostic vital soit engagé ». (source1 – source 2)
  7. 21/02/2025. Un homme d’environ 30 ans est abattu par balle à Noyal-sur-Vilaine (Ille-et-Vilaine) par un gendarme. A la suite « d’un différend familial », la victime, en présence de ses trois enfants âgés de 2 à 6 ans, décrit par le procureur de Rennes comme « très agité et armé d’un couteau », s’est trouvée face aux aux gendarmes qui ont effectué « trois tirs de tasers ». Voulant « défendre son collègue tombé à terre », un gendarme fait feu. Le procureur affirme que la victime « présentait des signes de troubles psychiatriques qui n’avaient pas fait l’objet de prise en charge médicale » et « paraissait souffrir d’hallucinations ». (source1)
  8. 26/02/2025. Nicolas Larue., 55 ans, est abattu par balle à Dugny (Seine-Saint-Denis) par un agent de la police nationale. La victime, présentée comme sans domicile fixe, aurait été vue le matin à un arrêt de bus, « armée d’un couteau dans chaque main ». Appelés sur place, les policiers ont affirmé que la victime de serait « jeté sur eux », ils ont alors fait usage de pistolet électrocutant à deux reprises, puis de leur arme de service. L’homme décède peu après. Plusieurs témoins disent que l’usage d’une arme à feu n’était pas justifié. Sa famille indiquera plus tard que Nicolas était atteint de schizophrénie. (source1 – source2 – source3)
  9. 11/03/2025. Un homme de 54 ans, est abattu par balle par des agents de la police nationale à Bidart (Pyrénées-Atlantiques). Ancien militaire soigné pour un syndrome post-traumatique, armé d’un sabre et d’une arme de poing, un homme aurait pris en otage une vendeuse d’un magasin, lui demandant d’appeler la police. Douze policiers sont alors arrivés. Il a relâché son otage et aurait dit qu’il était prêt à mourir. Puis il aurait tiré deux coups vers les policiers. Sept d’entre eux ont alors tiré entre 15 et 20 balles au total. L’arme de poing de cet homme était factice. (source1)
  10. 09/04/2025. Un homme 35 ans meurt des suites de ses blessures après son interpellation par la police à Paris (XIe). Décrit par des témoins « en état de démence », cet homme errait pieds nus, agité, se jetant devant des voitures. Il portait le bracelet d’un hôpital. Une équipe du Samu social l’a repéré, a appelé la police, décrivant l’homme comme « agressif ». Vingt minutes plus tard, une patrouille intervient et se déchaîne : prise d’étranglement, 3 coups de taser (dont un alors qu’il était déjà au sol), nombreux coups de poing, notamment à la tête. Il n’avait aucune arme. Transporté en réanimation, il est décédé. Avant d’intervenir, l’un des policiers a déclaré : « Ce soir, moi aussi je suis agressif ». (source1)
  11. 12/04/2025. Samuel Khaouane, 37 ans, meurt dans la cellule d’un poste de police à Roubaix (Nord). Placé en cellule de dégrisement, il est découvert mort quelques heures après. (source1)
  12. 23/04/2025. Adrian B., 41 ans meurt dans la cellule d’un poste de police à Paris (XVIIIe). Décrit comme « très alcoolisé » par la police, il est interpellé pour être d’abord emmené à l’hôpital Bichat, qui lui adresse un certificat de compatibilité avec une mesure de garde à vue. Placé en cellule de dégrisement au commissariat à 20h, il y est retrouvé mort deux heures plus tard. (source1 – source2)
  13. 01/05/2025. Une femme de 22 ans est tuée dans un accident (voiture) à Martigues (Bouches-du-Rhône), après avoir été prise en chasse par un véhicule de la police municipale. Les agents municipaux, selon le récit du parquet publié dans la presse le 2 mai, ont voulu contrôler une voiture dont la conductrice aurait refusé d’obtempérer. Les agents municipaux lancent la course en voiture, avec sirène et gyrophare. Plus loin c’est l’accident, la femme au volant, éjectée, meurt sur le coup. Le passager n’a pas été retrouvé après. Pour se justifier, les autorités indiquent que la victime n’avait pas le permis et la voiture pas assurée. (source1 – source2)
  14. 04 /05/2025. Un homme est tué de trois décharges de taser infligées par des policiers à Lille (59). Le récit prétend que « des policiers procèdent à l’interpellation d’un individu blessé et violent », en « état d’excitation » expliqué par « une prise importante de cocaïne ». Ils font usage à trois reprises de leur PIE. Gravement blessé, les secours le prennent en charge mais « il est victime d’un arrêt cardiaque et ne peut être réanimé. » [IGPN – 25/09/26]
  15. 21/05/2025. Gabriel Bée, 33 ans, est abattu par balle à Augé (Deux-Sèvres) par un gendarme. Trois agents sont intervenus chez lui pour un tapage nocturne. Il aurait menacé, sans le frapper, l’un d’entre eux avec une matraque télescopique. Celui-ci a tiré deux balles. Touché à l’abdomen, Gabriel meurt peu après. (source1 – source2).
  16. 07/06/2025. Un homme de 53 ans est abattu par des agents police nationale à Wingles (62). Des agents interviennent « pour des faits de violences conjugales » et un homme « se dirige vers les policiers en exhibant un pic à viande ». « Après lui avoir vainement demandé de lâcher son arme, deux agents ouvrent le feu, chacun à une reprise, touchant mortellement l’individu. » [IGPN – 25/09/26]
  17. 16/06/2025. Un homme de 56 ans est abattu par balle à Metz (Moselle) par un agent de la police nationale. Pour avoir menacé un passant depuis sa fenêtre, exhibant une arme à feu, la police débarque. L’homme aurait ensuite refusé d’ouvrir sa porte aux agents. Cinq heures plus tard, il serait sorti dans le couloir « un revolver dans chaque main ». Une fusillade éclate et un policier lui tire 3 balles dans l’abdomen et le bras. (Source1)
  18. 19/06/2025. Un homme de 27 ans meurt noyé après une intervention de police au Port Rhénan de Colmar (68). Pas de trace dans la presse. Selon l’IGPN, « refusant d’être contrôlé par la police dans une zone portuaire, un homme se jette dans le Rhin malgré les injonctions des agents. Il ne réussit pas à attraper la bouée de secours que ceux-ci lui jettent suite au fort courant et se noie dans le fleuve. » [IGPN – 25/09/26]
  19. 25/06/2025. Un homme d’âge incertain, meurt lors de son interpellation par des gendarmes à Bruyères (Vosges). Ce cas n’a fait l’objet d’aucun article de presse. Le rapport 2025 de l’IGGN précise que «les militaires interviennent au domicile d’un individu alcoolisé», qui aurait «chuté lourdement sur la tête» lors de l’arrestation. Transporté à l’hôpital, il meurt le lendemain.  [IGGN – 27/07/26]
  20. 26/06/2025. Jonathan Quicy, 40 ans, est abattu par balle à Morcenx-la-Nouvelle (Landes) par un gendarme. Décrit comme un «marginal instable», il aurait poursuivi sa compagne dans la rue avec un couteau. Un gendarme présent sur place («en permission», hors-service mais toujours porteur de son arme de service) est intervenu lorsque la victime se serait approché de lui avec le couteau. Il affirme avoir effectué « deux tirs de sommation » avantde lui tirer 4 balles, le touchant mortellement. (source1 – source2)
  21. 28/06/2025. Jacky X., 31 ans, est abattu par balles par une unité du RAID au Lamentin (Martinique). Le récit des autorités évoque un « homme retranché, forcené », qui aurait « pris en otage » des membres de sa famille. Le RAID intervient et l’abat. L’homme souffrait de schizophrénie et était en souffrance psychologique. On apprendra dix jours plus tard que la « prise d’otage » n’était qu’une fable. Sa compagne : «Il ne m’a jamais séquestrée. Il me gardait avec lui parce qu’il avait peur. Il disait : « je veux qu’on m’aide ». Sa cousine : «Il faut qu’on arrête de le traiter comme un chien sur les réseaux, de dire qu’un homme a séquestré sa femme, ses enfants. Mon cousin a toujours demandé des soins, il a supplié pour qu’on lui donne des soins et, résultat, il a pris deux balles, uniquement». (source1 – source2)
  22. 03/07/2025. Nolan X., 13 ans, est tué dans un accident de voiture à Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire) qui était poursuivie par un équipage de la police. Dans la voiture, quatre autres adolescents de 13 à 15 ans. Selon le parquet de Chalon-sur-Saône, la voiture (celle du père de Nolan) faisait des tours de rond-point. La police a décidé de les pourchasser, gyrophare allumé. Plus loin la voiture fait une sortie de route et percute un arbre. Nolan, situé sur le siège avant passager, meurt sur le coup, les quatre autres enfants gravement blessés. Contrairement aux précédentes instructions, le ministre de l’intérieur, dans une circulaire du 19 mai 2025, a indiqué aux policiers et gendarmes d’engager « par principe » la prise en chasse des véhicules « refusant d’obtempérer aux injonctions de s’arrêter », et ce sur tout le territoire. (source1 – source2)
  23. 08/07/2025. Un homme de 27 ans, meurt dans une cellule de garde à vue du commissariat de police de Poitiers (Vienne). Le parquet présente cet homme comme « marginal », « consommateur habituel de stupéfiants et d’alcool ». Raté : ce jour là il n’était pas en état d’ébriété. Il avait été interpellé plus tôt pour des « violences sur un agent privé de sécurité », cette arrestation s’étant soi-disant déroulée « sans encombre ». (source1 – source2)
  24. 10/07/2025. Un homme meurt après avoir électrocuté au taser lors de son interpellation par des policiers à Annecy (74). Seule source, l’IGPN qui parle d’un homme « fortement alcoolisé et sous cocaïne » qui résiste à son arrestation. « Les policiers font usage du PIE en mode contact » (à bout touchant), puis « l’individu s’endort et ne répond plus aux stimulations des agent qui font appel aux secours. Le massage cardiaque ne permet pas de le réanimer. » [IGPN – 25/09/26]
  25. 11/07/2025. Miloud Lacheb, 53 ans, meurt des suites de son arrestation le 21 juin au commissariat de police de Reims. Miloud aurait été placé en garde à vue le soir de la fête de la musique, pour des motifs inconnus. Il aurait eu un malaise et tombe dans le coma. Il décidera trois semaines plus tard à l’hôpital de Reims. La sœur de la victime, qui a porté plainte, explique que Miloud était diabétique, que les policiers rémois étaient au courant de sa pathologie, et qu’il n’aurait jamais du être maintenu en garde à vue. Tout porte à croire qu’il n’a pas eu accès à son traitement, ou qu’il n’a pas pu être examiné par un médecin en garde à vue. (inédit, source REVJ)
  26. 15/07/2025. 7 personnes disparaissent dans un naufrage provoqué par la PAF au large de Mayotte, 2 corps sont retrouvés (1 femme, 1 personne âgée) et 5 portées disparues. Leur embarcation de fortune, comprenant 26 passagers, a clairement été percutée par une vedette de la Police aux frontières (PAF). Des témoins rescapés interrogés par la presse (Le Monde / Lighthouse Reports, 16/09/2025) affirment avoir subis un abordage en pleine nuit causé par La Murène, l’une des huit vedettes rapides (des «intercepteurs») utilisées par la PAF et la gendarmerie pour surveiller nuit et jour les eaux territoriales. Faire chavirer des embarcations en pareil cas est totalement proscrit. L’enquête indique qu’en 2024, 493 embarcations, transportant 6 764 personnes, ont ainsi été interceptées en mer (chiffres de la préfecture, qui ne donne pourtant aucun bilan mortel officiel). Les journalistes affirment qu’entre 2007 et 2025, au moins 24 personnes auraient péri noyé après avoir été percutées en mer par policiers ou gendarmes. La presse se fait rarement l’écho d’agressions mortelles de la police au large de Mayotte, d’autres cas ont donc pu nous échapper.) (source1 – source2).
  27. 21/07/2025. Un homme de 20 ans meurt dans un accident (moto) à Saint Martinien (Allier). Le jeune motard aurait grillé un feu rouge refusé de s’arrêter devant un véhicule de la police nationale de Montluçon qui l’a pris en chasse. La course-poursuite s’est déroulée sur au moins 5 km, jusqu’à ce que la moto grille un stop et percute un véhicule utilitaire, tuant le motard sur le coup. (source1)
  28. 22/07/2025. Un homme de 61 ans, meurt des suites de ses blessures après des tirs par balle de gendarmes à Pons (Charente). Selon le récit du parquet de Saintes, trois jours plus tôt il s’était rendu chez son ex-compagne avec un fusil. Prévenue, elle s’était réfugiée chez des voisins. Quand les gendarmes sont arrivés, il les aurait menacés, un gendarme lui aurait tiré d’abord un coup de taser, l’homme aurait riposté par balle sur un autre gendarme, et un troisième agent l’aurait alors touché à la cuisse. A ce moment, son pronostic vital n’était pas engagé, mais trois jours plus tard à l’hôpital il meurt lors de l’intervention chirurgicale. (source1)
  29. 27/07/2025. Un homme de 37 ans, meurt dans une cellule de garde à vue du commissariat de police de Metz (Moselle). Interpellé la veille pour un vol avec violence, les policiers disent l’avoir retrouvé mort au petit matin. Le parquet, dès le 29 juillet, a donné aux médias des éléments pour disculper toute intervention des agents : la victime était « connue de la justice », le médecin aurait jugé son état « compatible » avec une garde à vue, et le médecin-légiste, avant l’autopsie, a exclu « tout geste malveillant d’un tiers » ; enfin, les policiers ne l’ont pas auditionné dans la nuit « car il s’était endormi ». (source1 – source2)
  30. 09/08/2025. Un ado de 17 ans meurt percuté par un véhicule de la BAC à Bièvres (Essonne) alors qu’il tentait de traverser à pied une route nationale. Motif de la course poursuite : deux jeunes soupçonnés de vol d’une moto. Ils sont pris en chasse en voiture et finissent par abandonner leur véhicule et continuent à pied. C’est en voulant traverser la N118 que l’un des deux est tué sur le coup, percuté par une autre voiture de police qui arrivait en renfort à très vive allure. (source1 – source2)
  31. 27/08/2025. Un homme de 21 ans, meurt dans un accident de scooter à Marseille (10e) alors qu’il était pris en chasse, en pleine nuit, par un véhicule de la police nationale. Citée par la presse le 27 au matin, la police parle d’un banal refus obtempérer sans donner de motif au contrôle ; et d’une chute du scooter qui sera fatal au jeune homme, qui décède lors de son transport à l’hôpital. (source1 – source2)
  32. 02/09/2025. Abdelkader Dibi, 35 ans, est abattu par balles dans le quartier Belsunce à Marseille (13001) par des agents de la police nationale. Moins d’une heure après les faits, le procureur livre à la presse les faits présumés. Abdelkader, en situation régulière, vit dans un hôtel et suite à un différend sur le paiement de son loyer, il aurait blessé 3 personnes de cet établissement avec un couteau, dont une gravement. Puis il serait parti dans la rue, aurait frappé 2 personnes avec une matraque. Quatre quatre policiers s’avancent vers lui, un tir de taser et 7 balles sont tirées, dont 5 le touchent et le tuent Le procureur a reconnu qu’Abdelkader aurait nécessité un suivi psychiatrique. (source1 – source )
  33. 5/09/2025. Dylan Itoua, 25 ans, meurt des suites d’un plaquage au sol à Pontoise (Val d’Oise). Aussitôt, la presse est informée qu’un braquage à main armée a eu lieu dans une bijouterie du centre-ville impliquant trois personnes. A leur sortie, ils auraient été «maîtrisés par des passants, dont un policier qui n’était pas en service». Dylan aurait alors «fait un malaise fatal». Le 17 septembre, sa mère, qui a porté plainte pour connaître la vérité, déclare que la police lui a affirmé qu’il s’agirait d’une «mort naturelle» alors que des témoins affirment que Dylan a été plaqué au sol « avant que mort s’en suive ». (source1 – source2).
  34. 18/09/2025. Un homme de environ 30 ans, est abattu par balles par la police dans la cité Berthe de La Seyne-Sur Mer (Var). Selon le récit policier relayé par le parquet de Toulon, cet homme, sans abri, a brandi une « machette » et menacé des enfants à la sortie de l’école. Il aurait refusé de lâcher son arme devant la police, et après deux décharges de pistolet électrocutant restés «sans effet», il prend 6 balles. D’après des témoins cet homme dormait dehors dans le quartier depuis plusieurs semaines et n’avait jamais été menaçant. Le jour même, selon une habitante, des collégiens lui auraient lancé des pierres :«il était allongé sur un banc et tout un coup une trentaine d’élèves l’ont entouré l’insultait et lui ont envoyé des projectiles ». (source1 – source2)
  35. 19/09/2025. Un homme de 58 ans, est abattu par balles par un policier de la BAC à Souppes-sur-Loing (Seine-et-Marne). Le parquet de Fontainebleau, dès le lendemain, raconte qu’un «forcené » se serait «retranché chez lui» et aurait, menacé les policiers, « vociférant torse nu » avec « un hachoir à la main ». Après trois décharges de taser, «sans effets », un agent de la BAC a fait feu avec son fusil d’assaut en pleine tête « pour protéger ses collègues ». Les voisins auraient appelé la police car une autre personne supposée présente chez lui était en danger. Mais la police s’est rendue compte qu’il était seul. Le tireur et un collègue ont été conduits à l’hôpital de Nemours « pour des douleurs aux tympans à la suite de la détonation ». (source1 – source2)
  36. Le 20/09/2025. Fara Tournier, 32 ans, meurt à l’hôpital après avoir été touché par balles en pleine tête par un gendarme, jeudi 18 au soir, à Plum (commune de Mont-Dore), en Kanaky Nouvelle Calédonie. Le parquet justifie l’intervention par une dispute entre deux participants lors d’une soirée. L’un des deux monte alors dans son pick-up et se serait montré menaçant, entraînant des coups de feu tirés par les gendarmes. Faara ne participait pas à cette scène, il était sorti avec d’autres personnes sur le trottoir. Le procureur parle de seulement deux coups de feux. Les témoins en ont entendu trois. L’un a touché Faara en pleine tête. Conduit à l’hôpital, il décédera deux jours plus tard. L’auteur des tirs a été placé sous le statut de « témoin assisté ». (source1 – source2)
  37. 22/09/2025. Un homme de 27 ans, meurt dans une cellule de garde à vue du commissariat de police Auvare, à Nice. Interpellé dans la nuit pour une affaire de stups, la victime est « retrouvé inanimé dans sa cellule » vers 20h. La presse reprend le discours policier comme quoi « il se serait suicidé en en roulant sa couverture autour du cou ». (source1)
  38. 26/09/2025. Un enfant de 15 ans meurt noyé à M’tsapéré (commune de Mamoudzou, Mayotte) alors qu’il était pris en chasse par des unités de la police nationale. Les autorités parlent de trois jeunes « en train de commencer à caillasser des voitures » sur une rocade, ce qui déclenche l’arrivée de la police. Pris en chasse, les trois jeunes se seraient alors jetés à l’eau au niveau d’un pont au dessus de l’estuaire d’un fleuve. Un a été interpellé, un autre s’est rendu à la police quelques heures plus tard. Et le dernier a été retrouvé mort noyé dans la nuit. (source1)
  39. 01/10/2025. Un homme de 25 ans meurt dans une cellule de garde à vue du commissariat de police de Bordeaux. Selon le parquet, cet homme, sans domicile fixe, avait été interpellé la veille dans le cadre d’une enquête le visant survenu un an plus tôt à Béziers. Le parquet insiste pour citer le médecin légiste qui n’aurait constaté « aucune trace de violence sur le corps » et que la victime « était connue pour sa consommation de stupéfiants ». (source1 – source2)
  40. 21/10/2025. Andréa Paillez, un enfant de 4 ans, meurt des suites de ses blessures après à un accident de la route survenu le 2 octobre à Virey-sous-Bar (10) impliquant la gendarmerie. Le voiture conduite par sa mère, qui circulait avec ses deux enfants de 4 et 7 ans, a été percutée de plein fouet par un véhicule de la gendarmerie qui emmenait une personne prévenue au tribunal qui roulait bien au dessus des vitesses réglementaires. La procureur de Troyes a pris soin de préciser à la presse que la mère d’Andréa aurait grillé un stop. Elle garde de lourdes séquelles. Elle a pourtant été mise en examen, ainsi que le gendarme qui conduisait, pour le même chef d’inculpation, « homicide involontaire ». [IGGN – 27/07/26] (source1 – source2)
  41. 23/10/2025. Chokri Abidi meurt lors de son interpellation à Savigny-le-Temple (Seine-et-Marne) par quatre policiers de la BAC. Selon le parquet de Melun, les policiers interviennent pour une tentative de vol de câbles en cuivre impliquant plusieurs hommes. L’un d’eux se serait enfui à pied, il se serait rebellé quand les policiers tentaient de le maîtriser et il aurait alors chuté, sa tête heurtant un panneau de signalisation. Il est mort deux heures plus tard. (source1 – source2)
  42. 28/10/2025. Pierre Horvath, 47 ans, meurt en chutant du 6ème étage de son domicile à Mulhouse (Haut-Rhin). Selon le procureur, la victime se serait défenestrée quand des policiers, venus l’interpeller, ont pénétré chez lui. Il avait refusé d’ouvrir la porte et demandé à voir un médecin car il se sentait mal. Le parquet insiste sur le fait que la victime « souffrait vraisemblablement de troubles psychologiques ». (source1 – source2)
  43. 01/11/2025. Mathis Polart, 19 ans, meurt à Lille en étant percuté, en tant que piéton, par une voiture qui était poursuivie par la police nationale. Selon le récit policier, un automobiliste qui aurait inhalé du protoxyde d’azote refuse un contrôle, prend la fuite à vive allure et percute Mathis qui traversait la rue alors que le feu était vert pour les piétons. (source1 – source2)
  44. 05/11/2025. Jean F. (dit TiFred), 68 ans, est abattu par balle lors d’une intervention de la gendarmerie à son domicile de Sainte Rose (La Réunion). Après un différend avec des voisins, des ambulanciers viennent le chercher chez lui pour une hospitalisation sous contrainte. Il les aurait fait rebrousser chemin en les menaçant avec un couteau. Vers 23h, alors qu’il est au lit, des gendarmes viennent pour l’emmener. Il aurait refusé d’ouvrir. Les gendarmes ont enfoncé la porte. Il les aurait menacés avec un couteau, une gendarme a tiré une balle. Il est mort peu après. Selon la procureure, Jean était victime « d’importants problèmes psychiatriques anciens », et il aurait subi plusieurs AVC. (source1)
  45. 08/11/2025. Thomas Bastide et Nino Cerqueira, 21 et 23 ans, meurent noyés à Mauzac (Haute-Garonne) après un contrôle de gendarmerie. Le parquet raconte qu’une voiture avec 4 personnes à son bord refuse de s’arrêter à un « contrôle de routine ». Le voiture finira sa course au fond d’un étang à Mauzac, au sud de Toulouse. Deux des occupants meurent noyés, un troisième finira aux urgences, seul le conducteur est parvenu à s’extraire du véhicule et à sortir de l’eau. Il a ensuite été interpellé et incarcéré en détention provisoire. (source1 – source2)
  46. 10/11/2025. Mohamed Hamid Ahmed, 39 ans, est abattu par balle à Lorient (56) par une patrouille de la police nationale. Selon les éléments relayés dans la presse par le parquet, cet homme, en situation régulière, « était connu pour avoir des problèmes psychiatriques ». Quand un groupe de trois policiers a voulu le contrôler, il les aurait menacés avec un couteau et les policiers lui ont alors tiré 3 balles qui l’ont tué sur le coup. (source1– source2)
  47. 11/11/2025, Siméo Hingrand, 16 ans, meurt dans un accident de scooter à Tourcoing (Nord) alors qu’il était poursuivi par un véhicule de la police municipale pour « refus d’obtempérer ». Siméo conduisait son scooter, avec derrière lui son plus jeune cousin. Tous les deux portaient un casque. Il n’aurait pas respecté une priorité. Des policiers municipaux les prennent en chasse le et scooter a «percuté un poteau alors qu’il circulait en sens interdit ». L’accident été fatal à Siméo, son cousin a été gravement blessé. (source1 – source2)
  48. 13/11/2025. Un homme de 40 ans, est abattu par balle à son domicile de Blainville-sur-Orne (Calvados) suite à une intervention de la gendarmerie. Récit du parquet : un « individu menaçant », « retranché » chez lui. Alors que son état nécessitait « une prise en charge médicale », quand les gendarmes sont arrivés il serait apparu « en brandissant un couteau », et a reçu en retour deux balles à l’abdomen. Il décédera quelques heures plus tard. (source1)
  49. 01/12/2025, Mohamadou Oury Sow, 29 ans, meurt en chutant de son domicile à Lille alors qu’une unité de la police nationale venait l’interpeller pour des soupçons de « séquestration et violence dans le cercle intrafamilial ». Il est mort sur le coup. (source1 – source2)
  50. 02/12/2025, Abdulaï Jau, 20 ans, meurt des suites de ses blessures après une collision entre sa moto et un véhicule utilitaire survenue le 21 novembre à Houilles (Yvelines). Ce cas n’a fait l’objet d’aucun article de presse au moment des faits. La famille d’Abdulai en a parlé début janvier 2026 en indiquant qu’un témoin avait « assisté à la course-poursuite d’Abdulaï sur sa moto-cross par une voiture de police qui roulait à très vive allure derrière lui ». Le parquet de Versailles a répliqué : Abdulai n’était pas casqué. (source1)
  51. 6/12/2025, Sylvette Cagnard, une femme de 68 ans, meurt dans une accident de voiture avec la gendarmerie à Pont-Sainte-Maxence (Oise). La collision a eu lieu entre un véhicule de gendarmerie « qui partait en intervention » et une voiture où Sylvette était passagère. Le choc s’est produit à un carrefour muni de feux tricolores, alors que la presse a insinué que la voiture de la victime avait grillé une priorité à droite. (source 1 – source2)
  52. 18/12/2025, X., femme de 83 ans, meurt percutée à Nice par un véhicule de la police municipale. Le procureur a indiqué le 22 décembre que la patrouille municipale était en train d’effectuer une marche arrière lorsque la piétonne a été renversée. Elle décède quelques heures plus tard à l’hôpital. (source 1 – source2)
  53. 20/12/2025, Mouhamed Gueye, 26 ans, est abattu par balle dans le centre-ville d’Ajaccio (Corse du Sud). Cet homme aurait menacé des passants en brandissant un couteau à la main ; des agents de police auraient tenté de le « maîtriser » avec un décharge électrocutante, puis l’un d’eux lui a tiré plusieurs balles avec son arme de service, le tuant sur le coup. (source1 – source2)


Mis à jour : 13/10/2026

BILAN : 60 MORTS*

Bilan définitif après les rapports annuels IGGN (2 nouveaux cas) et IGPN (7 cas), sortis en juillet et septembre 2026. (Copie des rapports : IGGN – IGPN)

(* Ajouter aux 53 cas les 6 autres victimes de Mayotte (cas 26) et l’autre victime du double homicide de Mauzac (cas 45). 

  • 22 morts par des tirs de FDO – 19 par arme à feu ; 3 suite à des tirs directs de taser ; 7 étaient désarmés ; 4 détenaient une arme à feu ; 11 une arme blanche
  • 14  pourchassés par policiers ou gendarmes après un accident routier
  • 12 par noyade après action des FDO (8 à Mayotte, dont les 7 naufragé-es du 15/07)
  • 6 lors d’une opération de police (interpellation, perquisition)
  • 6 en cellule de garde à vue

Parmi ces cas :

  • 8 ont été électrocuté au taser – dont 3 en ont succombé
  • 4 impliquent directement des agents de police municipale
  • 11 victimes semblaient présenter des troubles psychiatriques
  • 1 implique l’intervention d’un policier hors-service

 


 

2024 : 71 morts

  1. 03/01/2024. Un homme de 28 ans meurt percuté par un véhicule de la police nationale sur la rocade de Rennes à Cesson-Sévigné (Ille-et-Vilaine). Une femme active son téléphone ‘grave danger’, son ex-conjoint violent est à proximité. Des l’arrivée de la police, l’homme s’enfuit en traversant la rocade à pied. Il est fauché mortellement par une automobiliste. Il sous contrôle judiciaire, avec obligation de se tenir à distance de son ex-compagne, localisable à tout moment par les services de probation. (source 1 – source 2)
  2. 05/01/2024. Kyllian Samathi, 30 ans, est tué par des rafales de taser à Montfermeil (Seine-Saint-Denis) par plusieurs équipes de la police nationale. Au total, ce sont 6 agents qui ont utilisé à 10 reprises leur pistolet électrocutant. L’homme, employé d’une épicerie, aurait refusé de subir un contrôle d’identité et la patrouille a appelé des renforts (18 agents étaient sur place). Les policiers ont d’abord affirmé que l’homme, « virulent, agressif et menaçant », se serait « retranché dans l’épicerie » et que c’est le gérant qui les aurait appelé. Faux: c’est la police qui a décidé de procéder au contrôle, et l’épicerie, dont Kyllian était donc l’employé, était d’ailleurs fermée au moment des faits. (source1)
  3. 09/01/2024. Rony Cély, 39 ans, est abattu par balles à Goyave (Guadeloupe) par deux gendarmes. Appelés sur les lieux par des voisins, un homme est décrit comme « agressif » en possession d’une arme blanche. Dès leur arrivée, les gendarmes affirment qu’il les aurait attaqué avec cette arme. Une version contestée par la sœur et le neveu de la victime. (source 1 ; source 2)
  4. 07/02/2024. Un homme de est tué par balles à Noisy-le-Grand (Seine-Saint-Denis), par deux agents de la BAC. Intervenant après que son ex-compagne ait déclenché son téléphone grave danger. Il aurait d’abord tiré sur les policiers, qui ont riposté. (source1)
  5. 17/02/2024. Haitman X., 40 ans, est tué par balles par la police à Paris (19e). Les agents ont déclaré s’être sentis « menacés » par un homme porteur d’une arme blanche. Après plusieurs décharges de taser, quatre policiers ont tiré avec leur arme de service, au moins 20 balles. (source1)
  6. 21/02/2024. Un homme est tué par balles à son domicile des Arcs-sur-Argens (Var) par un gendarme du PSIG. La victime est recherchée pour avoir été porteur d’un couteau, suite à une plainte pour outrage déposée auparavant par des policiers municipaux. Chez lui, les gendarmes disent qu’il s’est jeté sur eux avec un couteau. Un agent tire et l’abat. (source1)
  7. 22/02/2024. Alain Cappuri, 63 ans, est tué par balles à Poggio d’Oletta (Haute-Corse). Une brigade de recherche de gendarmerie vient l’interpeller a son domicile. Il est abattu d’une rafale de fusil d’assaut. Le tireur a plaidé le « geste involontaire » et déclaré « ne pas avoir le souvenir d’avoir appuyé sur la détente ». (source1, source2)
  8. 03/03/2024, Jumaa Alhasan, migrant syrien de 27 ans, est porté disparu dans le canal de l’Aa, entre les communes de Gravelines et de Grand-Fort-Philippe (Nord). Jumaa se serait noyé en essayant de fuir des unités de police qui ont empêcher des exilés de monter dans un bateau pneumatique.
  9. 13/03/2024, Wanys Rahou, 18 ans, meurt dans un accident de scooter à Aubervilliers (Seine-St-Denis). Wanys est percuté de face par une voiture de la BAC du 93 alors qu’il était poursuivi par d’autres policiers après un prétendu « refus d’obtempérer », fait contesté par plusieurs témoins. Ibrahim, le passager du scooter, légèrement blessé, a été placé en garde à vue à l’hôpital pour « complicité de refus d’obtempérer », une infraction prétexte qui permet de criminaliser le survivant en minimisant la responsabilité policière. Ibrahim affirme que la collision était « volontaire ». L’avocat de la famille du conducteur a riposté en portant plainte pour homicide involontaire, sans suites connues en 2026. (source1; source2; source 3)
  10. 13/03/2024, Samba Dior Diagne, 30 ans, est tué par balles à Wattignies (Nord). D’après le récit de la police nationale, cette personne était « armée d’un couteau de boucher » et se serait montré menaçant sur ses voisins ou colocataires. Avant de faire feu à plusieurs reprises, les policiers ont fait usage de LBD et de taser. (source1)
  11. 19/03/2024, Kaddour Boutrik, 91 ans, est tué lors d’une perquisition de la police nationale à son domicile de Toulon. A la recherche d’un suspect dans une affaire de stups, ils enfoncent la porte blindée d’un appartement, qui s’écroule sur Kaddour, atteint de surdité. Gravement blessé, il meurt dans la journée. L’information n’est sortie qu’un mois plus tard, lorsque sa fille annonce qu’elle porte plainte contre les policiers. (source1 – source2)
  12. 10/04/2024, Cédric Desage, 47 ans, est tué par balles à Clermont-L’Hérault (Hérault). Après avoir pénétré, armé d’un fusil, dans une agence bancaire, il aurait tiré quelques coups de feu sans blesser personne, quand les gendarmes interviennent. Cédric aurait alors tiré vers eux et il a été abattu, atteint par au moins une balle dans le thorax. (source1)
  13. 10/04/2024, Saboor Hamraz Ahmad, env. 30 ans, est tué par balles à Bordeaux par la police nationale. Recherché pour avoir blessé deux personnes avec un couteau, dont une mortellement, cet homme se trouve face a un policier armé d’un pistolet-mitrailleur. Il aurait refusé de lâcher son couteau, il est abattu. (source1)
  14. 15/04/2024. Un homme de 30 ans est tué noyé après une course poursuite avec la police municipale de Fréjus (Var). Selon les agents, il était recherché « pour des refus d’obtempérer », il a d’abord été pris en chasse en voiture puis à pied et aurait enfin « glissé et chuté dans la mer ». (source1)
  15. 18/04/2024. Un homme est tué par balle lors d’une opération de la gendarmerie sur la commune de Papaïchton (Guyane). Cet homme était suspecté de faire du transport pour des sites d’orpaillage clandestin. (source1)
  16. 4/05/2024. Un homme de 30 ans est tué par balle à Louviers (Eure). Les agents de la police nationale sont intervenus dans le cadre de violences conjugales, l’homme était armé d’un couteau et menaçait sa compagne après avoir blessé son propre frère. (source 1)
  17. 06/05/2024. Jérémy X., 33 ans, est tué par balles au Lamentin (Martinique). Qualifié de « forcené » par les autorités, il aurait menacé les policiers avec son arme à feu, refusé de la lâcher et les agents du RAID auraient été « contraints » de lui tirer dessus. (source1 – source2)
  18. 17/05/2024. Youcef C. est tué par balles à Rouen par des agents de la police nationale. Selon le parquet, l’homme était armé d’un couteau et d’une barre de fer, et s’apprêtait à tenter de mettre le feu dans un lieu de culte. (source1)
  19. 16/05/2024. James X., environ 20 ans, détenu à la prison de Nouméa (Kanaky), meurt des suites de ses blessures après avoir été battu par des policiers. Une unité du RAID est envoyée mater une mutinerie qui a éclaté au début du mouvement contre la réforme du code électoral. 13 codétenus affirment que James a été roué de coups et laissé au sol toute une nuit (Le Monde, 3/09/2025). Trois jours plus tard, il meurt dans cette prison avant d’être transporté à l’hôpital. (source 1) [ajout sept. 2025]
  20. 24/05/2024. Tidjite Dany, 48 ans, est tué par balles à Dumbéa (Province Sud, Kanaky Nouvelle Calédonie) sur un barrage dans le cadre du mouvement de révolte autour du dégel du corps électoral. Un policier aurait tiré en direction des personnes tenant le barrage pour « se sortir d’une altercation physique ». Cette version a ensuite été contredite : le policier cherchait à franchir le barrage dans un véhicule qui a subi des jets de projectiles, c’est à ce moment-là que le policier a sorti son arme et fait feu. (source1 – source2)
  21. 07/06/2024. Lionel Païta, 26 ans, meurt des suites de ses blessures après avoir été touché par balles à Païta (Province Sud, Kanaky) le 3 juin par des tirs de gendarmes. C’était sur un barrage revendicatif sur la route de l’aéroport de Nouméa. (source1 – source2)
  22. 09/06/2024. Sullivan Sauvey, 19 ans, est tué par balles à Cherbourg-en-Cotentin (Manche), après un contrôle de la police nationale impliquant un véhicule et ses trois occupants. Ils auraient pris la fuite à pied, une policière — qui dira plus tard avoir cru que le téléphone de Sulivan était une arme — a alors fait feu sur eux et Sullivan est mort sur le coup. Selon la version officielle, un policier aurait d’abord «utilisé un pistolet à impulsion électrique» alors qu’«un autre agent faisait usage de son arme à feu, le touchant mortellement au niveau de la poitrine». (source 1 – source 2 – source3 en 2025)
  23. 11/06/2024. Joseph Poulawa, 36 ans, meurt des suites de ses blessures après avoir été grièvement blessé par balles le 29 mai à Koutio (Province Sud, Kanaky). Les faits se sont déroulés sur un barrage, dans le même contexte que les précédentes victimes du mouvement social. Une unité du GIGN a fait feu alors que l’homme aurait été en possession d’un fusil. (source1)
  24. 13/06/2024. Un homme de âge incertain, est tué par balles lors d’une intervention du RAID à Marseille (1er). Ce « forcené », dit le procureur, se serait « retranché » chez lui, après avoir agressé des agents de la voirie en les menaçant avec une arme blanche. Puis il aurait jeté sur les policiers des « engins incendiaires ». (source1)
  25. 19/06/2024. Yahia Diakaté, 47 ans, est tué par balles à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), abattu par un policier municipal. Selon le récit formulé le jour même par le parquet du 93, la victime aurait eu une altercation avec un agent municipal et aurait blessé pleureurs autres agents avec un tournevis. Un agent municipal, armé, ouvre le feu. « Au moment où ils le tuent, il n’était pas armé » diront des témoins à l’AFP. (source1)
  26. 24/06/2024. Un homme de 22 ans meurt des suites de ses blessures suite à un accident de scooter provoqué par la police à Asnières (Hauts-de-Seine). Motif du contrôle selon le parquet : conduite sans casque. Un équipage le repère entre Asnières et Gennevilliers », il aurait refusé de s’arrêter et aurait ensuite « percuté une barrière métallique ». (source1)
  27. 26/06/2024. Un homme de 27 ans meurt dans un accident (voiture) en tentant d’échapper à un contrôle de police à Marseille (16e). Dans la nuit du 25 au 26 juin, il a été violemment percuté dans sa fuite par une voiture. Il a été conduit aux urgences avec un bras arraché et un pronostic vital engagé. Il n’a pas survécu. (source1)
  28. 29/06/2024. Amar Slimani, 32 ans, est tué par balles à Bobigny (Seine-Saint-Denis) par un policier (hors-service) de la Préfecture de police de Paris. Amar logeait dans un cabanon jouxtant la demeure d’une femme à qui il rendait des services. Ce samedi 29 juin, pendant qu’Amar dort dans la cabane, la grand-mère entend du bruit et prévient son petit-fils, policier. Il arrive avec son brassard, son arme de service et tire 7 balles. Le tireur Eric G. est mis en examen pour meurtre et placé en détention provisoire puis libéré en novembre 2025. Pas de date de procès connue fin 2026. (source1 – source2 – source3)
  29. 07/07/2024. Une femme sans abri de 42 ans meurt en cellule dans le commissariat de police de Sarreguemines (Moselle). Des policiers l’avaient trouvée alcoolisée dans la rue et amenée à l’hôpital où les soignants ne l’ont pas hospitalisée. Les policiers l’ont alors placée en cellule de dégrisement vers minuit, au commissariat. Vers 16 h, ils la trouvent morte. (source 1)
  30. 10/07/2024. Rock Victorin Wamytan, 38 ans, est tué par balles sur la commune de Mont-Dore (Province Sud, Kanaky). Il a été touché par un sniper du GIGN, un « tir de riposte », selon les autorités, lors d’une opération de déblocage d’une route dans la tribu de Saint-Louis, au nord de Nouméa. (source1 – source2)
  31. 18/07/2024. Ibrahima K., est tué par balles à Paris (75008) par un agent de la police nationale, après qu’il ait blessé grièvement un policier à l’arme blanche. (source1)
  32. 26/07/2024. Maïky Loerch, 28 ans, est tué par balles à Fenouillet près de Toulouse (Haute-Garonne). Il a été touché de plusieurs tirs de gendarmes, la veille au soir, après un supposé « refus d’obtempérer » alors qu’il circulait en voiture avec sa compagne et son enfant. (source1)
  33. 28/07/2024. Un homme de 30 ans env., est tué dans un accident (voiture) à Perpignan (Pyrénées-Orientales), provoqué par sa fuite suite à un contrôle de la police nationale. La presse, le jour même, indique que la victime n’avait « ni permis ni assurances », qu’il a refusé d’obtempérer et qu’il a ensuite percuté un autre véhicule dans le centre ville, ce qui causera sa mort alors que son passager est sérieusement blessé. (source1)
  34. 09/08/2024. Mathieu D., 44 ans, est tué par balles à Bordeaux par un agent de la BAC. Le parquet décrit la victime comme une personne s’étant « échappé d’un hôpital psychiatrique », ayant « volé un couteau dans une épicerie » et ayant « menacé un policier », qui lui a tiré 5 balles, le touchant mortellement 4 fois. (source1)
  35. 14/08/2024. Fabien X. est tué par balles à Semide (Ardennes), atteint par les tirs d’un gendarme. Cet homme était en pleine crise de décompensation psychique. Il aurait été menaçant avec une fourche. Le gendarme lui a tiré trois balles dont l’une l’a atteint mortellement. (source1)
  36. 15/08/2024. Marco Caco, 43 ans, est tué par balles sur un barrage à Thio (Prov. Sud, Kanaky). Il a été touché par des tirs d’une unité de la gendarmerie qui cherchait à débloquer un axe de circulation occupé dans le cadre du mouvement social contre le dégel du corps électoral. (source1)
  37. 16/08/2024. Khalil Koraïchi, 47 ans, meurt dans une cellule de garde à vue du commissariat de police de Wattignies (Nord). La victime, sans domicile fixe, est arrêtée en état d’ébriété pour un vol de bouteille d’alcool dans un supermarché, puis placée en « dégrisement » au commissariat. Il est retrouvé « inanimé » dans sa cellule quelques heures après. C’était un majeur protégé, sous tutelle, sa famille était joignable mais n’a été avertie que 4 jours plus tard. (source1)
  38. [edit sept. 2025] 16/08/2024. Un homme de âge incertain, meurt en cellule de garde à vue de la brigade de gendarmerie de Lanta (31). Arrêté pour « dégradations ». Replacé en cellule après une audition, les gendarmes entendent un bruit et le trouvent inanimé dans la cellule. Quand les secours sont arrivés, il était décédé. Faits non couverts par la presse (source : rapport 2024 IGGN)
  39. 20/08/2024. Un homme de 51 ans meurt dans une cellule de garde à vue du commissariat de police de Saint-Nazaire (Loire-Atlantiques). Le 27 août, les résultats de l’autopsie ont été communiqués à la presse, concluant n’avoir « révélé aucune lésion traumatique. Le décès est lié à un malaise convulsif « , indique le parquet. (source1)
  40. 25/08/2024. Un homme de 37 ans meurt dans une cellule de garde à vue d’un commissariat de police à Nice. Il a été retrouvé inanimé dans sa cellule alors qu’il attendait de consulter un médecin.
  41. 08/09/2024. Un homme de 28 ans meurt des suites de ses blessures après un accident (voiture) survenu la veille à Mulhouse (Haut-Rhin). Poursuivi par la police municipale après un supposé « refus d’obtempérer », la victime conduisait « à vive allures, phares éteints, (…) au volant d’une voiture volée », se sont justifié les policiers. Le conducteur a percuté une rame de tramway. Il est décédé à l’hôpital le lendemain matin. Le procureur de Mulhouse a confié l’enquête préliminaire au commissariat… de Mulhouse. (source1 – source2)
  42. 19/09/2024. Samuel Moeika, 30 ans et Johan Kaidine 29 ans, sont tués par balle à Mont-Dore (Province Sud, Kanaky) abattus par des agents du GIGN, lors de la même opération. Les autorités ont lancé la veille une opération visant à interpeller une dizaine d’indépendantistes kanaks. Comme lors des précédentes interventions mortelles du GIGN depuis le début du mouvement contre la réforme du corps électoral, les autorités affirment avoir subi des tirs avant d’ouvrir le feu. Samuel Moeika est décédé dans l’ambulance qui l’amenait à l’hôpital. Johan Kaidine a été retrouvé mort par balles dans une rivière. (source1)
  43. 10/10/2024. Un homme de 45 ans meurt dans un accident (voiture) à Pernes-les-Fontaines (Vaucluse). Pour un supposé « refus d’obtempérer », il était poursuivi par une patrouille du PSIG, la BAC de la gendarmerie. Le conducteur a fini sa course en percutant un hangar agricole. Il est mort sur le coup. La presse tient à préciser qu’un « gendarme de 40 ans, sous le choc, a été pris en charge par les secours mais il n’a pas été hospitalisé ». (source1 – source2)
  44. 18/10/2024. A., 27 ans, meurt dans sa cellule du CRA de Mesnil-Amelot (Seine-et-Marne). La victime se plaignait de gros problèmes de santé depuis une semaine mais n’a pas été pris en charge, « faute d’escorte » se sont justifiés les policiers. (source1)
  45. 19/10/2024. Bernard Tranchant, 72 ans, est tué avoir été touché par balles la veille à Saint-Herblain (Loire-Atlantique). Le parquet reprend que, appelée par des voisins, une équipe de la BAC fait face à « un homme armé d’un fusil » qui aurait tiré sur eux. Ils ripostent et lui tirent deux balles. Il s’avérera plus tard que l’arme en question était une carabine à plombs. La victime est restée deux heures dans sa caravane touchée par deux balles dans le corps, sans qu’il ne soit secouru. (source1)
  46. [edit sept. 2025] 30/10/2024. Un homme meurt dans une cellule de la gendarmerie d’Ouvéa (Îles Loyauté – Kanaky). Faits non couverts par la presse. L’IGGN indique dans son rapport publié un an plus tard, que cet homme aurait « incendié son matelas » et qu’il a ensuite été « retrouvé décédé par intoxication de fumées ».
  47. 17/11/2024. Un homme de env. 30 ans est tué par balles à Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne) par une équipe de la police nationale. Appelés par un voisin inquiet par l’attitude d’un « homme armé » dans son immeuble, les policiers ont prétendu avoir fait face à une « menace directe » pour faire feu. L’homme portait une arme factice de type airsoft. Le parquet a aussitôt fait fuiter des informations comme quoi il aurait crié « Allah Akhbar » face aux policiers, et que « l’individu était connu pour apologie du terrorisme ». (source1 – source2)
  48. 17/11/2024. Un homme de 38 ans meurt dans une cellule de garde à vue du commissariat de police de Rouen. Le procureur a indiqué le lendemain que « l’interpellation s’est révélée très compliquée en raison d’une probable consommation de stupéfiants ». Un décès par excès de toxiques est privilégiée, ajoute le parquet de Rouen alors qu’aucune expertise n’a encore été réalisée. (source1)
  49. 23/11/2024. Un homme de 15 ans meurt dans un accident (moto) à Ploubezre (Cote d’Armor), après une course poursuite avec la gendarmerie. Motif de la prise en chasse : une plaque pas « complètement visible ». La victime a fini par percuter un mur, le tuant sur le coup. Le parquet parle de refus d’obtempérer. (source1)
  50. 25/11/2024. J., 27 ans, meurt dans une cellule du CRA de Vincennes, après avoir tenté plusieurs fois de se suicider quand il était détenu quelques jours auparavant. (source)
  51. 26/11/2024. Un homme de 31 ans est tué par balles à Saint-Étienne par un agent de police municipale. Le parquet précise que la victime « souffrait certainement de troubles psychiatriques », qu’elle aurait « pris une femme âgée en otage » en la menaçant avec un couteau. (source1)
  52. 03/12/2024. Un homme de 39 ans meurt dans un accident (voiture) provoqué par une patrouille de police nationale à Besançon. Motif de la course : refus d’obtempérer (sans autre détail). La victime a fini sa course en percutant une barrière de protection pour piétons. (source1)
  53. 07/12/2024. Un homme de 33 ans meurt dans une cellule du dépôt du tribunal de Bobigny (93). Selon le récit du parquet, cet homme, retenu avant son jugement, a eu un « malaise en cellule ». Le médecin qui l’a examiné avant a jugé son état compatible avec la détention. (source1)
  54. 10/12/2024. Un homme de 34 ans meurt dans une cellule du commissariat de police de Bagneux (92). Placé en garde à vue la veille, le parquet reconnaît qu’il souffrait d’une « pathologie psychiatrique lourde », ses avocates en avaient informé les policiers. Après un premier malaise, envoyé à l’hôpital, lui aussi a été jugé apte à retourner en cellule. Cet homme était sous curatelle renforcée, reconnu pénalement irresponsable dans un autre dossier. (source1)
  55. [edit sept. 2025] 17/12/2024. Un homme de âge incertain, meurt dans une cellule de la gendarmerie d’Arleux (Hauts-de-France). Placé en cellule suite à des accusations de viols le concernant, il aurait été retrouvé le matin « étranglé par un vêtement », selon la presse locale, accréditant la thèse d’un suicide. L’IGGN, dans son rapport un an plus tard, note qu’il a été découvert « décédé dans sa cellule » sans mentionner l’étranglement. (source1 – source IGGN)
  56. 21/12/2024. Un homme de 30 ans et Maëlys Mimil,17 ans, meurent dans un accident de moto à Saint-Aunès près de Montpellier. Une voiture Alpine de gendarmerie prend en chasse une moto pour excès de vitesse. Elle roule à 200 km/h,  percute par l’arrière un autre véhicule qui roule à 90, celle-ci fait chuter la moto, blessant gravement les deux passagers. L’accident provoque un carambolage de 5 voitures et d’autres blessées. Le refus d’obtempérer n’est pas constitué. En février 2025, le gendarme conducteur est mis en examen pour homicide involontaire.
  57. [edit sept. 2025] 28/12/2024. Un homme de âge incertain, meurt dans une cellule de la gendarmerie de Saint-Aubin-sur-Gaillon (Eure). Cet homme aurait été «placé en garde à vue pour récidive d’alcoolémie, après avoir passé une visite de compatibilité auprès d’un médecin. Au matin il est découvert décédé. (source : rapport 2024 IGGN)
  58. 30/12/2024. Un homme de 28 ans meurt dans un accident de scooter à Avignon (Vaucluse) poursuivi par une équipe de police nationale. Prise en chasse justifiée par un excès de vitesse et un refus d’obtempérer.

BILAN : 71 morts *

* Il faut ajouter aux 58 cas deux autres victimes (cas 42 et 56). Nous avons du rectifier ce chiffre en septembre 2025 avec 11 cas révélés dans le rapport IGPN 2024. Total, 71 victimes.

Sur ces 71 morts, le pire bilan depuis 1967 :

  • 32 morts par des tirs de police, 31 par balle (dont 7 lors des révoltes en Kanaky) et 1 après un tir de taser
  • 2 lors d’une opération de police (dont le cas de James, mort en prison à Nouméa le 16/05, et 8ème mort issu des révoltes de 2024)
  • 18 pourchassés par policiers ou gendarmes, 16 par accident et 2 par noyade
  • 19 détenus en cellule, 17 en garde à vue et 2 en CRA

Parmi ces cas :

  • 5 impliquent directement des agents de police municipale
  • 1 agent « hors service »
  • 17 après de supposés « refus d’obtempérer » – 5 par balles et 12 après un accident

 


 

2023 : 49 morts

  1. Le 04/01/2023. Heiarii Pito, 30 ans, est tué par balle à Taravao (Polynésie Française), par la gendarmerie. Il aurait jeté une pierre, avant de brandir une machette et de menacer les gendarmes. Il est abattu de trois balles.
  2. 14/01/2023. Un homme est tué par balle à Saint-Romain-de-Colbosc (Seine Maritime) par la gendarmerie. Il aurait brandi un objet en métal et se serait montré menaçant. Il prend trois balles, la dernière le tue.
  3. 22/01/2023. Un homme de 49 ans, est tué par balles à Paris (11e) par des policiers. Les agents décriront ensuite la victime, sans abri, de personne menaçante avec une arme de poing, « arme » qui s’avérera factice.
  4. 25/01/2023. Deux hommes de 21 ans, meurent dans un accident de voiture à Saint-Herblin (44) en tentant d’échapper à un contrôle de police. Le véhicule suspect roulait à faible allure, conduite jugée « hésitante ». Prise en chasse, la voiture accélère et percute un arbre, tuant ses deux occupants. Selon le procureur, « aucun élément ne met en cause les fonctionnaires de police ».
  5. 30/01/2023. Fabrice Hoareau, 45 ans, est abattu par balles à Saint-Denis (La Réunion) par un policier qui intervenait à son domicile. La victime, armée d’un couteau, avait menacé sa compagne et blessé grièvement une autre personne qui tentait de calmer la situation.
  6. 02/04/2023. Enzo Weiss, 17 ans, meurt noyé à Strasbourg (Bas-Rhin), en tentant d’échapper à un contrôle de la BAC. Trois jeunes hommes à bord d’une voiture signalée volée croisent une patrouille de la BAC, qui les prennent en chasse. Plus loin, les jeunes poursuivent à pied. Enzo se serait alors jeté dans la rivière de l’Ill, en pleine crue. Son corps sans vie est retrouvé le 18 avril. Grace au combat de la famille qui porte plainte pour « non assistance », en octobre 2025 la procureur rouvre l’enquête après avoir été classée. Les images vidéo de la ville n’avaient pas été exploitées.
  7. 04/04/2023. Deux hommes de 10 et 20 ans meurent des suites de leurs blessures dans un accident de voiture provoqué par la police à Avignon. Une voiture occupée par 4 personnes roule sur une voie de bus. La police veut la contrôler mais elle accélère. L’accident qui suit est fatal pour l’un d’eux, un autre meurt à l’hôpital peu après.
  8. 06/04/2023. Un homme de 30 ans est tué par balle à Vougy (Haute-Savoie) lors d’une intervention des gendarmes à son domicile. La victime, souffrante de schizophrénie, est suspectée d’avoir aspergé les gendarmes d’eau de javel et de les avoir menacés avec un couteau avant de mettre le feu à son domicile.
  9. 11/05/2023. Une homme de 26 ans est tué par balle à Baie-Mahault (Guadeloupe) lors d’un contrôle routier. Un homme recherché est poursuivi en voiture par le RAID et la police judiciaire. Se sentant en danger par la conduite du véhicule. Uun agent du RAID tire et le tue.
  10. 12/05/2023. Une femme de 26 meurt en cellule dans un commissariat de Nantes. Placée en garde à vue. Uelle aurait fait un « malaise » en cellule après son audition. Elle meurt à l’hôpital. Seule l’IGPN révèle ce cas 18 mois plus tard dans son rapport annuel.
  11. 14/05/2023. Étienne Alfred, 82 ans, est tué par balle à Fontoy (Moselle) lors d’une intervention des gendarmes à son domicile. Les tireurs le présentent comme « suicidaire ». Il aurait tiré en l’air à plusieurs reprises avant de viser les gendarmes.
  12. 24/05/2023. Charlus Skopal, 42 ans, est tué par balle à Saint-Laurent du Maroni (Guyane), suspecté d’avoir menacé les gendarmes avec un « objet pointu ».
  13. 31/05/2023. Un homme de 64 ans meurt en garde à vue au commissariat de polie de Paris 20e. Motif de l’arrestation : recel de vol. Vers 23h45, il est retrouvé inconscient dans sa cellule. Décès constaté à 00h40. L’enquête est menée par le commissariat du 15e. L’IGPN n’est pas saisie mais avisée en qualité « d’observatrice ».
  14. 04/06/2023. Monzamba Diarra, 28 ans, meurt dans un accident (moto) à Garges-les-Gonesse (Seine Saint Denis), en tentant d’échapper à un contrôle de police.
  15. 10/06/2023. Trois personnes, un homme de 19 ans et deux adolescent-es de 17 ans, meurent dans un accident de voiture en étant pourchassés par la police à Fleury-les-Aubrais (Loiret). Motif de la course : vitesse excessive en ville. La voiture finit sa course en percutant un poteau de caténaire sur une ligne de tramway. Les trois passagers succombent aux blessures. Seule une enquête sera ouverte, contre les trois victimes.
  16. 14/06/2023. Alhoussein Camara, 19 ans, est tué par balle à Saint-Yrieix-de-Charente (Charente). Lors d’un contrôle routier, le conducteur d’une voiture, suspecté d’avoir refusé d’obtempérer, aurait accéléré et touché à la jambe un policier qui tire et le tue. Mis en examen pour homicide volontaire, il maintient qu’il était en légitime défense. Mais selon l’autopsie, Alhoussein a été tué dans le dos, ce qui contredit sa version. Les analyses toxicologiques sont négatives, alors qu’un policier le décrivait un état d’ivresse. En juin 2025, la presse révèle « les interventions insistantes de la hiérarchie policière pour aider le tireur ».
  17. 21/06/2023. Un homme de 59 ans est tué par balles par des gendarmes à Carpentras (84). La victime aurait tiré et blessé un gendarme venu l’interpeller. Ses collègues ripostent et le tuent.
  18. 27/06/2023. Nahel Merzouk, 17 ans, est tué par balle à Nanterre (Hauts-de-Seine) lors d’un contrôle routier. Suspecté d’avoir tenté de redémarrer son véhicule alors que les policiers se tenaient à sa fenêtre, il est tué d’une balle dans le torse par l’agent Florian M. Mis en axamen et placé en détention provisoire endant 4 mois, un procès aura lieu contre lui pour homicide. La cour d’appel devra décider, en novembre 2026, si ce sera devant une cour criminelle ou devant un tribunal correctionnel.
  19. 02/07/2023. Mohammed B, 28 ans, est tué par un tir de LBD à Marseille (Bouches du Rhône), alors qu’il filme la police lors de la répression de la révolte suivant la mort de Nahel M.
  20. 10/07/2023. Cheikh Camara, 18 ans, est découvert mort noyé à Dijon. Trois jours plus tôt, il avait tenté de fuir, à pied, un contrôle de police.
  21. 14/07/2023 Hermenige Belvent, 81 ans, meurt en vélo percuté par une voiture de gendarmerie à Laurent du Maroni (Guyane). Motif avancé par le parquet : une patrouille se rendait en intervention et n’a pas vu le cycliste.
  22. 16/07/2023. Un homme de 19 ans meurt dans un accident de voiture, poursuivi par des gendarmes à Mervent (Vendée). Pour refus de contrôle, une course-poursuite s’engage sur deux kilomètres. Dans un virage, la voiture percute un arbre et fait plusieurs tonneaux. Gravement blessé, le conducteur meurt peu après de ses blessures. L’enquête de l’IGGN écarte toute responsabilité des gendarmes. La procédure est classée sans suite.
  23. 31/07/2023. Pascal Martel, 66 ans, est tué par balle à Isbergues (Nord) abattu par un gendarme. Paul l’aurait « menacé avec un sabre ». Ils tentent de le maîtriser avec un taser et leur tonfa, mais l’un des gendarmes a tiré deux balles. La dernière, à l’abdomen, lui sera fatale.
  24. 05/08/2023. Un adolescent de 17 ans meurt dans un accident (scooter) à Limoges (Haute-Vienne), en tentant d’échapper à un contrôle de police.
  25. 05/08/2023. Un homme de 23 ans meurt dans un accident (scooter) à Limoges (Haute-Vienne), en tentant d’échapper à un contrôle de police. La patrouille de la BAC a déclaré avoir constaté un refus d’obtempérer, mais aurait « renoncé » à poursuivre le scooter, qui aurait alors grillé un feu rouge et percuté un véhicule tiers. La voiture de police se trouvait à « au moins 150 mètres » de là au moment du choc. Cinq jours après les faits, le procureur s’est basé sur cette seule déclaration pour n’engager aucun poursuite contre les policiers.
  26. 24/08/2023. Tamer Miskir, 47 ans, meurt des suites de ses blessures après été battu à Paris (10e), une semaine plus tôt, par un agent de la police nationale. Récit du parquet : des agents de sécurité de la RATP interviennent pour une bagarre entre trois personnes. Tamer est interpellé. En se rendant au commissariat dans la voiture, il sera tabassé au point de tomber dans le coma. Il succombera de ses blessures a l’hôpital. Faits révélés par Libération en janvier 2025, au moment où le parquet indique avoir mis en examen le policier pour « coups mortels ».
  27. 6/09/2023. Sefa, 16 ans, meurt dans un accident (moto) à Élancourt (78) en tentant d’échapper à un contrôle de police. Le motif invoqué pour le mettre en chasse : non port du casque. Selon plusieurs témoins, peu après la poursuite un deuxième véhicule de police s’est mis sur son chemin et l’a percuté.
  28. 25/09/2023. Mohamed Cissé, 22 ans, meurt noyé à Poitiers (Vienne) en tentant d’échapper à un contrôle de la BAC. Motif : véhicule signalé volé avec 4 occupants. Prise en chasse, la voiture est retrouvée vide par une autre équipe de la BAC. Mohamed se serait enfuit à pied en direction des berges et sauté dans un cours d’eau. Le parquet évoque une « noyade accidentelle ».
  29. 28/09/2023. Un homme de 92 ans meurt dans un accident (piéton) à Versailles, percuté par un véhicule de police en mission, alors qu’il traversait au passage piéton.
  30. 5/10/2023. Un homme d’environ 70 ans meurt dans un accident (vélo) à Saint Nazaire (Loire-Atlantique), percuté par une voiture de gendarmerie alors qu’il circulait à vélo.
  31. 07/10/2023. Un homme de 23 ans meurt dans un accident (scooter) à Saint-Priest (Rhône), après avoir été coursé par une brigade de la police municipale. Le parquet a ouvert le jour même une enquête de flagrance pour «refus d’obtempérer et recherche des causes de la mort».
  32. 15/10/2023. Thomas Manna, 28 ans, meurt dans un accident (deux-roues) à Roquebrune-Cap-Martin (Alpes-Maritimes), après une collision avec un véhicule de la police aux frontières.
  33. 14/11/2023. Un homme de 26 ans meurt dans un accident (voiture) Porte de Bagnolet à Paris (20e), en tentant d’échapper à un contrôle de police (BAC du 93). Trois autres passagers sont blessés, dont deux graves.
  34. 9/12/2023. Deux adolescent de 17 ans meurent dans un accident (scooter) à Chelles (Seine-et-Marne) en étant pourchassé par une équipe de la BAC de Neuilly-sur-Marne. Le procureur de Créteil raconte le récit policier dans la presse dès le lendemain. Le scooter aurait grillé un feu rouge et aurait « glissé sur la chaussée » pour s’encastrer dans un véhicule garé. Il écarte tout « contact entre le scooter et le véhicule de la BAC ».
  35. 13/12/2023. Un homme de 84 ans meurt suite à un accident (piéton) à Paris (19eme), percuté la veille par une moto de la BRAV-M. Cet homme traversait la rue au passage piéton, feu vert. Le motard circulait avec son unité qui venait juste de quitter sa caserne porte de la Villette.
  36. 13/12/2023. Un homme de 22 ans meurt d’une chute à Nantes pourchassé par la police. Motif : vol de vélo. Le parquet prétend qu’il a fui, d’abord sur ce vélo puis à pied, avant d’être retrouvé mort après avoir fait une chute de 7 à 9 mètres.
  37. 15/12/2023. Un homme de 22 ans meurt dans un accident (scooter) à Marseille (9ème) après un contrôle de la BAC Sud. Motif avancé : défaut de permis et d’assurance. Suffisant, pour la police, de le prendre en chasse. Le pilote chute et succombe à ses blessures moins d’une heure après. Le parquet de Marseille tient à dire à la presse que le conducteur « aurait eu sur lui un couteau et de la résine de cannabis ».
  38. 18/12/2023. Un homme de 82 ans meurt percuté par un véhicule de la gendarmerie à Senlis (Oise). Il traversait une rue en face d’une station service.
  39. 23/12/2023. Un homme de 19 ans meurt percuté par un véhicule de police secours à Saint-Pierre-des-Corps (Indre-et-Loire). Version policière : le jeune homme, atteint de « troubles psychiatriques », se serait « jeté sur la voiture ».

+ 5 victimes : sur l’ensemble de l’année, le collectif « A bas les CRA » a dénombré 5 cas de morts survenus en Centre de rétention administrative (CRA) : 2 à Vincennes, 2 à Lyon et 1 à Marseille. En sachant que d’autres cas peuvent passer complètement sous les radars.

BILAN : 49 morts

En rajoutant aux 39 cas les 5 personnes tuées en CRA, et 5 autres victimes (cas 4, 7, 15, 34)

  • 12 suite à des tirs de FDO : 11 par balles, 1 par LBD
  • 2 lors d’une interpellation
  • 23 pourchassés par la police : 18 lors d’un accident routier, 3 par noyade, 2 par chute
  • 8 en cellule, 3 en garde à vue et 5 dans des CRA
  • 4 percutés par des véhicules de FDO en tant que piéton

Parmi les cas, le « refus d’obtempérer » a été motivé à 20 reprises pour intervenir, entraînant chutes mortelles (2), tirs par balles (3) ou d’accidents provoqués par un véhicule de police ou de gendarmerie (15). 


 

2022 : 57 morts

  1. 08/01/2022. Un homme de 55 ans meurt en cellule au commissariat de police de Bergerac (Dordogne). Interpellé dans le cadre de violences conjugales, un homme est placé en garde à vue vers 16h00. Son corps inanimé est retrouvé le lendemain en fin de matinée par les policiers « qui tentent de le secourir ». L’autopsie parle de « mort naturelle ».
  2. 18/01/2022. Un homme meurt en cellule au commissariat de police de Berck (Pas-de-Calais). Suite à une arrestation pour un « différend familial » un homme se serait « emparé d’un gobelet » pour « avaler un insecticide dangereux ». Transporté à l’hôpital, il décède plusieurs jours après les faits. (source : rapport IGPN).
  3. 19/01/2022. Tomy T., 23 ans, est tué par balle à Nice (Alpes Maritimes) par la BRI. L’unité intervient dans le cadre d’une enquête pour homicide. En tentant de le maîtriser, un agent lui tire une balle dans la tête. Coup de feu « accidentel » plaide le tireur. Il est mis en examen pour homicide involontaire. Sans suites connues.
  4. 24/01/2022. Un homme de 34 ans chute du balcon de son domicile à Agen (Lot-et-Garonne). Il aurait tenté de fuir des policiers venus l’interroger sur des soupçons de violences conjugales.
  5. 01/02/2022. Un homme de 25 ans meurt dans un accident après un contrôle d’une unité de gendarmerie à Agen (Lot-et-Garonne). Un peloton du PSIG contrôle une voiture pour le « comportement suspect » d’un des occupants. Le conducteur ne s’arrête pas et perds le contrôle. Dans le choc, l’un des passagers, un habitant d’Aiguillon d’origine marocaine, est éjecté de l’habitacle. Il décède sur le coup.
  6. 04/02/2022. Un homme de 49 ans est percuté en voiture par un véhicule de police à Pontarlier (Doubs). Il décédera des suites de ses graves blessures 2 mois plus tard à l’hôpital, comme l’a annoncé sa sœur (Dijoncter.info 02/01/2023).
  7. 14/02/2022. Un homme de 31 ans est tué par balle à Gare du Nord (Paris 10), accusé d’avoir menacé des agents de la police ferroviaire avec un couteau. Le police se sent visé après coup : sur le manche du couteau est gravé l’inscription « ACAB ». Une enquête pour homicide volontaire est ouverte. Contre la victime décédée.
  8. 16/02/2022. Un homme de 30 ans meurt dans un accident de voiture, pris en chasse par la police à Mareil-le-Guyon (Yvelines). Un homme recherché est repéré au volant d’une voiture, il prend la fuite sur na N20, « suivi à distance » par les forces de l’ordre, selon le récit du parquet. Plus loin il heurte un poids lourds et meurt sur le coup.
  9. 12/03/2022. Taha Kifah, 58 ans, est tué par balle à Marseille (Bouches-du-Rhône), alors qu’il aurait blessé des policiers municipaux avec un couteau.
  10. 26/03/2022. Jean-Paul Benjamin, 33 ans, est tué par balle par la BAC à Sevran (Seine-Saint-Denis) suite à un prétendu « refus d’obtempérer ». La BAC recherche une camionnette volée, un agent en repère une. En civil et sans brassard, il s’avance seul, arme à la main côté conducteur, casse la vitre et ouvre le feu, tuant d’une balle dans le cœur Jean-Paul, livreur précaire. Le véhicule était en règle. Durant l’instruction, le policier avouera que ses chefs lui ont conseillé de plaider le « tir accidentel ». En octobre 2024, le juge ordonne son renvoi en procès. Le juge retient l’homicide involontaire. Alors qu’il aurait pu le poursuivre pour faux et usage de faux, passible de la cour d’assises.
  11. 02/04/2022, David Sabot, 49 ans, est tué par balles à Pierre-Châtel (Isère). Il aurait menacé les gendarmes « avec un cutter » et après qu’il aie menacé sa famille.
  12. 06/04/2022. Un homme de 40 ans meurt en cellule au commissariat de Narbonne (Aude). Il avait été arrêté, la veille, en état d’ivresse.
  13. 12/04/2022. Un homme de 21 ans est tué par balles à Berre-l’Etang (Bouches du Rhône), lors d’une opération anti-drogues au cours de laquelle il aurait tenté de percuter les policiers au volant de sa voiture.
  14. 21/04/2022. Zakaria Mennouni, 26 ans, est tué par balle à Blois (Loir-et-Cher). Accusé d’avoir menacé un policier avec un couteau, il était en pleine crise d’angoisse et après un coup de taser et un tir de LBD, il a pris trois balles. Décès constaté trois jours plus tard à l’hôpital.
  15. 24/04/2022. Fadjigui et son frère Boubacar, 25 et 31 ans, sont abattus par balle près du Pont Neuf à Paris 1er. Cinq policiers postés quai des Orfèvres soupçonnent une transaction de stupéfiants à bord d’un véhicule « suspect ». Garé à côté, le conducteur démarre. Muni d’un fusil d’assaut, un des agents ouvre le feu à dix reprises, tuant les deux frères sur le coup. La thèse de la légitime défense est contredite par des témoins de la scène et l’expertise balistique. La sœur porte plainte pour « homicide volontaire ». L’auteur des coups de feu morts est mis en examen pour « homicide volontaire ». Un an plus tard la famille est reçue par le juge. Sans suites connues fin 2026.
  16. 11/05/2022. Un homme de 59 ans est tué par balle à Marseille, alors qu’il aurait menacé les clients d’une galerie commerciale, puis les policiers, avec un couteau. Cet homme était en pleine crise d’angoisse. Le parquet privilégie la piste du « suicide par procuration ».
  17. 18/05/2022. Un homme de 41 ans meurt d’un « malaise cardiaque » à Bron (Rhône) lors de son interpellation par la police. Accusé de dégradations de biens, il aurait fait un « malaise ». Un témoin met en cause leurs techniques d’immobilisation.
  18. 23/05/2022. Un homme placé en garde à vue « se pend dans sa cellule » de la brigade de gendarmerie de Faaa (Polynésie). Très peu de détails sur ce cas, révélé par le rapport de l’IGGN un an plus tard.
  19. 25/05/2022. Un homme de 51 ans meurt noyé à Fercé-sur-Sarthe (Sarthe) en fuyant la gendarmerie. Pour non port de la ceinture, un homme aurait voulu éviter un contrôle. Il roule quelques kilomètres puis décide de continuer à pieds et de sauter dans le fleuve pour leur échapper. La famille accuse les gendarmes de non assistance. Sans suites connues.
  20. 27/05/2022. Gérard Salle, 63 ans, est tué par balle à Seyssinet-Pariset (Isère) lors d’une intervention des gendarmes. Suspecté de braquage d’une station service, à l’arrivée des agents la victime est assise et immobile sur le parking de la station. Les gendarmes lui tirent dessus à 5 reprises.
  21. 04/06/2022. Rayana, une femme de 21 ans, est tuée par balle à Paris (18e) alors qu’elle est passagère d’un véhicule pris en chasse. Motif du contrôle : non-port de ceinture. Selon le récit policier relayé par le parquet, le conducteur refuse de s’arrêter et « fonce » en direction des policiers. Ces derniers ouvrent le feu à neuf reprises et tuent Rayana, une des passagères, d’une balle dans la tête. Selon plusieurs témoins il n’y avait aucun danger : le véhicule était bloqué dans la circulation. Une information judiciaire est ouverte pour homicide involontaire. Les policiers sont placés en garde à vue puis relâchés. En mai 2025, un non-lieu est prononcé en faveur des trois policiers ayant fait feu. Leur geste était « absolument nécessaires et strictement proportionné ».
  22. 14/06/2022. Un homme meurt dans un accident de voiture à Saulx-Marchais (Yvelines) en refusant de s’arrêter à contrôle de gendarmerie. Cas rendu public dans le rapport annuel de l’IGGN un an plus tard.
  23. 14/06/2022. Omar Elkhouli, 35 ans est tué par balle à Caranton (06) par la police aux frontières. Alors qu’il est passager d’un véhicule qui l’aide à traverser la frontière entre l’Italie et la France (l’homme est une personne exilée depuis l’Égypte), le véhicule ne s’arrête pas à un barrage et Omar reçoit une balle dans la tête.
  24. 07/07/2022. Deniz Karatas, 24 ans est tué par balle à Grenoble par un agent de la BAC. En les poursuivant, le passager arrière d’un scooter aurait mis en joue les policiers avec une arme automatique. Un policier ouvre le feu et tue le conducteur du scooter d’une balle dans la tête. En mars 2026, est jugé aux assises de Grenoble le passager du scooter, pour « tentative de meurtre ».
  25. 09/07/2022. Yoann B., 27 ans, meurt noyé à Chalonne-sur-Loire (Maine-et-Loire) alors qu’il est poursuivi par un gendarme. Il aurait « sauté » dans la Loire pour lui échapper suite à une suspicion de vol dans un magasin. Son corps sera retrouvé deux jours plus tard dans le fleuve.
  26. 13/07/2022. Un homme de 37 ans est tué par balle à Tsarano (Mayotte) par la BAC. Cet homme se serait « mis des coups de couteau dans le ventre » avant de menacer les policiers, qui ont riposté en tirant une balle.
  27. 15/07/2022. Quatre personnes, trois adultes et un enfant, meurent dans un accident de voiture à Leubringhen (Pas-de-Calais) provoqué par une course poursuite de la police nationale. Recherché pour « excès de vitesse », le conducteur d’une voiture refuse de s’arrêter et s’engage à contresens sur l’autoroute A16. S’en suit un accident avec plusieurs voitures. Neuf personnes sont touchées, quatre meurent sur le coup, dont les trois occupant de la voiture poursuivie (dont un mineur).
  28. 16/07/2022. Une homme de 50 ans est tué par balle à Dreux (Eure-et-Loir). Les policiers interviennent pour des violences d’un homme sur sa compagne. Il les aurait accueilli avec un sabre. Une policière dégaine et l’abat d’une balle.
  29. 20/07/2022. Matthieu Darbon, 22 ans, est tué par balle à son domicile à Douvre (Ain) par le GIGN. Il est d’abord soupçonné d’avoir tué 5 membres de sa famille. Quant les gendarmes arrivent, il les aurait menacé avec un sabre japonais et un fusil. Quatre balles vont le toucher mortellement.
  30. 23/07/2022,. Un homme meurt électrocuté sur les rails du métro à Paris, après avoir tenté d’échapper à un contrôle de police.
  31. 24/07/2022. Un homme de 25 ans meurt d’une chute à Besançon. Il tentait d’échapper à la police suite à une altercation à la sortie d’une boîte de nuit.
  32. 27/07/2022. Un enfant de 16 ans meurt dans un accident de voiture à Wattrelos (Nord) lors d’une course poursuite avec la police. Des témoins déclarent avoir vu une voiture suivie d’un véhicule de police. La police ne reconnaît pas la course-poursuite ; elle « suivait la voiture en signalant sa progression ». Lors de l’accident, l’un des passagers est éjecté et meurt sur le coup. Aucun policier n’est inquiété au cours de l’enquête. Seul le conducteur mineur est mis en examen pour homicide involontaire.
  33. 06/08/2022. Un homme fait une chute mortelle alors qu’il était poursuivi par une brigade de gendarmerie à Remoulins (Gard). Un homme recherché fait face à des gendarmes qui font usage de leur taser, il s’enfuit sur un toit et fait une chute fatale. Seule source, le rapport 2022 de l’IGGN.
  34. 08/08/2022. Un homme meurt des suites de sa garde à vue au commissariat d’Armentières (Nord). Interpellé pour état d’ivresse, placé en cellule de dégrisement, il est retrouvé inconscient dans la nuit. Transporté à l’hôpital, il y décède quelques jours plus tard. L’autopsie constate un traumatisme crânien dont « l’origine était antérieure à l’intervention de police » (rapport 2022 de l’IGPN).
  35. 10/08/2022. Garry Régis-Luce, 32 ans, est tué par balle à l’aéroport de Roissy (95) par des policiers de la PAF. Cette personne sans abri, accusé d’avoir « brandi vers les policiers un objet qui ressemblait à un couteau », se prend une balle qui le blesse gravement, il meurt peu après au poste de secours.
  36. 19/08/2022. Adam B., 20 ans, et Raihane S., 26 ans, sont abattus par balle par des policiers de la BST de Vénissieux (Rhône). Sur un parking de supermarché, les policiers disent avoir « repéré une voiture déclarée volée ». A bord, deux hommes. Le conducteur aurait démarré pour fuir, l’un des agents monte sur le capot et fait feu, son collègue aussi. Onze balles, deux morts. Malgré une reconstitution (Index, 2024) qui rend la version policière improbable, deux expertises valident la légitime défense. Des preuves vidéo ont été tronquées. Le juge d’instruction devait organiser une reconstitution courant octobre 2026.
  37. 23/08/2022. Une homme de 20 ans meurt dans un accident (scooter) à Engomer (Ariège) provoqué par une course poursuite engagée par la gendarmerie.
  38. 29/08/2022. Un homme meurt dans la brigade de gendarmerie de Quintin (Côtes-d’Armor). Un homme placé en garde-à-vue est « extrait de sa cellule pour se restaurer et fait un malaise », selon le rapport 2022 de l’IGGN publié un an plus tard. L’homme décède malgré l’intervention des secours ».
  39. 30/08/2022. Amine Leknoune, 23 ans, est tué par balle à Neuville en Ferrain (Nord) après un contrôle de police. Suspecté d’être à bord d’un véhicule volé, un homme démarre à l’arrivée de la police, un agent ouvre la porte côté conducteur et ouvre le feu, tuant l’homme au volant. Il plaide la légitime défense.
  40. 31/08/2022. Aurélien Mouraux meurt d’un « malaise » entre les mains de la gendarmerie à Givry (Saône-et-Loire). En pleine nuit, des gendarmes du PSIG de Chalon interviennent pour une altercation à domicile. Aurélien M., suspecté d’avoir lui même tué un autre homme, est interpellé par les gendarmes qui l’immobilisent, avant d’être victime d’un « malaise ». Il décède malgré l’intervention des secours. Procédure classée sans suite.
  41. 07/09/2022. Zied Bensaïd, 24 ans, est tué par balle à Nice (Alpes-Maritimes) pour un « refus d’obtempérer ». Les policiers veulent contrôler un véhicule « zigzaguant dangereusement ». Il est pris en chasse mais reste bloqué dans la circulation. Les policiers arrivent à sa hauteur et font feu sur le conducteur. La légitime défense ne tient pas. A l’été 2025, les juges demandent le renvoi du policier devant une cour criminelle. La défense fait appel. Sans suites connues fin 2026.
  42. 07/09/2022. Laura, une femme de 22 ans, est tuée par balle à Rennes après un « refus d’obtempérer ». La victime est passagère d’un véhicule contrôlé dans le cadre d’une opération anti-stupéfiants, dont le conducteur aurait tiré sur les policiers.
  43. 10/09/2022. Un homme de 35 ans meurt noyé à Tours (Cher), pourchassé pour refus d’obtempérer. Suspecté d’avoir grillé un feu rouge, un homme en voiture finit par percuter un arbre et poursuit à pied. Rattrapé, il échappe à un tir de taser et se serait jeté à l’eau.
  44. 14/09/2022. Un homme de 52 ans, meurt en cellule au commissariat de Nantes (Loire Atlantique). Après avoir été arrêté en état d’ébriété dans la rue de son domicile, où un vol avec effraction avait été signalé, il fait un « malaise » une heure près son arrestation.
  45. 05/10/2022. Inès Hajji, une femme de 18 ans, est tuée par balle à Grenoble (Isère). La victime est passagère d’un véhicule dont le conducteur aurait ouvert le feu sur les policiers.
  46. 14/10/2022. Amine Belmiloud, 32 ans, est tué par balle à Paris (12e) après avoir été pris en chasse en voiture par la police. Motif du contrôle : défaut d’assurances et de clignotant. Rattrapé, il aurait tiré sur les agents qui l’ont abattu.
  47. 28/10/2022. Chamseddine Aouini, 25 ans meurt dans un accident (scooter) à Beauvais (Picardie) après un contrôle de la police municipale. Motif : il n’avait pas de « gants réglementaires » et aurait grillé un feu rouge.
  48. 27/11/2022. Un homme de 50 ans est tué par balle à Nancy (Meurthe-et-Moselle) à son domicile. Accusé d’avoir menacé les policiers avec un couteau, après avoir jeté le mobilier de son appartement par la fenêtre et tenté de se suicider, deux agents ouvrent le feu, une balle est mortelle.
  49. 04/12/2022. Julien, un enfant de 16 ans, meurt renversé en scooter par un véhicule de gendarmes à Limours (Essonne). La victime se rendait chez un ami pour regarder un match de football.
  50. 05/12/2022. Un piéton meurt percuté par une voiture à Tarascon-sur-Ariège (09). Un homme alcoolisé qui marche sur la chaussée en pleine nuit est signalé par téléphone au central de la gendarmerie. Aucune patrouille n’est dépêchée sur place. Peu après un automobiliste signale avoir percuté un piéton qui sera retrouvé mort par les secours. En novembre 2023, les deux gendarmes du CORG comparaissent au tribunal de Foix pour « non assistance à personne en danger ». Le verdict n’est pas connu.
  51. 27/12/2022. Un homme de 25 ans meurt dans un accident (scooter) à Marseille (Bouches-du-Rhône). Le pilote n’a pas respecté un contrôle de police, motivé pour non port du casque.
  52. 29/12/2022. Un homme de 42 ans meurt en cellule au commissariat de Montpellier (Hérault). La victime, violent avec sa compagne, est interpellé pour tapage nocturne devant son domicile. Il fait un « malaise » dans sa cellule. Les agents disent qu’il était alcoolisé. Ce qu’a contesté sa compagne.

BILAN : 57 morts

En tenant compte des trois autres victimes du Pas-de-Calais (cas 27) et des doubles homicides de Paris (cas 15) et Vénissieux (cas 36)

  • 26 morts suite à des tirs à balles réelles – dont 13 dans un véhicule suite à des « refus d’obtempérer » et 9 en raison de la présence d’une arme blanche.
  • 9 en cellule ou lors de leur interpellation (suspicions de coups ou « malaise »).
  • 14 pourchassés par la police et victimes d’un accident routier ou ferroviaire
  • 8 pourchassés par la police, noyés ou en raison d’une chute mortelle

 


2021 : 50 morts

  1. Le 10/01/2021. Maïcol Goncalves-Furtado, 20 ans, meurt dans un accident (voiture) à Nice après une course poursuite avec la BAC.
  2. Le 11/01/2021. Nathalie Florès, 37 ans, est tuée par balle à Bayonne (Pyrénées Atlantiques) au volant de sa voiture suite à un « refus d’obtempérer ».
  3. Le 12/01/2021. Merter Keskin, 35 ans, meurt des suites d’un plaquage ventral au commissariat de Sélestat (Bas-Rhin). La police évoque la « prise de cocaïne », mais des images de vidéosurveillance montrent les policiers en train de pratiquer sur lui un plaquage ventral.
  4. Le 14/01/2021. Samir H., 32 ans, meurt dans un accident (voiture) à Etampes (Essone). Il tentait d’échapper à un contrôle de gendarmerie.
  5. Le 14/01/2021, Nordine H., 39 ans, meurt dans le même accident à Etampes (Essonne), il tentait avec Samir H. d’échapper à un contrôle de gendarmerie.
  6. Le 25/01/2021. Un homme de 44 ans est tué par balle à Saint-François-de-Salle (Savoie) lors d’une intervention du GIGN à son domicile. Suite à des menaces à main armée envers une personne du voisinage, il aurait ouvert le feu sur les gendarmes, tuant leur chien.
  7. Le 09/02/2021. François-Xavier Salini-Ricci, 31 ans, est tué par balle à Grosseto-Prugna (Corse du Sud) lors d’une intervention de la BRI à son domicile. Il aurait ouvert le feu sur les agents armés. Possible qu’il n’ai pas identifié les policiers, ayant fait l’objet d’une tentative d’assassinat par le passé.
  8. Le 20/02/2021. Un homme de 45 ans meurt en chutant de la fenêtre de son domicile à Hyères (Var), lors d’une intervention de la police nationale suite à des violences conjugales.
  9. Le 20/02/2021. Un homme de 27 ans meurt dans un accident (moto) à Rennes (Ile-et-Villaine) après une course poursuite avec la BAC. Poursuivi après avoir grillé un feu pendant le couvre-feu, et refusé d’obtempérer, la victime aurait percuté la bordure d’un trottoir.
  10. Le 21/02/2021. Un homme meurt dans un accident (voiture) à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne) après une course poursuite avec la BAC. Même scénario. Soupçonnée d’avoir grillé un feu rouge en plein confinement, le conducteur aurait perdu le contrôle du véhicule au niveau d’un rond-point et heurté une rambarde de sécurité.
  11. Le 10/03/2021. Jérôme Vasseur, 45 ans, meurt en cellule au commissariat de Abbevile (Somme). Il avait été arrêté en état d’ébriété et blessé à la tempe. Retrouvé en arrêt cardiorespiratoire, il est transporté au CHU d’Amiens, avant de décéder deux jours plus tard d’une hémorragie cérébrale.
  12. Le 14/03/2021. Un homme est tué par balle à Paris après avoir menacé un policier avec un couteau.
  13. Le 16/03/2021. Un homme de 47 ans meurt suite à un « malaise » au commissariat de Juvisy-sur-Orge (Essone). La victime était sur le point d’être placé en garde-à-vue suite à une infraction au code de la route.
  14. Le 18/03/2021. Yanis, 16 ans, meurt après un accident (voiture) à Blois, après une course poursuite avec la BAC. Les faits se déroulent le 16 mars. Il y avait trois personnes dans le véhicule, le conducteur aurait refusé un contrôle de police puis grillé un feu rouge pendant sa fuite, l’amenant à heurter deux autres véhicules, causant quatre blessé-es au total. Yanis décède à l’hôpital de Tours deux jours plus tard. Le parquet parle d’une course de 19 minutes tout en assurant que les policiers ont cessé leur poursuite une minute avant l’accident.
  15. Le 25/03/2021. Un homme de 27 ans, meurt suite à un « malaise » au CRA de Bordeaux (Gironde). La victime aurait été retrouvée morte dans sa « chambre », l’autopsie concluant à « une défaillance cardiorespiratoire secondaire à une asphyxie ». Son décès entraîne une révolte des autres personnes retenues au Centre de Rétention. Quatre mois plus tard, le parquet classe l’affaire sans suite, expliquant la mort par une « surdose d’anxiolytiques et de somnifères absorbés volontairement ». Des témoins affirment qu’il avait peur de retourner au Maroc. La Cimade écarte le suicide ou l’agression.
  16. Le 12/04/2021. Wissam, 21 ans, meurt dans un accident (scooter) à Nanterre, percuté par une voiture de police vers 22h50. La version policière affirme que l’équipage de police secours (trois policiers) se rendait sur une intervention, lorsque la victime aurait surgit en scooter sur l’intersection, ne respectant pas la priorité à droite.
  17. Le 16/04/2021. Benoît Toussalan, 56 ans, est tué par balle à Frouard (Meurthe et Moselle) lors d’une intervention du GIGN à son domicile. Les gendarmes appellent en renfort le GIGN pour une suspicion de détention d’arme. Les gendarmes aurait ouvert le feu sur le fils de Benoît, ce dernier ouvre le feu en réaction et un agent du GIGN l’abat. Une information judiciaire est ouverte. Sans suites connues.
  18. Le 01/05/2021. Un homme de 36 ans meurt dans une cellule de dégrisement du commissariat de Nouméa (Nouvelle-Calédonie). Arrêté en état d’ébriété, retrouvé inanimé dans sa cellule avant de décéder à l’hôpital. Le rapport IGPN note que la mort serait due à une « intoxication au méthanol ».
  19. Le 01/05/2021. Un homme de 43 ans meurt dans sa cellule de dégrisement au commissariat de Périgueux (Dordogne). Arrêté en état d’ébriété, il aurait été, selon l’IGPN, retrouvé « pendu avec une couverture ».
  20. Le 10/05/2021. Une femme de 33 ans est abattue par balle à Pessac (Gironde), lors d’une intervention de la BAC à son domicile. Souffrante de schizophrénie, la victime aurait menacé son mari, qui a appelé les secours. Elle aurait ensuite blessé un agent au mollet avec son couteau, qui aurait riposté avec un LBD, puis son collègue dégaine son arme et lui tire dans la tête.
  21. Le 13/05/2021. Un homme de 46 ans meurt suite à un « malaise » à Lille (Nord), lors de son interpellation. Le rapport de l’IGPN prétend que la victime, atteinte de schizophrénie, aurait tenté de résister à son hospitalisation sous contrainte, avant de vomir et de décéder lors de son interpellation. Le défunt aurait reçu un « traitement surdosé » et « aurait avalé des lames de rasoir ».
  22. Le 28/05/2021. Ndiaga Dieye, 39 ans, est tué par balle à La Chapelle-sur-Erdre (Loire Atlantique) lors d’une intervention du GIGN. Souffrant de schizophrénie, il aurait blessé une policière au couteau, avant de prendre la fuite et de séquestrer une femme dans un appartement. Il aurait ensuite ouvert le feu sur les gendarmes, avant d’être abattu.
  23. Le 02/06/2021. Nicolas Chastan, 48 ans, est tué par balle à Saint-Étienne le Laus (Hautes Alpes), lors d’une intervention du GIGN à son domicile. Souffrant de troubles psychiatriques, il aurait fait preuve de violences envers sa mère, avant de se retrancher chez lui à l’arrivée du GIGN. Après de longues heures de « négociation », il aurait brandi un fusil de chasse en direction des gendarmes, qui l’ont abattu. En mars 2022, l’affaire est classé sans suite par le procureur de Gap, « considérant que les éléments de la légitime défense étaient réunis ».
  24. Le 03/06/2021. Yanis, 20 ans, meurt des suites d’un accident (scooter) survenu le 14 avril à Saint-Denis (93) en tentant d’échapper à la BAC. Pris en chasse en scooter alors qu’il rentrait chez lui, Yanis se retrouve sur l’autoroute A1 et percute à contresens une autre voiture. Il succombe à ses blessures le 3 juin après 49 jours de coma. La veillée funéraire en sa mémoire est violemment dispersée par la police par des grenades lacrymogènes et des tirs de LBD. Une plainte concernant cette agression est classée sans suite en mars 2023. L’enquête sur la mort de Yanis sera classé moins de deux ans plus tard. Aucune vidéo n’a pu être exploitée. Son scooter a été détruit, son casque introuvable. Courant 2023 la famille obtient la désignation d’un juge pour réinstruire le dossier. Un non-lieu est prononcé en avril 2025. La famille a fait appel, sans suites connues fin 2026.
  25. Le 12/06/2021. Un homme de 38 ans meurt dans sa cellule au commissariat de Meylan (Isère). Seul le rapport IGGN évoque l’affaire plus d’un an plus tard. La personne interpellée aurait fait une « simulation de malaise » pour être emmenée à l’hôpital. Un médecin juge son état compatible avec la garde à vue. Elle est ensuite ramenée à la brigade et décède dans sa cellule.
  26. Le 22/06/2021. Une femme de 29 ans meurt en chutant d’un immeuble à Saint-Étienne (Loire) lors d’une intervention de police à son domicile. Une femme qui subi des violences chez elle appelle la police. A son arrivée, la victime aurait tenté de fuir en « se jetant par la fenêtre ».
  27. Le 23/06/2021. Bilal Maize, 34 ans, est tué par balle à Pierrelaye (Val-d’Oise) lors d’une intervention de la police à son domicile. Motif invoqué : plainte du bailleur, procédure d’expulsion. La victime, trouvée « endormie » , se serait soudainement saisi d’un couteau pour menacer les policiers. Un agent tire une décharge de taser et en même temps un collègue lui tire une balle qui lui perfore le poumon et le cœur. Inconscient, Bilal est alors menotté puis démenotté avant de succomber malgré les secours. La légitime défense est privilégiée. La famille conteste et trouve les récits des policiers contradictoires et incohérents.
  28. Le 30/06/2021. Un homme de 36 ans est tué par balles à Ermont-Eaubonne (Val-d’Oise) lors d’une intervention de la police ferroviaire. La victime aurait menacé des voyageurs et un groupe d’enfants à l’aide d’un couteau à la gare d’Ermont-Eaubonne, avant de prendre la fuite à l’arrivée de la police ferroviaire, qui ouvre le feu sur elle à cinq reprises. Une enquête est confiée à la police judiciaire. Cinq policiers sont placés en garde à vue. Deux d’entre eux sont mis en examen pour meurtre.
  29. Le 05/07/2021. Aziz, 27 ans, est tué par balle à Bossey (Haute-Savoie) lors d’une intervention des gendarmes. Prévenus de la présence de deux hommes suspectés de vols de moto, deux gendarmes ouvrent le feu lorsque l’un d’eux tente de prendre la fuite au volant d’un camion. Les gendarmes tirent neuf balles et abattent le conducteur, Aziz, touché au torse.
  30. Le 06/07/2021. Un homme de 28 ans meurt dans sa cellule de dégrisement au commissariat de Poitiers (Vienne). Interpellé pour conduite en état d’ivresse, il est placé en cellule en pleine nuit en attente d’un examen médical au CHU. Il est retrouvé lus tard, « pendu à une grille avec ses lacets »
  31. Le 10/07/2021. Un homme de 21 ans meurt noyé à Ponts-de-Cé (Maine et Loire). La victime était poursuivie à pied par la police, il se serait jeté dans le fleuve. Les policiers l’ont vu nager mais son corps est retrouvé le lendemain par des kayakistes.
  32. Le 10/07/2021. Une homme de 37 ans meurt dans un accident (voiture) à Jardres (Vienne) après avoir été poursuivi par une brigade de gendarmerie.
  33. Le 19/07/2021. Un homme de 42 ans meurt dans une cellule de dégrisement du commissariat de Nouméa (Nouvelle Calédonie). Mêmes explications de l’IGPN que dans le cas n°18 (Nouméa) : état d’ébriété, « malaise », « mort par intoxication au méthanol » à l’hôpital.
  34. Le 04/08/2021. Souheil El Khalfaoui, 19 ans, est abattu par balle à Marseille (Bouches-du-Rhône) lors d’un contrôle de police. La version policière affirme que Souheil aurait tenté de fuir et « heurté » l’un des agents avec son véhicule pour se soustraire au contrôle, provoquant le tir mortel. Le policier est entendu en « audition libre », pas en garde à vue. Le procureur met 18 mois à classer son enquête préliminaire. La famille découvre le dossier et contre attaque devant le doyen des juges. Cinq ans plus tard, une juge mène une nouvelle enquête mais rien n’avance. Aucune mise en examen, des témoins n’ont pas été entendus et des scellés ont disparu.
  35. Le 09/08/2021. Lassisse, 35 ans, est tué par balle à La Talaudière (Loire), lors d’une intervention de la BAC à son domicile. Suivi en psychiatrie, cet homme aurait blessé des policiers avec un couteau, ils ont riposté avec un taser et en ouvrant le feu.
  36. Le 12/08/2021. Un homme de 29 ans meurt dans un accident (scooter) à Marseille (Bouches-du-Rhône) en tentant d’éviter un contrôle de police. Le rapport IGPN prétend que le scooter était « signalé volé ».
  37. Le 22/08/2021. Un homme de 14 ans meurt dans un accident (voiture) à Orchies (Nord), en tentant d’éviter un contrôle de police. Un ado est poursuivi en voiture avec à son bord deux passagères. La police lance la course, qui se termine par un grave accident. Le jeune conducteur décède, les passagères sont hospitalisées.
  38. Le 29/08/2021. Un enfant de 17 ans meurt dans un accident (camionnette) à Montchanin (Saône-et-Loire) en tentant d’éviter un contrôle de gendarmerie.
  39. Le 06/09/2021. Un homme de 43 ans meurt dans sa cellule de dégrisement au commissariat de Toulouse. Seule source : le rapport annuel de l’IGPN.
  40. Le 17/09/2021. Un homme de 44 ans meurt au poste de police de Saint-Brieuc (Côtes d’Armor). L’IGPN note que cet « homme alcoolisé (…) aurait été retrouvé mort dans la cour du local de police au retour de son examen médical. »
  41. Le 23/09/2021. Amza B., 19 ans, meurt dans un accident (moto) à Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire). La presse de préfecture reprend la parole policière comme quoi le jeune motard a eu un banal accident de circulation quand il a percuté un autre véhicule. Mais dans un documentaire de France Culture (17/11/21), des témoins proches du jeune homme affirment que, ce soir-là, les forces de police étaient bien à ses trousses et cherchaient à l’interpeller.
  42. Le 06/10/2021. Un homme de 46 ans meurt dans une cellule de dégrisement du commissariat de Dax (Landes). L’IGPN raconte qu’il est « retrouvé en arrêt cardiaque lors d’une ronde de surveillance » et décède à l’hôpital.
  43. Le 13/10/2021. Un homme de 37 ans est tué par balle à Danjoutin (Territoire de Belfort). Selon la version officielle, l’homme était armé et aurait tiré deux fois sur un gendarme avec une arme à blanc. Ses collègues ripostent avec six balles.
  44. Le 17/10/2021. Ismaël Berrabah, 30 ans, meurt noyé à Nancy (Meurthe et Moselle) en tentant de fuir un contrôle de la BAC. Recherché pour être incarcéré, il aurait sauté dans le fleuve pour fuir la police.
  45. Le 22/10/2021. Un homme de 41 ans est tué par balle à Colombes (Haute Seine). L’homme, alcoolisé, aurait menacé des policiers avec un couteau et a été abattu de cinq balles.
  46. Le 06/11/2021. Un homme de 44 ans meurt dans sa cellule au commissariat de Lens (Pas de Calais). Arrêté en état d’ivresse et « découvert » mort dans la nuit. (IGPN)
  47. Le 07/11/2021. Un homme de 46 ans meurt dans sa cellule au commissariat de Lille (Nord). Arrêté en état d’ivresse et « découvert » mort dans la nuit. (IGPN)
  48. Le 12/11/2021. Un homme meurt dans un accident (moto) en tentant de fuir un contrôle de police, porte Maillot à Paris.
  49. 15/12/2021. Fitim Uka, 41 ans, meurt dans sa cellule du tribunal de Bordeaux (Gironde). Entre les mains de la justice pour s’être opposé à son expulsion, cet homme est déferré au tribunal et placé en cellule au dépôt au sous-sol. Il est retrouvé mort « pendu par ses lacets ».
  50. 27/12/2021. Un homme de 64 ans meurt d’un arrêt cardiaque à Pornichet (Loire Atlantique) lors de son interpellation par la police à son domicile.

BILAN : 50 morts

  • 15 suite à des tirs de FDO à par balles réelles
  • 3 lors d’interpellations violentes
  • 18 pourchassés par la police : 14 lors d’un accident routier, 4 par noyade
  • 14 en cellule de garde à vue

Pendant le confinement Covid de 2021, 4 personnes ont été tuées en 4 semaines (3 avril – 3 mai)


2020 : 37 morts

  1. 03/01/2020. Cédric Chouviat, 42 ans, est tué par plaquage ventral et clé d’étranglement à Paris. La police raconte d’abord avoir procédé à un contrôle sur un livreur en scooter sous prétexte qu’il était au téléphone. Cédric filme le contrôle, la police affirme qu’il a commis un outrage et veulent l’arrêter. Plaqué au sol par trois policiers, puis étranglé par l’un d’eux, il meurt entre les mains des policiers criant « j’étouffe » à neuf reprises. L’autopsie confirme qu’il est mort d’une asphyxie et d’une rupture du larynx causées par le plaquage ventral et la clé d’étranglement. Selon la presse les policiers ont menti dans leur premier PV, avec le soutien de leur hiérarchie. Les trois agents sont mis en examen pour homicide involontaire en juillet 2020. Un renvoi en correctionnel est prononcé en janvier 2025. Finalement le procès est repoussé à juin 2027.
  2. 09/01/2020. Maëva Coldeboeuf, 21 ans, meurt renversée par un véhicule de police à Rennes. Une voiture de police banalisée, roulant à 70 kmh sur une voie de bus, percute deux piétons qui traversent la rue. Maëva succombe à ses blessures à l’hôpital. L’IGPN établi que les policiers n’avaient pas mis leur sirène. Mis en examen pour homicide involontaire, en octobre 2020 ils sont condamnés à 12 mois de prison avec sursis. Peine réduite à 10 mois en appel en juin 2021.
  3. 16/01/2020. Miguel Kameni, 18 ans, meurt des suites d’un accident de moto survenu le 10 janvier à Saint-François (La Réunion) en percutant une voiture de la BAC. La voiture de police se serait mise en travers de la route pour faire chuter la moto. Blessé, Miguel décède à l’hôpital le lendemain. Selon l’enquête les policiers ont « respecté la procédure », s’appuyant sur la vidéo d’un témoin. La mère de Miguel conteste et porte plainte ; elle affirme que la BAC a poursuivi la moto puis l’a déplacée après l’accident. Après s’être constituée partie civile, ses deux plaintes sont classées sans suite.
  4. 10/02/2020. Un homme de 40 ans est abattu par un gendarme à Pontevès (83). Suite à la plainte d’une femme contre son ex-conjoint, la gendarmerie de Barjols intervient au domicile d’un homme qui serait armé aurait ouvert le feu sur les gendarmes. L’un d’eux riposte et touche l’homme à la tête. Une enquête est menée par des gendarmes de la même unité et de la section de recherche de Marseille. La suite n’est pas connue.
  5. 14/02/2020. Mehdi Bourogaa, 18 ans, est tué par balles à Marseille. Suite à un « braquage », la BAC Nord dit avoir pris en chasse trois personnes en voiture. Mehdi est tué avant de sortir du véhicule alors que les deux autres passagers sont sortis en courant. Selon le parquet, les policiers auraient été « mis en joue par un des malfaiteurs armé d’un fusil ». Des témoins disent que l’arme était pointée vers le sol. En octobre 2021, l’enquête est classée sans suite pour légitime défense.
  6. 17/02/2020. Un homme de 57 ans meurt des suites de coups portés par un policier lors de son interpellation à Arles (13). Deux agents de police secours seraient intervenus auprès d’une personne « armée d’un couteau ». L’un des deux négocie avec lui mais son collègue lui aurait porté un coup de poing au sternum. Dans sa chute, la tête de l’homme aurait heurté le sol et serait décédé à l’hôpital les jours suivants.

  7. 19/02/2020. un homme de 37 ans meurt dans le véhicule de police lors de son transport au commissariat de Cherbourg. Seule source : le rapport IGPN 2020.
  8. 23/02/2020. Un homme de 30 ans est tué par balle dans le quartier Kaweni de Mamoudzou (Mayotte). Motif avancé : une bagarre entre jeunes. Sur place, la police ne calme pas la situation. Un des jeunes aurait matraqué un adversaire, et, face à son refus d’obtempérer, un policier fait feu. Le jeune homme, grièvement blessé, décède peu après. La police plaide la légitime défense.
  9. 30/03/2020. Un homme de 49 ans meurt à l’hôpital pendant une garde à vue à Lille. Arrêté pour état d’ivresse, il est conduit à l’hôpital et y meurt d’un « malaise cardiaque » avant qu’un médecin n’ait pu l’examiner. Selon le rapport de l’IGPN, son décès n’a rien à voir avec un quelconque mauvais traitement.basta+
  10. 03/04/2020. Jimmy Boyer, 47 ans, est tué par balle dans le quartier Soupetard de Toulouse. La police aurait été appelée pour un différent conjugal. L’homme « alcoolisé » se serait alors rué sur les policiers, armé d’un couteau. . Un policier riposte, le blessant mortellement à l’abdomen. L’épouse de la victime nie qu’il était porteur d’un couteau. L’enquête menée par l’IGPN et le SRPJ s’oriente sur la thèse de la légitime défense. L’affaire est classée sans suite par le parquet.
  11. 03/04/2020. Un homme de 61 ans est retrouvé mort « pendu » dans sa cellule de dégrisement à Maubeuge (59). Seule source, le rapport IGPN 2020. Arrêté en « état d’ébriété », l’homme se serait « suicidé par pendaison avec le cordon de son pantalon ».
  12. 08/04/2020. Mohamed Gabsi, 33 ans, est tué par plaquage ventral par une équipe de la police municipale de Béziers. Contrôlé par trois agents de la police municipale et dépourvu d’attestation de déplacement, les policiers l’arrêtent avec violence, placé de force sur le ventre à l’arrière de leur véhicule pour l’emmener au poste, avec un des fonctionnaires assis sur lui. L’autopsie établit d’abord qu’il y eu « asphyxie » causée par l’arrestation ; une contre-expertise de novembre 2020 dira le contraire : pas de corrélation entre la mort de Mohamed et le plaquage ventral. Finalement, trois agents municipaux sont mis en examen, mais en juillet 2025 le juge décide qu’un seul sera poursuivi pour homicide involontaire. Le procès, prévu en novembre 2026, est reporté à février 2027.
  13. 10/04/2020. Boris, 28 ans, meurt noyé après avoir été pourchassé par la police à Angoulême (16). Motif de la course : inconnue. Poursuivi en voiture et, bloqué sur un pont, il aurait alors sauté dans la Charente. L’autopsie valide la mort par noyade. Sans que l’enquête du parquet n’implique les policiers.
  14. 10/04/2020. E. A., 28 ans, meurt dans un accident de voiture à Estourmel (59), pourchassé par la BAC. Motif de la course : inconnue. La fuite se termine par plusieurs tonneaux. Le conducteur est mort des suites de l’accident, son passager âgé de 20 ans est dans le coma avec pronostic vital engagé. L’enquête de gendarmerie conclue qu’il n’y aurait pas eu de course-poursuite.
  15. 10/04/2020. Un homme de 49 ans meurt dans une cellule de gendarmerie à Sorgues (83). Motif de l’arrestation : rixe entre colocataires au cours d’une soirée alcoolisée. Légèrement blessés, les deux homme sont d’abord transporté à l’hôpital puis placés en dégrisement à la brigade de Sorgues. L’un des deux est retrouvé mort vers 9h du matin. L’autopsie stipule que « le décès provient d’un mauvais état de santé général ». Pour le procureur, « l’interpellation s’est passée calmement ».
  16. 15/04/2020. Miakhil Zar Muhammad, 25 ans, est tué par balle à La Courneuve (93). Une patrouille équestre aurait repéré un homme errant dans le parc avec un couteau, qui aurait essayé de poignarder l’un des chevaux. Une brigade cycliste est arrivée en renfort. Miakhil, qui n’est pas francophone, reçoit du gaz lacrymogène en plein visage et il se serait « rué » sur la brigade. Les policiers tirent 5 coups de feu, touchant mortellement Miakhil de 3 balles dont une à la tête. La police plaide la légitime défense.
  17. 16/04/2020. Un homme de 60 ans meurt dans sa cellule de dégrisement à Rouen. Motif de l’arrestation : conduite en état d’ivresse. Il arait fait un « malaise » vers 5h du matin lorsque les policiers venaient pour l’interroger. Son état de santé avait été déclaré compatible avec sa détention. L’autopsie « n’a pas mis en évidence d’intervention extérieure ».

  18. 28/04/2020. Un enfant de 14 ans meurt dans un accident de voiture à Clermont-Ferrand. Une voiture avec deux adolescents à bord esquive un contrôle de police et se serait encastré dans un magasin, tuant le conducteur sur le coup. L’enquête révèle qu’il n’avait pas mis de ceinture. Les policiers réfutent toute poursuite de leur part.

  19. 28/04/2020. Dine Benyahia, 44 ans, meurt dans sa cellule de dégrisement au commissariat d’Albi. Arrêté pour état d’ivresse, cet homme souffrait d’asthme et de problèmes respiratoires. Emmené au CHU, il en est ressorti pour rejoindre le commissariat. Le père, informé dans la nuit de la mort brutale de son fils, dépose plainte contre X mais elle est classée sans suite en 2022. Pour lui, les policiers ont vu qu’il avait des médicaments mais qu’il ne les aurait « pas demandés ».
  20. 01/05/2020. Romain B., 30 ans, meurt dans sa cellule de dégrisement à Saint-Denis (93). Motif : état d’ivresse. Il est découvert mort dans la nuit. L’enquête est confié aux policiers du même commissariat. La famille porte plainte pour « non-assistance », sans suites connues.
  21. 07/05/2020. Un homme de 36 ans, la police à sa porte, meurt en chutant du 13e étage d’un immeuble de Grenoble (38). Motif de l’intervention : plainte du bailleur social Grenoble Habitat. La BST arrive dans un appartement du 13e étage. Deux personnes auraient essayé de s’échapper par la fenêtre en entendant la police arriver. Mais un seul parviendra sain et sauf sur le balcon du 12e étage. La presse locale parle immédiatement de « squatteurs » et livre le fait que la personne décédée « était connue de la police, de la gendarmerie et de la justice ».
  22. 10/05/2020. Pascal Carasse, 53 ans, est abattu à son domicile lors d’une intervention du GIGN à Saint-Christoly-Médoc (33). Selon le parquet, un homme ayant agressé plus tôt un de ses voisins se serait « retranché » chez lui, armé d’un fusil. Il aurait tiré à plusieurs reprises, menaçant « d’abattre toute personne approchant ». Plus tard, un tireur du GIGN ouvre le feu et abat Pascal qui passait devant sa fenêtre « le doigt sur la gâchette », selon le récit du militaire. L’enquête a été confiée à deux sections de la gendarmerie.
  23. 17/05/2020. Sabri Choubi, 18 ans, meurt dans un accident de moto-cross à Argenteuil après avoir croisé la route d’une voiture de la BAC. Le récit prétend que le pilote aurait perdu le contrôle du véhicule et percuté un poteau électrique. Le procureur disculpe les agents qui assurent n’avoir pas poursuivi la moto. L’enquête est classée sans suite. Les proches pointent plusieurs éléments incohérents dans la version policière et réclament « la lumière » sur ses circonstances exactes. Deux ans plus tard, la famille porte plainte avec constitution de partie civile. Selon ses avocates, la scène de l’accident n’a pas été figée avec un « risque de déperdition des preuves ».
  24. 17/06/2020. Un homme de 28 ans meurt dans un accident de moto à Plessis-Robinson (92), pourchassé par la police. Pourchassé pour motif inconnu, le motard percute une bordure et fait une chute mortelle. Les policiers affirment à l’IGPN avoir arrêté la poursuite avant le drame. L’homme avait un fort taux d’alcool dans le sang.
  25. 27/06/2020. Un homme de 37 ans meurt dans un véhicule de police en route vers le commissariat à Marseille. Selon le rapport IGPN 2020, cet homme est interpellé suite à une agression et des dégradations sur la voie publique. Il aurait succombé à « un malaise » lors de son transfert.
  26. 07/08/2020. Auguste Magalhaes, env. 35 ans, est tué par balles par la gendarmerie de Montauban. Arrêté dans son camion, contrôlé positif aux stupéfiants, il aurait ensuite pris la fuite. Pris en chasse sur une dizaine de km, le camion est stoppé par des herses. Un adjudant ouvre le feu et atteint de deux balles le conducteur dans le flanc droit, et non de face, avant que le camion prenne feu. Une enquête de l’IGGN se termine en avril 2021 par un classement sans suite arguant que le tir était légitime.
  27. 07/08/2020. Un homme de 61 ans meurt des suites de ses blessures provoquées par un tir de taser à Saint-Contest (14). Motif : saisie de biens avec huissier. A leur arrivée, la victime se serait « aspergé » d’essence et menacé de s’immoler avec un briquet. Une policière tire alors une décharge avec son pistolet électrocutant. Selon toute logique, l’homme s’enflamme. Il tombe dans le coma et succombe à ses blessures à l’hôpital. Une enquête est menée par la PJ et l’IGPN. La suite n’est pas connue.
  28. 11/08/2020. Un homme de 82 ans meurt suite à des violences lors de son placement en cellule à Créteil. Arrêté pour violences conjugales, l’homme se serait blessé tout seul à l’arcade, selon le rapport IGPN. Transféré à l’hôpital, il décède quelque jours plus tard.
  29. 12/08/2020. Un homme de 22 ans est tué par balle par la police à Paris 13e. Cas évoqué par le rapport IGPN plus d’un an plus tard. Une personne sans abri « déambule nu » près du parc de Choisy. Il aurait blessé des agents avec une « barre de fer ». L’un d’eux ouvre le feu à trois reprises et le tue, touché à l’abdomen. Aucune suite judiciaire connue.
  30. 23/08/2020. Toufik S., 23 ans, meurt pendant sa garde à vue au commissariat de Lille-Sud. Dix jours plus tard, le parquet exclut « toute hypothèse de mort suspecte ou violente » et viole le secret de l’instruction en donnant à la presse des extraits de son dossier médical (faisant passer la victime pour un toxicomane). En novembre 2020 sa famille porte plainte pour « homicide involontaire ». Sans suites connues à ce jour.
  31. 13/09/2020. Mahamadou Fofana, 35 ans, originaire de Noisy-le-Grand, est mort noyé dans la Seine à Bougival (78) pourchassé par la police. Motif : soupçon de vol de moto. Dans sa fuite en voiture, Mahamadou se serait jeté seul dans le fleuve… La famille conteste cette version et porte plainte pour « violences volontaires ». Son avocat s’interroge sur « des lésions au niveau de la tête qui correspondent à un choc contre un plan dur ». Le parquet classe l’affaire en mars 2021, mais après une plainte de la famille un juge est désigné et décide en janvier 2023 de rouvrir une enquête pour « homicide volontaire ».
  32. 17/10/2020. Olivio Gomes, 28 ans, est tué par balle par la BAC à Poissy (78) à l’issue d’une prise en chasse policière. Une unité de police déclare avoir suivi ce véhicule depuis le périphérique, où il aurait fait plusieurs « embardées » (ce qui sera démenti) avant de s’arrêter sur un parking. Le conducteur aurait redémarré et, sentant du danger pour son collègue, le policier Gilles Guilbert ouvre le feu sur Olivio (trois balles dans l’épaule et l’omoplate). Les passagers affirment que la manœuvre ne mettait en danger personne. L’enquête montrera que les deux agents ont menti. Le tireur est mis en examen et en janvier 2023, le juge ordonne un procès et en mars 2026, fait rare, il est condamné à 10 ans de prison ferme. Incarcéré deux mois, il fait appel et comparaîtra libre lors de l’audience d’appel prévue en novembre 2026.
  33. 18/11/2020. Un homme de 25 ans meurt noyé dans le bassin de la Villette à Paris, lors d’une opération de la police nationale. Seule source, le rapport 2020 de l’IGPN ne donne pas plus de détails,
  34. 23/11/2020. Un homme de 61 ans est retrouvé mort dans sa cellule de dégrisement au poste de police de Montluçon. Le rapport IGPN précise que cet homme « en état d’ivresse chute sur la voie publique avant d’être placé en garde à vue ». Sans autre détails.
  35. 03/12/2020. Claude Jean-pierre, 67 ans, meurt des suites d’une interpellation violente survenue le 21 novembre à Deshaie (Guadeloupe), lors d’un contrôle routier effectué par des gendarmes. Le récit des gendarmes prétend que Claude Jean-Pierre est pris d’un malaise puis transféré au CHU. Le médecin constate une double fracture cervicale, une compression de la moelle épinière et des hématomes au visage. Claude décède à douze jours plus tard à l’hôpital. Sa famille porte plainte pour meurtre. Les gendarmes nient toute « brutalité ». Les images de vidéo surveillance révèlent le contraire. En février 2023, le procureur de Basse-Terre requiert un non-lieu. Une juge d’instruction les met finalement en examen en août 2026 pour « homicide involontaire ».
  36. 23/12/2020. Un homme de 33 ans est tué par balle dans sa cellule à l’aéroport d’Orly. Motif de l’arrestation : trafic de stups. Il se serait saisi de l’arme de la policière qui lui apportait son repas en cellule. Il aurait alors retourné l’arme contre lui. En mai 2021, l’affaire est classée sans suite pour « absence d’infraction ».
  37. 28/12/2020. Un homme de 56 ans est abattu par balles par des gendarmes à Mélisey (89). Le récit prétend qu’un homme armé d’un couteau de boucher menace les passants dans le village. Trois gendarmes le poursuivent à pied à travers champs. Il se serait soudain mis face à eux et un des gendarmes a ouvert le feu, tuant l’homme sur le coup. En février 2021, le tireur est mis en examen pour homicide involontaire. En avril 2023, le juge d’instruction prononce un non-lieu. La famille fait appel.

BILAN : 37 morts

  • 12 suite à des tirs de FDO : 11 par balles réelles, 1 électrocuté au taser
  • 2 lors de son interpellation
  • 10 pourchassés par la police : 6 lors d’un accident routier, 4 par noyade ou 1 après une chute mortelle
  • 13 en cellule de garde à vue

Pendant l’état d’urgence sanitaire, on compte 17 morts :

  • 14 durant les 8 semaines du 1er confinement (17 mars – 11 mai)
  • 3 durant les 6 semaines du 2eme (30 oct – 15 dec)